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Infolio

  • Le premier volume de la série est un recueil de nouvelles. La première fut publiée par Pierre Laffitte dans Je sais Tout en 1905. Le succès fut immédiat. D'autres suivirent donc, qui furent réunies en volume en 1907. Puis viendront les romans.

  • Le deuxième roman de la série. Peut-être le meilleur : le charme Belle-Epoque, Etretat, les manoirs, une énigme historico-géographique, des masques et déguisements délicieusement prévisibles, une fin mythique...

  • Godard. JE est un autre ne propose pas une biographie guidée par l'ambition d'une précision historique, mais un «conte de faits» qui s'enrichit de rapprochements aléatoires, en se réappropriant cet art de la digression si cher au cinéaste. Il se donne comme mission d'éclairer la persévérance d'un artiste-philosophe qui, au-delà de toute espérance, tend la main au spectateur, son frère, sa soeur, ses semblables. Le lecteur est invité à un jeu d'associations libres entre la vie de l'homme et l'oeuvre du réalisateur, structuré par une thématique omniprésente dans les films ici traités: de la vision équivoque de l'altérité féminine à l'engagement dans la lutte politique en soutien aux dominés de ce monde, en passant par la quête spirituelle et les questionnements relatifs à la mémoire historique, le cinéma de Godard vise au dépassement de Soi par l'ouverture à l'Autre.

  • Les mystérieux faussaires de Bolton Nouv.

    Shaun, l'artisan-artiste de génie, réalise les faux dans un atelier au fond du jardin de la maison familiale. George, le père, joue le rôle du négociateur et du vendeur. Olive, la mère, se procure les faux documents qui persuadent les experts que les oeuvres sont authentiques. Le frère s'occupe de la comptabilité des ventes et gère le compte en banque. Comment un artiste autodidacte, timide et renfermé, a-t-il pu écouler, avec la complicité de toute sa famille, plus de 120 fausses oeuvres dans les maisons de vente les plus renommées et dans des musées aussi célèbres que le British Museum?
    Les ventes se sont enchaînées durant près de vingt ans, bernant les meilleurs experts. Jusqu'à ce que Shaun Greenhalgh commette l'erreur fatale, en 2008, qui va causer sa perte et le conduire en prison. Jean-Jacques Fiechter ira à Bolton rencontrer le coupable à sa sortie de prison. Le faussaire lui a raconté dans le détail l'incroyable histoire de ses activités rocambolesques.

  • Écrit en 1934, Derborence est un roman célèbre de Ramuz, l'un de ses plus connus. Au-delà du récit d'un effonrement de montagne et de l'ensevelissement d'hommes et de bêtes, c'est une formidable histoire des relations homme-nature, et des forces violentes de vie et de mort. Avec Ramuz, le récit qui s'empare d'une situation réaliste se colore toujours de légendaire, dans des évocations puissantes. C'est une magnifique illustration de la fragilité de l'homme.

  • Cet ouvrage de vulgarisation géographique, rédigé en 1875-1876, soit six ans après Histoire d'un ruisseau, s'adresse au public jeune et au public populaire.
    Comme dans son précédent ouvrage Histoire d'un ruisseau, Elisée Reclus mêle ici l'étude scientifique, climat, géologie, flore, faune, à une réflexion morale et politique sur le progrès et le bonheur. L'exploration de la montagne se fait en compagnie d'un berger. Un classique. Originalité du sujet, charme de l'écriture : au rayon géographie, un moment de poésie au prix poche.

  • Elisée Reclus (1830-1905) est l'une des figures éminentes de la géographie au 19e siècle. Son oeuvre immense, entre autres sa Géographie universelle en 19 volumes, englobe la totalité du savoir de son époque. Reclus n'est pas seulement un scientifique. Comme Michelet en histoire, il donne à sa discipline une dimension poétique à travers des ouvrages de dimensions plus modestes, comme cette " Histoire d'un ruisseau ", rééditée naguère par Actes Sud et aujourd'hui épuisée.
    " L'histoire d'un ruisseau, même de celui qui naît et se perd dans la mousse, est l'histoire de l'infini. " Cette phrase, qui ouvre le livre, en fournit la clef : la description du microcosme qui vit et respire autour d'un cours d'eau, de sa naissance à sa dissolution dans les eaux du fleuve, est un moyen de mieux pénétrer et de mieux comprendre le macrocosme humain et social. Cette " histoire " nous offre l'une des premières visions authentiquement écologiques du monde.

