Hazan

  • Brève histoire du monde Nouv.

    Cette nouvelle édition poche, revue et corrigée, s'enrichie d'une préface émouvante de la petite-fille de Ernst H.Gombrich qui raconte la genèse de ce livre désormais iconique. Aussi audacieux que cela puisse paraître, raconter l'histoire de l'humanité en quelque trois cent pages est le pari fou que s'est lancé Ernst Grombrich, et qu'il a relevé avec brio. Tutoyant ses lecteurs, petits ou grands, et considérant que ceux-ci savent réflechir par eux-mêmes, il leur présente les personnages historiques emblématiques de leur temps et raconte les faits dans leur continuité, comme dans un roman au long cours, avec toujours cette question centrale qui guide son propos : quels épisodes du passé ont eu une influence sur la vie de l'humanité en général et quels sont ceux dont on se souvient le plus ? Un ouvrage formidable pour apprendre l'histoire sans en avoir l'air, comme l'explique si bien Gombrich : "j'aimerais que mes lecteurs l'abordent en toute décontraction et suivent le fil de l'histoire sans se sentir tenus de prendre des notes ni de retenir des noms et des dates. Je leur promets aussi qu'il n'y aura pas d'interrogation."

    1 autre édition :

  • L'heure bleue de Peder Severin Krøyer Nouv.

    Catalogue officiel de l'exposition L'heure bleue de Peder Severin Krøyer au musée Marmottan Monet du 28 janvier au 25 juillet 2021.

    Le musée Marmottan Monet présente, du 28 janvier au 25 juillet 2021, la première exposition monographique jamais consacrée en France à l'un des plus grands maîtres de la peinture danoise Peder Severin Krøyer (1851-1909). Contemporain de Vilhelm Hammershøi (1864-1916), Peder Severin Krøyer est au plein air ce que son contemporain fut à la scène d'intérieur. Plus de soixante chefs-d'oeuvre provenant du musée de Skagen - dépositaire d'un des premiers fonds mondiaux de l'artiste - du musée de Göteborg mais aussi des musées de Copenhague, Aarhus, Alkersum/Föhr, Lübeck, Kiel, Budapest et Paris mettent à l'honneur ce remarquable interprète de l'heure bleue, ce phénomène météorologique qui précède le crépuscule et se déploie surtout aux lointains bords de mer septentrionaux. Cette exposition est placée sour le haut patronage de la Reine Margrethe II du Danemark.

  • Le Caravage par le détail Nouv.

    Né en 1571 et mort avant l'âge de quarante ans, Caravage est considéré comme un des grands maîtres italiens. Il a développé un style pictural révolutionnaire, caractérisé par un réalisme et une accessibilité sans précédent.
    Cet ouvrage met ses tableaux en valeur comme jamais auparavant, à travers des détails en pleine page particulièrement saisissants. Il est organisé en neuf chapitres thématiques, parmi lesquels les natures mortes, les cinq sens, le corps ou l'éloquence du geste. En expliquant la signification des détails individuels, l'historien de l'art Stefano Zuffi nous apporte un nouvel éclairage sur l'oeuvre du brillant peintre italien.
    Rédigé dans un langage clair et abordable, ce livre guide le lecteur dans l'oeuvre du Caravage, tout en montrant ses tableaux les plus populaires, dont Bacchus, Méduse, David et Goliath, Judith décapitant Holopherne, et La Diseuse de bonne aventure, sous des angles exceptionnels.

