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  • Tout au long de sa vie et de sa carrière, Alberto Giacometti a correspondu avec sa famille. Ces lettres, retranscrites dans les trois ouvrages formant une collection, sont une exceptionnelle occasion de rentrer dans l'univers intime de l'artiste, tout en découvrant des détails remarquables et inédits sur son travail de création. Quelques photographies et oeuvres célèbres ou moins connues émaillent les lettres.

    De son départ pour le collège de Schiers en Suisse à l'âge de quatorze ans, à son grand tour d'Italie (1920), jusqu'à son arrivée à Paris (1922) pour étudier la sculpture à l'Académie de la Grande Chaumière et à ses premières expositions, les échanges épistolaires entre Alberto Giacometti et sa famille révèlent un jeune homme soucieux d'apprendre et de découvrir le monde. Elles rendent compte également de la richesse chaleureuse des échanges au sein d'une famille d'artistes traversant les avant-gardes, suisses, parisiennes, et européennes, tandis que le jeune Giacometti tente de faire sa place dans la capitale de l'art moderne.

    Éditrice scientifique de la correspondance: Serena Bucalo, conservatrice, Fondation Giacometti

  • L'exposition du Musée Matisse revient sur le parcours exceptionnel de Pierre Matisse, fi ls d'Henri Matisse devenu l'un des plus importants marchands d'art du XXe siècle. Pendant près de cinquante ans, la Pierre Matisse Gallery a joué un rôle considérable pour la défense de l'art moderne français et européen aux États-Unis durant une période qui a façonné les grandes collections américaines privées et institutionnelles. A travers plus de trois cents expositions, c'est toute une génération d'artistes européens qui a ainsi pu exister sur la scène new yorkaise et contribuer à son dynamisme : Henri Matisse, Joan Miró, Balthasar Balthus, Alberto Giacometti et Jean Dubuffet pour ne citer que les principaux.
    L'exposition et son catalogue retracent cette odyssée à travers un peu plus d'une cinquantaine d'oeuvres de vingt deux artistes essentiels de la galerie. Ces oeuvres sont réparties dans un parcours en quatre sections qui reprend les principaux jalons de l'histoire de la Pierre Matisse Gallery entre 1931 et 1989. Autour des oeuvres, le cheminement de ce parcours sera matérialisé par l'ensemble des catalogues de la galerie, souvent de véritables trésors typographiques, aux magnifi ques et rares folios, qu'il réalise avec les artistes eux-mêmes. L'exposition propose par ailleurs une compréhension sensible de l'action menée par Pierre Matisse, à travers ses amitiés et ses engagements avec les artistes à partir de nombreuses archives, correspondances et photographies.

  • Tout au long de sa vie et de sa carrière, Alberto Giacometti a correspondu avec sa famille. Ces lettres, retranscrites dans les trois ouvrages formant une collection, sont une exceptionnelle occasion de rentrer dans l'univers intime de l'artiste, tout en découvrant des détails remarquables et inédits sur son travail de création. Quelques photographies et oeuvres célèbres ou moins connues émaillent les lettres.

    Dans les années d'après-guerre, grâce à une continuelle recherche, Giacometti élabore un style qui le rendra célèbre dans le milieu international. Des amitiés nouvelles voient le jour, des modèles emblématiques (Simone de Beauvoir, Jean Genet, Isaku Yanaihara, Eli Lotar) viennent poser à l'atelier. Pendant toutes ces années, et jusqu'au décès de sa mère au début des années 1960, il continuera à écrire à sa famille, partageant avec elle ses rencontres, ses succès, ses doutes, et témoignant de son attachement profond et persistant à son milieu d'origine.

    Éditrice scientifique de la correspondance: Serena Bucalo, conservatrice, Fondation Giacometti

  • Conçu comme un petit « catalogue privé » à côté du catalogue officiel l'ouvrage présente les 20 oeuvres de Pierre Soulages exposées au Louvre entre décembre 2019 et mars 2020 à l'occasion du centenaire de l'artiste.
    Bruno Duborgel nous invite ici à un voyage initiatique pour pénétrer l'oeuvre de Pierre Soulages. Des anciens brous de noix (1946-1949) et goudrons sur verre (1948) à ces « outrenoirs » récents (2019), le parcours artistique de Pierre Soulages décrit un imprévisible chemin d'aventure et de renouvellements et, en même temps, affirme une fidélité rigoureuse à une même quête : celle d'un art dit-il, « qui ne transmet pas de sens, mais fait sens ».
    Riche en évocations poétiques, l'auteur convoque dans cette ballade métaphorique des poètes tels que Stéphane Mallarmé, Yves Bonnefoy, René Char, André du Bouchet, etc. Un face à face silencieux et méditatif devant chacune des oeuvres reproduites dans le livre à cette occasion.
    Laissons Pierre Soulages conclure lui-même le propos : « J'ai la conviction que peindre est ce qu'était écrire pour Mallarmé : "une ancienne et très vague mais jalouse pratique dont gît le sens au mystère du coeur." »

