Elytis

  • Tokyo la nuit ; l'art du dessin de Mateusz Urbanowicz

    Mateusz Urbanowicz

    • Elytis
    • 10 Novembre 2021

    C'est à une promenade nocturne dans l'une des plus denses métropoles du monde que nous convie le maître de l'illustration tokyoïte : Mateusz Urbanowicz.
    Après le succès de son premier livre : Boutiques de Tokyo, il se remémore ici son arrivée dans la mégapole, évoque ces moments de solitude où la seule échappatoire réside dans la déambulation nocturne, telle une méditation pour mieux observer la ville.
    Il évoque certains détails architecturaux, mais aussi les ambiances rencontrées, ses techniques de travail pour aboutir à cette époustouflante maîtrise du trait et de la couleur.
    Un entretien, à la fin du livre, avec l'un des plus grands réalisateurs de cinéma d'animation japonais, raviera les amateurs du genre.

  • L'enfant dogon : au Mali, la fabuleuse histoire d'Amagana

    François Claerhout

    • Elytis
    • 17 Mars 2022

    L'enfant dogon est une fable de voyage. Écrit à la manière d'un conte qui serait déclamé par un griot du pays dogon, sous un arbre à palabres, il raconte le fabuleux destin d'Amagana, jeune garçon qui a grandi dans la brousse avant d'être adopté par une famille d'accueil, dans le village de Songho, au Mali.
    Son passage à l'âge adulte se fait lors d'une cérémonie de circoncision où il est désigné par la fille du roi qui le choisit comme prétendant, alors même que sa condition sociale lui interdit ce choix. Un amour impossible qui mènera à une tragédie, car le fils du roi Karembé ne l'entend pas de cette façon.
    Rivalité, traîtrise, courage et magie sont les arrière-plans de ce récit où le décor d'une Afrique majestueuse et l'érudition de l'auteur composent une fable sensible.

  • Minka ma ferme au Japon : reconstruire une ferme traditionnelle

    John Roderick

    • Elytis
    • 17 Février 2022

    Minka Ma ferme au Japon, permet de rentrer dans la grande histoire des relations américanojaponaises et du Japon de l'après-guerre, par la petite histoire : celle d'un journaliste américain ayant une profonde détestation des Japonais - suite à l'attaque de Pearl Harbor -, et qui va changer radicalement au contact d'un Japonais.
    Il évoque deux mondes et deux hommes que la grande histoire oppose et qui, pourtant, vont apprendre à s'apprécier grâce à l'acquisition par Roderick, sous l'impulsion du Japonais Yoshihiro Takishita -Yochan -, d'une ferme traditionnelle en ruine : une minka. Le démontage puis la reconstruction de la minka dans l'ancienne cité impériale de Kamakura, va cimenter durablement et profondément leur amitié, au point que Yochan deviendra le fils spirituel de Roderick.

  • Michi La voie, 56 nouvelles stations du Tokaido

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    • Elytis
    • 14 Octobre 2021

    Le Tokaido est l'une des routes majeures du Japon, qui relie Tokyo à Kyoto depuis des siècles.
    Les caractères qui composent le mot Tokaido et surtout le dernier, do/michi, que l'on peut traduire par « la voie », « la route », permettent d'en saisir le sens profond. Ce terme michi induit l'idée d'un parcours de vie, d'un apprentissage spirituel ; il est devenu la clé de voûte de ce projet.
    Artistes-voyageurs, les auteurs ont suivi ce tracé historique à pied et en train, afin de déceler les traces visibles dans le paysage contemporain des 56 stations représentées par Hiroshige, éminent peintre japonais, au XIXème siècle. En résulte ce carnet de voyage, présentant les estampes de Hiroshige et les dessins et cartes des auteurs, entre immersion historique sur le Tokaido et balade graphique.

  • Cactus & succulentes

    Stéphanie Ledoux

    • Elytis
    • 10 Novembre 2021

    Un livre-accordéon, pour une découverte botanique piquante, parmi les cactus et les succulentes de l'artiste Stéphanie Ledoux

  • Au Japon !

