Enssib

  • Les bibliothécaires, les documentalistes ne disparaîtront pas avec l'avènement du document numérique: leurs métiers vont changer, et sans doute s´enrichir.

    Olivier Le Deuff se propose, après une partie introductive et historique, de préciser ce qu´est une culture de l´information, ce qu´elle implique de la part des professionnels qui ont à la traiter, et des usagers qui doivent la repérer et s´y retrouver. Il développe longuement les rôles et missions des bibliothécaires et documentalistes dans ce monde technique (informatique) et professionnel (le classement et les architectures de l'information). Il précise la place nouvelle des lecteurs, usagers, internautes, et les fonctions indispensables de médiation qui sont attachées à ces nouveaux supports. Il replace la formation de chacun comme préalable à ces nouvelles compétences.

    Cet ouvrage, à la fois théorique, pratique et prospectif, s´adresse aux professionnels des bibliothèques et de la documentation.

    Olivier Le Deuff est maître de conférences en sciences de l'information et de la communication, responsable de la formation DUT Information numérique dans les organisations, université Bordeaux Montaigne, Laboratoire Médiation, information, communication, art (MICA).

  • Découvrez Pratiques documentaires numériques à l'université, le livre de Ghislaine Chartron

  • Que devient la lecture dans un monde numérique ? Zapping, émiettement, papillonnage ou interaction, participation, immersion... La diversité croissante des modalités de lecture sur supports numériques suscite autant l'intérêt que la consternation. Bien que le texte soit omniprésent dans la société actuelle, des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent pour alerter, dénoncer une dérive, stigmatiser des modes de lecture qui ne seraient plus que des « parents pauvres » de la « véritable » pratique de lecture.

    Dans un monde numérique, la lecture perd l´innocence de la proximité, du familier, du connu. Elle se révèle dans toute sa complexité, et oblige le lecteur à entrer dans une plus grande conscience des processus en jeu, des repères qui permettent de comprendre et d´interpréter. Cela n´est nulle part aussi évident qu´avec la littérature numérique qui questionne tout autant qu´elle met en oeuvre de nouvelles ouvertures sur l´imaginaire. Proposant ici une véritable réflexion sur les processus de lecture en ligne, sur ebook, sur écran d´ordinateur ou de téléphone mobile, les auteurs issus du monde universitaire réunis ici interrogent les habitudes de lecture forgées par la culture du livre papier tout en introduisant aux modalités émergeantes de lecture sur supports numériques.

  • L'Association pour le développement de l'histoire culturelle (ADHC) est née, en 1999, du constat de la place croissante, en même temps que problématique, de l'histoire culturelle dans l'historiographie contemporaine.
    Revendiquée par les uns, dénoncée par les autres, cette place méritait l'institution d'un lieu de rencontres où tous ceux qui se reconnaissent dans cette qualification pourraient échanger sur le fond et sur la forme de leur travail. L'association a tenu son premier congrès en 2000. Au terme d'une décennie et plus d'activité, il était temps de tirer le bilan et, comme il se doit, de tracer de nouvelles perspectives.
    Cette anthologie des conférences et tables rondes organisées dans le cadre du congrès annuel de l'association propose un panorama unique en son genre des propositions avancées par l'histoire culturelle en France et, dans une moindre mesure, à l'étranger depuis dix ans. Regroupés en sections thématiques (définitions et frontières, objets, regards et transferts, débats), ces textes rédigés par d'éminents spécialistes venus de divers horizons (historiens, sociologues, philosophes, historiens de l'art ou de la littérature) donnent à voir à la fois la permanence de certains questionnements et leur renouvellement.

  • La réflexion sur le modèle de bibliothèque entamée avec "Quel modèle de bibliothèque ?" (Presses de l'enssib, 2008) se poursuit par une analyse comparée des modèles français et américain de bibliothèque publique. Sont ici analysés les modalités de création de ces bibliothèques, leur rapport aux pouvoirs, leur place dans la société, leurs fonctions et leurs fonctionnements. Un chapitre complète l'analyse avec une présentation des deux grandes associations professionnelles (Association des bibliothécaires de France, American Library Association). Une place importante est consacrée à l'analyse comparée des fondements et des objectifs de chacun de ces modèles : aux États-Unis, l'accent mis sur l'accès libre à l'information et sur la fonction éducative de la Public Library ; en France, sur l'offre de collections et services culturels et sur l'accès à tous (la démocratisation culturelle). Au-delà d'un socle commun de valeurs et de projets, cet ouvrage souligne l'écart entre les choix des établissements de part et d'autre de l'Atlantique, leur rapport au savoir, à l'information et à la censure, et les représentations que l'histoire récente des uns et des autres ont pu créer dans l'imaginaire collectif.

  • Pourquoi les documents électroniques pour le Web sont-ils si souvent difficiles à utiliser et à comprendre ? Quelle activité cognitive développent les concepteurs de ces documents ? Quelles difficultés rencontrent-ils ? Cet ouvrage vise à apporter des éléments de réponse à ces questions : dans un premier temps, des éléments historiques sur l'étude scientifique des activités de conception sont mis en perspective avec les spécificités de la conception de documents pour le Web. L´auteur présente ensuite des études qui essaient de mieux comprendre les difficultés auxquelles les concepteurs de ces documents sont confrontés et les conséquences qu´elles peuvent générer au niveau des documents conçus. Enfin, le rôle de l´esthétique et ses liens avec l´ergonomie clôturent cet essai.

    Ce livre s´adresse aux étudiants et enseignants-chercheurs qui s´intéressent à la psychologie et à l´ergonomie cognitives des documents électroniques. L´ergonome ainsi que le concepteur de documents Web pourront également y trouver des connaissances intéressantes pour leurs pratiques.