  • Catalogue de l'exposition rétrospective se tenant du 9 mars au 12 juillet 2021, cet ouvrage présente le travail de l'architecte suisse Jean Tschumi (1904-1962).
    D'une grande richesse iconographique, l'ouvrage permettra de plonger dans les productions de cet homme ayant oeuvré pour l'architecture moderne européenne, notamment à travers l'élaboration du siège de Nestlé, à Vevey ou bien celui de l'Organisation mondiale de la santé, à Genève. Le catalogue ouvrira également ses pages aux contributions de spécialistes, tant français que suisses, de tous domaines où Jean Tschumi démontra son envergure internationale : histoire de l'architecture, de l'urbanisme, des arts décoratifs, de la construction et du patrimoine ; et qui font aujourd'hui de son oeuvre l'enjeu d'une révélation au grand public.
    La richesse, l'exigence et le sérieux du contenu, tant iconographique que textuel, permettra à cette ouvrage monographique d'être considéré comme une documentation complète inédite sur cet architecte.
    À travers l'exposition et son catalogue, l'enjeu est de produire un fort impact visuel qui contribue à la réhabilitation de cette architecture moderne du second xxe siècle, pour une grande part encore méconnue. L'élégance des dessins, plans, et la puissance plastique de l'architecture de Tschumi, soutient largement la comparaison avec celle des ténors français, européens et américains du moment, et permet de relever ce défi.

  • Pour marquer la date du centenaire du Grand Liban en septembre 2020, nous publions un ouvrage qui rassemble une centaine de photographies d'une trentaine d'artistes libanais contemporains Chacun de ces artistes a choisi trois images de « son » Liban, accompagnées d'un court texte : images du siècle écoulé ou à venir, des cèdres millénaires aux camps de réfugiés, des ruines aux couchers de soleil, des folles nuits de Beyrouth aux portraits de famille, de l'exil au retour, de la contestation à l'affrontement... Chacun de ces photographes pose ici un regard sur son pays des années de la reconstruction (à partir de 1990) à aujourd'hui.
    Ce livre réunit des photographes de renommée internationale tels Patrick Baz, Roger Moukarzel, Aline Manoukian, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige et ceux de la jeune génération telles Myriam Boulos, Cha Gonzales ou Rania Matar.
    Liste des photographes : Lamia Maria Abillama, Patrick Baz, Myriam Boulos, Grégory Buchakjian, Ghaleb Cabbabé, Roy Dib, Sirine Fattouh, Soha Ghandour, Cha Gonzalez, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, Gilbert Hage, Ayla Hibri, Rasha Kahil, Houda Kassatly, Joe Kesrouani, Dalia Khamissy, Aline Manoukian, Rania Matar, Randa Mirza, Elias Moubarak, Roger Moukarzel, Clara Abi Nader, Serge Najjar, Hady Sy, Stéphanie Saadé, Lara Tabet, Camille Zakharia.
    Le livre sera accompagné également par un texte du jeune écrivain, Sabyl Ghoussoub (auteur du roman Le Nez juif) ; un texte de Georges Boustany enrichi d'images d'archives qui traverseront le siècle passé et un texte de Tarek Nahas.
    Un livre exceptionnel, tant par son contenu que par ses acteurs, à destination de tous publics, toutes générations, toutes sensibilités.

  • Ce livre propose une approche neuve pour comprendre et explorer l'art de Pierre Soulages, un oeuvre profondément et humainement habité. L'auteur, à partir d'une série d'entretiens avec l'artiste, dresse un panorama qui rend compte de l'amplitude du travail de Soulages : de ses explorations sur le noir et la lumière, de ses recherches sur la matière, avec les vitraux de Conques ou ses eaux-fortes sur cuivre, à la révélation d'oeuvres inédites ou méconnues. Au fil des pages, le texte nous invite à un moment d'intimité rare qui révèle l'immensité poétique et sensible du travail de Pierre Soulages.

