Policier & Thriller

  • Tessa Quayle, jeune et belle avocate anglaise, a été sauvagement assassinée près du lac Turkana dans le nord du Kenya. Son compagnon de voyage et amant supposé, médecin africain d'une organisation humanitaire, a disparu sans laisser de trace. Justin, l'époux de Tessa, diplomate de carrière au haut-commissariat britannique de Nairobi et jardinier amateur, se lance dans une quête solitaire à la recherche des tueurs et de leur mobile.

    Sa quête l'entraîne à Londres, puis à travers l'Europe et au Canada, pour le ramener en Afrique jusqu'au Sud-Soudan et se terminer sur les lieux mêmes du crime. Une odyssée pleine de violence et de fureur où se trament les sombres machinations de multinationales pharmaceutiques, où se nouent d'étranges alliances politiques.
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    Et tandis que s'éveille la conscience de Justin, tandis qu'il se rallie à la cause de Tessa, allant jusqu'à achever la mission qu'elle s'était assignée, sa plus grande révélation sera la découverte de cette femme qu'il n'a guère eu le temps d'aimer.

    La Constance du jardinier mêle l'histoire bouleversante d'un homme grandi par la tragédie et l'impitoyable exploration de la face cachée de la mondialisation par l'un des romanciers les plus incisifs de notre époque.

  • Julius Winsome

    Gerard Donovan

    Julius winsome, quinquagénaire, vit solitaire dans un chalet au coeur de la forêt du maine.
    Fils et petit-fils d'anciens combattants qui lui ont transmis leur horreur de la violence, julius ne chasse pas, contrairement aux hommes virils de la région. il préfère chérir ce que son père aimant lui a légué : les milliers de livres qui tapissent son chalet et le lee-enfield, ce fusil rapporté par son grand-père anglais des tranchées de la première guerre mondiale. son unique compagnon est son chien hobbes.
    La mort de ce dernier, abattu par un chasseur, déclenche chez cet homme doux une fureur meurtrière. les halles crépitent alors dans la forêt enneigée. julius winsome est l'histoire tendue et émouvante d'un " étranger" à la fois hypersensible et détaché, amoureux de la langue et misanthrope. avatar du meursault de camus, qui tuait "à cause du soleil ", julius winsome tue à cause de la neige, symbole de pureté et de deuil.
    écrit dans un style puissant et poétique, ce récit d'amour, de vengeance et de mort est à l'image du paysage, âpre, froid, cinglant. c'est aussi un hymne à la nature et à ses créatures sauvages.

  • A sang perdu

    Rae Delbianco

    Depuis la mort de leur père, Wyatt et Lucy vivent isolés sur le ranch familial de Box Elder, Utah. Jusqu'au matin où leur troupeau de bétail est décimé par une gamine sauvage au regard fiévreux, un semi-automatique dans une main, un fusil de chasse dans l'autre.

    Rendu fou par la perspective de perdre la terre de ses ancêtres, Wyatt s'engage dans une course-poursuite effrénée : douze jours à parcourir sans relâche un monde cauchemardesque, peuplé de motards junkies, de cartels de drogue sanguinaires et de coyotes affamés, au risque de s'éloigner à jamais de la seule personne qu'il ait jamais aimée.

    Western d'apprentissage électrique au coeur de paysages grandioses et inhospitaliers, odyssée mythique où chacun lutte pour sa vie, haletant du premier coup de feu à la dernière insolation, À sang perdu est la révélation d'une voix puissante de la littérature américaine.

  • Les gens de Smiley

    John Le Carré

    «Rien n'est plus dangereux, se plaisait à dire George Smiley aux jeunes recrues du service secret britannique, qu'un vieil espion pressé.» Ici, le vieil espion, dans ce roman, c'est George Smiley lui-même toujours aussi replet, aussi prospère, aussi perspicace, aussi inquiet - et, à n'en pas douter, aussi dangereux.

    Un coup de téléphone en pleine nuit vient le tirer de sa retraite. Sur une pelouse de Hampstead, un quartier résidentiel de Londres, on a retrouvé le cadavre d'un vieil émigré balte, un ancien général qui a travaillé jadis pour Smiley. Les nouveaux chefs du Cirque - c'est le nom dont le Carré désigne les services secrets britanniques - ne donnent à Smiley qu'une consigne : étouffer l'affaire et non la résoudre.

    Mais comment faire taire ces fantômes de son passé qui l'appellent du fond des ombres, ces obscurs, ces sans-grade qui jadis étaient ses agents, les gens de Smiley ? Il se trouve une fois de plus déchiré entre des exigences personnelles et les impératifs d'une vieille fidélité à un service dont il a été le chef. On retrouve ici les ingrédients familiers aux lecteurs de le Carré : la tension qui vous dessèche la bouche, le perpétuel sens du paradoxe. Et surtout dans ce troisième volet de la «trilogie des Smiley», ce sens de l'humour, cette humanité, cette compassion pour ce que le Carré appelle la «condition ambiguë de l'agent secret» et que jamais on n'a perçue plus forte que pour ces Gens de Smiley, ces soutiers de l'espionnage, ces défenseurs acharnés de causes éternellement perdues.

