Puf

  • Avec ce premier livre en français visant un large public, le prix Nobel d'économie 2014 nous fait partager sa passion pour la discipline.
    Il défend une certaine vision de l'économie, science qui fait le pont entre la théorie et les faits au service du bien commun, et de l'économiste chercheur et homme de terrain.
    Ce faisant, le lecteur pénètre dans l'atelier d'un économiste, et voyage à travers les sujets affectant notre quotidien : économie numérique, innovation, chômage, changement climatique, Europe, État, finance, marché...
    En dressant un panorama des grandes problématiques de l'économie d'aujourd'hui, Jean Tirole nous fait entrer au coeur des théories dont il est le père.

  • Pourquoi les mythes du complot envahissent-ils l´esprit de nos contemporains ? Pourquoi le traitement de la politique tend-il à se « peopoliser » ? Pourquoi se méfie-t-on toujours des hommes de sciences ? Comment un jeune homme prétendant être le fils de Mickael Jackson et avoir été violé par Nicolas Sarkozy a-t-il pu ètre interviewé ã un grand journal de 20 heures ? Comment, d´une façon générale, des faits imaginaires ou inventés, voire franchement mensongers, arrivent-ils à se diffuser, à emporter l´adhésion des publics, à infléchir les décisions des politiques, en bref, à façonner une partie du monde dans lequel nous vivons ? N´était-il pourtant pas raisonnable d´espérer qu´avec la libre circulation de l´information et l´augmentation du niveau d´étude, les sociétés démocratiques tendraient vers une forme de sagesse collective ?
    Cet essai vivifiant propose, en convoquant de nombreux exemples, de répondre ã toutes ces questions en montrant comment les conditions de notre vie contemporaine se sont alliées au fonctionnement intime de notre cerveau pour faire de nous des dupes. Il est urgent de le comprendre.

     

  • La Religion (1793) confronte la raison à deux énigmes. D'une part, comment le mal commis est-il possible ? Nous jugeons les auteurs des maux infligés aux êtres humains par d'autres êtres sans douter de leur appartenance à l'humanité (puisque nous ne jugeons que des humains), alors que le choix de les commettre est, pour un être raisonnable, incompréhensible. Énigme d'autant plus forte que l'humanité commet infiniment plus de maux qu'elle ne fait le bien.
    D'autre part, la croyance est une énigme pour l'incroyant, comme l'incroyance l'est pour celui qui croit. C'est ainsi toute une part du référentiel selon lequel chacun déchiffre le monde qui nous reste mystérieuse dans les relations interpersonnelles, lors même que la pratique d'un culte est le plus souvent publique.
    Le rapprochement des deux problèmes ainsi posés à la raison fait l'unité d'un livre qui, au moment où s'achève l'époque des Lumières, en interroge à la fois les ressources et les limites.

  • Comment évaluer l'impact de la stupidité humaine sur nos destins personnels et sur l'ensemble de la société ? Vaste question à laquelle l'historien Carlo Maria Cipolla décida en 1976 de répondre par un bref essai au ton éminemment scientifique.
    Au ton et seulement au ton : car derrière la rhétorique académique se cache un texte désopilant, qui ressortit au genre " pseudo-scientifique ", comme en son temps le célèbre Cantatrix Sopranica de Georges Perec, ou aujourd'hui les très sérieuses recherches de Jean-Baptiste Botul.
    Diffusé en 1976 aux États-Unis sous la forme d'une édition limitée et numérotée, Les lois fondamentales de la stupidité humaine a été publié en italien en 1988 (dans un recueil générique intitulé Allegro ma non troppo), et pour la première fois dans sa langue originale, l'anglais, à l'automne 2011.

  • Ce volume regroupe deux livres parus originellement en anglais en 2006 (mise à jour en 2013) et 2013, sous les titres The Undercover Economist et The Undercover Economist Strikes Back. Le premier s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires et a été traduit en plus de trente langues.
    Pourquoi les loyers sont-ils si élevés ? Les immigrés nous volent- ils nos emplois ? Qu'est-ce qu'un marché ? Quels sont les ressorts d'une vente aux enchères ? Pourquoi payez-vous votre café si cher ?
    Pourquoi les taux d'intérêt font-ils le yoyo ? Et à qui profite le crime ?
    Ces questions, et beaucoup d'autres trouvent ici une réponse dans un style enlevé, accessible et ludique, sans aucun jargon ni technicité.
    Microéconomie et macroéconomie n'auront plus de secret pour vous à l'issue de cette lecture.