    L'ouvrage est accompagné d'une vingtaine d'illustrations choisies par l'artiste : peintures, eaux-fortes, brous de noix...

  • La première édition du livre Venet Foundation paru en 2014, est désormais épuisée. Elle fait place à une nouvelle édition augmentée et enrichie de 300 pages !

    La Fondation Bernar Venet installée depuis plus de 30 ans au Muy est devenue le lieu d'art contemporain incontournable du sud de la France. Rendez-vous des plus grands artistes contemporains internationaux, ce lieu devenu emblématique, rassemble sur 10 hectares l'une des collections privées d'art contemporain les plus importantes installées en France. Dans cet espace exceptionnel sont exposés à la fois les oeuvres monumentales de l'artiste Bernar Venet (Arcs, Lignes indéterminées...) et celles de sa collection personnelle d'artistes internationaux tels que : Arman, Dan Flavin, Donald Judd, François Morellet, Sol LeWitt, Frank Stella, Claude Viallat, Lawrence Weiner...

    Depuis 2014, l'endroit ouvert au public programme chaque été une exposition majeure avec les plus grands noms de l'art contemporain : Buren, Yves Klein, James Turrell...

    La nouvelle publication présente toutes les facettes de ce lieu unique et offre au lecteur une plongée inédite dans l'histoire de l'art et de la création contemporaine.

    Textes de Damien Sausset, Bernard Marcadé, Robert Arnoux et Alexandre Devals.

  • Le MusVerre a con é à Dominique Sampiero la création d'une anthologie constituée en écho au thème « Le désir » du Printemps des Poètes 2021.
    Sous le titre « Le désir de la lettre », cette anthologie est inspirée de la recherche de Jean-Baptiste Sibertin-Blanc, « Lettres de verre », en résidence au MusVerre en 2020 avec les quatre maîtres verriers associés à ce projet, Hugues Desserme, Simon Muller, Didier Richard et Stéphane Rivoal.
    Liste des poètes réunis dans cette anthologie : Laurine Roux, Franck Médioni, Yvon Le Men, Pierre Dhainaut, Samira Negrouche, Sophie Nauleau, Jacques Bonnaffé, David Foenkinos, Jennifer Grousselas, Hélène Dorion, Jacques Fournier, Joël Leick, Jean-Luc Catoir, Alain Borer, Jean Orizet, Kent, Laurence Vielle, Jean-Pierre Nicol, Carole Fives, Jean D'Amérique, Thomas Vinau, Pierre Maubé, Katia Bouchoueva, Samantha Barendson, Denise Desautels, Emmanuel Campo, Jean-Pierre Siméon, Carole Carcillo Mesrobian, André Velter, Jean-Baptiste Para, Elise Tourte, Vénus Khoury-Ghata.

  • Entre 1987 et 1994, Pierre Soulages réalise les 104 vitraux de l'église abbatiale Sainte-Foy-de-Conques, en créant un verre non coloré et translucide, qui respecte les variations de la lumière naturelle.
    Dans un texte inédit, Bruno Duborgel porte un regard nouveau sur le travail de recherche de l'artiste qui a réalisé plus de 700 tentatives avant de parvenir au résultat espéré ! En mettant en dialogue la réflexion de Pierre Soulages avec des vues intérieures et extérieures des vitraux de l'église, le texte révèle la longue aventure créatrice de l'artiste, traversée de questions esthétiques, spirituelles et technologiques.
    Les vitraux de Pierre Soulages expriment ainsi le passage du temps. Leur nature « physique » est un tremplin pour une expérience poétique, une méditation d'ordre métaphysique. Elle révèle une lumière qui, selon les mots de l'artiste, « propose de la contemplation, du silence, de la concentration, de l'intériorité ».

