Langue française

  • Les plus anciens signes d'écriture datent d'il y a plus de cinq mille ans et ont été découverts à Uruk, dans le sud de l'Irak. Cette étape marque l'entrée dans l'Histoire. Grâce à ce nouveau moyen de communication, apparu à la même époque que les grandes cités-États de Mésopotamie, les hommes ont pu se projeter dans le temps comme dans l'espace, enregistrer leurs biens, faire des contrats, ou encore graver des codes de lois. Au fil des siècles, des scribes ont pu aussi consigner les hauts faits de leurs souverains, transmettre les savoirs et les mythes qu'ils tenaient des générations précédentes. En trois millénaires ont ainsi été élaborés, du Levant à l'Iran, des techniques, des institutions, des modes de pensée dont nous avons largement hérité.
    Des premiers alphabets aux premières bibliothèques, de la comptabilité aux mathématiques en passant par la médecine, des premières cosmogonies au monothéisme, cette histoire du Proche-Orient ancien montre comment des populations d'origine différente ont pensé le monde et réalisé d'innombrables objets, monuments et oeuvres d'art qui ont traversé les siècles.

    Une quarantaine de spécialistes ont participé à cet ouvrage, sous la direction de Pierre Bordreuil, François Briquel-Chatonnet (auteurs, entre autres, du Temps de la Bible, Paris, 2000) et Cécile Michel (co-éditrice du Dictionnaire de la civilisation mésopotamienne, Paris, 2001 et des Histoires de déchiffrements. Les écritures du Proche-Orient à l'Égée, Paris, 2009).

  • Le 15 décembre 1827, ouvrait le musée Charles X dont Jean-François Champollion avait été nommé conservateur par une ordonnance royale du 15 mai 1826. Pour accompagner cet événement, Champollion rédigea un ouvrage aujourd'hui fondamental : Notice descriptive des monumens égyptiens du Musée Charles X, qui restera le seul guide du musée égyptien jusqu'en 1855. Il offrait au visiteur la description succincte des monuments exposés dans les quatre salles consacrées à l'Égypte ancienne, situées au premier étage de l'aile sud de la cour Carrée, et qui constituaient la première collection des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre !
    Première réédition de ce guide, cet ouvrage, présenté et commenté par Sylvie Guichard, comprend l'identification de plus d'un millier d'objets, cités avec leurs numéros d'inventaire, leur datation et une photographie récente. Une longue introduction, riche en faits historiques parfois inédits, nous rappelle les étapes vécues par Champollion pour mener à bien son projet. Cette nouvelle édition illustrée devrait ainsi permettre au lecteur et au visiteur, de mesurer la diversité et la richesse du département égyptien dès sa création, il y a près de deux siècles.

  • Contes de l'egypte ancienne

    Pierre Grandet

    • Kheops
    • 16 Février 2005

    Une tempête s'est levée alors que nous étions en mer...
    Alors le navire sombra, et de ceux qui s'y trouvaient, pas un ne survécut. Je fus déposé dans une île par une vague de la mer et passai trois jours absolument seul, avec mes pensées pour toute compagnie, allongé sous l'abri d'un arbre, car j'avais cherché avidement de l'ombre. Enfin, j'allongeai les jambes afin de rechercher de quoi me remplir la bouche et je découvris qu'il y avait là des figues, du raisin et toutes sortes de légumes magnifiques ; qu'il y avait aussi des figues de sycomore - des vertes et des mûres - et des concombres, comme s'ils étaient cultivés ; qu'il y avait enfin des poissons et des oiseaux : bref, qu'il n'était rien que l'île ne contînt.
    Je m'en rassasiai mais dus en laisser à terre tant il y en avait sur mes bras : puis, ayant saisi un bâton à feu, je fis jaillir une flamme et fis un holocauste aux dieux. Mais soudain j'entendis comme un coup de tonnerre et je pensais qu'il s'agissait d'une vague de la mer. Les arbres se brisaient, la terre tremblait. Je me découvris la face et constatais que c'était un serpent qui venait. Il mesurait trente coudées de long, sa barbe dépassait les deux coudées, son corps était recouvert d'or, ses sourcils étaient en lapis-lazuli véritable et il était dressé à l'avant.
    Il ouvrit la bouche vers moi qui me tenais prosterné devant lui et me dit : " Qui t'a amené, qui t'a amené, bonhomme ? Qui t'a amené ? Si tu tardes à me dire qui t'a amené à cette île, je ferai que tu te retrouves en cendres... " Cet ouvrage rassemble l'essentiel des contes égyptiens de l'époque pharaonique. D'inspiration tantôt populaire et fantastique, tantôt historique ou mythologique, ces textes éblouissants comptent parmi les premiers chefs d'oeuvre de la littérature.