    Indisponible

  • Nam, Gaw et Naoh à la recherche du feu salvateur.
    Le prototype du roman préhistorique, mille fois adapté et réédité, continue de faire rêver. Grands espaces, vie sauvage, aventures héroïques, on ne résiste pas au bonheur de vivre quelques heures dans un monde qui est l'antithèse exacte du nôtre.

  • Le péril bleu

    Maurice Renard

    Le péril bleu commence comme un roman policier : on découvre, dans la campagne du Bugey, des débris humains disséminés. Progressivement, la vérité apparaît :
    Les Sarvants, des extra-terrestres invisibles, explorent avec leur vaisseau spatial ce qui leur apparaît comme un vaste océan couvrant une planète étrangère : l'atmosphère terrestre. Ils y pêchent des créatures qu'ils étudient, dissèquent, classifient, conservent et exposent dans des musées, jusqu'à ce qu'ils découvrent par hasard que ces créatures sont capables de souffrir et de penser. Magnanimes, les Sarvants décident de mettre un terme à leurs expériences. Une version télévisée a été réalisée par Jean-Christophe Averty, avec Jean-René Caussimon. Ce roman est monté comme un mécanisme d'horlogerie : tout a sa place, tout fonctionne. Il réussit - conjonction unique - à marier fantastique et science-fiction, dans une atmosphère qui réunit la fraîcheur de la Belle Epoque et le charme du « polar » naissant. Un chef-d'oeuvre de la littérature populaire.

  • Publié chez Grasset en 1926, La Grande Peur dans la montagne est un des premiers textes de Ramuz que le grand public français a découvert. Cette célèbre chronique montagnarde est un étonnant roman de l'angoisse face au mal, un récit qui s'empare d'une situation réaliste - un village de montagne, un pâturage délaissé en raison d'un prétendu mauvais sort, la vie à l'alpage, une maladie qui décime le troupeau - pour le colorer de fantastique et de légendaire. Superbe illustration de la fragilité de l'homme, de la force de l'amour et de la puissance de l'écriture.

  • Le cinéma de Ford est éminemment politique dans la mesure où il explore l'ambiguïté et l'équivocité même du vivre ensemble. Loin de toute idéologie et de toute propagande, sa mise en scène de l'Amérique, des hommes et femmes qui la font ou la défont, est l'image construite d'une incertitude du commun, qui se joue dans l'instabilité historique des temps. Tenant compte de la complexité à la fois thématique et formelle de l'oeuvre de Ford, cet ouvrage collectif présente une approche esthétique de l'image qui traite indissolublement les modes de composition plastique et narrative de l'image. Il multiplie les perspectives en proposant tout autant des analyses précises de séquences que des points de vue philosophiques transversaux.
    Les contributions ici rassemblées émanent de philosophes, de politologues et de spécialistes d'études cinématographiques.

    Gérard Bras (Université populaire des Hauts-de-Seine), Anna-Caterina Dalmasso (Université de Milan), Antoine Chollet (Université de Lausanne), Cécile Gornet (Université Paris I), Florence Gravas (Université de Lille), Sébastien Laoureux (Université de Namur), Natacha Pfeiffer (Université Saint-Louis - Bruxelles), Philippe Sabot (Université de Lille), Laurent Van Eynde (Université Saint-Louis - Bruxelles).

  • Depuis l'étude fondatrice de 1972 de Paul Chemetov et Bernard Marrey sur l'architecture métallique de la capitale, les connaissances sur l'essor des matériaux métalliques au XIXe siècle se sont beaucoup enrichies. Aujourd'hui nous n'ignorons presque rien des premiers matériaux métalliques employés dans l'architecture: fonte, fer forgé, fer puddlé et acier dans les structures, ou plomb, zinc et feuilles de cuivre pour le revêtement des toitures.
    En abordant les questions liées à l'utilisation des alliages ferreux et de quelques autres métaux en architecture, à partir du XVIIIe siècle et durant le XIXe, cet ouvrage approfondit le parcours commencé dans le volume précédent autour des techniques constructives modernes.
    L'oeuvre de Bélanger et de Hittorff est mise d'abord en valeur, qui permet d'offrir un aperçu des recherches récentes dans le champ de l'histoire des constructions métalliques en France. Quelques cas d'étude d'outre-Manche sont ensuite exposés. Par l'exemple du Smithfield Market de Londres, d'examiner les approches et pratiques anglaises de la sauvegarde du patrimoine architectural du XIXe siècle.
    Enfin, le cas du chantier de restauration de la coupole de la Bourse de commerce de Paris donne l'occasion de faire le point sur les dernières techniques.

