Snoeck Gent

  • Sur la piste des Sioux Nouv.

    Notre imaginaire les a longtemps désignés comme « les Indiens d'Amérique ». Récits de voyages, cinéma et bande dessinée, spectacles de folklores et même romans y ont largement contribué. Conçue et réalisée par le musée des Confluences, l'exposition présentera notamment la collection de François Chladiuk. Bruxellois passionné du Far West, il possède un ensemble unique de costumes lakotas du village d'Indiens installé à Bruxelles en 1935 en marge de l'Exposition universelle, héritage des Wild West Shows, dont le célèbre Buffalo Bill's Wild West, spectacle diffusé en Amérique puis en Europe entre 1882 et 1912. Explicitant la construction de l'image caricaturale des nations indiennes, l'exposition veille à redonner la parole à ces communautés encore marginalisées aujourd'hui.

  • Fernando Botero : au-delà des formes Nouv.

    Accompagnant la première exposition belge de Fernando Botero, ce catalogue invite à parcourir l'ensemble de la carrière de l'artiste colombien et à explorer les sources de son style original, voué à exalter, dans tous les sujets, les qualités formelles des volumes. Cinq essais inédits de spécialistes internationaux, abordant l'oeuvre de Botero d'autant de points de vue différents, éclairent d'une lumière nouvelle un répertoire foisonnant d'images qui fait déjà partie de notre imaginaire collectif, mais qui, à première vue, semble échapper aux codes conventionnels de la peinture moderne. « Au-delà des formes », et loin de toute idée reçue, on découvre une oeuvre où la grande liberté formelle ne déroge jamais à la maîtrise rigoureuse des techniques traditionnelles; où la simplicité apparente est le résultat d'une étude approfondie de l'histoire de l'art et des cultures populaires ; où le parti pris de la figuration et la volonté de créer une oeuvre accessible à tout un chacun naissent d'une réflexion constante sur les acquis de l'art de son époque et sur son rôle dans la société. Autant de clés de lecture pour mieux apprécier, à travers ce livre, cette caresse de couleurs et de formes unique dans son genre, qu'on ne se lasse jamais d'admirer.

  • Avant la fin du XVIIIe siècle, le terme « Népal » ne désignait que la vallée de Katmandou, étape située sur les voies caravanières reliant la plaine indo-gangétique au Tibet. Ses habitants, les Newars, développèrent une civilisation brillante et originale qui conserva, en outre, les traditions de l'Inde antérieures aux invasions musulmanes. Les arts du bouddhisme et de l'hindouisme s'épanouirent parallèlement dans la vallée, y compris sous leur forme tantrique, à caractère ésotérique. Ils sont évoqués au musée Guimet, à travers des oeuvres s'échelonnant du XIe au XIXe siècle. Aux achats, aux dons, notamment ceux de Lionel Fournier (1989), legs et dation qui ont peu à peu enrichi l'ensemble conservé, s'ajoute en 1955 le dépôt par l'Institut de France de plusieurs peintures de grande taille ayant appartenu à B. H. Hodgson, résident britannique à Katmandou entre 1824 et 1843. Il n'existe pas, à l'heure actuelle, de présentation exhaustive de ce fonds népalais. Le catalogue que le MNAAG souhaite éditer s'attachera à combler ce manque en détaillant les quelque 130 oeuvres qui constituent cet ensemble. Les pièces bénéficieront quasiment toutes d'une notice descriptive, et seront associées à plusieurs essais de remise en contexte. Cet ouvrage sans équivalent se veut tout à la fois une référence scientifique sur ces collections, mais aussi un support de diffusion à destination du public non spécialiste. La parution de cette publication sera concomitante d'une petite exposition qui présentera une sélection représentative d'oeuvres du fonds népalais du MNAAG, accompagnées de quelques prêts d'institutions publiques. Cette exposition se tiendra du 13 octobre 2021 au 10 janvier 2022. Ouvrage réalisé sous la direction de Nathalie Bazin, conservatrice en chef, en charge des collections Népal-Tibet au MNAAG.