  • "Ce Cours d'égyptien hiéroglyphique, nouvelle édition en un volume, revue et augmentée, constitue une initiation méthodique à l'écriture et à la langue des Anciens Égyptiens. Fondé sur l'acquis des recherches grammaticales les plus récentes, il s'adresse néanmoins au public le plus large par sa présentation progressive de l'égyptien du Moyen Empire. Son texte est divisé en 56 leçons, illustrées d'environ deux mille exemples, et dotées, chacune, d'une liste de vocabulaire et d'un exercice d'application.
    L'ouvrage comprend des lexiques, égyptien-français et français-égyptien, ainsi qu'une liste complète des signes hiéroglyphiques. "

  • Langue parlée pendant le Nouvel Empire, le néo-égyptien devient progressivement la langue des lettres privées, des textes administratifs et judiciaires et, enfin, de la littérature. C'est essentiellement la langue courante de l'époque ramesside.

    Cette «Grammaire du néo-égyptien» se veut un outil pédagogique dont l'objectif est de permettre à ses lecteurs de lire et de comprendre les textes rédigés en néo-égyptien. Bien qu'ouvrage d'enseignement, ce livre est résolument «moderne» et tient compte des travaux les plus récents. Des centaines d'exemples illustrent l'exposé grammatical divisé en chapitres. La lecture des textes de cette période nous fait connaître, entre autres, la vie quotidienne des ouvriers de Deir el-Medineh, les mouvements sociaux qui secouèrent cette communauté, les complots fomentés à la cour, les malversations de certains prêtres, les grands événements historiques, sans oublier les contes et romans.

  • Ce catalogue présente les portraits funéraires de l'Égypte romaine peints sur toile, sur bois et en cartonnage, et complète le premier tome, paru en 2004, consacré aux masques en stuc. Le musée du Louvre possède une collection riche et variée, du portrait en pied figuré sur un linceul de presque trois mètres de haut, à celui esquissé sur une étiquette de momie, haute d'une dizaine de centimètres.
    La diversité caractérise, non seulement les formats, les matériaux, la facture picturale et graphique mais aussi et surtout les portraits des défunts eux-mêmes, tous singuliers.
    Divers chapitres précèdent les quatre-vingt-trois notices composant le catalogue : une introduction qui montre l'enracinement des oeuvres dans la tradition funéraire pharaonique, un historique de la collection, l'identification des essences de bois et des pigments utilisés pour les portraits dits « du Fayoum », ainsi qu'une étude des inscriptions grecques et démotiques.

  • Cet ouvrage est le premier des trois volumes consacrés à la collection des statues privées de la fin de l'Égypte pharaonique conservées au département des Antiquités égyptiennes du Louvre. Avec près de cent cinquante monuments, dont beaucoup sont demeurés jusqu'à maintenant inédits, celle-ci s'impose comme la plus riche après celle du musée du Caire.
    Les statues étant rangées par type, puis classées chronologiquement, ce premier volume comprend les différentes catégories de représentations masculines où le sujet n'avance pas les mains pour présenter un accessoire comme une figure divine, un naos, un objet rituel ou une stèle. Ainsi, on y trouve réunies successivement les statues-cubes, celles assises en tailleur, assises sur un siège, agenouillées et, enfin, les statues debout.
    Un premier chapitre permet de faire le point non seulement sur les différentes manières de reproduire les parties du corps, mais aussi sur diverses façons dont l'homme peut être vêtu et paré aux époques tardives. Chaque groupe de statues est précédé d'une présentation du type auquel elles se rattachent, ce qui permet de récapituler ses caractéristiques et les variations auxquelles il peut donner lieu.
    Enfin, chaque statue fait l'objet d'une notice illustrée comprenant les principales informations constituant sa fiche signalétique, une bibliographie exhaustive, une description détaillée du monument, que complète un commentaire avec toutes les observations que son aspect suscite. Si la statue est pourvue d'inscriptions, celles-ci sont reproduites en fac-similé, traduites et commentées.