  • Victor Louis : un agent très spécial Nouv.

    Victor Louis était officiellement un journaliste soviétique. Du moins a-t-il a exercé cette profession, qui lui servait de couverture pour d'autres activités, de la fin des années 1950 à la fin des années 1980. Une longévité exceptionnelle, qui s'est concrétisée par une ascension sociale et une réussite économique hors normes.
    Victor Louis n'était pas un « agent » conventionnel. Né à Moscou en 1928, sous le nom de Vitali Evguennievitch Louï, selon ses données d'identité officielles, il se retrouve très vite orphelin, recueilli par sa grand-mère maternelle. Adolescent en 1941, à l'arrivée des troupes allemandes en Russie, il déménage à Tachkent, puis revient à Moscou où il sera arrêté par la sécurité d'État aux motifs d'espionnage et de trafic de devises. Condamné à 25 ans de travaux forcés dans les camps du Goulag, il sera libéré en 1956. Dès lors, il n'aura de cesse de « réussir » dans la vie et il y parviendra en devenant journaliste accrédité par le ministère des affaires étrangères d'URSS, moyennant des accommodements avec les services secrets, qui lui permettront d'accumuler une fortune personnelle rarissime au pays des Soviets.

  • Histoire d'une maison est un roman: un jeune homme décide de construire une maison. Une maison bourgeoise, à la mode de 1870, une maison pour une famille de notable, une maison heureuse. Il ne sait pas comment s'y prendre : ses proches et ses amis lui montrent ce qu'il faut faire.
    Histoire d'une maison est un manuel: vous y apprendrez comment construire votre maison. L'ouvrage est concret, simple, systématique, pédagogique, agrémenté de dessins explicatifs parfaitement déchiffrables: un modèle, à l'heure d'Ikea.
    Histoire d'une maison est un essai: au fil des pages, Viollet-le-Duc présente et développe son point de vue sur l'architecture,ce qu'elle est, ce qu'elle pourrait être.

  • C'est un nouvel enjeu pour la psychiatrie: l'architecture revisitée peut contribuer au soin psychique. La construction identitaire de l'être humain est toujours corollaire de ses modes de vie, et sa construction psychique n'est pas indépendante de son habitat.
    Il faut donc considérer l'institution comme un lieu voué à être habité, au sens large du terme. Cela relève d'une relation systémique entre patients, soignants et espaces.
    Pour comprendre comment tout cela se noue, il faut d'abord revenir sur ce qui se passe lorsque nous «naissons au monde», comment nous apprenons ce que sont notre corps, notre conscience, et notre environnement, ce que signifie pour nous «je suis», puis «je suis ici» et enfin «c'est à ce lieu que j'appartiens», pour pouvoir dire «c'est là que j'ai envie d'être.» Car lorsque ce processus s'enraye, surviennent l'étrangeté et l'errance, le nomadisme domiciliaire, vécus par beaucoup de patients de psychiatrie, mais aussi par bien d'autres personnes qui ne sont pas connues des réseaux de soins.
    La pratique architecturale peut être réparatrice. À trois conditions : l'amélioration des conditions d'hospitalisation des patients de psychiatrie dans leur environnement physique et l'optimisation de leurs chances thérapeutiques; une meilleure compréhension des enjeux de l'habitat humain; un enrichissement des soins infirmiers et des pratiques architecturales.