    Albert Kiefer

    • Elytis
    • 10 Novembre 2021

    Au Japon !, d'Albert Kiefer (Housesketcher sur Instagram) est le quatrième titre de la collection Leporellos & Cie qui met à l'honneur des illustrateurs-carnettistes du monde entier. Il présente un travail sur l'architecture japonaise : façades de vieux bâtiments et de boutiques surannées, de conception traditionnelle ou plus moderne. Ce travail exceptionnel dans sa réalisation, montre tout le talent de l'auteur et met en scène le charme de ces endroits bien souvent voués à disparaître. Il rappelle, dans un style plus interprété, les Boutiques de Tokyo, de Mateusz Urbanowicz.

  • Les lettres de ton enfance passée en France et en Extrême-Orient sont les témoins de tes exils successifs, notamment pour fuir la guerre. Métis vietnamien et franco-laotien, tu as été cet Indochinois aux yeux bridés, contraint d'avoir abandonné une vie confortable et aisée pour des ailleurs remplis d'incertitudes. L'adaptation et les nouveaux départs rythmèrent ainsi ta vie.
    Ces lettres, inattendues, parlent d'elles-mêmes. Elles m'ont pourtant amenée à ajouter ma propre voix, mes propres mots, comme un écho à ton histoire, imaginant ce long récit dont tu es devenu le personnage principal, à ton insu. Il y est question de déracinement, le tien en l'occurrence, qui se raconte à travers l'ordinaire d'un quotidien rempli de priorités concrètes et de petites victoires infimes.

  • "Il est des mots qui ont une résonance particulière, comme une incantation, ils viennent vous pénétrer, font résonner des odeurs, des images, des goûts, des sons. Ils viennent stimuler un nerf, irriguer une veine, qui vous donne envie de bondir, de vous mettre en route, de ne pas manquer de courage ; comme une piqûre de rêves, ils insufflent une envie de vibrer, de hurler, de courir humer l'air ou d'attraper un nuage...
    "Expédition", "Grand Nord", "boréale", "steppes", "sauvage", "Mongolie" font partie de ces mots qui peuvent animer toute une vie". Dans la cartographie intime de l'auteur, cavalière passionnée et engagée, la Mongolie occupe une place à part. Travaillant sur la question du rapport des peuples autochtones à la nature, elle s'est rendue à plusieurs reprises dans ce territoire. Accompagnée d'une amie et d'une traductrice, elle est allée à la rencontre des hommes et des femmes qui, sans renier la modernité, ont fait de l'immensité des steppes, à côtoyer la nature au plus près, un choix de vie éthique et culturel.

  • à Taiwan !

    Marco Liu

    • Elytis
    • 14 Octobre 2021

    Premier titre de la collection Leporello & Cie, À Taïwan ! est une immersion graphique sur l'île de Taïwan, à la découverte de ses ruelles et de la vie quotidienne taïwanaise. L'auteur Marco Liu, résidant à Taïpei, est illustrateur-carnettiste et réalise son travail in situ ou en atelier, avec une prédilection pour l'aquarelle.
    Son dessin, au charme indéniable, raconte la vie, de manière colorée et avec grand talent. Quelques brèves légendes ponctuent l'ensemble du leporello qui, déplié, mesure 3,60 mètres.

  • Dans les rues de Taiwan

    Kai-Hsiang Cheng

    • Elytis
    • 10 Novembre 2021

    Comme une balade dans les rues de Taïwan, ses maisonnettes, boutiques ou restaurants, parfois construits de bric et de broc, le carnet de voyage de Zheng Kai-Hsiang nous immerge dans le quotidien de l'île. Par son travail graphique sur l'architecture, vivant et admirable de précision, l'auteur raconte la culture, la vie et ces détails minuscules qui font tout le charme de ces ruelles authentiques et des fameuses «?maisons de rue?».

  • C'est à partir d'une série de dix aquarelles de vieilles façades de boutiques de Tokyo, qui ont rencontré un large succès au Japon auprès de nombreux médias, que Mateusz Urbanowicz, un des plus fameux dessinateurs tokyoïtes, a décidé de publier son premier livre. L'ouvrage regroupe cinquante dessins aquarellés de boutiques de tous les quartiers de Tokyo. En regard de ces dessins, Mateusz raconte les vies discrètes que ces petits commerces hébergent, les détails architecturaux qui font tout le charme de ces endroits, ce qui s'y déroule bien loin du fracas des grands centres commerciaux.
    A la fin du livre, l'auteur explique sa manière de travailler et tout le matériel qu'il utilise, de façon très pédagogique.