  • Hiroshige ; cent vues d'Edo

    Anne Sefrioui

    • Hazan
    • 21 Octobre 2020

    L'un des plus célèbres recueils d'estampes de Hiroshige, le dernier publié de son vivant, reproduit en fac-similé avec une reliure à la japonaise, sous forme de coffret prestigieux, accompagné d'un livret explicatif décrivant chacune des estampes de la suite du grand maître japonais.
    En 1855, un terrible tremblement de terre dévaste la ville d'Edo (rebaptisée Tokyo par la suite), et environ dix ans plus tard, Hiroshige (1797-1858) entreprend de dessiner les cent visages de sa ville natale. S'il restitue les changements bien réels de la cité, il y introduit aussi la projection de ses propres rêves, empreints de nostalgie. Le célèbre paysagiste donne ainsi à voir avec lyrisme les sites les plus renommés, parfois leur reconstruction récente, mais il rend compte également avec précision de la vie quotidienne des habitants, de leurs coutumes et de leur environnement. Bien que, traditionnellement, les paysages soient présentés au format horizontal, Hiroshige a choisi avec audace la verticalité pour ce recueil - le dernier publié de son vivant -, jouant avec les gros plans et les compositions originales, et confirmant ainsi son statut de maître de l'estampe ukiyo-e.

  • Catalogue officiel de l'exposition Cindy Sherman à la Fondation Vuitton du 2 avril au 31 août 2020. Du milieu des années 1970 à nos jours, Cindy Sherman a produit une oeuvre photographique quasi intégralement consacrée au portrait, sans jamais recourir à d'autres modèles qu'elle-même. Paradoxalement, c'est en disparaissant derrière ses masques et ses costumes que Cindy Sherman est devenue une icône, bousculant l'idée même d'identité et les frontières entre réalité et fiction. Publié à l'occasion de la rétrospective de Cindy Sherman à la Fondation Louis Vuitton, et préfacé par Suzanne Pagé, cet ouvrage réunit des essais de Marie Darrieussecq, de Gérard Wajcman, de Ludovic Delalande ainsi que des commissaires de l'exposition, Marie-Laure Bernadac et Olivier Michelon. Ici reproduites, les quelque cent soixante-dix oeuvres présentées dans l'exposition sont accompagnées de commentaires qui les replacent dans le développement d'une oeuvre considérée, à juste titre, comme capitale dans l'histoire de l'art de ces cinquante dernières années.

  • Cette série des Trente-six vues du mont Fuji, publiée En 1853 par Hiroshige (1797-1858) en format horizontal est reproduite ici en fac-similé pour la première fois en Occident: ; elle fait écho, vingt ans après, à la fameuse suite éponyme de Hokusai.
    Parmi les sites naturels, le mont Fuji, volcan sacré, est devenu un symbole du Japon. Symbole d'éternité, point culminant du Japon, omniprésent dans l'archipel, source d'inspiration pour les artistes, il fait l'objet d'un véritable culte et de légendes populaires ; Le Mont Fuji figure à l'arrière-plan de chacune des vues de cette série, sous des points de vue variés et des lumières changeantes, dominant des sites d'une beauté sublime, souvent animés par quelques personnages vivant en symbiose avec la nature.
    Cet ouvrage est disponible sous coffret avec une reliure à la japonaise.

  • L'exposition Giorgio de Chirico. La peinture métaphysique retrace le parcours et les influences artistiques et philosophiques qui ont nourri l'artiste Giorgio de Chirico de Munich à Turin, puis à Paris où il découvre les avant-gardes picturales de son temps et enfin à Ferrare. De manière inédite, seront mis en lumière les liens du peintre, découvert par Apollinaire puis soutenu par le marchand Paul Guillaume, avec les cercles culturels et littéraires parisiens. Né en Grèce et formé dans le creuset de la culture classique et du romantisme allemand tardif, De Chirico développe les fondements d'une nouvelle conception artistique aux côtés de son frère cadet Alberto Savinio. Elève à l'Académie des Beaux-Arts de Munich à partir de 1908, il découvre la pensée de Nietzsche et Schopenhauer ainsi que les oeuvres de Böcklin et de Klinger. Après un passage à Milan puis Florence, c'est cependant depuis la France, à Paris dès l'automne 1911, qu'il met en place un vocabulaire plastique singulier au contact des révolutions picturales modernistes. Il est très vite remarqué par certaines personnalités artistiques de son temps. Guillaume Apollinaire, Maurice Raynal et André Salmon, mais aussi André Breton, Paul Éluard, Jean Paulhan, sont parmi les premiers à s'intéresser à son oeuvre et à la promouvoir.
    L'exposition trouve ainsi toute sa place au musée de l'Orangerie autour de la figure de Paul Guillaume qui fut le tout premier marchand de Giorgio de Chirico. De retour en Italie en 1915, il est envoyé avec son frère Savinio à Ferrare pour des raisons militaires et y poursuit ses recherches picturales. La période ferraraise (juin 1915-décembre 1918) est l'occasion pour les peintres Carlo Carrà et Giorgio Morandi de fréquenter les deux frères permettant ainsi la formation de ce que l'on qualifiera plus tard d'"école métaphysique" et sur laquelle se clôt l'exposition.