  • Les villes s'étendent et se complexifient, entraînant une exposition croissante à l'aléa et des crises à répétition. La résilience est désormais présentée comme la qualité nécessaire aux milieux urbains pour les surmonter. Seulement, ayant affaire à l'imprévu, celle-ci peut difficilement compter sur des calculs et des prévisions. Elle demande de l'intuition et un savoir-faire qui sont davantage ceux d'un art que d'une science. Ne pouvant être entièrement planifiée, elle se déploie surtout au moment de la crise, qui renoue ainsi avec son sens étymologique, celui du choix menant vers un dénouement. En partant de la théorie issue de l'écologie, cet ouvrage propose d'explorer la possibilité d'une résilience urbaine abordée comme un art de la crise, et d'en explorer les retombées sur la perception, la théorisation et la conception de l'architecture.

  • Epuisée depuis de nombreuses années pour le public francophone, l'oeuvre fondamentale d'Aldo Rossi, L'Architecture de la Ville parue en Italie en 1966, marque une étape essentielle dans l'histoire théorique de l'urbanisme. La ville dans son ensemble apparaît comme un organisme vivant qui s'alimente et se compose d'architecture, au point que le binôme architecture-ville est indissociable.
    Avec L'Architecture de la Ville, l'espace urbain devient le territoire d'expérimentation d'une façon de regarder l'histoire comme une matière vivante. La ville construit sa propre histoire à laquelle on peut sans cesse se référer pour y bâtir aujourd'hui.

    Un ouvrage de référence incontournable, à nouveau bientôt disponible !

    Aldo Rossi (1931-1997). Architecte italien, l'un des représentants les plus éminents du mouvement italien néorationaliste de la Tendenza durant les années 1970.

  • Hong Kong néon

    Pascal Greco

    • Infolio
    • 11 Mars 2021

    Les enseignes néon de Hong Kong participent à l'identité visuelle et culturelle de la ville asiatique mythique depuis des décennies. Malheureusement, ces quinze dernières années, 90 % des enseignes néon ont été retirées. Pour des raisons de normes de sécurité et d'économie d'énergie, elles sont remplacées par des enseignes LED. Ce projet est réalisé avec un format photographique qui, lui aussi, a pratiquement disparu: la photographie instantanée, en Polaroid & Fujifilm.
    Ce livre, réalisé entre 2012 et 2019, rend un hommage exceptionnel à cet héritage visuel et aux gens qui ont créé et façonné ces enseignes néon ainsi qu'à Hong Kong. Hong Kong dont l'identité s'effrite peu à peu et qui entre dans un avenir incertain.

  • Le théâtre romain d'Alésia : structuration et développement d'un quartier urbain Nouv.

    Le théâtre antique d'Alésia a fait l'objet de nombreuses investigations depuis sa découverte en 1905. Cette publication synthétise l'ensemble des connaissances acquises sur ce monument, notamment à l'occasion des dernières campagnes de fouille menées entre 2004 et 2008 dans le cadre d'un important programme de recherche, préalablement au projet de restauration qui doit le couronner. Elle a pour ambition de restituer les différentes phases d'aménagement du site qui est intimement lié au développement urbanistique de la ville romaine sur l'oppidum au lendemain de son célèbre siège. Cette monographie se nourrit des trois axes de recherche principaux qui ont guidé les investigations : définir la nature des occupations antérieures au théâtre, caractériser les étapes de l'histoire du monument et préciser les modalités de son insertion dans le tissu de l'agglomération. Elle présente ainsi l'histoire mouvementée de l'édifice, érigé sur une grande parcelle de friche urbaine au coeur de la ville antique. L'étude du substrat local a montré que son hétérogénéité a directement conditionné les différentes phases de son occupation, notamment la destruction du premier théâtre causée par la présence d'une faille sous-jacente. L'étude architecturale du monument qui a mis en évidence ce désastre est par ailleurs étoffée d'une proposition de restitution de ses deux principaux états.

  • Le Bauhaus, ses ambitions, ses métamorphoses, ceux qui l'ont marqué.
    Une tentative sans précédent - malgré l'abondance de littérature sur le sujet - pour sortir le Bauhaus de la légende dans laquelle on l'a enfermé, et pour le saisir dans la perspective globale qui l'a constamment inspiré. Au-delà des disciplines qui s'y sont illustrées (architecture, design, arts plastiques, etc.), l'ouvrage fait comprendre dans quelle perspective et sur quel fond d'angoisses et d'espoirs s'est élaborée l'oeuvre du Bauhaus.