  • L'oeuvre de Pierrette Bloch a commencé à être connue du grand public au début des années 2000 par des expositions au Centre Pompidou, à Vevey (Suisse) à la galerie Karsten Greve (Paris/Cologne). Sa carrière d'artiste démarre pourtant au début des années 1950 et se poursuivra dans une discrétion choisie, en passant par des techniques diverses - le collage, le textile, les crins, des signes graphiques proches d'une écriture pour trouver dans des séries de ponctuations noires sur fond blanc ou blanches sur fond noir (qu'elle désignait elle-même ironiquement comme des "pois") le "langage" auquel elle a été identifiée.
    Cet ouvrage prend appui sur une sélection des textes critiques qui ont été consacrés aux oeuvres de Pierrette Bloch tout au long de son parcours. La multiplicité des regards, dans l'instant même où apparaissent ces oeuvres - donc sans le recul et le savoir que donne l'histoire une fois nie - permet de superposer et recomposer tous ces moments d'échange entre une artiste et ses premiers critiques, son premier public.
    De l'acteur et mime Etienne Decroux à Philippe Dagen en passant par Philippe Piguet, Daniel Abadie, Elisabeth Amblard et beaucoup d'autres, c'est toute une autre histoire qui se dévide, à l'écart des divers courants artistiques qui ont occupé la scène des années 1950 à aujourd'hui. Histoire qui fut celle de nombreuses femmes artistes tenues dans l'ombre mais aussi celle d'un chemin que Pierrette Bloch avait choisi de parcourir à son rythme, et avec la seule exigence de rester au plus près de ce qu'elle pensait nécessaire de faire.
    En complément des textes critiques viennent quelques entretiens accordés par Pierrette Bloch pour des films, des catalogues d'expositions ou pour des émissions radio avec des producteurs tels Alain Veinstein et Laure Adler. Ce livre forme un ensemble inédit à ce jour rassemblant une soixantaine de textes accompagnés d'un index des noms ainsi que d'une bibliographie générale.

  • « Faire entrer Vienne l'impériale, la baroque, dans la modernité. Faire d'une ville-musée une grande cité tournée vers le futur, à la fois belle et pratique pour celles et ceux qui y vivent. Oser des formes simples, fonctionnelles, avec des façades débarrassées de l'historicisme pompeux qui caractérisait la capitale de l'Empire austro-hongrois. Voilà la tâche risquée à laquelle s'est livré avec brio l'architecte Otto Wagner (1841- 1918), dont l'oeuvre, immense et variée, donne à Vienne une grande partie de sa splendeur.
    Première grande exposition rétrospective de l'oeuvre d'Otto Wagner en France, ce catalogue présente, sur plus de 300 pages, le travail de celui qui fut l'un des témoins et des acteurs des grands bouleversements de l'architecture au tournant du XXe siècle.
    Le catalogue de cette large rétrospective comblera une lacune importante dans la bibliographie d'Otto Wagner, considéré comme le plus important précurseur, le pionnier de l'architecture moderne. Cet ouvrage propose de remettre sur le devant de la scène les écrits et réalisations révolutionnaires de Wagner, qui ont posé les fondements de l'architecture moderne, et s'avèrent être toujours d'actualité.
    Riche d'une iconographie inédite, ce catalogue rassemble des textes de spécialistes internationaux de l'architecture viennoise.

  • Catalogue de l'exposition monographique à l'Espace de l'Art Concret du 30 janvier au 31 mai 2021 puis au musée des Beaux-arts de Rennes du 9 octobre 2021 au 9 janvier 2022, cet ouvrage présente le travail de l'artiste Vera Molnar. Cette exposition est une première collaboration entre deux institutions culturelles françaises qui ont comme point commun une vraie spécialité dans le domaine de l'art abstrait après 1945 et de l'art concret en particulier. Artiste prolifi que encore en activité à l'aube de ses 97 ans, Vera Molnar place sa pratique entre art concret, art construit et art conceptuel. Elle est également considérée comme une pionnière du dessin par ordinateur, ayant contribué à partir des années 1960 au mouvement de l'art numérique. L'exposition, sans pour autant se placer comme une rétrospective, vise à présenter les multiples visages de Vera Molnar en proposant des oeuvres créées entre les années 1960 et aujourd'hui (tout en évoquant brièvement les prémices des années 1940). Le catalogue s'appuie sur une sélection des oeuvres des deux expositions, structurée autour d'une problématique principale qui pose la question de l'usage de la machine dans le processus créatif de Vera Molnar. Un regard particulier sur les apports de cette artiste majeure de l'art abstrait au champ particulier de l'art numérique peut ainsi constituer un fi l conducteur. L'ouvrage s'accompagne des textes de Vincent Baby , historien de l'art spécialiste du travail de Vera Molnar et de Francesca Franco, historienne de l'art et auteure de l'ouvrage The Algorithmic Dimension sur l'art numérique.