  • Cet ouvrage se veut une véritable déclaration d'amour à Paris, un inventaire intime et émotionnel d'un Paris de toutes les histoires et de la grande Histoire. L'auteur, Sophie Chauveau, part en exploratrice arpenter ses rues, ses places et ses cafés, ses jardins, ses monuments et ses musées, y trouver la magie des lieux où vécurent les peintres et les écrivains qui ont écrit et immortalisé pour toujours la ville. Elle part à la recherche de tous les Paris, aimés ou détestés. Elle part à la recherche de ses souvenirs et des nôtres aussi.
    Du Paris iconique de Montmartre, des Champs-Élysées, de Notre-Dame ou de la tour Eiffel, au Paris des rues et de la Seine, l'auteur flâne et redécouvre l'âme d'une ville à travers les plus beaux textes de Proust, Balzac, Maupassant, Hugo, Modiano, et des chefs-d'oeuvre de Raguenet, Pissarro, Caillebotte, Manet, Renoir, Béraud, Monet, Van Gogh et de bien d'autres encore.
    Ce livre propose une anthologie illustrée inédite, qui puise dans la littérature et la peinture, du xvie siècle à nos jours, et met en valeur toute la beauté de Paris. Ce dialogue riche et contrasté entre citations choisies et peintures célèbres révèle un Paris qui a su attirer les plus grands artistes du monde, qui a nourri leur imaginaire et leur créativité.

    « Il existe mille lieux à Paris dont le talent des hommes a marqué l'histoire. Paris est si petit qu'il y fleurit une étonnante accumulation de génies au mètre carré. Au 50, rue de Vaugirard, madame de Lafayette rédigea la Princesse de Clèves, Balzac écrivit La Peau de Chagrin, rue Cassini, et Alain Fournier y acheva Le Grand Meaulnes. Pascal vécut sa nuit de feu au 54 rue Monsieur. Mallarmé, Zola et Manet vivaient et créaient sans quitter les Batignolles, où le mouvement impressionniste se tenait en embuscade. »

  • Ce coffret réunit l'essentiel de l'oeuvre d'un artiste hors du commun qui a fait sienne cette devise de la Sécession viennoise toujours aussi forte et intemporelle : « À chaque époque son art. À l'art sa liberté.
    Quand est créé ce mouvement en 1897, Klimt a trente-cinq ans. Il est en pleine maturité, et pour lui c'est un tournant. Ce fils de doreur né dans un faubourg viennois, qui a appris peinture et dessin ornemental dans une école d'arts appliqués, qui est déjà l'auteur de décors, adhère aux principes de ce Sezessionsstil : se détourner du conservatisme, puiser dans des sources d'inspiration inédites, bannir la hiérarchie entre beaux-arts et arts mineurs, s'allier à l'architecture. En bref, élaborer un art nouveau - comme dans le reste de l'Europe.
    À Vienne, dans cette capitale cosmopolite de l'Empire austro-hongrois, instable et décadente, Klimt développe stylisation, arabesque et profusion décorative, avec comme sujet presque unique le corps féminin, à l'érotisme obsédant. Entre portraits mondains, allégories et paysages, entre peintures de chevalet et décors privés, ses oeuvres sont devenues l'un des emblèmes de la modernité viennoise.

