Sciences humaines & sociales

  • Habitudes en mouvement ; vers une vie sans voiture

    Alexandre Rigal

    • Metispresses
    • 18 Septembre 2020

    Aujourd'hui, en Europe plus qu'ailleurs, les habitudes de déplacement se transforment au rythme de la prise de conscience environnementale. Les réseaux de transports en commun se développent et les adeptes des mobilités douces se multiplient. Pourtant les automobilistes demeurent majoritaires. Bien que l'urgence climatique requière un changement radical de nos modes de vie, certaines habitudes restent profondément ancrées dans les usages, et c'est notamment le cas de la voiture. De nombreux témoignages montrent néanmoins qu'un changement pas à pas vers des pratiques plus durables est possible et se révèle souvent épanouissant.

    Cet ouvrage, issu d'une riche enquête de terrain, nous appelle à repenser nos habitudes dans un juste équilibre entre préférences personnelles et intérêt commun, et amorce une théorie de la prise et de la perte d'habitude à l'échelle individuelle, tout en proposant des solutions concrètes.

  • Partant du présupposé qu'une pratique esthétique peut renseigner sur des éléments spatiaux, cet ouvrage se base sur l'étude du mouvement graffiti palestinien pour interroger les frontières qui traversent les camps de réfugiés situés dans les Territoires palestiniens occupés.
    L'ouvrage propose une réflexion sur les conditions de réalisation d'une recherche au sein de l'espace israélo-palestinien.
    Il accorde ainsi une large place à la méthode de recherche, innovante, car basée sur des méthodes visuelles (photographie et documentaire). L'impératif de déconstruction de la position surplombante du chercheur trouve ici une application concrète dans la coréalisation du film documentaire Les murs de Dheisheh dont la fabrique est largement explicitée.

  • Aujourd'hui, le paysage s'inscrit dans un contexte institutionnel qui promeut la prise en compte des habitants et des usagers, leur consultation voire leur participation. Il est devenu un enjeu de mobilisations, un objet de politiques publiques et un outil de médiation. Les acteurs, à toutes les échelles, en appellent à la sensibilisation, à l'éducation, à la mobilisation autour du paysage.
    Cet ouvrage fait dialoguer les principaux acteurs actuels de la formation du paysage, provenant de contextes divers: enseignement secondaire, formation des enseignants, universités, écoles de paysage, etc. Il propose des outils, des analyses, des démarches pour nourrir une didactique du paysage. Il présente une variété de dispositifs pédagogiques adaptés à tous les publics.
    Les 13 chapitres du livre sont enrichis par une version numérique qui présente des cas d'étude pédagogiques par le biais de 38 fiches interactives.
    Aboutissement d'un programme de recherche financé par le Fonds national suisse de la recherche intitulé « Didactique du paysage» (2015-2018) qui s'est consacré à l'élaboration de méthodes et d'outils qui peuvent nourrir la didactique du paysage, Sur les bancs du paysage initie et anime le débat autour du paysage et de son devenir.

  • Mapping affinities : democratizing data visualization

    Dario Rodighiero

    • Metispresses
    • 24 Juillet 2021

    De nos jours, nombre de nos actions sont transformées en informations digitales, que nous pouvons utiliser pour dessiner des diagrammes qui décrivent des fonctionnements complexes, tels ceux des institutions. La visualisation de données permet de démêler cette complexité.
    L'ouvrage nous introduit à la lecture des systèmes complexes par le biais du concept d'affinité : l'alchimie qui réunit les personnes et les rend créatives et productives. La cartographie des affinités est une méthode de visualisation des données permettant d'observer les dynamiques d'une organisation subdivisée en systèmes complexes : institutions, universités, gouvernements, etc. Il s'agit d'un outil graphique fondé sur la variable de la collaboration : plus deux personnes travaillent ensemble, plus elles seront proches sur une carte.

  • Fruit d'un travail collectif et pluridisciplinaire, cet ouvrage porte un nouveau regard sur les « dispositifs de simulation du monde »: des agencements d'objets et de lieux destinés à déplacer virtuellement leurs visiteurs par des procédés relevant de l'illusion, afin de leur offrir l'expérience d'une immersion dans d'autres espace-temps.
    Appréhender ainsi des dispositifs aussi divers que les panoramas, les parcs d'attraction, le cinéma, ou encore les oeuvres contemporaines en réalité virtuelle, est un moyen de questionner le besoin de simuler des mondes éloignés ou imaginaires. À travers un bouleversement des échelles, une suspension du temps et une immersion des corps, ces dispositifs sont en effet susceptibles de modifier tant l'imagination que la conscience géographique de qui les expérimente.
    Neuf textes de référence, une série d'entretiens et de brefs «intermèdes», interrogent la façon dont ces dispositifs ont transformé le monde en spectacle en le rendant plus visible et plus sensible. Ils invitent également à comprendre comment ces dispositifs ont contribué à transformer la vision et le rapport au monde des individus (rapport au corps, au corps social, à l'espace, au temps et à l'ailleurs) depuis deux siècles, tout en interrogeant la contemporanéité de ces objets.

  • Après cinq ans de conflit, la Grande Guerre se termine. Les Britanniques ne rapatrient pas leurs soldats tombés sur le sol français. Ils ne rassemblent pas non plus leurs cimetières. Ils les laissent là où la guerre les a voulus. Il y en a 967 qui révèlent aujourd'hui encore l'histoire et la géographie du conflit en dessinant dans les champs la ligne de front aujourd'hui disparue sur un territoire rendu à la vie agricole. Les cimetières britanniques sont des jardins: des arbres, des fleurs pour des stèles blanches posées sur un impeccable gazon, des abris pour le visiteur. Ils sont chacun un bout d'Angleterre posé en terre étrangère. Réalisés par les plus grands architectes britanniques de l'époque, tel que Edwin Lutyens ou Charles Holden, leur qualité architecturale est exceptionnelle. Jardins de guerre nous invite à la découverte de ces lieux uniques, en les abordant de deux façons: comme projet, en s'appuyant sur des documents d'archives et les témoignages des acteurs de cette vaste entreprise, hommes politiques, diplomates et, surtout, architectes, mais aussi à partir de leur découverte par un visiteur, qui se déplace le long des routes qui les relient, restituant ses impressions à travers des croquis, photos et dessins, au plus près d'une expérience sensible et émotionnelle.

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