Loubatieres

  • L'origine de l'homme : Édourd lartet (1801-1871). de la révolution du singe à cro-magnon Nouv.

    Aujourd'hui, nous savons que l'âge de la Terre se compte en milliards d'années et celui des hominidés en millions. Mais, au début du XIXe siècle, l'idée même d'une émergence très ancienne de l'humain paraît une hérésie. Au détour des années 1820, Édouard Lartet, jeune avocat stagiaire à Paris, se passionne pour quelques animaux fossiles trouvés dans sa terre gersoise. L'archéologie en est alors à ses débuts. En 1834, il envoie sa première communication au Muséum de Paris. Porté par ses découvertes, Lartet abandonnera le droit pour consacrer le restant de sa vie à rechercher les preuves de l'existence de l'homme fossile.

    L'avènement de l'origine ancienne de l'homme est une révolution scientifique, culturelle, morale et psychique dans laquelle Édouard Lartet a joué un rôle majeur. La notion même de préhistoire, d'une humanité antédiluvienne, heurte préjugés, dogmes et acquis. Lartet subit oppositions et censures, mais poursuit inlassablement ses fouilles. Servi par un caractère tenace et une chance insolente, son parcours est jalonné de découvertes extraordinaires : le premier singe fossile européen, à Sansan dans le Gers ; les premiers outils validés en grotte, à Aurignac en Haute-Garonne ; puis les premières oeuvres d'art préhistoriques et, enfin, une sépulture maintenant connue de tous, celle de Cro-Magnon aux Eyzies en Dordogne.

    En quarante ans d'une intense activité scientifique, Édouard Lartet croise tout ceque la France, mais aussi l'Angleterre, compte de paléontologues, avec lesquels il débat sans relâche.

    Des illustrations, encarts et courtes fictions animent l'ouvrage, formant une vaste fresque d'un siècle passionnant, entre vie parisienne et monde rural, entre monarchie, Empire et République, entre croyance et raison, entre mythe d'Adam et réalité de Cro-Magnon.

  • AJAX est un réseau unique dans l'histoire de la résistance française, car il était constitué, très majoritairement, de policiers en activité. Réseau de renseignement créé au printemps 1943, il fut particulièrement efficace car oeuvrant au sein même du système répressif de Vichy. Au long de ses presque deux années d'existance, AJAX a pu ainsi alimenter Londres en comptes-rendus de première main sur les forces en présence, les actions menées, le moral de la population. AJAX a pu aussi prévenir certaines actions de la police française ou de la police allemande, faire en quelque sorte de la résistance active alors que sa mission devait se limiter au renseignement.
    AJAX fut dirigé par le commissaire Achille Peretti qui devint dès la Libération (sur les images d'archives, on le voit à la droite de De Gaulle quand celui-ci descend les Champs-Elysées le 25 août 1944) une figure du gaullisme :
    Il fut député-maire de Neuilly durant près de 40 ans, et président de l'Assemblée nationale.
    Le livre s'appuie sur une abondante documentation : travaux universitaires, témoignages, archives publiques et privées.

  • Tisser la nature ; XVe siècle, XXIe siècle Nouv.

    Le réseau TRAME[S] constitué de cinq établissements liés à l'art tissé en Massif Central crée un évènement collectif et transversal sur le thème Tisser la nature, évènement qui se déroule de 2021 à 2022. Les quatre expositions temporaires, auxquelles se joint la collection permanente de l'Abbaye de La Chaise-Dieu, présentent 68 tapisseries et tapis de la période médiévale au XXIe siècle, issus des collections des sites du réseau ou de collections publiques dont celles du Mobilier national. Le catalogue d'exposition parcourt six siècles d'histoire, commentés par des spécialistes de l'art tissé et de la botanique. Un herbier se déroule sous nos yeux au fil des siècles. Pour exprimer le végétal, le regard des peintres cartonniers est toujours attentif au réel. Mais l'abstraction n'est pas toujours là où nous penserions la trouver... Sous la direction de Brigitte Benneteu, Sophie Guérin-Gasc, Ivonne Papin-Drastik. Avec les contributions de Pascal-François Bertrand et de Charlotte Fauve. Les expositions se tiendront à l'Atelier-musée Jean-Lurçat de Saint-Laurent-Les Tours (Lot) d'avril à octobre 2021, au musée Dom Robert à Sorèze (Tarn) d'avril à octobre 2021, au musée de Lodève (Hérault) d'avril à août 2021, puis de juillet à septembre 2022, à la Cité internationale de la tapisserie d'Aubusson (Creuse).