  • Bruegel par le détail Nouv.

    Il y a tant à voir dans les tableaux de Bruegel que le regard est impuissant à tout saisir. Ses peintures et ses dessins sont si touffus, si riches en personnages et en scènes anecdotiques que, bien que toujours lisibles, nombre d'éléments nous échappent. D'autant que la distance culturelle entre notre monde et celui du xvie siècle brouille la signification de nombreux détails.

    L'originalité de cet ouvrage tient aux 180 détails empruntés à différents dessins et tableaux, puis répartis et commentés en 8 chapitres thématiques, à savoir : Regard sur le monde ; des temps agités ; péchés et vertus ; monstres et démons ; instruction et divertissement ; ingéniosité visuelle ; trognes et émotions ; joie de vivre.

    Manfred Sellink nous éclaire sur ce qui se cache sous ce fourmillement : symboles religieux, scènes moralisantes, proverbes de la sagesse populaire, jeux d'enfants ou tout simplement cette saveur humoristique avec laquelle il promène un regard ironique ou bienveillant sur le genre humain.

    Le livre propose aussi une biographie succincte de l'artiste. En outre, toutes les oeuvres auxquelles des détails ont été empruntés sont reproduites en totalité, accompagnées de leurs données techniques.

    1 autre édition :

  • Monet ; coffret l'essentiel

    Anne Sefrioui

    • Hazan
    • 4 Novembre 2020

    Ce coffret réunit l'essentiel de l'oeuvre d'un artiste hors du commun, Claude Monet (1840-1926), considéré par l'histoire de l'art comme le père de l'impressionnisme. Il présente, à travers un choix chronologique de cinquante tableaux, sa longue et brillante carrière. Bien qu'il n'ait pas négligé les sujets citadins et modernes, la représentation de la nature constitue indéniablement le coeur de son oeuvre. Elle a fait l'objet de ses recherches incessantes, sans que jamais l'artiste ne perde de vue ce qui lui était essentiel : la vérité de ses sensations. De la transcription fidèle du paysage, à ses débuts, jusqu'à l'écriture gestuelle des ultimes Nymphéas, l'ouvrage permet de suivre et de comprendre l'évolution de sa création.
    Ainsi seront abordées les thématiques de Monet (les bords de mer, la Seine, les jardins, les saisons, etc.), ainsi que les techniques utilisées, comme la décomposition par la touche de la lumière et des couleurs, le recours à la répétition et aux séries pour mieux rendre compte des variations atmosphériques, ou encore la dissolution progressive des formes qui a conduit à considérer Monet comme un précurseur de l'abstraction.

  • Un ouvrage d'exception et inédit autour des Nymphéas de Claude Monet, en partenariat avec le musée de l'Orangerie qui détient la plus importante collection de Nymphéas de Monet. La (re)découverte de l'ensemble du cycle des nymphéas de manière homothétique, accompagnée d'un cahier photo autour de Monet à Giverny.
    Une coédition Musées d'Orsay et de l'Orangerie/Editions Hazan.

  • Catalogue officiel de l'exposition Léonard de Vinci au musée du Louvredu 24 octobre 2019 au 24 février 2020.

    À l'automne 2019, le musée du Louvre organisera une exposition exceptionnelle consacrée à Léonard de Vinci. Un corpus d'oeuvre unique que seul le musée du Louvre pouvait rassembler, en complément de son fonds exceptionnel de tableaux et dessins du maître italien.

    Cette date revêt pour le Louvre une signification toute particulière : l'année 2019 marque le cinquième centenaire du décès de l'artiste, à Amboise. À l'invitation du nouveau roi de France, François Ier, Léonard de Vinci quitta en effet l'Italie pour la France à la mort de son protecteur, Julien de Médicis. Il arriva sans doute vers novembre 1516 dans la demeure du Clos Lucé, située à quelques pas de la résidence royale d'Amboise.