  • On connaît Jean Cocteau (1889-1963) le poète, le romancier, le dramaturge, le cinéaste, en d'autres termes l'auteur des Enfants terribles, de La Voix humaine, de La Belle et la Bête. On oublie peut-être que Cocteau fut aussi un dessinateur/illustrateur et un critique d'art fécond qui intégra les révolutions stylistiques, formelles et iconographiques de son temps dans son oeuvre graphique et eut une grande influence au sein de l'avant-garde. Homme-époque, il fut le témoin et le passeur privilégié de l'avènement de mouvements artistiques destinés à faire date.

    Dans la lignée de Braque, Picasso ou Miró, Cocteau se distingue par son implication active dans les deux piliers du livre d'artiste : l'illustration et l'écriture. À l'activité d'illustrateur de ses propres textes ou de ceux d'écrivains amis, comme Genet, Radiguet ou Valéry, répond l'activité d'auteur illustré par les peintres qu'il a toujours défendus en tant que critique d'art, comme Pablo Picasso, Giorgio De Chirico, Bernard Buffet, Raoul Dufy, Modigliani ou Foujita.

    Dans le cas de Cocteau, la pluridisciplinarité est axée sur l'interaction entre les pratiques artistiques et littéraires, l'absorption et le recyclage des unes par les autres, le passage continu des unes aux autres. C'est cette particularité qui a fourni le fil conducteur de l'exposition et du catalogue : Cocteau illustré, Cocteau illustrateur.

  • Le Corbusier parlait de la tapisserie comme d'un art « mural nomade ». Incarnant pour lui une troisième voie entre art et design, peinture et sculpture, la tapisserie se prêtait particulièrement au dialogue avec l'architecture.

    L'exposition permet de découvrir la richesse et la diversité de la tapisserie des années soixante à nos jours. En effet les années soixante sont charnières dans le renouveau de la tapisserie avec deux courants présentés dans l'exposition :
    - Celui des tapisseries issues des commandes passées par les Manufactures nationales des Gobelins ou de Beauvais aux grands artistes contemporains et aux avant-gardes dans la tradition qui remonte à la création des Manufactures au 17ème siècle par Colbert. Parmi les nombreux artistes sollicités nous retrouvons notamment : Geneviève Asse, Pierrette Bloch, Pierre Buraglio, Alexander Calder, Edouardo Chilida, Le Corbusier, Sonia Delaunay, Julije Kniffer, Aurélie Nemours, Gustave Singier, Raoul Ubac, Victor Vasarely, Vieira Da Silva.
    - En parallèle émerge le courant de la « Nouvelle Tapisserie » révélé au public en 1962 à la première Biennale internationale de la tapisserie à Lausanne. Ce mouvement se caractérise par un renouvellement des techniques, mêlant inspirations traditionnelles européennes et amérindiennes, ainsi que l'utilisation de matériaux nouveaux. Les tapisseries deviennent de véritables sculptures textiles. De bidimensionnelles qu'elles étaient depuis des siècles, les tapisseries deviennent tridimensionnelles avec une liberté de tissage qui s'émancipe des techniques traditionnelles. « La tapisserie était traditionnelle, bidimensionnelle, ultra-technique et bourgeoise. La voilà dépoussiérée et subversive ! ». Les artistes qui représentent ce mouvement sont notamment : Josep Grau-Garriga, Gleb, Jagoda Buic, Olga De Amaral, Alfred Manessier.
    Le catalogue de l'exposition présente un ensemble important de tapisseries avec des pièces tissées souvent insoupçonnées de figures majeures de l'art ou méconnues du grand public, mais qui ont toutes le point commun d'avoir marqué l'art dans la tapisserie des cinquante dernières années.
    Avec les textes de : Brigitte Bouvier, directrice de la fondation le Corbusier ; Lucile Montagne, conservatrice au Mobilier national ; Bertrand Dumas, conservateur à la Fondation Gandur pour l'art.

  • L'exposition du musée des Beaux-arts de Valence, donne « carte blanche » à l'artiste Philippe Favier pour présenter 30 ans de créations, issues de diverses périodes, dessins, gravures, sculptures, boites, etc. en instaurant un dialogue avec les collections historiques du musée.

    Cette exposition conçue, par le commissaire Thierry Raspail, comme un parcours « all-over » à l'échelle du musée tout entier ne laissera pas indemne le visiteur tant l'artiste viendra par ses interventions renforcer, infl échir ou légèrement décaler la perception des oeuvres existantes du musée, renouvelant ainsi, avec humour et distance, notre regard sur le parcours muséal.