  • La théorie de la reproduction sociale admet des exceptions dont il faut rendre compte pour en mesurer la portée. Cet ouvrage a pour but de comprendre philosophiquement le passage exceptionnel d'une classe à l'autre et de forger une méthode d'approche des cas particuliers. Il analyse les causes politiques, économiques, sociales, familiales et singulières qui concourent à la non-reproduction sociale, ainsi que leurs effets sur la constitution des individus transitant d'une classe à l'autre.
    A la croisée de l'histoire collective et de l'histoire intime, cette démarche implique de cerner la place dans la classe, le jeu des affects et des rencontres, le rôle des différences sexuelles et raciales. Elle invite à briser l'isolement disciplinaire pour appréhender la singularité au carrefour de la philosophie, de la sociologie, de la psychologie sociale et de la littérature. Elle requiert la déconstruction des concepts d'identité sociale et personnelle au profit d'une pensée de la complexion et du métissage des déterminations.
    À travers la figure du transclasse, c'est ainsi toute la condition humaine qui est éclairée sous un nouveau jour.

  • La monnaie qui circule à l'occasion d'une analyse éclaire sur ce que nous faisons de l'argent et ce qu'il fait de nous (prologue). Tancrède (chapitre 1) découvre que celui-ci provoque jalousie ou envie, comme dans L'Argent de Zola. Mais c'est la monnaie qui s'échange ; elle est symbolique, sa valeur repose sur la confiance, à la différence du troc. Notre rapport à l'argent exprime ainsi notre rapport aux autres.
    Les harpagons (chapitre 2) se défient d'autrui, tel Ugolin soumis à l'avarice de son père ou les enfants de L'Avare, pièce écrite à partir de La Marmite de Plaute. Harpagon est une figure de financier, quand l'avare de Plaute idolâtre l'or. Les flambeurs (chapitre 3), Vivien ou Casanova, redoutent le prix de l'argent : ce qui coûte à le gagner. Pour eux, l'argent, pris dans le fantasme d'une satisfaction sans effort, est comme le lait donné par un sein inépuisable.
    Nous le lisons dans Le Joueur de Dostoïevski et Vingt-quatre heures de la vie d'une femme de Zweig. La petite Elvire craint l'avidité (chapitre 4), sa mère celle des financiers. Avec les «monnaies locales» celle-ci s'en croit préservée, comme s'en protègent le Petit Poucet et le Marchand de Venise. Les prodigues (ch. 5) traitent l'argent à la façon d'un objet transitionnel. Nous les découvrons amants de coeur de la Dame aux camélias et de Manon Lescaut.
    Etre fortuné, cela s'apprend (chapitre 6), découvrent Aricie et les gagnants du Loto. L'héroïne de L'Ivresse de la métamorphose de Zweig butte sur ce savoir : il s'agit de mépriser l'argent, telle la reine dans le Cycle Médicis de Rubens. L'argent du psychanalyste (chapitre 7) n'est pas celui du Docteur Knock, ni le cadeau anal freudien. Il rémunère un praticien, et permet de comprendre comment la monnaie dans ses multiples formes colore la relation de chacun au monde.

  • Ce livre interroge l'intérêt passionné que Lacan a porté à Joyce à partir de 1975. Que cherchait-il dans ce retour à Joyce, lui qui avait déjà avancé une thèse sur Joyce en 1967 ? Le livre déplie d'abord la lecture complexe que Lacan a faite, non pas de l'oeuvre de Joyce, mais de sa fonction subjective de suppléance pour le cas Joyce. Que de son art Joyce se soit fait un nom de notoriété est une évidence, que cette nomination supplée à ce qu'il n'a pas hérité de son père est une thèse de Lacan bien connue, qu'il formule à l'époque en terme de nouage borroméen de l'imaginaire, du symbolique et du réel.
    Mais, hypothèse du livre, la question majeure de Lacan en 1975 portait sur autre chose, non sur la réussite de la suppléance mais sur ses moyens, autrement dit sur le «savoir-faire» d'artiste. Comment un art peut-il être borroméen ? Les commentateurs de Joyce évoquent avec prédilection la singularité de son écriture, mais la thèse de Lacan est autre : Joyce c'est de «l'art-dire», qui, dans l'arbre généalogique, place l'écrivain au commencement.
    On verra que cette réponse suppose quelques nouveaux éclairages concernant la fonction phallique, la parole, le Père du nom et, une psychanalyse réinventée.