  • Par sa situation stratégique sur les voies de passage et de conquête entre Moyen-Orient, ancien monde des steppes, sous-continent indien et oasis de l'Asie centrale chinoise, le Tadjikistan est au coeur des réseaux d'échanges depuis la plus haute antiquité. La richesse de ses ressources naturelles, notamment minérales (au nombre desquelles le rubis et le lapis-lazuli) expliquent sans doute l'importance des foyers culturels qui s'y sont développés.

    Organisée en grandes périodes chronologiques, de la préhistoire à l'arrivée de l'islam, l'exposition s'attache à montrer cette richesse culturelle en prenant appui sur les vestiges de différents sites archéologiques du pays.

    Elle bénéficie pour cela d'importants prêts des musées du Tadjikistan (musée d'archéologie, musée national, musées de sites), du British Museum et de la Bibliothèque nationale de France, que viendront accompagner des pièces issues des collections du musée national des arts asiatiques - Guimet.

    Les vestiges préhistoriques, notamment ceux du site de Sarazm, nous rappellent que le Tadjikistan fut un pôle d'échanges dès la préhistoire, ainsi qu'un important centre de métallurgie dès la fin du IVe millénaire av. J.-C.
    Les apports des peuples des steppes puis des Achéménides seront suivis, dans les premiers siècles qui précèdent l'ère chrétienne, par la présence de populations hellénisées, ainsi que l'illustrent plusieurs ensembles de monnaies d'or, d'argent et de bronze, tout comme un grand nombre de vestiges du temple de l'Oxus à Takht-i Sangin.
    Les vestiges monumentaux de Pendjikent, Kukh-i Surkh ou Bundjika témoignent pour leur part de la prospérité de la région de la Sogdiane aux VIe-VIIIe siècles, à l'époque où les Sogdiens, commerçants de l'Asie établis jusqu'en Chine et en Asie du Sud-Est, adeptes du mazdéisme, du zoroastrisme, et du manichéisme, sont aussi ouverts aux influences extérieures.
    Dans un même temps, les sites d'Adjina tepa et de Hisht tepa nous montrent l'implantation du bouddhisme dans l'est du pays, par les moines cheminant le long des routes commerciales.
    L'exposition se termine avec l'établissement de la dynastie des Samanides et l'introduction de l'islam dans la région, ainsi que l'illustrent les vestiges des sites d'Hulbuk ou de Sayod, ainsi que d'importants trésors monétaires.

  • Visa pour l'image est un festival international de photojournalisme créé en 1989, par Roger Thérond, le directeur de la rédaction de Paris-Match. Il en avait confié l'organisation à Michel Decron, directeur du journal Photo du groupe Filipacchi. Dirigé par Jean-François Leroy, Visa pour l'image se déroule chaque année dans toute la ville de Perpignan, de fin août à mi-septembre pour une durée de quinze jours, plus une 3e semaine réservée aux scolaires. Il s'agit du plus important festival de photojournalisme public et gratuit au monde, quant à la fréquentation.

  • Fils aîné d'une famille de quatre enfants, son père, Alexandre Émile Auburtin (1838-1899), architecte de la ville de Paris, est originaire de la Lorraine. Formé dans sa jeunesse par le peintre Louis-Théodore Devilly, il est admis à l'École des beaux-arts de Paris, qu'il quitte sans se présenter au concours du prix de Rome. En 1897, Auburtin étudie la faune et la flore sous-marine aux aquariums de Roscoff et de Banyuls d'où il rapporte de nombreux croquis qui lui permettront de réaliser en 1898 Le Fond de la mer, grand décor destiné à l'amphithéâtre de zoologie de la SorbonneNotes 1. Il séjourne dans les îles d'Or et longtemps à Porquerolles, puis en Bretagne où il réalise des oeuvres conservées au musée de Pont-Aven. Puis il découvre la Corse, les sommets des Pyrénées, les nombreux lacs des Landes et Talloires sur les bords du lac d'Annecy chez ses amis, le peintre Albert Besnard (1849-1934), et sa femme la sculptrice Charlotte Besnard (1854-1931)celle réalisée pour Dans son atelier du quai Carnot à Saint-Cloud, il reçoit son ami Auguste Rodin avec lequel il partageait quelques modèles. Il réalise également de 1909 à 1920 des gouaches avec l'école de danse d'Isadora Duncan. Jean Francis Auburtin est promu officier de la Légion d'honneur