    Le catalogue imaginé comme un véritable objet à la fabrication soignée, permet de retracer le parcours de Philippe Favier, depuis ses premières réalisations jusqu'aux oeuvres les plus récentes pour la plupart inédites. Accompagné d'une iconographie riche et variée, des oeuvres présentées aux installations in situ, il rassemble un ensemble d'auteurs, historiens d'art ou conservateurs, faisant autorité : Amélie Adamo, Bernard Ceysson, Thierry Raspail, Pascale Soleil. Tous apportent par leurs contributions un éclairage essentiel sur le travail de l'artiste.

  • Après Philippe Favier en 2019 et Lionel Sabatté en 2020, la Maison des arts de Bages présentera du 10 juillet au 9 septembre 2021 une actualité du travail de Jean-Charles Blais.
    L'artiste que l'on rattache dès l'origine au mouvement de la Figuration libre (1981) réalise une peinture singulière et originale, faite de matériaux insolites, de sujets spontanés, « primitifs » et imagés. Blais ne travaille que sur des matériaux de rebut, des journaux et des morceaux d'affiches déchirées aux strates plus ou moins épaisses. Il utilise la moindre boursouflure, la moindre aspérité pour insuffler du mouvement, tel un peintre des grottes de Lascaux.
    Un texte original de l'écrivain Marcel Cohen accompagne cet ensemble inédit de créations qui seront présentées pour la première fois à la Maison des arts de Bages.
    Né en 1937 à Asnières-sur Seine, Marcel Cohen a publié Détails. Faits (Gallimard, 2017), Une mémoire veuve (Éditions La Pionnière, 2019), Villes, Galpa, Malestroit, Waïzata (Gallimard, 2021), Détails, II, Suite et fin (Gallimard, 2021).

  • Ce livre prend comme point de départ, l'oeuvre de Giuseppe Penone, l'arbre/sculpture Gravité et Croissance, installée à Francfort devant la Banque Centrale Européenne en 2014. Il ouvre une réflexion sur l'un des aspects essentiels des recherches de l'artiste, considéré comme l'un des chefs de file du mouvement italien Arte Povera?: la Nature, prétexte à une confrontation et un basculement poétique avec notre réel.

  • À l'occasion d'une résidence au MusVerre, Jean-Baptiste Sibertin-Blanc a développé un projet rapprochant le verre et l'écriture, l'espace et l'architecture. Cet ouvrage présente les temps forts de cette résidence qui a donné naissance à un alphabet de verre. Les réalités formelles de chaque lettre ont été confrontées à l'expression inhérente des quatre techniques retenues : le bombage de verre, le verre à la flamme, la pâte de verre et le soufflage. La lettre est par définition un objet vivant en deux dimensions, dotée de règles d'une extrême rigueur. Le passage en volume vient ouvrir de nouvelles manières de lire l'équilibre des lettres, de percevoir les pleins et les vides accentués par la transparence du verre. Ces lettres deviennent les pièces d'un puzzle offrant des perceptions inédites. L'alphabet de verre de Sibertin-Blanc telle une écriture révèle renversement et sobriété, rigueur et déconstruction, évidence et éloquence. L'ouvrage s'accompagne des textes de Jean-Baptiste Sibertin-Blanc, de l'artiste verrier Antoine Leperlier, du philosophe Jean- Luc Nancy, du typographe et directeur de l'Atelier National de Recherche Typographique Thomas Huot-Marchand, de l'écrivain Dominique Sampiero et des portraits de verriers.

  • Il y a peu de livres sur cet homme et pourtant il passa sa vie en leur compagnie, Larousse qui meuble nos bibliothèques.

    Une vie de passions et de combats.
    Pierre Larousse, l'autodidacte qui dévore les livres et les études, suit à Paris les cours qui s'offrent à lui et le soir, noircit ses carnets de notes. Rien n'arrête sa soif d'apprendre et bientôt de transmettre, quitte à se tuer à la tâche pour nous offrir des manuels destinés à enseigner l'orthographe, mais aussi l'art de s'exprimer à l'écrit comme à l'oral. La lexicologie des écoles primaires, en 1849, fut son premier ouvrage. Suivirent en 1856 le Nouveau dictionnaire de la langue française, ancêtre du Petit Larousse, puis, en 1863, le Grand dictionnaire universel du xixe siècle, un rêve d'encyclopédiste : de quoi « instruire tout le monde sur toutes choses ». Des mots dans lesquels on reconnaît le défenseur d'une école gratuite et obligatoire et des valeurs de la République.