    C'est là que François Ier logea magnifiquement Léonard, qu'il nomma « premier peintre, ingénieur et architecte du roi » et pensionna royalement. L'artiste y vécut les trois dernières années de sa vie, organisant ses notes sur divers sujets scientifiques et artistiques en vue d'en publier des traités et travaillant à ses tableaux dont il n'avait jamais voulu se séparer : la Sainte Anne, La Joconde, le Saint Jean Baptiste. On garde aussi de ce temps d'admirables dessins sur des papiers de fabrication française, démontrant qu'il travailla à une monumentale sculpture équestre, à des projets hydrauliques ou à l'organisation de festivités pour le souverain.

    Le grand génie italien de la Renaissance mourut au Clos Lucé le 2 mai 1519. C'est ainsi que le Louvre conserve près du tiers du corpus des tableaux de l'artiste : les peintures apportées en France, achetées par François Ier, entrèrent alors dans les collections royales, où se trouvaient sans doute déjà La Vierge aux rochers et La Belle Ferronnière, acquises par Louis XII. À cet ensemble extraordinaire, qui constitue l'origine même des collections du musée du Louvre, s'ajoute un fonds exceptionnel de vingt-deux dessins de Léonard de Vinci.

    Le cinquième centenaire du décès du maître italien offre donc au Louvre l'occasion singulière de réunir autour des cinq grands tableaux de ses collections la plus grande part possible des peintures de Léonard (quatorze à dix-sept, selon les spécialistes, lui sont de nos jours attribuées), afin de pouvoir les confronter à un large choix de dessins ainsi qu'à un ensemble, restreint mais significatif, de tableaux et de sculptures qui en offriront une contextualisation concrète.

    Cette rétrospective internationale permettra ainsi de présenter les résultats des recherches les plus récentes, associés à la réédition critique de la documentation fondamentale, en même temps que les dernières études scientifiques conduites en laboratoire ou lors des récentes restaurations menées par le musée du Louvre.

  • L'art qui guérit

    Pierre Lemarquis

    • Hazan
    • 4 Novembre 2020

    Et si l'art pouvait vraiment nous aider à vivre mieux et plus longtemps ?
    « Un jour on saura peut-être qu'il n'y avait pas d'art, mais seulement de la médecine », écrit J.M.G. Le Clézio. Le rapport de l'OMS du 11 novembre 2019 confirme son intuition et affirme que l'art peut être bénéfique pour la santé, tant physique que mentale.
    Si les philosophes ont les premiers pressenti l'impact du beau et de l'art sur le cours de notre existence, sur notre humeur, notre état d'esprit et notre santé, leurs thèses sont désormais confirmées par les neurosciences, qui nous révèlent comment notre cerveau et, par là, notre corps entrent en résonance avec la création artistique sous toutes ses formes.
    /> On sait aujourd'hui comment l'art sculpte et caresse notre cerveau et s'avère indispensable à notre vie. Tuteur de résilience, il élargit aussi notre vision du monde et nous métamorphose dans un processus de guérison, voire de renaissance.
    Pierre Lemarquis, accompagné de Boris Cyrulnik qui préface cet essai, nous invite à visiter une exposition imaginaire afin de nous faire partager leur expérience de l'art qui guéri, depuis la préhistoire jusqu'à nos jours. Des premières oeuvres de Lascaux à la Renaissance, de L'Origine du monde à Matisse ou Picasso, laissons-nous envahir par ces chefs-d'oeuvre et soigner par Michel-Ange, Jérôme Bosch, Albrecht Dürer, Gustave Courbet, Frida Kahlo, Antoni Tapiès et bien d'autres. Nous croiserons aussi quelques indiens Navajos, quelques fous géniaux, nous plongerons dans d'étranges retables et autres mystérieux palais, nous nous réchaufferons au coeur de la chapelle Sixtine et nous reviendrons à la vie régénérés et transformés.