  • Une exposition exceptionnelle consacrée aux dessins du château de Versailles mettra en valeur les acquisitions réalisées depuis 2000.
    Une centaine d'oeuvres seront présentées à cette occasion, illustrant toutes les techniques : pastel, crayon, sanguine, trois crayons, plume, aquarelle, gouache..., datant du XVIIe au XXe siècle.
    Riche de plus de trente mille pièces, la collection du Cabinet des arts graphiques du château de Versailles est cependant méconnue.
    Débutée au XIXe siècle, conçue comme un support à une meilleure connaissance du palais et des collections, elle s'articule autour de trois axes majeurs : les représentations du château ; les dessins préparatoires aux décors, architecturaux ou peints ; le portrait et l'allégorie.
    Les connaisseurs et amoureux de Versailles la connaissent ; les amateurs et collectionneurs, un peu moins ; le grand public, presque pas, puisque les dessins, en raison de leur fragilité, ne sont pas exposés de manière permanente, mais uniquement à l'occasion d'expositions temporaires.

  • Pour la première fois, le musée des Beaux-Arts de Lyon consacre une exposition-dossier à la céramique contemporaine. Des oeuvres sculpturales des ateliers de La Borne des années 60 aux pièces organiques plus récentes, l'exposition proposera un panorama évocateur de la création dans ce domaine, de la seconde moitié du XXe siècle à nos jours. Des oeuvres aux proportions généreuses de Jean et Jacqueline Lerat côtoieront des céramiques de Joulia, Pontoreau, Virot, Dejonghe ou Champy. Autant d'artistes pionniers qui ont su maîtriser les contraintes liées au feu pour inventer des formes et des effets de surface inattendus et inscrire ainsi dans l'espace des volumes inédits. La surprise naîtra de la confrontation avec les créations récentes, débordantes de créativité et de couleurs. Le musée révèlera à cette occasion des céramiques récemment entrées dans les collections, suite à plusieurs donations

  • Le Cerfav (centre européen de recherches et de formation aux arts verriers) est une structure polymorphe qui adopte une posture transversale autour des métiers du verre. Il s'investit dans la création artistique contemporaine, la préservation des savoir-faire et la mise en place de recherches, d'innovations et d'expertises technologiques. Le centre, implanté à Vannes-le-Châtel en Lorraine et à Pantin en région Île-de-France, est un lieu où se croisent artistes, designers, artisans verriers, apprentis, stagiaires, étudiants et chercheurs.

  • Peintre, décorateur et illustrateur prolifique, coloriste de talent, Jean Bouchaud est profondément marqué par ses séjours outre-mer. La carrière de l'artiste prend une orientation décisive lorsque, concurrent malheureux au prix de Rome, il découvre l'Afrique du Nord. Lauréat du prix Abd-el-Tif en 1921, il réside deux ans dans la « villa Médicis d'Alger ». S'ensuivent deux voyages, en Indochine en 1924, puis en Afrique-Occidentale française en 1932. Sa participation constante aux salons, les travaux d'ampleur réalisés pour les expositions, coloniale de Paris en 1931 notamment, pour le paquebot Normandie et les Messageries maritimes, assoient la reconnaissance officielle de l'artiste. Membre de l'Académie des beaux-arts, Jean Bouchaud honore jusque dans les années 1960 des commandes marquées par ses découvertes extra-européennes de l'entre-deux-guerres.