  • Catalogue de l'exposition organisée pour le 50e anniversaire du Musée Paul-Valéry de Sète Le musée a ouvert ses portes en 1970 dans le bâtiment qu'il occupe aujourd'hui face au Cimetière marin. Créé en 1891, le Musée des Beaux-arts de Sète prenait à cette occasion le nom de Musée Paul-Valéry.

    Mettant à l'honneur le poète, l'écrivain et le penseur qui est au coeur même de l'identité du Musée, l'exposition propose un regard exhaustif sur les relations qui, durant toute sa vie, ont uni Paul Valéry à la peinture.

    L'exposition se tiendra du 24 septembre 2020 au 10 janvier 2021 et présentera une centaine d'oeuvres de peintres du XIXe et du XXe siècle.

  • Durant le second Moyen Âge, le commerce charnel connaît un changement important, matérialisé par l'instauration d'établissements publics abritant la prostitution, justifiés par la nécessité d'organiser un lieu destiné à canaliser les amours vénales.

    Cette prostitution institutionnalisée apparaît dans un contexte de développement urbain et, dans le Midi toulousain, de réapparition du modèle du consulat.

    La manière dont est organisée la prostitution, qu'elle soit institutionnalisée ou qu'elle échappe au contrôle des autorités laïques et ecclésiastiques, permet d'observer la société médiévale dans son ensemble: de l'action des pouvoirs politiques à la répartition des espaces de vénalité dans les villes comme à la campagne, en passant par l'étude des différents acteurs du monde prostitutionnel.

    Agathe Roby nous offre ici, en même temps qu'une étude historique documentée, une plongée dans la vie quotidienne au Moyen Âge.

  • Rare témoignage d'un paysan andalou né en 1908, Francisco Garcia Barrera, qui prit les armes dès le 18 juillet 1936 pour défendre la République espagnole. Humble paysan sans terre, c'est son engagement politique et syndical - il était secrétaire de la CNT (anarcho-syndicaliste) pour la zone d'Utrera - qui l'amène à s'engager pour défendre la République espagnole. D'Utrera jusqu'à la frontière française, il a vécu toute la guerre, du premier jour jusqu'à la Retirada en février 1939. Francisco se dévoue totalement à sa cause (il est blessé et hospitalisé plusieurs fois), mais ressent profondément les destructions que la guerre inflige à la terre et les ravages des champs et des cultures. D'une loyauté sans faille, il observe et déplore les incapacités du commandement républicain déchiré en tendances contradictoires. Francisco décrit avec exactitude les espoirs de victoire, les déroutes, les retraites, l'exode des populations civiles... Au bout du bout, ce sont les derniers moments en Espagne, à Mollô, à deux pas de la frontière, lorsqu'il faut se résoudre à traverser, à abandonner la patrie sans espoir de retour. C'est sur ce saut dans le vide que s'achève le récit d'un homme dévoué à son idéal, un militant de la dignité et de l'abnégation.

  • A bisto de nas

    Bernard Vavassori

    C'est l'occitan qui a donné toutes ses particularités au français parlé dans le Sud-Ouest. À commencer par l'accent. Ainsi, il n'y a aucun village de cette région où l'on ne parle le français avec l'accent du Midi. Aucun où l'on n'y roule pas le r, peu ou prou. L'occitan - languedocien ou gascon - y a profondément marqué la phrase française et laissé des traces dans le rythme, l'accent, la syntaxe et le vocabulaire quotidiens.
    Depuis la parution de Avé plaisir, en 1999, Bernard Vavassori a poursuivi sa moisson de mots et expressions. Avec l'aide de nombreux lecteurs, le «petit précis» est ainsi devenu le «dictionnaire», s'enrichissant au passage de 650 nouveaux articles et de plus de 100 dessins.
    /> Les mots et expressions rassemblés ici ont tous été entendus par l'auteur. Beaucoup sont des souvenirs, parfois lointains. Les anciens les reconnaîtront tous ou presque ; les plus jeunes en apprendront beaucoup, tous en apprécieront la saveur.

