Littérature générale

  • L'Afrique et l'Asie, l'Orient et l'Occident : chaque continent, chaque région du monde a donné naissance à des cultures équestres dont on découvrira ici l'incroyable richesse.
    Dans cet ouvrage, Jean-Louis Gouraud décrit à sa façon inimitable, à la fois sérieuse et joyeuse, souvent insolite mais toujours méticuleusement exacte, l'indépendance qui existe entre les hommes et les chevaux dans tous les pays du monde.
    « Dis-moi comment tu traites les chevaux, comment tu les élèves, comment tu les montes ; je te dirai qui tu es » : telle pourrait être la proposition qui sous-tend cette Petite Géographie amoureuse du cheval.

  • Andy Booth nous invite à refaire avec lui son parcours initiatique à la découverte d'un animal que nous ne connaissons pas si bien que ça : le cheval. Son livre est le récit émouvant, drôle et ô combien instructif de sa vie d'homme de cheval, depuis son enfance dans une ferme de l'Outback australien jusqu'à sa formation auprès de Pat Parelli au Colorado, puis son installation comme instructeur spécialisé en éthologie équine en France.

    Cette nouvelle édition complète le parcours d'Andy Booth, un parcours jalonné d'adaptations, d'évolutions et de rencontres décisives.

  • Né à Londres, James Fillis (1834-1913) vint très jeune en France. Issu du monde du cirque, il côtoya d'abord François Baucher, dont il fut tant admirateur que critique. Écuyer chez Victor Franconi à Paris, il connut la gloire lors de présentations publiques de chevaux dressés en Haute-École dans les années 1880-1890.
    Personnage hors du commun, montant jusqu'à seize chevaux par jour, James Fillis s'est intéressé à toutes les formes d'équitation. Inscrivant sa doctrine dans la tradition de l'École française, il fut aussi un auteur de renom. Fêté dans toute l'Europe, il devint écuyer en chef de l'École centrale de cavalerie de Saint-Pétersbourg en 1898. Il y enseigna jusqu'en 1910 et peut être à bon droit considéré comme le père de l'école russe de dressage dont Filatov, médaillé d'or aux Jeux olympiques de Rome en 1960, fut le digne représentant.
    Chantre du mouvement en avant, James Fillis est cependant plutôt connu de nos jours pour son galop en arrière, ou son galop sur trois jambes - dont on moque les « tours de force » qu'ils représentent. L'approche méritait d'être renouvelée car James Fillis, qui n'a cessé de monter à cheval de 8 ans à 79 ans, ne se résume pas à cela. Sait-on, par exemple, qu'il avait pour l'École de Saumur la plus grande admiration ? Et qu'il fut question de le nommer écuyer en chef du Cadre Noir ?
    Son esprit critique et son fort tempérament, comme le goût qu'il avait pour les défis équestres (celui avec Saint-Phalle demeure le plus connu) lui attirèrent de nombreuses inimitiés. Mais le succès jamais démenti de son principal ouvrage, Principes de dressage et d'équitation (1890), rédigé avec l'aide de Georges Clemenceau, son élève et ami, prouve le rayonnement de son enseignement qui s'étendit jusqu'aux États-Unis d'Amérique.

  • " Il a une tête de pur sang arabe vraiment magnifique.
    Tout en lui respire la vivacité, l'intelligence. L'oreille est dressée, l'oeil alerte, le naseau ouvert et, surtout, sa mèche canaille lui barre le front, cette mèche qui accroche le vent, l'espace, et mon rêve... " Ce rêve à la mèche rebelle emporte un homme, un cheval et une mule à travers la Turquie, l'Irak, l'Iran et l'Afghanistan. Un récit plein de souffle, long de 7000 km reliant Istanbul à Kaboul.
    Une prouesse en 1976, probablement irréalisable de nos jours... Ce nomade des temps modernes nous entraîne dans une fresque authentique, touchante de sensibilité et d'humour. Au-delà des rencontres humaines, du quotidien cheval, de l'aventure, il nous retrace un pan d'Histoire. " Ceux qui sont restés des heures accrochés à une paroi entre ciel et terre, qui ont contemplé le monde sur des corniches étroites transformant au fur et à mesure des relais la muraille en abîme, savent qu'une falaise est un lieu sacré où l'être se trempe au sein des forces vives qui régissent l'univers.
    À Bamiyan, l'homme a fait de la falaise un temple à la gloire du Bouddhisme. En quels lieux l'âme pouvait-elle mieux s'imprégner des principes d'éternité et d'indestructibilité de la matière, s'abreuver à toutes les vertus, et atteindre ainsi au Nirvana ?.... " Sorti des ruines et des cendres de l'actualité, ce témoignage d'amour fait renaître un passé parsemé de gloire et d'étoiles... Prix du livre d'aventures vécues (1979).
    Mention d'honneur au prix européen de littérature pour la jeunesse (1980).

  • " Le vieil Indien ne répond pas.
    Il reste debout au milieu de sa ferme. Il laisse le silence s'installer. J'ai le sentiment que si l'homme se tait, ça n'est pas qu'il réfléchit, c'est qu'il écoute. Il est là, immobile, pétri de glèbe, buriné de vent, le regard usé de soleil. Il s'imprègne de tout cela, de son univers traditionnel, de sa réalité de Navajo, de ma réalité d'homme blanc, de mes chevaux, de Ma Belle qui s'est assise en attendant.
    De temps à autre il ponctue le silence d'un " hum ! " impénétrable. Je sens qu'il serait parfaitement incongru de parler ou de fumer. L'heure est à la méditation. Combien attendons-nous comme cela, cinq minutes, dix minutes ? Le temps s'est arrêté. Mais je sais que la décision du vieil Indien sera globale, définitive. Lentement, le vieux Navajo se retourne, monte à l'échelle, attrape une botte de foin, la fait rouler par terre et, sans un regard pour moi, s'en va vers ses occupations.
    Il n'a pas prononcé une parole. Tel fut son geste d'accueil. " Un vagabond, un homme bon et un bonhomme partis à travers le Far West américain et le Mexique, de Denver à la frontière du Guatemala. Hobo, le mulet, c'est le vagabond, l'original, celui qui ne se fixe nulle part. Omobono, le cheval, est synonyme d'homme bon. Et le bonhomme ? Le bonhomme c'est Stéphane Bigo qui après avoir voyagé avec un cheval et une mule d'Istanbul à Kaboul, repart ici à la découverte des traces indiennes.
    Un an plus tard et 7 500 km dans les sabots, l'auteur des Crinières au vent aura réalisé encore une riche aventure ; vivre en être libre auprès de la nature et des animaux. Ce parcours indien fera office d'initiation. Celle qui nous enracine au plus profond de notre être. Celle qui nous apprend à faire confiance à nos sens et... à s'en méfier ! " Le voyage m'apprend que la diversité de l'homme est en fait sa richesse principale...
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