  • Un pur espion

    John Le Carré

    En pleine guerre froide, Sa très Gracieuse Majesté panique : Magnus Pym demeure introuvable. Le redoutable espion britannique serait donc un traître, un agent double ou un insensé ? Profondément marqué par la personnalité de son père, Rick, un escroc de haute volée, Magnus a décidé de se pencher sur son passé et d'affronter son plus terrible adversaire : lui-même.

  • Dans un immeuble cossu de via Merulana à Rome, les bijoux d'une comtesse vénitienne ont été dérobés ; et voilà qu'on retrouve la belle Liliane Balducci assassinée de façon sanglante. Les enquêteurs sont sur les dents : indices, poursuites, interrogatoires ... un vrai roman policier. Mais pour le nonchalant commissaire don Ciccio Ingravallo, chaque effet a une multitude de causes, chacune en cachant d'autres. Et dans le cas d'un crime, aucun des courants qui convergent dans ce tourbillon ne peut être négligé. Ainsi l'enquête prend son temps et s'embrouille affreusement, sillonnant, pour le plus grand bonheur du lecteur, les rues de la Ville éternelle, où le présent se mêle au passé mythique tandis que résonnent les multiples dialectes et les innombrables accents.

    Dans cette escalade sonore, la phrase gaddienne se déploie, s'étire et se retire, jouant sur tous les tons : la farce pour évoquer le peuple, le sarcasme pour Mussolini, la poésie pour un défilé de nuages... La nouvelle traduction, magistrale, de Jean-Paul Manganaro, nous en restitue aujourd'hui toute la verve foisonnante.

    Avec L'Affreuse Embrouille de via Merulana, chef-d'oeuvre des lettres italiennes, l'ingénieur Carlo Emilio Gadda, passionné de mathématiques et de philosophie, devient en 1957 un écrivain mondialement connu.

  • Fils naturel d'un missionnaire catholique irlandais et d'une villageoise congolaise, Bruno Salvador, alias Salvo, a gardé de son enfance africaine une passion immodérée pour les langues. Devenu interprète éminent, il est régulièrement sollicité par de grandes entreprises et des tribunaux, mais aussi par le Renseignement britannique.

    Envoyé sur une île perdue pour une mission d'interprétariat lors d'une conférence secrète entre des bailleurs de fonds occidentaux et des chefs de guerre rivaux dont l'objectif affiché est de rétablir l'ordre et la paix en République démocratique du Congo, il devient malgré lui le seul témoin des machinations cyniques qui s'ourdissent dans l'ombre pour dépouiller de ses richesses un pays déjà ravagé par la guerre. Or l'amour qu'il porte à Hannah, la belle infirmière congolaise, a rallumé en lui l'étincelle de la conscience africaine qui couvait sous l'éducation catholique rigide jadis reçue à l'école de la Mission. Le naïf Salvo saura-t-il s'affranchir des inhibitions qui le brident pour devenir le héros d'un noble et dangereux combat ?

  • Mai 1967. La vie semble paisible au sein des ministères et des délégations étrangères, à Bonn, cette «petite ville en Allemagne» que rien ne prédestinait à devenir une capitale européenne et encore moins un enjeu mondial de la Guerre froide.

    Pourtant l'émoi s'empare de l'Ambassade de Grande-Bretagne lorsque ses membres constatent la disparition d'un de leurs collègues et de... quarante-trois dossiers ultraconfidentiels.

    À l'heure où leur pays négocie à Bruxelles son entrée dans le Marché commun, les Allemands ne doivent pas savoir. À aucun prix. Ils ne doivent pas savoir que Leo Harting a disparu et qu'il est recherché. Ils ne doivent pas savoir qu'il y a eu des fuites.

    Alan Turner, l'officier de sécurité, est dépêché à Bonn pour retrouver l'homme et les dossiers disparus. Quels secrets Leo Harting dissimule-t-il? Que recherche-t-il avec tant d'obstination? C'est ce que Turner découvre au terme d'une enquête mouvementée où l'odieux passé nazi refait surface dans une Allemagne qui s'acharne à oublier.