  • Wabi-sabi

    Beb-Deum

    • Elytis
    • 14 Octobre 2021

    Wabi-sabi, qui est une éthique qui prône la sérénité que l'on éprouve en observant la nature et des choses modestes et imparfaites patinées par le temps ou forgées par l'être humain, s'accorde parfaitement aux temples et jardins dessinés ici et à leur contemplation.
    Wabi-sabi est la quintessence de l'esthétique et au coeur des divers arts traditionnels du Japon ; il renvoie à son âme profonde imprégnée de bouddhisme zen.
    C'est lors de plusieurs voyages au Japon, à Kyoto et Nara notamment, que l'auteur-illustrateur-carnettiste Beb-deum a réalisé ces carnets de voyages, adaptés ici en leporello de 4 mètres de long. Il y dessine la sérénité des temples et jardins où la contemplation règne en maître. Quelques textes et légendes bilingues françaisjaponais explicitent sa démarche.

  • Trait pour trait

    Stéphanie Ledoux

    • Elytis
    • 17 Octobre 2019

    Depuis plusieurs années, après une vie de biologiste, la peintre-voyageuse Stéphanie Ledoux arpente le monde pour nous donner à voir les civilisations et les ethnies les plus reculées de la planète. Équipée de son matériel à dessin, de papiers ou de carnets qu'elle trouve parfois sur les lieux de ses expéditions, elle communique avec son trait, dressant lentement, le temps dilué d'un échange fraternel, des portraits saisissants. Tissant peu à peu une cartographie de la beauté du monde, de la Colombie à la Polynésie, en passant par la Chine, le Viêt-Nam ou l'Éthiopie, Stéphanie Ledoux enchante le regard.

  • Dans le Téhéran des années cinquante, les deux plus jeunes fils de la famille Omidvar peaufinent leur rêve: parcourir le vaste monde, à la découverte des peuples premiers. Abdullah étudie les cartes pour préparer le meilleur itinéraire ; Issa travaille dans un atelier de mécanique pour pouvoir faire face aux aléas des trajets en moto. Cette préparation méticuleuse dure près de trois ans.

    Enfin prêts à l'été 1954, les deux frères partent à la découverte de « l'autre », pour un voyage au long cours. Leur souhait est d'approcher les peuples qui les intriguent, et notamment les Aborigènes d'Australie, les Inuits du Grand Nord, les ethnies de l'Amazonie, les Pygmées...

    Le chemin est parsemé d'embûches et de surprises; ils manquent de finir ensevelis sous la neige au Tibet, se feront chercheurs d'or en Alaska, chasseront le phoque pour survivre chez les Inuits ou seront poursuivis par les Jivaros au coeur de l'Amazonie. Des aventures haletantes et des rencontres inattendues jusqu'à une idylle avec une princesse thaïlandaise.

    Après dix ans de voyage et cent pays visités, leur retour en Iran sera triomphal et un musée sera même consacré à cette épopée.

  • Parcourant 60 ans d'immigration turque en France, Les voyageurs solitaires est un ouvrage de mémoire pour comprendre cette présence turque, souvent considérée "invisible", et en partie installée sur la rive droite bordelaise et dans certains territoires de la Dordogne. Il revient sur les raisons qui ont contraint ou pas de nombreux hommes turcs, puis leurs familles, à l'exil.
    Quel regard ces Turcs d'Aquitaine portent-ils sur leur parcours ? Une trentaine de portraits, comme autant d'itinéraires de vies déracinées, sont présentés dans cet ouvrage mémoriel. Une longue introduction d'une spécialiste du sujet, Riva Kastoryano (directrice de recherche au CNRS et chercheuse à Sciences Po), donne un cadre pour saisir l'histoire de cette immigration, ses raisons, son contexte et ses apports.