  • A partir de janvier 1941, des familles de républicains espagnols arrivent au camp de Rivesaltes. Certains ont déjà connu de multiples camps entre 1939 et 1944, transférés sans cesse de l'un à l'autre. Longtemps passé sous silence, cet enfermement de familles entières resurgit ici dans les mémoires et dans l'histoire. Si les hommes sont incorporés dans les groupements de travailleurs étrangers mis en place par le régime de Vichy, femmes et enfants restent confinés dans ce lieu inhospitalier, glacial en hiver et torride en été, où règnent la promiscuité, l'insalubrité et la faim.
    Où la mort rôde, notamment autour des enfants les plus jeunes, malgré l'aide apportée par des oeuvres d'assistance dépassées par l'ampleur de la tâche. Douze témoignages émanant de cinq femmes et de sept hommes, nés entre 1924 et 1939, évoquent cet univers d'enfermement et d'arbitraire. Ils sont présentés, contextualisés et mis en perspective par Geneviève Dreyfus-Armand, historienne spécialiste de cet exil.
    En coédition avec le Mémorial du camp de Rivesaltes, collection " Récits et témoignages ", sous la direction scientifique de Denis Peschanski, historien.

  • Du 31 mars au 16 mai 2020, la bibliothèque Forney, à Paris, accueille dans le cadre prestigieux de l'hôtel de Sens une exposition où les oeuvres de quatorze laqueurs contemporains de l'association LAC dialoguent avec les laques patrimoniales conservées dans les collections du Mobilier national.

    C'est l'occasion d'offrir un florilège de la création liée à la laque, depuis les chefs-d'oeuvre du rocaille et de l'Art déco jusqu'aux créations les plus novatrices et les plus audacieuses du XXIe siècle.

    Laques orientales ou inspirées par l'Orient, laques occidentales en continuité ou en rupture avec la tradition, contraste de la laque avec toutes sortes de matériaux, effets de profondeur et de lumière, recherche sur les couleurs et sur les ombres : ce catalogue donne à voir les différentes palettes d'un art à la séduction inépuisable.

    Sous la direction d'Isabelle Emmerique, laqueur, Thibauld Mazire, laqueur, président de l'association LAC, et Thierry Sarmant, directeur des collections du Mobilier national. Préface de Hervé Lemoine, directeur du Mobilier national.


  • l'oléiculture s'est merveilleusement développée en provence il y a plus de 25 siècles, à tel point que l'olivier est devenu un symbole incontournable de ces terres.
    on le raconte éternel, il incarne paix et sagesse. telle une mer aux ressacs argentés affichant ses promesses dans le paysage, sa culture génère une activité économique importante. ses fruits incitent au partage et à la convivialité. son huile, couleur soleil, livre un élixir aux vertus dont il reste encore des secrets à découvrir.

  • Daniel est professeur d'Histoire-Géographie. Aujourd'hui, il conduit ses élèves au Musée départemental de la Résistance et de la Déportation de Toulouse pour une visite annuelle Mais, pour lui, cette journée au Musée n'est pas tout à fait comme les précédentes. Il se sent nerveux, ses gestes sont maladroits et sa parole moins fluide. Il le sait, il le sent. Tout comme le ressentent les filles et les garçons qui marchent à ses côtés sur le large trottoir de l'allée des Demoiselles.

    Sa nervosité est nourrie par cette impatience qu'il a de découvrir le Musée qui resta longtemps fermé en raison des importants travaux de rénovation et de modernisation.

    Dès la montée des marches et le passage à l'accueil, le décor épuré et l'ambiance lumineuse incitent l'enseignant à forcer l'allure. Au débouché du couloir qui mène à la salle permanente d'exposition, il s'arrête, brutalement. Les premiers élèves sont surpris et viennent buter contre son dos.

    Une statue leur fait face, puissante, énigmatique. Elle dégage immédiatement la force et la sérénité que l'on prête au gardien d'un lieu sacré de la mythologie grecque ou romaine... Le gardien du temple. Là, posté en sentinelle, ce buste féminin représente une Marianne qui se pose, et s'impose, en gardienne symbolique du Musée, tout comme de cette vaste salle dédiée à la transmission de l'histoire des résistants et de leurs combats pour la défense de la République et de ses valeurs : liberté, égalité, fraternité.

    Une enquête sur le buste de Marianne du Musée départemental de la Résistance et de la déportation de Toulouse, qui présente des traces de profanation ainsi que des symboles attribués à la franc-maçonnerie. Les auteurs tentent de comprendre l'origine et les circonstances de la détérioration de cette sculpture et racontent à travers elle l'histoire de Marianne, symbole de la République française.