  • La place importante de l'islam dans l'Europe d'aujourd'hui vient bouleverser le modèle de tolérance hérité des Lumières, fondé sur la mise à l'écart des vérités religieuses jugées nécessairement irrationnelles. De cette tolérance, al-Andalus apparaît souvent comme le modèle : sous la conduite de penseurs rationalistes, comme Averroès, l'Espagne musulmane médiévale serait parvenue à l'harmonie entre les religions, au prix d'une séparation nette entre les croyants.
    Au-delà des imprécisions historiques propres aux mythes, cette légende se trompe sur l'essentiel. Car l'Espagne médiévale est d'abord un lieu où l'on discute avec passion de la vérité des doctrines religieuses ; si l'on y dialogue, si l'on y traduit, si l'on y polémique, c'est que chacun pense avoir raison et pouvoir en convaincre l'autre. La véritable leçon de l'Andalousie, pour nous, est peut-être là : le véritable respect ne cherche pas à gommer les différences pour parvenir au consensus.
    Il serait alors urgent de faire revenir les questions religieuses dans le cercle de la raison, dont on les a exclues un peu hâtivement.

  • Les techniques ne sont pas seulement des outils, ce sont des structures de la perception. Elles conditionnent la manière dont le monde nous apparaît et dont les phénomènes nous sont donnés.
    Depuis près d'un demi-siècle, les technologies numériques nous apportent des perceptions d'un monde inconnu. Ces êtres qui émergent de nos écrans et de nos interfaces bouleversent l'idée que nous nous faisons de ce qui est réel et nous ré-apprennent à percevoir. Quel est l'être des êtres numériques ? Que devient notre être-dans-le-monde à l'heure des êtres numériques ? Le temps est venu d'analyser "l'ontophanie numérique " dans toute sa complexité. La prétendue différence entre le réel et le virtuel n'existe pas et n'a jamais existé. Nous vivons dans un environnement hybride, à la fois numérique et non-numérique, en ligne et hors ligne, qu'il appartient aux designers de rendre habitable.
    Docteur en philosophie de l'université Paris Descartes, Stéphane Vial est maître de conférences en design à l'Université de Nîmes et chercheur à l'Institut ACTE (UMR 8218), équipe de "Sémiotique des Arts et du Design" (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne). Fondateur et directeur de création de LEKTUM, agence de design interactif, il a été pendant huit ans professeur de philosophie à l'École Boulle, à Paris. Il est également l'auteur de Court traité du design (PUF, 2010), traduit en Suédois, Coréen et Chinois.

  • La question des affects est cruciale dans la psychanalyse puisqu'elle vise à traiter " l'impossible à supporter ". Il faut donc dire jusqu'où elle y parvient, pourquoi et comment ?
    Une conception des affects qui dise ce qui les produit était là nécessaire.
    Le livre suit sa mise au point chez Jacques Lacan à mesure qu'il avance dans sa conception de la structure, depuis l'inconscient " structuré comme un langage ", déchiffrable, jusqu'à l'inconscient-lalangue, réel, indéchiffrable. Les affects deviennent alors les seuls témoins de ce qui dans l'expérience ne passe pas au langage.
    Le livre suit le développement de la théorie proprement lacanienne de la production des affects, de la série des affects spécifiques auxquels il s'est arrêté, depuis l'angoisse jusqu' aux affects de fin d'analyse, en passant par tristesse, ennui morosité et quelques autres, ainsi que les conséquences pratiques.
    Agrégée de l'Université, psychanalyste formée par Jacques Lacan, Colette Soler pratique et enseigne la psychanalyse à Paris. Elle est à l'origine de l'École de Psychanalyse des Forums du Champ lacanien dont elle est membre fondateur. Elle a notamment publié Ce que Lacan disait des femmes (Éd. du Champ lacanien, 2003) et Lacan, l'inconscient réinventé (PUF, 2009).

  • Les frontières représentent aujourd'hui un enjeu complexe dans la vie des personnes. Elles relient et divisent, elles se font mobiles, s'individualisent aussi, laissant circuler librement certains et retenant d'autres. Qu'elles s'ouvrent ou se ferment, elles font l'objet de politiques publiques spécifiques et constituent un levier privilégié du capitalisme marchand. Elles sont le lieu d'exacerbation des processus politiques, sociaux, économiques actuels, un laboratoire de notre époque.
    Pour l'heure, les frontières internationales restent les supports d'une citoyenneté qui elle-même fonde la démocratie. Mais la façon dont nos limites vacillent met en évidence le devenir incertain de nos systèmes politiques. Comprendre ce qu'est une frontière aujourd'hui, c'est ainsi interroger l'avenir de nos sociétés et reformuler notre relation au monde.