  • L'exposition " United States of Abstraction. Artistes américains en France, 1946-1964 " est organisée par le Musée d'arts de Nantes, où elle sera présentée au public du 11 février au 23 mai 2021, et le Musée Fabre de Montpellier, où elle sera présentée du 3 juillet au 17 octobre. Le rôle de Paris comme capitale mondiale de l'art occidental depuis le 19e siècle est bien connu, et il est également considéré comme un fait établi que la Ville lumière perd cette prééminence après la Seconde Guerre mondiale au profit de New York.
    Pourtant, l'on sait également que de très nombreux artistes, peintres, musiciens et écrivains américains, hommes et femmes, ont continué à venir étudier et créer en France. Plusieurs centaines de jeunes artistes, musiciens et écrivains américains, hommes et femmes, ont séjourné à Paris après la Seconde Guerre mondiale et jusque dans les années 1960. Certains comme Joan Mitchell en 1955 se sont installés en France définitivement.
    Plus de 400 artistes ont en particulier utilisé la bourse du GI Bill, qui permettait à tout ancien combattant de financer ses études, en venant s'inscrire aux écoles d'arts et académies parisiennes entre 1946 et 1953. Certains artistes comme Ellsworth Kelly, arrivé en France en 1948, étudièrent à l'Ecole de Beaux-arts, tandis que d'autres fréquentèrent avec plus ou moins d'assiduité les ateliers de la Grande Chaumière auprès de Fernand Léger ou d'Ossip Zadkine.
    Ils venaient pour des raisons diverses : l'attrait culturel de Paris, ses musées et ses maîtres, l'attrait de l'Europe, l'aventure de vivre correctement et sans réelle contrainte grâce à la bourse, la recherche d'une plus grande liberté, l'envie d'être ailleurs, d'être à Paris comme sur une île. L'exposition explore cette intense présence et la manière dont elle a contribué à la redéfinition de l'art abstrait en France à un moment où la géographie mondiale de l'art était bouleversée.
    Elle est organisée en trois chapitres, qui se retrouveront également dans le catalogue. La première section, " Les autres de l'Art autre : les Américains autour de Michel Tapié ", examinera les oeuvres réunies par le critique Michel Tapié, que ce soit dans des expositions de groupe (comme Véhémences confrontées à la galerie Nina Dausset en 1951, Les Signifiants de l'informel en 1952 ou Un art autre au Studio Facchetti la même année) ou dans des publications de la première moitié des années 1950.
    Ces événements constituent une passionnante tentative de rapprocher une série d'oeuvres abstraites en dehors de considérations nationales, mais autour des idées d'expressivité, de peinture gestuelle ou automatique abstraite. Plusieurs peintres américains, Jackson Pollock, Willem De Kooning, Mark Tobey, Claire Falkenstein, Alfonso Ossorio y sont associés et mis en rapport avec Wols, Jean Dubuffet, Georges Mathieu, Jean-Paul Riopelle.
    Le second chapitre, " Paris , une île pour les artistes américains ? ", regroupera plusieurs coloristes abstraits, comme Sam Francis, Joan Mitchell, Shirley Jaffe, mais aussi Kimber Smith, Norman Bluhm ou Beauford Delaney, qui trouvèrent en France un lieu de liberté et de créativité, sans pour autant établir de liens forts avec les artistes français du groupe de l'abstraction lyrique, à l'exception du peintre canadien Jean-Paul Riopelle.
    Ils revendiquent une forme de solitude, et utilisent la capitale française comme un lieu stimulant pour la création mais néanmoins étrangement apatride. Leurs oeuvres ont en commun des formes flottantes, de grande échelle, aux coloris intenses. Le dernier chapitre, " Nouvelles voies de l'abstraction géométrique : ombre, hasard, mouvement ", étudiera comment les artistes Ellsworth Kelly, John Youngerman, Robert Breer et Ralph Coburn, en relation avec certains de leurs aînés comme Jean Arp ou Alexander Calder et avec certains de leurs contemporains (François Morellet), ont profondément renouvelé l'abstraction géométrique dans le Paris de l'après-guerre.