  • En cabane à Borneo : un voyage immobile

    Nicolas Ternisien

    • Elytis
    • 6 Mai 2021

    "La cabane est un prétexte. Au même titre que le vélo est le parfait alibi pour rencontrer l'autre, la cabane l'est pour se (re)découvrir. Cependant, ces questions me taraudent : trouverai-je un intérêt dans cette nouvelle expérience ? Chaque jour apportera-t-il son lot de découvertes, de surprises, d'émotions ? Serai-je capable de déceler la beauté dans l'immobilité, celle-là même que le mouvement permet de révéler ? Car distillée avec parcimonie et renouvelée en permanence lors d'un avancement géographique, elle est source intarissable d'inspiration et piège à routine.
    Je me doute que même à l'arrêt, cette beauté éphémère qui enivre l'être de passage est persistante pour qui sait l'apprécier. Mais avec une vitesse de déplacement nulle, l'ennui ne guettera-t-il pas, un mois au même endroit ? " Dans sa cabane flottante, au milieu d'une zone humide de la lointaine Bornéo, en Indonésie, Nicolas Ternisien entreprend de se confronter à cet autre redouté : la solitude.
    Reclus sur l'eau, il n'a plus qu'à observer cet angle lacustre du monde, en attendant qu'il s'y passe suffisamment de choses pour éveiller sa curiosité, mais point trop qui auraient pour conséquence de troubler cet ermitage choisi et la rencontre avec soi.

  • à la recherche de la Patagonie : sur la route jusqu'à Ushuai

    Marc Nouaux

    • Elytis
    • 22 Avril 2021

    A la recherche de la Patagonie est un récit de voyage sur la route, effectuée en stop, de Mendoza jusque l'extrême sud de la Patagonie. Il évoque davantage les rencontres en chemin, plutôt que la nature sauvage.
    Sur la ruta 40 et les pistes secondaires, les rencontres avec la nature et les hommes ébranlent les certitudes et instillent le doute. Est-on bien dans ce grandiose décor que d'aucuns louent comme une terre rêvée parce que désertée par les hommes ?
    Et pourtant, des hommes et femmes ont adopté ce territoire de l'extrême, mais ils ne sont pas toujours ceux que l'on croit. Reste alors à avaler les kilomètres, faire l'expérience du voyage à la rencontre de l'imprévu, et se fondre dans l'âpreté des éléments qui se jouent du voyageur, pour voir, par soi-même, ce que cache ce territoire.

  • Iran, la paupiere du jour : un périple intime

    Emilie Talon

    • Elytis
    • 3 Juin 2021

    "J'ai perdu la photo. La seule photo que j'aie jamais faite que je trouvais vraiment belle. Perdu. Mais je m'en souviens très bien. Je suis derrière Shirin, elle marche au devant d'un paysage immense. La poussière voile les reliefs, la lumière est pourtant intense, la montagne erodée, et le foulard de Shirin tombé sur ses épaules, elle a les bras légèrement ouverts, les paumes aussi, la tête renversée.
    Elle avance contre le vent. Je prends la photo que je perdrai plus tard. C'est l'été aux alentours de Téhéran. Shirin a 22 ans. Selon le terme en usage ici, c'est une enfant de la Révolution. Elle est née en 1979. Son frère, Fereydoun, est né 4 ans plus tard, un enfant de la guerre. Je suis née entre eux. Ailleurs. En Occident. Shirin de la Révolution et Fereydoun de la guerre, je les ai regardés, reçus, visités, perdus, retrouvés.
    Aimés. Nos enfances menées parallèlement ont ébranlé ma trajectoire. Nous sommes cousins". Regard sensible posé sur l'Iran intime, celui où se mêlent les histoires d'adolescentes amoureuses et où la vie avance en dépit des vents parfois hostiles, cette Paupière du jour est le récit littéraire d'un voyage dans la vie quotidienne iranienne et dans cette part de famille de l'auteur, qui vivait sur des terres à mi-chemin de la réalité et de la légende.