  • La publication des Actes du colloque international L'éducation à la culture informationnelle (Lille, octobre 2008 - sous le patronage de l'Unesco) présente les regards de chercheurs, de praticiens ou de représentants d'institutions sur cette notion et ouvre de larges perspectives interdisciplinaires.

    Le nouveau concept de « culture informationnelle » est proposé par la communauté internationale pour mieux appréhender la complexification actuelle des relations entre l'enseignement, l'éducation et l'information, liée au développement exponentiel des technologies numériques.

    Quel rapport entretient l'éducation à l'information (information literacy) avec l'éducation aux médias (media literacy) et l'éducation numérique (digital literacy) ? Le périmètre de la « culture informationnelle » s'étend maintenant clairement au-delà du monde de la documentation et des bibliothèques. La notion même doit être précisée, revue, alors que les pratiques continuent d'évoluer. Une place importante est consacrée dans l'ouvrage à l'analyse comparée des approches théoriques et de plusieurs expériences menées dans différents pays.

  • Beaucoup de lectures s'effectueront dans quelques années sur des dispositifs numériques, quels que soient les champs à l´oeuvre. La sensibilisation aux spécificités du texte numérique est donc un enjeu important pour la recherche, la lecture et l´écriture.

    Cet ouvrage a pour but d´analyser comment le texte préfigure les pratiques, et comment le lecteur y répond en mobilisant ses imaginaires personnels. Il identifie, pour la première fois de façon exhaustive, les procédés rhétoriques de l´hyperlien et de l´animation textuelle, et propose à la fois des outils de défense contre certains effets de manipulation du texte numérique, et des repères pour permettre au lecteur de goûter à un nouveau plaisir du texte.

    L´objectif de Rhétorique du texte numérique est de sensibiliser lecteurs, chercheurs, auteurs et éditeurs aux possibles expressifs du texte numérique, et de leur permettre ainsi de mieux connaître et maîtriser ses procédés d´argumentation, de persuasion, de narration, de métaphorisation et de séduction. La connaissance de ce champ des possibles favorisera l´émergence d´une nouvelle culture de l´interprétation, réflexive et critique.

    Alexandra Saemmer est professeure des universités en sciences de l´information et de la communication à l´université Paris 8, Laboratoire d´excellence des arts et médiations humaines (Labex Arts-H2H). Elle est par ailleurs auteure de littérature numérique.

  • "Nous vivons dans un espace numérique, non seulement parce qu'il est saturé de techniques informatiques, mais aussi parce qu'il est entièrement mesuré, et que c'est par l'entremise de la visualisation de ces mesures au moyen des cartes que nous formons nos représentations géographiques", c'est ainsi que Henri Desbois, spécialiste de la cartographie, introduit son essai sur l'histoire de la cartographie et de la mesure du territoire, depuis Ptolémée, les Cassini, jusqu'à Google Earth et interroge les relations entre les techniques numériques et les représentations de l'espace.
    Si la cartographie, c'est l'art de faire la guerre, c'est aussi l'art de se repérer, de communiquer et d'imaginer. A partir de ses travaux de recherche, Henri Desbois explore les différents aspects de ces réseaux qui rythment nos vies. Structuré en trois parties : l'histoire des techniques cartographiques, les aspects politiques et, la place de la carte dans la culture à travers les cartographies imaginaires ou sentimentales, cet ouvrage propose d'envisager les changements de la cartographie à travers leurs relations avec le contexte scientifique, politique et culturel.

  • Cet ouvrage est le premier rédigé en français sur l'histoire contemporaine de la lecture en Grande-Bretagne.
    L'étude présentée ici comble donc un manque en faisant apparaître l'importance de la lecture en Angleterre de la période victorienne à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Sont ici analysés, grâce à une présentation chronologique, les modalités de l'alphabétisation de la population, l'émergence de nouveaux lectorats, le rôle des cabinets de lecture, la création de bibliothèques publiques, les pratiques et les modes de lecture spécifiques de ce pays.
    Leur évolution au fil des décennies est mise en regard du contexte politique, économique et social. Comme Bibliothèque publique et Public Library, d'Anne-Marie Bertrand, publié dans la même collection, Une nation de lecteurs ? La lecture en Angleterre (1815-1945) contribue à la réflexion sur les fondements de la lecture privée et publique. Au-delà de l'identification de spécificités anglaises à l'intérieur du monde anglophone, cette étude contribue à enrichir l'analyse comparée des représentations de l'imaginaire collectif occidental autour de la lecture.

  • Rechercher de l'information dans les bases de données, dans le Web ou même à l'intérieur d'un document, est devenu une activité extrêmement commune dans la « société de l'information ». Autrefois mise en oeuvre par des spécialistes, par des professionnels ayant suivi une formation (les documentalistes, les bibliothécaires), elle est aujourd'hui à la portée de tous : de la jeune élève, de l'adolescent, de l'étudiante, de l'adulte ou de la personne âgée, que ce soit dans le cadre académique, professionnel, culturel ou de loisir. Comment font-ils ? Quelles sont leurs démarches, leurs difficultés ? Pourquoi procèdent-ils de la sorte ?
    L'objectif de cet ouvrage est de répondre à ces questions en offrant pour la première fois en langue française un panorama de la recherche internationale sur ces thèmes.

    Le livre est destiné aux étudiants et aux chercheurs, particulièrement celles et ceux en sciences de l'information et de la communication et en psychologie, qui y trouveront l'ensemble des thématiques, des plus traditionnelles aux plus récentes, les concepts clés, les principales modélisations et la gamme des outils méthodologiques utilisés dans le domaine.

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