  • Véritable célébration des oiseaux, ce coffret, accompagné d'un livret explicatif, déploie en format accordéon plus d'une soixantaine d'oeuvres des plus grands maîtres de l'estampe japonaise. Délicates mésanges sur des cerisiers en fleur, paons majestueux faisant la roue, hirondelles gracieuses en plein vol, chouettes endormies sur fond de ciel de pleine lune ou cacatoès aux ramages chatoyants, tous ces oiseaux révèlent la virtuosité, le raffinement et le don de l'observation de ces artistes intemporels. De Keisai, Keibun et Hokusai à Hiroshige et Koson, ces estampes subliment la beauté de la nature.

  • Ce recueil, conçu comme une carte du tendre, une lente progression amoureuse déployant un récit subtil, de poèmes en chefs-d'oeuvre de la peinture, alterne les regards des poètes et des poétesses pour dessiner en creux, tout en finesse, des portrait de femmes, multiples, complexes, nuancés.
    Les poèmes de Sappho, Pétrarque, Marie de Brabant, Pierre de Ronsard, Marceline Desbordes-Valmore, Victor Hugo, Louise Colet, Charles Baudelaire, Emily Dickinson, Arthur Rimbaud, Anna de Noailles, Stéphane Mallarmé, Marie Nizet... dialoguent avec les oeuvres de Rosalba Carriera, Titien, Cranach, Rubens, Renoir, Van Gogh, Corot, Burne-Jones, Greuze, Berthe Morisot, Manet, Lehmann...
    Guidé par les artistes, hommes et femmes, le lecteur est invité à une promenade littéraire et visuelle. Agencée en thématiques (la maternité, le travail, le rêve/fantasme, l'amour, la création), qui dévoilent les élans et les moment de la vie du femme, et grâce à des rapprochements inattendus entre les oeuvres, cette anthologie subjective renouvelle le plaisir de lire de la poésie et d'observer la peinture, pour mettre en valeur, in fine, une inépuisable source d'inspiration et de fascination.

  • « Livre orgiaque, sans trop de mélancolie », aux dires de son auteur, Parallèlement met en scène les amours et les haines de Verlaine, sa double nature de pécheur et de chrétien convaincu, sa double identité sexuelle aussi. Celui qui avait été l'amant de Rimbaud, le temps d'une saison infernale, publie une manière de portrait intime en 1889, non sans craindre la censure. Onze ans plus tard, Verlaine étant mort entre-temps, Vollard et Bonnard, le marchand et le peintre, donnent une seconde vie au livre, choisissant avec soin format, papier et typographie, ainsi qu'une illustration somptueuse, tirée en rose à dessein. Sans jamais trahir le texte et sa façon piquante de mobiliser les sens, Bonnard laisse ses motifs, femmes entrelacées, corps lascifs, faunes exténués ou personnages de Watteau, sortir des marges, envahir la page, culbuter les vers imprimés. Ce sommet du livre d'artiste reparaît tel quel, dans un coffret qui rend hommage à cette rencontre originale, à ce dialogue artistique, accompagné d'un livret explicatif qui se penche autant sur la verdeur poétique de Verlaine qu'il explore l'éros inventif de Bonnard.