  • Le gratte-ciel, avec l'étalement urbain, le centre commercial et l'autoroute constituerait-il la négation de ce qui fait une ville ? Serait-il l'expression d'un avenir appartenant au siècle passé ? Enfin, serait-il une impasse en hauteur, une enclave sécurisée fermée ? C'est ce que tente de démontrer Thierry Paquot à travers ce plaidoyer pour la diversité des paysages urbains, l'originalité des formes contrastées loin de cette folie des hauteurs. Plongez dans cette réflexion qui remet en lumière le bien fondé desdites constructions, tant sur le plan social que sur les structures.

  • Les mégalopoles, les villes géantes de la planète, ne sont plus le coeur battant de la globalisation. La nouvelle globalisation, numérique, fluide, hyperconnectée, concentre ses lieux de décision et de création sur des plateformes offshores plus réduites, plus agiles, plus spécifiques. Les hyperlieux iconiques mondiaux n'en sont que l'écume touristique. Les mégalopoles sont par contre au carrefour de toutes les fractures contemporaines: explosion démographique non gérée, croissance économique sans impact territorial, monoculture mondiale en rupture avec les identités locales, impact environnemental insoutenable. Mais elles sont également le creuset où forger de nouveaux équilibres.
    Ce livre porte un regard croisé sur douze des principales mégalopoles, de Londres à Delhi, de Shanghai à Los Angeles, de Lagos à Mexico. Il invite à d'autres options, plus pérennes et moins clivantes. Ou la globalisation sans ses diktats. Les villes ont toujours été un kaléidoscope de rythmes, d'expériences, d'identités. En le redécouvrant et en renouant avec leur vocation de tête de pont territoriale, les plus grandes villes du monde globalisé en deviendront d'autant plus les phares qu'elles en seront moins les objets.

  • Disciple de Nadia Boulanger, compositeur encensé dès son plus jeune âge et chef reconnu après la guerre, avant de devenir un grand interprète du répertoire russe et français, Igor Markevitch fut un acteur et témoin des plus grands mouvements artistiques du XXe siècle. Chef titulaire de l'Orchestre de l'Association des Concerts Lamoureux, de l'Orchestre national de l'Opéra de Monte-Carlo et de l'Orchestre de l'Académie nationale Sainte-Cécile à Rome, il a occupé une place considérable et discutée dans le monde musical.
    C'est aussi un artiste engagé face aux défis de son temps dont il a savoureusement commenté les soubresauts. À travers son itinéraire mouvementé, qui nous fait revivre la tragédie de l'Europe et l'emmène de son port d'attache sur la Riviera vaudoise aux quatre coins de la planète, on découvre un personnage à multiples facettes, avec ses aspirations et ses ambivalences, qui mérite bien l'épithète de polyglotte. Surtout concernant un homme pour qui la musique aura été plus qu'un art: une philosophie de l'existence.

  • Récits en quête de sens

    Léopold Veuve

    • Infolio
    • 9 Septembre 2021

    Une vie longue a permis à Léopold Veuve de traverser une période de grands changements, que ce soit dans l'urbanisation, l'autonomie progressive de l'individu, les nouvelles technologies ou la globalisation du monde.
    Cette succession de changements a entraîné des décalages entre les besoins nouveaux, notamment en matière d'organisation de l'espace, et les modes de régulation institutionnels. Si des solutions techniques peuvent être apportées pour en limiter les impacts à court terme, il est en revanche beaucoup plus difficile de développer de nouvelles manières de penser et de fixer des références adaptées aux exigences actuelles. À travers le choix de huit récits d'expériences vécues qui ont balisé son parcours, on découvre comment les échecs et les succès ont contribué à produire une nouvelle manière de penser et de pratiquer, fondée sur une remise en question permanente entre le «savoir» et le «faire».
    Ce regard, au-delà de toutes les perturbations économiques, sociales et environnementales, met en évidence une crise de sens. Aussi la réponse ne se situe-t-elle pas dans un quelconque exploit technique ou d'ingénierie sociale, mais dans une nouvelle vision de la relation de l'individu au monde, sujet abordé en fin d'ouvrage.

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