  • Les cent vues du japon

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    • Elytis
    • 4 Octobre 2018

    De 2017 à 2018, Julien Giry et Aurélie Roperch ont sillonné le Japon, de la banquise de Hokkaido à l'archipel tropical d'Okinawa, à la découverte de ses cent vues les plus emblématiques.
    Établie par les Japonais eux-mêmes, cette liste regroupe aussi bien des paysages naturels et urbains que des sites historiques anciens ou contemporains, festivals, phénomènes naturels, chemins de pèlerinage, etc., connus ou méconnus des voyageurs étrangers. Ce faisant, elle constitue un fabuleux portrait du Japon contemporain que les deux journalistes ont décidé de restituer dans un livre mêlant images et textes, conseils pratiques et informations culturelles.

  • Longtemps j'ai rêvé d'Afrique. Enfant déjà, je passais des heures à la lecture de Burroughs, suivant Tarzan pourchassant les hommes-fourmis dans une jungle luxuriante peuplée de bêtes sauvages. Je remontais des fleuves sombres et inquiétants avec Conrad, attrapais des fièvres tropicales avec Gide, traversais le continent d'ouest en est avec Leiris, du nord au sud avec Theroux. J'ai lu Cendrars, Kapuscinsky et tant d'autres.
    Et puis j'ai fini par y aller, marchant dans la forêt, dans la savane, dans la brousse, encore et encore, pour de vrai, les yeux ouverts.

  • Lorsque les baleines remontent vers le nord, dans l'océan Atlantique, pour y trouver leur nourriture, elles passent avec la même régularité à proximité des îles Bermudes. Là, dans des eaux limpides, un homme les observe depuis près de quinze ans, pour essayer d'en comprendre les comportements, mais aussi pour en capter toute la beauté.
    Andrew Stevenson, aventurier et humaniste nomade, s'est installé dans ces îles privilégiées pour l'observation et échange ses données avec des scientifiques du monde entier. Dans la lignée de l'océanographe Jacques-Yves Cousteau, il devient l'un des grands photographes sous-marins et tente de montrer la majesté des baleines pour en dire la fragilité et mieux les préserver. Il est le seul à avoir catalogué 1600 individus.

  • Son amour pour la Chine, Rosemary Taleb-Rivière ne saurait l'expliquer rationnellement. Tant hier qu'aujourd'hui, pourquoi la Chine aimante-elle à ce point le voyageur occidental ?? Victor Segalen, Alexandra David-Néel ou Marc Riboud se perdirent avec bonheur dans ce pays-monde et nombreux sont les artistes qui y trouvèrent aussi matière à produire de grandes oeuvres. Depuis ses premiers cours sur l'esthétique chinoise à l'Ecole du Louvre, l'engouement pour le pays n'a pas quitté l'auteur.
    Du Yunnan au Gansu, en passant par le Sichuan, des grottes ancestrales aux temples millénaires, Rosemary Taleb-Rivière a foulé l'Empire du Milieu avec la même fougue que ses aînés. Sur le terrain, pinceau ou stylo en main, l'oeil aiguisé par ses lectures et le trait assuré, elle se fond avec gourmandise dans l'esthétique et la poésie chinoise, composant, avec cette Chine au bout des doigts, le carnet inspiré et amoureux d'un voyage sans fin.

  • Situé à trois quart d'heure de marche du village d'Akunnaaq, au Groenland, le Manguier, ancien remorqueur transformé en navire d'expéditions, se laisse prendre volontairement par la banquise. Dans la baie, une trentaine de maisons colorent le village parmi cette vaste étendue blanche où plusieurs hameaux ne sont plus que des lieux fantômes. Appareil photo visé au poignet, la photographe Férial a vécu un temps sur le navire, aimantée par la beauté polaire et la culture inuite.
    Elle y a découvert ce monde gelé, faussement inhabité par une faune discrète. Au-delà de l'esthétique de ses clichés, des réflexions poétiques et engagées sur ce territoire, elle en a ramené un véritable cri du coeur face au dérèglement climatique. "Nuna" , la terre des hommes, n'appartient pas aux hommes ? ; elle leur est seulement prêtée. Face à l'urgence de conserver toute cette beauté, le moment est donc venu de mettre en oeuvre notre propre passage à l'âge adulte et se souvenir que l'avenir se contruit aujourd'hui.

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