  • Comment évaluer l'impact de la stupidité humaine sur nos destins personnels et sur l'ensemble de la société ? Vaste question à laquelle l'historien Carlo Maria Cipolla décida en 1976 de répondre par un bref essai au ton éminemment scientifique. Au ton et seulement au ton : car derrière la rhétorique académique se cache un texte désopilant, qui ressortit au genre « pseudo-scientifique », comme en son temps le célèbre Cantatrix Sopranica de Georges Perec, ou aujourd'hui les très sérieuses recherches de Jean-Baptiste Botul.
    Diffusé en 1976 aux Etats-Unis sous la forme d'une édition limitée et numérotée, Les lois fondamentales de la stupidité humaine a été publié en italien en 1988 (dans un recueil générique intitulé Allegro ma non troppo), et pour la première fois dans sa langue originale, l'anglais, à l'automne 2011. Les ventes de la traduction parue aux Puf en 2012 s'élèvent à ce jour à 50 000 exemplaires.
    Pour cette édition illustrée, Claude Ponti a accepté de prêter ses talents de dessinateur. On ne pouvait rêver une association plus harmonieuse entre texte et image. Quatorze dessins déclinent ici les figures du crétin, drôles et pathétiques.

  • Non seulement ce cours publié aujourd'hui sur « l'histoire de l'idée de temps » marque le début de « la gloire de Bergson », mais plus encore il en est la source. Il constitue, avec tous ceux donnés au Collège de France, le trait d'union entre l'oeuvre écrite à laquelle le philosophe tenait exclusivement, telle qu'elle survit à l'époque qui l'a vu naître et qui brille de son éclat propre, et l'enseignement oral dont provient la renommée de l'homme, grâce auquel ses idées se sont insérées dans le monde pour être adoptées par le plus grand nombre. Aussi ont-ils le double privilège de se concentrer comme jamais autour de la pensée de Bergson à laquelle ils apportent une lumière neuve et singulière et de rayonner plus largement encore au-delà du cercle des études spécialisées, en se rendant capable de toucher, comme jadis, un public lointain et non initié.
    Consacré à l'idée de temps à travers l'histoire des systèmes, ce cours nous donne de pouvoir lire, d'entendre presque la parole libre du philosophe telle qu'elle retentissait il y a plus d'un siècle dans ce haut- lieu de la pensée humaine et que nous avions crue irrémédiablement perdue. Car en le lisant, nous avons cette impression étrange de briser momentanément la loi inexorable du temps.

  • La pensée philosophique peut-elle faire plus que comprendre les problèmes ?
    Peut-elle être source de solutions pour l'action ?
    Dans ce recueil d'inédits dont le fil directeur est la pensée philosophique, son développement, sa portée et la tâche qui lui incombe, Gilbert Simondon apparaît comme l'homme d'une philosophie aussi exigeante, lucide et probe que réaliste : c'est quand la pensée est vraiment réflexive qu'elle peut être source d'action, donner des normes, se faire vraie morale et vraie politique par-delà les mythes et les partis pris sclérosants, « scolastiques ». Ces promesses de la pensée n'ont cessé d'être soulignées dans toute son oeuvre.
    Un volume qui articule constamment la pensée et l'action, les problèmes posés par le monde actuel et leurs solutions.

  • La langue française est complexe et personne n'est à l'abri d'une faute. Parce que tout le monde, d'une manière ou d'une autre, est amené à rédiger, un guide accessible et efficace, répertoriant les erreurs les plus fréquentes, s'avère un outil précieux. Les fautes d'orthographe mais aussi de grammaire et de syntaxe les plus courantes sont analysées et corrigées. Afin de rendre sa consultation agréable, de nombreuses anecdotes jalonnent le propos. Des encadrés permettent d'approfondir certains points particulièrement difficiles.