  • Grands voyageurs et passionnés de nature, Hokusai (1760-1849) et Hiroshige (1797-1858) ont révolutionné l'art de l'estampe japonaise dès la fin du xviiie siècle, en portant à son apogée le genre du paysage. Peuplant leurs vues de scènes de la vie quotidienne, ils se sont largement appropriés le thème des saisons, au coeur de la pensée japonaise depuis la fin de la période Yamato (250-710). Dès le vie siècle, les poètes s'emparent du sujet en lui associant une iconographie propre : la floraison des cerisiers devient le grand symbole du printemps et le soleil celui de l'été. L'automne appelle à la contemplation des feuilles d'érables et de la lune. L'hiver vient avec les premières neiges... Les artistes, largement influencés par le modèle chinois, s'approprieront ensuite cette vision simplifiée du cycle de la nature. Dès l'époque de Heian (794-1185) émergent de nouveaux genres liés au cycle de la nature, comme les peintures des quatre saisons, des douze mois de l'année et des lieux célèbres. Toutefois, c'est à l'époque d'Edo (1600-1868) que le thème de la nature connaît son plus grand succès avec l'estampe, et plus particulièrement avec le paysage, propice à la représentation des saisons. Avec les illustres Hokusai et Hiroshige en chefs de file, les artistes du paysage capturent toutes les variations de la nature, s'attachent aux scènes enneigées comme aux jardins de cerisiers ensoleillés, aux promeneurs luttant contre la pluie ou admirant les feuilles d'érables rougeoyantes. Ce genre leur survivra, au Japon mais également en Occident où il aura une influence considérable sur l'oeuvre des impressionnistes. Il renaîtra au début du xxe siècle, avec les derniers grands maîtres japonais du paysage et de l'estampe, et Hasui (1883-1957) qui s'attacha autant qu'Hokusai et Hiroshige à la représentation des saisons. Désormais, l'immuable cycle de la nature se fond dans un paysage moderne, bouleversé par les grands changements de la seconde moitié du xxe siècle. Hasui réactualise ce thème intemporel, encore aujourd'hui au coeur des préoccupations du Japon d'aujourd'hui.
    Ce petit coffret met à l'honneur ce sujet si cher aux Japonais en proposant une sélection des plus célèbres estampes, issues de l'oeuvre des plus grands artistes du paysage, de l'époque d'Hokusai à celle d'Hasui, et en les accompagnant d'un livret explicatif.

  • Depardon ; voyages

    Raymond Depardon

    • Hazan
    • 21 Octobre 2020

    Raymond Depardon réussit ce prodige d'être un photographe aussi à son aise sur quelques hectares - les photographies de la ferme de ses parents dans la vallée de la Saône sont désormais célèbres - que dans les grandes traversées de continents, qui sont au coeur de ce livre. C'est que son travail, quel qu'en soit le sujet, se fonde sur une réflexion, sur un effort de compréhension qui nous rend soudain proches, presque familiers, les paysages et les hommes qui les peuplent. Prostituées de Saïgon, hommes voilés du désert saharien, passants de New York, du Caire ou de La Paz, petites filles de Somalie ou d'Afghanistan, tous ces êtres humains sont saisis comme de l'intérieur, sans effets esthétisants, sans anecdote, sans complaisance.

  • Le musée Marmottan Monet organise, du 27 février au 5 juillet 2020, une exposition intitulée Cezanne et les maîtres. Rêve d'Italie. Pour la première fois, le travail de l'Aixois sera mis en regard de chefs-d'oeuvre des grands maîtres italiens du XVIe au XXe siècle. Ainsi une remarquable sélection de toiles de Cezanne, parmi lesquelles l'iconique Montagne Sainte-Victoire, les incontournables Pastorale et natures mortes, fera face à un rare ensemble de peintures anciennes signées Tintoret, Bassano, le Greco, Giordano, Poussin, Rosa, Munari et, pour les modernes, Boccioni, Carrà, Rosai, Sironi, Soffici, Pirandello ou encore Morandi. Cette manifestation inédite a reçu le soutien exceptionnel de quarante-trois prêteurs :
    Collections particulières ainsi que musées français, canadien, américains, suisse, allemand, écossais, espagnol, japonais et, bien sûr, italiens ont permis de réunir une soixantaine de toiles. Venues du monde entier, ces oeuvres mettent en lumière l'importance de la culture latine dans l'art de Cézanne et la manière dont l'Aixois s'est nourri de l'exemple de ses illustres prédécesseurs pour asseoir une peinture « nouvelle ». Elles illustrent également l'influence qu'a exercée à son tour le Français sur les artistes du Novecento.