  • Cet ouvrage témoigne du débat scientifique qui anime actuellement les études amarniennes. Au travers d'articles parus dans la revue Egypte Afrique & Orient et d'autres totalement inédits, les égyptologues Jean-Luc Bovot, Jean-Luc Chappaz, Marc Gabolde, Rolf Krauss, Christian Loeben, Bernard Mathieu,
    Claude Traunecker, Robert Vergnieux et Alain Zivie, spécialistes de la pèriode, rendent compte de leurs recherches récentes.
    Ces dernières années, des synthèses sur Amarna ont permis de progresser tant dans le domaine des connaissances historiques, que dans ceux de l'étude de la religion ou de l'évolution artistique. Elles ne parviennent toutefois pas à épuiser les sujets de discussion sur une période qui a montre et montre encore
    toute son originalité. Les hypothèses et avis des uns et des autres, loin d'être convergents, laissent toujours apparaître de nombreuses zones d'ombre : la prétendue corégence entre Amenhotep III et Amenhotep IV, l'hypothétique maladie d'Akhenaton, la véritable nature de la religion d'Aton, les raisons de l'evolution de l'art et le deplacement de la "capitale" à Amarna, la genealogie de la famille royale et la succession sur le trône, le sort et le lieu d'ensevelissement d'Akhénaton et Néfertiti...
    L'importance et le nombre de questions épineuses, aussi bien que le souci de faire gouter au lecteur la méthodologie de la recherche, justifient pleinement le choix d'une publication collective.

  • Il est souvent fastidieux de rechercher des passages de texte ou des mots isolés qui figurent au Wörterbuch et dans les Belegstellen, quand ces ouvrages renvoient aux relevés édités par Auguste Mariette et surtout par Johannes Dümichen, textes qui on le sait, ont été republiés depuis à l'Ifao. Pour faciliter la tâche des chercheurs, l'auteur a accepté de reprendre un travail déjà mené il y a longtemps par France Le Corsu au bénéfice des lecteurs de la bibliothèque du Collège de France à Paris . Il s'agit d'une concordance entre les inscriptions publiées par Auguste Mariette et les volumes I à X du Temple de Dendera.

    Pour établir la table de concordance, elle s'est servie des annotations données par chaque auteur dans les éditions de l'Ifao. On trouvera également une liste de concordance entre les publications d'Auguste Mariette et celles de Johannes Dümichen. Quelques textes sont répertoriés dans le Thesaurus de Heinrich Brugsch.

    Pour les livres de l'Ifao, l'auteur a détaillé les correspondances vers les références aux publications antérieures, afin que la recherche soit plus aisée dans les tables de concordance.

  • A lire et entendre tout ce qui se dit et s'écrit sur l'Égypte ancienne, on pourrait se représenter la Vallée du Nil comme une terre réservée aux dieux et aux pharaons, aux temples et aux cimetières.
    Et pourtant... si l'on écoutait la voix des Egyptiens eux-mêmes plutôt que de parler à leur place ? Cet ouvrage, le premier jamais publié dans son genre, vous propose donc de les rencontrer directement au gré d'une promenade dans les salles égyptiennes du Louvre. Vous y lirez, en suivant le texte original sur l'objet, les traductions de plus d'une centaine de textes les plus divers, depuis l'ardoise d'écolier jusqu'au sarcophage de Pharaon.
    Un peuple aussi bavard et aussi gai n'aurait-il pensé qu'à la mort ? On peut en douter...
    Cent onze documents sont traduits et commentés dans cet ouvrage qui comprend, par ailleurs, un riche glossaire-index français, ainsi qu'un index exhaustif des mots égyptiens.

  • "Ce Cours d'égyptien hiéroglyphique, nouvelle édition en un volume, revue et augmentée, constitue une initiation méthodique à l'écriture et à la langue des Anciens Égyptiens. Fondé sur l'acquis des recherches grammaticales les plus récentes, il s'adresse néanmoins au public le plus large par sa présentation progressive de l'égyptien du Moyen Empire. Son texte est divisé en 56 leçons, illustrées d'environ deux mille exemples, et dotées, chacune, d'une liste de vocabulaire et d'un exercice d'application.
    L'ouvrage comprend des lexiques, égyptien-français et français-égyptien, ainsi qu'une liste complète des signes hiéroglyphiques "

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