  • Prolongeant les thèmes de l'exposition « EnQuête de pouvoir. De Rome à Lugdunum », ce catalogue montre comment, à la fin du Ier siècle av. J.-C., Auguste a fondé un régime politique original : le Principat. Unique en son genre, celui-ci combine la restauration des institutions traditionnelles de la res publica avec l'affirmation d'un pouvoir d'essence monarchique détenu par un prince, le premier des citoyens, celui que nous appelons empereur. Le Principat ne prévoit toutefois dans le droit aucun schéma fixe de succession héréditaire, ce qui fait naître le danger d'une guerre civile. L'exemple des affrontements de 193- 197, qui suivirent la mort de Commode et s'achevèrent par la bataille de Lyon le 19 février 197, illustre la nécessité pour l'empereur d'établir un consensus entre les principales couches sociales : armée, Sénat, peuple romain, élites provinciales et chevaliers. Les textes de cet ouvrage, issus de contributions d'historiens et d'archéologues, et nourris des avancées scientifiques les plus récentes, invitent à découvrir les rouages du pouvoir dans l'Empire romain à travers l'analyse des mécanismes de la succession dynastique et de l'usurpation.

  • Paris impasse

    Karin Borghouts

    Paris compte presque 600 impasses, cités, villa's, squares : rues sans issue. Culs-de-sac, tel est le terme plus anciens toujours en vogue dans la bouche des Anglais. La capitale française, circonscrite par le péréphérique, reste la ville la plus densément peuplée d'Europe occidentale : plus de 20 000 habitants au km2. Ce livre offre à voir environ 200 de ces lieux, en passant du premier au vingtième arrondissement. Autant de photographies qui dévoilent des coins de Paris qui passent normalement inaperçus. Karin Borghouts est une artiste et photographe belge spécialiste des lieux environnements et architecturaux.

  • La Fondation de l'Hermitage consacre une importante rétrospective au peintre lucernois Hans Emmenegger (1866-1940) - une première en Suisse romande. Avec une centaine de tableaux, l'exposition dévoile l'oeuvre de cet artiste resté méconnu du grand public, malgré un fort engagement au sein de la communauté culturelle suisse alémanique. Fin observateur et amoureux de la nature, Emmenegger est un peintre d'une originalité frappante, dans le traitement insolite de ses paysages et natures mortes, comme dans l'audace de ses compositions. Il compte parmi les artistes suisses les plus importants de sa génération.
    Formation artistique : Emmenegger commence sa formation à l'école des arts appliqués de Lucerne (1883-1884). Il la poursuit à Paris, à l'Académie Julian, puis dans l'atelier de Jean-Léon Gérôme. Dans cette effervescence artistique, il se lie d'amitié avec Cuno Amiet et Giovanni Giacometti. En hiver 1885-1886, il séjourne à Munich, où il rencontre Max Buri, avec qui il voyagera en Afrique du Nord en 1891. En 1893, Emmenegger hérite du domaine de son père à Emmen, près de Lucerne, où il vivra et travaillera jusqu'à sa mort. En 1895-1896, il passe un second hiver à Munich. Il y pratique la gravure avec Albert Welti et s'initie à la peinture de plein air avec Bernhard Buttersack. Fasciné par le travail d'Arnold Böcklin, il séjourne à plusieurs reprises au Tessin et en Italie entre 1897 et 1903.
    Un artiste singulier : Au début du 20e siècle, Emmenegger s'affranchit de l'influence de Böcklin et développe son propre langage artistique, se consacrant à des thèmes récurrents - intérieurs obscurs de forêt, fonte des neiges, ombres portées ou reflets à la surface de l'eau. Son style figuratif plonge le spectateur dans des décors au cadrage serré, parfois sans horizon, et génère une atmosphère aussi étrange que mélancolique. Grâce à de subtils agencements d'aplats de couleur et à de puissants contrastes d'ombre et de lumière, une grande tension se dégage de ses compositions. Dès les années 1910, Emmenegger se passionne pour la question de la représentation du mouvement et livre des toiles inspirées de la chronophotographie, qui rappellent les expérimentations des artistes futuristes.
    Engagement dans le milieu artistique : Emmenegger était notamment président de la section lucernoise de la Société des peintres, sculpteurs et architectes suisses et membre du comité de la Société des beaux-arts de Lucerne. Philatéliste et collectionneur averti, il possédait, entre autres, des oeuvres de Ferdinand Hodler, Cuno Amiet, Max Buri, Giovanni Giacometti et Albert Trachsel, ainsi qu'un ensemble de photographies, de minéraux et de fossiles.
    Dialogue avec d'autres artistes / carte blanche à l'ECAL : L'époustouflante modernité de l'oeuvre d'Emmenegger est mise en évidence par le biais d'une centaine de tableaux, qui dialoguent avec des peintures de ses mentors, amis et contemporains Cuno Amiet, Arnold Böcklin, Giovanni Giacometti, Ferdinand Hodler, Félix Vallotton et Robert Zünd. Le parcours est également ponctué d'oeuvres d'artistes contemporain·e·s inspiré·e·s par son travail : Caroline Bachmann, Stefan Banz, Michel Grillet, Alois Lichtsteiner, Nicolas Party et Albrecht Schnider.
    À découvrir dans les salles et dans le parc de l'Hermitage, la carte blanche confiée à l'ECAL/Ecole cantonale d'art de Lausanne, mettant en résonance l'oeuvre d'Emmenegger avec les travaux de photographes de la nouvelle génération.