  • Au lendemain de la signature des Accords d'Évian, le 18 mars 1962, des harkis et leurs familles font l'objet de violences de la part de membres du Front de libération nationale (FLN). Dès l'indépendance de l'Algérie, le 3 juillet 1962, la situation s'aggrave. Des dizaines de milliers d'entre eux sont tués, d'autres milliers sont emprisonnés, quand presque tous les autres sont mis au ban de la société. Il est reproché aux hommes leur "engagement" sous le drapeau français. Par ordonnance française du 21 juillet 1962, ils perdent leur nationalité française.

    Entre juin 1962 et fin 1963, malgré les mesures prises par les autorités françaises pour les maintenir dans l'Algérie indépendante, environ 90 000 personnes (hommes, femmes et enfants) traverseront la Méditerranée pour se réfugier en France. Accueillis par des militaires français, près de 43 000 vont transiter par des camps en Algérie, puis par ceux implantés en France. Ces familles seront traitées en "réfugiés" à surveiller et non en "rapatriés" comme les Européens qui, eux aussi, ont dû quitter l'Algérie. Autour de 22 000 personnes - soit plus de la moitié - seront reléguées dans le camp de Rivesaltes. Ce chiffre fait de Rivesaltes le lieu le plus emblématique dans l'histoire de l'exil des familles de harkis.

    Cet ouvrage réunit dix-sept tranches de vie comme autant de témoignages qui illustrent la tragédie des familles de harkis à la fin de la guerre d'Algérie. Onze femmes et six hommes partagent l'expérience d'une vie de souffrances dans ce camp pour y avoir été relégués, entre quelques mois et deux ans.

    Fatima Besnaci-Lancou est docteur en histoire contemporaine, spécialiste de la guerre d'Algérie et ses suites. Elle est membre du Conseil scientifique du Mémorial du camp de Rivesaltes. Elle a reçu le Prix Seligmann 2005 contre le racisme.

  • À bien des titres, le vignoble sancerrois devrait être reconnu comme l'archétype de la viticulture de terroir. La construction et la singularisation de ses terroirs viticoles débutent dès l'époque carolingienne et les grandes lignes de la trame cadastrale du vignoble, fixées aux XIIe et au XIIIe siècles, demeurent aujourd'hui inchangées. La notion de "climat" viticole est même attestée en Sancerrois plus d'un siècle avant qu'on ne l'emploie dans les vignobles de la Côte de Nuits et de Beaune. Ainsi, le paysage actuel doit-il être considéré comme un conservatoire unique et vivant du travail pionnier de générations de vignerons pour différencier et hiérarchiser les terroirs selon leur potentiel viticole.

    Ce paysage culturel pluriséculaire constitue également, pour les vignerons, un atout pour une gestion durable de l'écosystème viticole puisque son parcellaire morcelé recèle une riche biodiversité. Les terroirs sancerrois sont enfin le fruit d'une histoire géologique remarquable qu'un Paléoparc mettra désormais en valeur. Les huit itinéraires de randonnée ici proposés doivent permettre très concrètement de prendre la mesure de cet héritage géologique et historique et de l'exceptionnelle géodiversité du vignoble.

    Une appli pour smartphone est disponible gratuitement sur le site de l'éditeur pour accompagner votre visite des terroirs sancerrois décrits dans cet ouvrage.

  • Océanique et méditerranéenne, gasconne et languedocienne, urbaine et rurale - et même montagnarde -, industrielle et agricole, enracinée dans son histoire et cosmopolite, la Haute-Garonne offre une rare diversité de paysages et de cultures.
    Se réveiller dans une confortable chambre d'hôtes avec vue sur un sommet pyrénéen, partir en balade en forêt, visiter une chapelle romane ou un vignoble après avoir fait un tour au marché, découvrir et goûter les produits locaux, c'est cela et bien d'autres plaisirs et découvertes que vous propose le Guide orange du tourisme durable de la Haute-Garonne.

  • La Haute-Garonne a été créée en 1790, mais ses racines plongent jusque dans la Préhistoire et le département conserve les traces des riches influences politiques, économiques et culturelles qui se sont succédé sur son sol au cours des millénaires. Sa géographie elle-même, depuis la haute montagne des Pyrénées et les coteaux du Lauragais jusqu'à la vaste plaine de la Garonne, reflète sa diversité. Diversité des paysages, de la faune et de la flore, mais aussi des activités humaines. L'agriculture d'abord, et la manne du pastel à la Renaissance ne doit pas faire oublier les activités ancestrales de cultures céréalières et d'élevage toujours florissantes. L'industrie ensuite, qui n'a cessé de se développer depuis le début du XXe siècle avec l'aviation, la chimie, l'espace, les nouvelles technologies...