  • Albrecht Dürer est l'un des artistes les plus importants et les plus influents de la Renaissance dans les pays du Nord. Peintre, graveur et théoricien, il connaissait les grands artistes de son temps, tels Raphaël, Bellini et Léonard de Vinci. Son immense savoir-faire et son grand talent de dessinateur se manifestèrent très tôt - comme dans l'autoportrait qu'il réalisa à la pointe d'argent en 1484, alors qu'il avait tout juste treize ans. Ayant pour mécène l'empereur Maximilien Ier, Dürer réalisa un grand nombre de gravures et de retables, mais aussi des portraits, autoportraits, aquarelles et livres. L'introduction de motifs antiques dans l'art du Nord, à laquelle il procéda en s'appuyant sur sa connaissance des artistes italiens et des humanistes allemands, lui valut la réputation d'être la figure majeure de la Renaissance allemande.
    Till-Holger Borchert décrit, par le menu, les peintures, dessins et gravures tout en proposant des analyses claires et accessibles. Dürer par le détail montre l'oeuvre de ce maître allemand comme on ne l'a jamais vue, dans des détails magnifiques présentés en pleine page.

  • Ce coffret met à l'honneur le thème des fleurs, et plus généralement de la nature, si importants dans l'art japonais, à travers une sélection des plus célèbres estampes du genre ancestral du kachô-ga, ces « images de fleurs et d'animaux », de l'époque d'Hokusai au début du xxe siècle.
    Dès le début du xixe siècle, face à la politique d'isolationnisme du pays, les Japonais aspirent à plus de liberté, et trouvent dans la nature une échappatoire à la claustration ambiante et à l'asphyxie qui les menace à terme.

    Renouer avec la nature, écouter le rythme des saisons, admirer les fleurs de pruniers ou de cerisiers, goûter la fraîcheur du soir, contempler les premières neiges, ou surprendre l'envol des grues ou des oies sauvages sont autant d'occasions de longs voyages ou de simples promenades.
    Hokusai et Hiroshige saisissent cette évolution de la société japonaise, qu'ils transcendent dans leurs magnifiques estampes de fleurs.

    Conjuguant réalisme et spiritualité, observation directe et interprétation tout empreinte de shintoïsme et de bouddhisme, Hokusai (1760-1849), et Hiroshige (1797-1858) portent à sa perfection la représentation d'une nature magnifiée. Partant tous deux de l'observation de la faune et de la flore, ils en expriment, par des styles différents, la permanence et l'état d'éternel recommencement, en même temps que le caractère fragile et éphémère.

    Aucun grand maître de l'estampe n'a capturé aussi bien l'âme de la nature japonaise qu'Hokusai. Pour Edmond de Goncourt, c'est « le peintre universel qui, avec le dessin le plus vivant, a reproduit l'homme, la femme, l'oiseau, le poisson, l'arbre, la fleur, le brin d'herbe [...] qui a fait entrer, en son oeuvre, l'humanité entière de son pays ».

    Ces deux grands noms de l'estampe vont inspirer nombre d'artistes, ceux notamment du mouvement shin-hanga (« nouvelles gravures »), tels Imao Keinen (1845-1924) ou Ohara Koson (1877-1945), qui vont à leur tour célébrer les fleurs et la nature, et se passionner pour leurs plus infimes variations, puisant dans leurs formes et leurs textures une formidable source d'inspiration graphique Cette sélection des plus belles estampes dédiées aux fleurs ne se veut pas simplement descriptive mais elle révèle comment les artistes les rêvent, les fantasment et leur donnent une force symbolique propre. Les fleurs deviennent ainsi l'expression des émotions, mais aussi celle d'un rapport profond avec la nature, plus que jamais au coeur des questionnements actuels.

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