    2017 : l'année du bicentenaire.
    Nous entrons dans l'année du bicentenaire de la naissance de Larousse (1817-1875) et, dans la suite des Cher Corbu, Cher Matisse, Cher Nicéphore et Chère Camille Claudel, ce Cher Pierre Larousse est une déclaration libre de ton à l'infatigable homme de progrès, à l'heure où chacun considère avec inquiétude les questions de l'apprentissage de la lecture et de l'écriture, de l'orthographe en danger, de l'illettrisme en hausse, de l'évolution de la langue, de la réforme de l'orthographe et enfin, à l'heure des tweets et des textos, d'un nouveau vocabulaire.

    Les contributeurs se sont replongés de bonne grâce dans les souvenirs de leur premier dictionnaire et du Larousse que l'on se passait de mains en mains, que l'on feuilletait avidement ou que l'on affectait à quelque contre-emploi, mêlant roman familial et Histoire. Ils se sont plu à évoquer le mot que l'on cherche ou que l'on déforme, le mot de l'année, le mot à bannir et celui qui reste à inventer, des mots, toujours des mots et enfin : être ou ne pas être - dans le Larousse...

  • Membre de l'Arte Povera, Giuseppe Penone déploie depuis la fin des années 1960 un travail très spécifique confrontant l'homme et la nature, intervenant sur les végétaux pour en modifier la croissance, creusant le tronc d'arbres pour en révéler à la fois la structure interne, les courbes de croissance et la richesse plastique. Plus récemment, son travail s'est orienté délibérément vers une interrogation sur la position de l'humain face à l'histoire classique, ou sa place dans un environnement de plus en plus artificiel.

    La présente édition constitue une nouveauté : ses premières gravures. Suite à un travail en Ardèche en 2011, l'artiste avait imaginé frapper le tronc de quatorze essences d'arbres différents (chêne, cyprès, etc.) avec un maillet, enregistrant au passage la qualité de la vibration du bois même, sa résonance en quelque sorte. Par la suite, un long travail d'analyse en studio avait donné à cette matière sonore brute la forme de 14 partitions.

    Dans un second temps, Giuseppe Penone a sélectionné sept essences pour donner une transcription plastique de l'expérience qu'il a vécue sous la forme d'une série de sept gravures (65 x 50 cm). Chaque gravure cherche à donner un équivalent plastique de cette fameuse onde sonore, conduisant l'artiste à jouer sur les termes mêmes de la figuration. Ce travail très particulier a été exécuté directement sur plaque de cuivre sans repentir possible. Pour Penone, il était en effet indispensable de laisser ses souvenirs guider directement sa main.

    "Transcription musicale de la structure des arbres" se présente sous deux formes : une édition courante (800 exemplaires) présentant ces partitions et la reproduction des gravures, accompagnée d'un enregistrement sonore sur CD ; l'édition de tête quant à elle est complétée du tirage original des sept gravures, chacune étant numérotée et signée par l'artiste. Pour cette collaboration exceptionnelle, Giuseppe Penone a décidé de limiter le tirage à 25 exemplaires pour la vente, donnant à cette intervention un caractère précieux et rare.

  • Les photographies réalisées par Charles Fréger et reproduites dans ce catalogue donnent à voir un inventaire de figures masquées rituelles japonaises. Ces masques et costumes sont portés lors des fêtes matsuri pour invoquer, incarner et représenter des divinités, des monstres, des animaux ou encore des esprits. Ils sont des outils de métamorphose permettant à celui qui les porte de changer de statut et de dépasser la condition d'être humain afin de s'affranchir des faiblesses humaines.
    Cet ouvrage confronte une vingtaine de photographies de Charles Fréger avec des objets ethnographiques et artistiques issus des collections du musée des Confluences de Lyon.
    Véritable livre-objet avec ses deux papiers, ses deux formats enchâssés et une reliure avec couture Singer rappelant les ouvrages japonais, il est un clin d'oeil à l'exposition « Yokainoshima, esprits du Japon ». Ce catalogue magnifie l'oeuvre de Charles Fréger tout autant qu'il étonne le lecteur.

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