  • La Grande Embrouille fait partie des romans comiques d'Eduardo Mendoza et reprend le personnage du détective fou déjà présent dans Le Mystère de la crypte ensorcelée, Le Labyrinthe aux olives et L'Artiste de dames, dont il est en quelque sorte la suite. On y retrouve le détective dans son salon de coiffure sans clientèle. Son ancien compagnon de l'hôpital psychiatrique où il a été autrefois interné a disparu. Le détective réunit un petite équipe d'enquêteurs composée d'un marginal qui officie comme statue vivante sur les Ramblas, un mendiant africain albinos, un livreur de pizzas, une petite fille qui crochète les serrures, une Russe accordéoniste de rue qui a fui les pays de l'Est, et une famille chinoise qui régente un bazar à côté du salon de coiffure.
    Très vite l'enquête bifurque vers un projet d'attentat contre Angela Merkel que le détective et son équipe tentent de déjouer.
    Reprenant la tradition de la picaresque espagnole, ce roman "policier" à l'humour iconoclaste se veut une satire et un apologue de l'Europe en crise: les changements dans les rapports sociaux, familiaux et du travail, le monde des affaires, de la finance et de la politique, tout est passé au crible du ridicule pour offrir au lecteur un roman désopilant.

  • Au lendemain de la guerre en Irak, l'Anglais Edward «Ted» Mundy, fils d'un major dans l'armée des Indes, écrivain raté et guide touristique en Bavière, voit resurgir son passé en la personne de Sasha, l'Allemand de l'Est militant qu'il a rencontré à la fin des années 60 dans un Berlin en proie à l'agitation révolutionnaire et revu dans le crasseux miroir aux espions de la guerre froide pour le montage d'une longue opération d'agent double. Mais aujourd'hui les temps ont changé, et leur amitié renouée au nom d'un idéalisme devenu obsolète se heurtera aux manoeuvres cyniques d'une Amérique plus impérialiste que jamais.

    Avec ce roman engagé d'une actualité brûlante, le Carré sonne le glas de l'espionnage à l'ancienne et des valeurs surannées qui structuraient l'univers des agents secrets : depuis le 11 septembre, le monde ignore tout code de l'honneur et les «justes causes» n'y ont plus cours quand l'Amérique de Bush fait subir à tous la marche forcée de son autocélébration triomphaliste et hégémonique. Portant un regard cruellement désabusé sur les agissements machiavéliques d'une Amérique drapée dans sa bonne conscience, le Carré dénonce aussi la veulerie aveugle de ses contemporains, et son message désespéré hantera le lecteur longtemps après la dernière ligne.

  • En 1971, au Royaume de sa Majesté, tandis que la décolonisation fait rage, le souffle de libération des années soixante est suivi d'une certaine agitation sociale. C'est dans ce contexte que Cassidy entreprend de s'inventer une généalogie. Mais alors qu'il visite un manoir à Haverdown, en vue d'en « faire » la demeure de ses ancêtres, il y trouve un couple de squatters, artistes et bohêmes, qui se sont eux aussi inventé une enfance :
    Shamus, homme-orchestre sans tabous ni principes, écrivain à succès qui se fait passer pour mort, et Helen, l'éternel féminin, qu'il entrevoit nue. Cassidy oublie alors sa réussite professionnelle, son fils à Eton, son épouse pieuse et pudibonde, pour emboîter le pas aux deux énergumènes. De Londres à Paris, en passant par tous les pubs du Somerset, le champagne coule à flots, les dialogues hilarants et imbibés, les insultes aux bonnes moeurs et les prophéties fulgurantes s'enchaînent. Et Shamus en tient la chronique insolente.
    Une chronique qui sera d'ailleurs publiée, bien plus tard, sous le titre de « Trois pour la Route », en hommage à Stanley Donen lorsque tout le monde sera rentré tant bien que mal dans le rang.
    Un amant naïf et sentimental est un météore singulier dans le parcours de John le Carré qui invente ici une machine à remonter le temps, une parabole sur l'amour et son contraire. Un roman surprenant qui nous laisse la nostalgie d'une insouciance et d'une folie perdues que Shamus, le bouffon et l'escroc, s'emploie à pointer du doigt.

  • Voici trente ans que Billie James n'a pas remis les pieds dans le Mississippi. Un sacré tempérament, quelques dollars en poche et son chien Rufus au bout de sa laisse, elle débarque à Greendale et s'installe dans une bicoque décrépite où vécut autrefois son père. Ce dernier, poète noir de renom, est mort de manière accidentelle alors que Billie n'avait que quatre ans. La petite fille était présente au moment du drame, mais n'en a conservé aucun souvenir.

    Alors que les voisins font preuve d'un comportement étrange, que des rumeurs circulent, laissant soupçonner une tout autre vérité quant à la mort du père de Billie, celle-ci mène son enquête, aidée par son oncle et un drôle d'olibrius universitaire. Ensemble, ils vont exhumer de lourds secrets, dévoilant peu à peu l'histoire de ses origines mais aussi, en toile de fond, celle d'un pays marqué par les blessures toujours à vif de la ségrégation.