    L'art de vivre en Haute-Garonne, qu'il s'agisse de culture ou de gastronomie, se pratique au quotidien. De nombreuses manifestations irriguent le territoire tout au long de l'année jusque dans les plus petits villages. Les produits locaux approvisionnent la table des Haut-Garonnais comme celle des restaurateurs et, sur les marchés, légumes, fromages, viandes et volailles et vins d'ici s'exposent sur les étals pour le plus grand bonheur des habitants comme des visiteurs.

    Multiple, à la fois rurale et urbaine, enracinée dans son histoire et tournée vers l'avenir, la Haute-Garonne est à découvrir et à redécouvrir avec ce livre.

  • Pour que le centre-ville de Toulouse demeure le lieu emblématique de toute la métropole, ce qui est son "destin" historique, il est devenu indispensable de proposer un nouveau projet urbain : réhabiliter le passé, certes, mais aussi le maintenir vivant, attractif et agréable pour le préparer à demain.

    Ainsi, recréer le lien entre la ville et son fleuve est l'un des axes majeurs du travail de Joan Busquets. Mais il n'est pas le seul : apaiser les flux de circulation, ouvrir de nouvelles perspectives sur le patrimoine, équilibrer le minéral par le végétal sont d'autres axes.

    C'est l'ensemble de ce travail - l'état des lieux, la stratégie et le projet urbain - que Joan Busquets nous présente dans ce livre.

  • Un voyage à travers quelques collections privées remarquables, avec pour fil d'Ariane les grandes traditions qui ont accompagné l'art de la marionnette à travers le monde - de l'Inde au Japon, de la Chine à l'Afrique - et à toutes les époques - depuis les ombres projetées des temps préhistoriques jusqu'aux spectacles contemporains.
    Ces figures produites par des humains témoignent de la force des mythes, de l'état d'une civilisation, d'une image de l'homme. Le livre raconte l'histoire et la sociologie de la marionnette, ce mode d'expression populaire plusieurs fois millénaire encore très vivant.
    L'ouvrage est illustré de photographies qui rendent compte de l'esthétique de ces étranges personnages, de la finesse de stylisation, du raffinement de leur facture.

  • Anglais Toulouse today

    Collectif

    Toulouse aujourd'hui montre une ville inédite, où les aménagements architecturaux et les travaux d'urbanisme mettent en valeur comme jamais auparavant les richesses du patrimoine bâti et paysager, donnant aux monuments une présence nouvelle, rendant les rues aux piétons et les quais de la Garonne aux promeneurs, transformant un Muséum d'histoire naturelle endormi en espace d'avant-garde, une ancienne Faculté en Quai des savoirs, un aérodrome historique en Piste des Géants. Toulouse aujourd'hui, une ville au coeur d'une métropole, nouvel espace d'histoire et de culture.

  • Ce livre est conçu comme l'histoire du parcours complet de celui qui avait été choisi pour être le maire de Toulouse à la Libération.

    Réalisé à partir d'archives régionales et nationales, il traite de toutes les facettes d'un homme qui fut tout à la fois un enseignant du lycée à l'université, un spécialiste du siècle des Lumières et particulièrement de Voltaire dont il révolutionna la lecture dans une thèse qui fait encore autorité aujourd'hui. C'est aussi l'histoire d'un citoyen engagé dans le syndicalisme enseignant, dans le mouvement socialiste, dans la droite ligne de Jaurès et qui prit part à tous les combats sociaux et politiques de l'avant-guerre et particulièrement dans le soutien à la République espagnole avec le souci permanent de sauvegarder la démocratie et d'éviter un nouveau conflit mondial dans un esprit profondément européen.

    Une large part est faite à la période qui, de 1940 à 1944, allait conduire l'officier désemparé par la défaite et refusant l'armistice et la fin de la République à s'engager en résistance au sein du Comité d'Action Socialiste et du réseau Brutus.

    Appelé à exercer d'importantes responsabilités régionales, favorable à l'union des forces résistantes, il poursuivit ses fonctions d'enseignant et produisit de nombreux ouvrages durant les années noires. C'est pour terminer son cours d'agrégation sur Proust qu'il refusa d'entrer dans la clandestinité ce qui le conduisit vers son tragique destin de son arrestation en février à sa mort à Auschwitz en mai 1944.