  • Vers 3200 avant notre ère, l'histoire de l'humanité connut un tournant radical : l'écriture fut inventée à sumer.
    Pendant plus de trois mille ans, la civilisation mésopotamienne fit un usage intensif du cunéiforme, dont témoignent les centaines de milliers de tablettes d'argile découvertes à ce jour ; elles renseignent sur toute la société, des rois jusqu'aux esclaves. qui était alors capable de lire et d'écrire ? pas uniquement des scribes professionnels : la connaissance de l'écriture était aussi le fait des élites.
    On a découvert des archives non seulement dans des temples ou des palais, mais aussi chez de nombreux particuliers, qui gardaient à domicile leurs " papiers de famille ". les bibliothèques (ainsi celle d'assurbanipal, à ninive) n'étaient pas tant destinées à conserver le savoir de l'époque qu'à fournir des instruments de référence aux différents spécialistes de la religion (devins, exorcistes, chantres).
    L'écrit servait également à communiquer avec l'au-delà : des messages adressés aux dieux et à la postérité étaient enfouis par les rois dans les fondations des bâtiments qu'ils édifiaient... l'auteur restitue ces différents usages (également marchands et diplomatiques) de façon aussi précise qu'éclairante

  • Au moment où la ville se défait et disparaît dans de vastes conurbations sans bornes, le regard anthropologique est plus nécessaire que jamais pour retrouver, sans préjugé ni modèle a priori, les genèses et les processus qui recréent l'espace partagé de la ville. L'anthropologue Michel Agier défend et décrit une approche situationnelle et dynamique prolongeant les trois traditions d'enquête urbaine de l'Ecole de Chicago, de l'Ecole de Manchester et de l'anthropologie française du contemporain.
    La réflexion se fonde sur des ethnographies urbaines mises en oeuvre depuis plusieurs années dans les quartiers périphériques, les «favelas» et les campements en Afrique noire, au Brésil, en Colombie, au Proche-Orient et en Europe. L'ethnographie urbaine et réflexive permet de repenser la ville à partir des citadins et des logiques sociales, politiques et culturelles qui la font naître et se transformer.
    La question du faire-ville est ainsi au centre de la réflexion. Elle débouche sur une relecture actuelle, une mise en oeuvre et un dépassement du «droit à la ville» comme mythe et parole politique.

  • Le bilinguisme de l'auteur lui permet de nourrir une réflexion sur le français, les rapports entre l'identité, le langage et la réalité. Il invite à mieux connaître la langue française, ses origines celtique et germanique et à la pratiquer avec créativité.

  • Qu'est-ce que le droit animalier ? Ce corpus de textes et de décisions de justice concernant les animaux dans le droit positif, par conséquent distinct de la notion philosophique de droits des animaux, est éclairé par les sources qui ont contribué à son édification. Ses enjeux philosophiques, touchant entre autres à la spécificité de l'animal, au droit naturel, à la relation entre devoirs et droits, d'une part, et ses enjeux réflexifs sur le Droit en général, d'autre part, occupent la première partie. Les deux autres parties du livres s'attachent à une analyse détaillée des textes comme des décisions de justice selon les deux axes, opposés, qui nourrissent le droit animalier : un droit contre les animaux et un droit pour les animaux. L'examen du droit animalier révèle une profonde hostilité de l'homme à l'égard des animaux, aujourd'hui de plus en plus clairement remise en cause. Au-delà des aspects strictement juridiques, une contribution à l'anthropologie se dessine dans l'examen de la condition que le droit réserve aux animaux.

  • À partir d'une analyse des inégalités sociales en oeuvre dans les cités, cet ouvrage dresse un panorama de la vie sociale qui se déroule en leur sein, entre le VIe et le IIe siècle avant J.-C.
    Après avoir appréhendé les inégalités de droit, de genre et de fortune, le livre étudie la manière dont celles-ci se manifestent dans les structures du quotidien, qu'il s'agisse des pratiques vestimentaires, alimentaires, funéraires ou immobilières. Les liens sociaux en vigueur, les manières de se réunir, de se distraire, de célébrer les dieux, ou encore les mécanismes de solidarité en vigueur dans la cité, traduisent de manière variable et nuancée l'ordre social. Par exemple, les citoyens fortunés, au sommet de la pyramide sociale, adoptent de nombreuses stratégies de reproduction, depuis l'éducation inculquée à leurs enfants jusqu'aux choix matrimoniaux en passant par les formes de contrôle des naissances. Pour autant, la possibilité de gravir l'échelle sociale existe bel et bien, qu'il s'agisse de s'enrichir ou d'accéder à un statut plus favorable, et contribue, malgré tout, à faire de la cité une société d'opportunités.

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