    Campé dans le décor à la fois somptueux et inquiétant du Sud profond, le premier roman de Chanelle Benz fourbit les armes du polar pour nous raconter ce qu'a été - et ce qu'est encore - l'Amérique tourmentée par les spectres les plus sombres de son Histoire.

  • Chaque année, à l'époque du solstice d'été, un dangereux maniaque, juché sur les toits de New York, fait tomber un bloc de béton sur les foules qui se pressent à la sortie des théâtres et des cinémas. Comme dans Nécropolis et Le Tueur et son ombre, l'inspecteur Mooney mène l'enquête.

  • Malgré le thème, l'enchantement est au rendez-vous. Ce recueil se lit presque comme un roman tant les voix, les personnages et les situations composent une trame narrative homogène. Tous retraités vieillissants, les protagonistes sont attachants par leurs ridicules avoués, leurs petites manies et coquetteries assumées. Au cours de rêveries nostalgiques, ils réinvestissent leur passé -- les amours, les désirs sexuels, les ambitions, les nombreux voyages--, et à partir des souvenirs de leurs lointaines enfances ils tentent de reconstituer l'histoire des couples de leurs proches, l'histoire de l'Amérique rurale, terre natale d'où ils se sentent irrémédiablement exilés. Quelques nouvelles empruntes de réflexions métaphysiques sont de belles variations libres sur la mort, ou encore la contemplation d'un monde en déréliction que l'homme sait qu'il va devoir bientôt quitter. Enfin, l'auteur nous fait lui aussi son récit sur l'attaque du 11 septembre des tours jumelles de New York, un récit choral ambitieux intitulé avec humour Variété des expériences religieuses.

  • Alors que la neige tombe sur Bolzano et ses environs, Michele, un enfant de onze ans, disparaît sans laisser de traces. Le commissaire Sergio Striggio est chargé de l'enquête. Installé depuis quelques années dans le Nord de l'Italie pour vivre librement son amour avec Leo, il s'apprête à révéler son homosexualité à son père, ancien policier. Mais celui-ci lui annonce qu'il est atteint d'une maladie incurable. Soudain le passé assaille père et fils, avec tous ses fantômes, s'insinuant dans l'enquête en cours et s'y reflétant étrangement. Après l'avoir affronté et défait, Striggio, il en est convaincu, pourra accompagner son père dans son dernier voyage.

    Avec ce roman noir atypique au style magistral, Marcello Fois atteint sa pleine maturité d'auteur.
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  • C'est le début de l'été 1960, un été particulièrement beau et chaud. Erik, quatorze ans, vit avec son père et son grand frère de vingt-deux ans dans une petite ville de Suède. Fin de l'année scolaire : le père décide d'envoyer ses deux fils passer l'été dans leur maison de campagne pendant qu'il restera au chevet de sa femme atteinte d'un cancer. Erik emmène son ami Edmund, garçon un peu gauche, et Henry, le grand frère journaliste à l'âme d'écrivain, a pour mission de s'occuper d'eux.
    Ce sera l'été de toutes les découvertes et expériences pour les deux garçons qui goûtent à l'ivresse de la liberté pour la première fois. Un soir, Henry revient accompagné d'une femme, qui n'est autre que le professeur d'Erik et Edmund, la sublime Eva Kaludis, surnommée "Kim Novak" par les collégiens, à leurs yeux la plus belle femme qui puisse exister sur terre. Cet été là sera aussi celui des fantasmes.
    Mais l'ombre au tableau, c'est qu'Eva Kaludis est la fiancée officielle de Berra, la star nationale de handball, craint de tous pour la puissance de ses tirs et la violence de ses humeurs. Or peu après, Berra est retrouvé mort tout près de la maison ! L'été de rêves est définitivement clôt.
    Âgé de 45 ans, Erik se remémore cet été exceptionnel. L'enquête n'ayant pas abouti, la question de l'identité du meurtrier n'a jamais cessé de le tarauder. Henry, Eva, ou Edmund ? Et si aujourd'hui, il revoyait Edmund ou rencontrait Eva ?

  • " ...le temps des chevaliers est révolu, a écrit edmund burke.
    Lui a succédé celui des sophistes, des économistes et des calculateurs. la guerre, pourtant, s'est poursuivie sous d'autres formes. s'il ne le sait pas encore, charles daughtry, chef du service des changes de la new york confederated trust bank, ne va pas tarder à s'en apercevoir. c'est par un coup de téléphone, reçu à trois heures du matin, que commencent les hostilités. ce coup de téléphone annonce une catastrophe, et l'une des plus grandes escroqueries montées dans le secteur bancaire.
    Daughtry a contre lui un homme tout-puissant : sujimoto, maître-d'oeuvre de la haute finance internationale. pour lui : l'amour qu'il voue à mariko, fille du financier, et l'art de la guerre, dont les règles " ne peuvent être définies qu'au gré des circonstances. "

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