    Raymond Naves, un humaniste en résistance est le premier ouvrage consacré à cet homme, dont la vie fut doublement portée par son engagement dans l'enseignement et dans le combat pour la liberté.

  • Etrange destin que celui de Jean Hugo. Révélé dans les années 1920 par ses costumes et décors de théâtre et de cinéma pour Marcel Achard, Jean Cocteau, Carl Dreyer entre autres, célébré de son vivant par Picasso, Cocteau, Eluard et tant d'autres, connu comme peintre de chevalet par des expositions à Paris, Londres, Bruxelles, New York, Toronto, Tokyo... il est toujours méconnu aujourd'hui dans son propre pays.
    Il s'est exprimé, comme beaucoup de ses contemporains, dans la plupart des disciplines artistiques de son temps : décoration de théâtre et d'intérieur, illustration de livres précieux, gravure, peinture de chevalet beaucoup... et par le vitrail, c'est moins connu. Il a créé pourtant un peu plus de trente vitraux, pour quatre sanctuaires principalement : l'église abbatiale du couvent de La Sarte à Huy en Belgique entre 1936 et 1939, l'église Saint-Flavien du Mourillon à Toulon et la chapelle de la maison Saint-Dominique à Fanjeaux dans l'Aude en 1955, l'église Saint-Pierre de Nant dans l'Aveyron en 1980.
    Le livre explore pour la toute première fois l'oeuvre verrière de Jean Hugo en présentant au passage les édifices remarquables où elle s'inscrit et les acteurs de sa réalisation : le R.P. Rzewuski et les maîtres verriers Jules-Albert Vosch de Bruxelles, Paul Bony de Paris, Jean Cavalier d'Aubagne.

  • Cet "Éternité et après", douzième tome de L'Europe et la Profondeur, apparaît comme un ouvrage de transition faisant passer le "grand récit " de Pierre Le Coz d'une écriture encore structurée en chapitres - comme c'est le cas dans la première partie de cette Éternité ("le repos pendant la fuite en Égypte") - à une autre qui, elle, ne se développe plus qu'en la forme de "Variation" (au sens musical) brassant tous les thèmes précédemment abordés dans le cours de cette Profondeur ("Cahiers de L'Europe et la Profondeur").

    Ce pour quoi le lecteur qui prendra le risque de s'aventurer en ces "landes sauvages"-scripturaires ne devra plus tant y rechercher l'exposé (peu ou prou désormais intempestivement "didactique") d'une "pensée", fût-elle "la plus profonde", que la confrontation avec l'a-byssalité que recèle en essence l'"exercice de toute pensée". Par quoi, ce qui était à l'origine l'emprunt par ce même lecteur d'un chemin censé le conduire vers une "vérité" (peu importe laquelle) se transforme insensiblement en l'apprentissage d'un vertige (pensif-scripturaire)... où il s'agit, pour le lecteur comme pour l'auteur de ce livre, en se déshabituant progressivement de tout, non plus tant, justement, de "penser" que de sonder.

  • Les artistes se cachent souvent derrière leurs créations ; José Cabrero Arnal n'a pas échappé à la règle. Pourtant, le créateur de Pif le chien et de son ancêtre en Espagne Top el Perro, de Roudoudou, de Placid et Muzo et de bien d'autres encore, qui signait simplement « C. Arnal », eut une vie en dehors des cases et des bulles.
    Passionné dès son jeune âge par l'art du dessin, par la caricature aussi, il n'a de cesse de vivre de son crayon. Durant les années 1930, celles de la IIe République espagnole, il exerce à Barcelone la Catalane. Il participe à de nombreuses revues destinées à la jeunesse avant de s'engager dans le combat pour la défense de la République. Jusqu'à la Retirada. C'est le temps de l'exil en France, où la guerre, bientôt déclarée, l'emporte de nouveau vers l'inconnu, d'abord dans les commandos de travailleurs étrangers puis en déportation.
    À Mauthausen, où son talent de dessinateur et la solidarité des « Rote Spanier » l'aideront à survivre.
    À la Libération, il s'installe en France et collabore à L'Humanité puis à Vaillant. L'élégance de son trait et la fraîcheur de caractère de ses personnages lui valent la reconnaissance du milieu des artistes de la bande dessinée et feront les délices de deux générations d'enfants, de l'après-guerre jusque dans les années 1970.

empty