  • Les grands compositeurs ont atteint avec leurs oeuvres une sorte d'immortalité. Leurs sonates, concertos, symphonies et opéras constituent pour nos oreilles un véritable cadeau du ciel. Mais ces oeuvres célestes ont été composées par des hommes de chair et de sang, des hommes sujets comme nous tous aux maladies et autres vicissitudes de la vie. Cet ouvrage met l'accent sur l'histoire médicale de quelques grands noms du monde musical, en insistant particulièrement sur leurs derniers instants. Lully / Händel / Haydn / Mozart / Bethoven / Paganini / Schubert / Mendelssohn / Bartholdy / Chopin / Schumann / Liszt Smetana / Bizet / Moussorgski / Tsjaikovski / Grieg / Puccini / Mahler / Debussy / Rachmaninov/Ravel / Bartók Gershwin

  • Cette exposition thématique d'envergure intitulée L'Énigme autodidacte revient sur la position de l'autodidacte dans l'histoire de l'art contemporain. Elle rassemble plus d'une centaine d'oeuvres, issues de collections privées et publiques majeures, sur environ 1 000 m² et s'étend des années 1950 et 1960 - importante période d'émergence des autodidactes - jusqu'à aujourd'hui, avec l'intérêt de la nouvelle génération pour les algorithmes autoapprenants... Des grands noms de l'art contemporain, à ceux de l'art brut/outsider, en passant par des démarches moins connues, cette exposition s'intéresse aux oeuvres de créateurs aux parcours très divers. Ce que ce projet cherche à situer, ce sont les intentions, processus et gestes autodidactes qui portent - consciemment, intuitivement, ou inconsciemment - à innover sur le plan esthétique et à obtenir, parfois rétrospectivement, une place de choix dans l'histoire de l'art. Alors qu'aujourd'hui, les débats sur la place des amateurs dans la construction des savoirs ou sur le rôle des connaissances « informelles » dans un parcours professionnel, éclairent d'un jour nouveau le rôle de l'autodidaxie dans notre société, cette exposition entend clarifier, par une approche rétrospective, sa place dans les pratiques artistiques. Commissariat : Charlotte Laubard, historienne de l'art et responsable du département d'Arts visuels de la HEAD - Genève (Haute École d'Art et Design)

  • L'exposition intitulée " A la pointe de l'art " sera la troisième exposition temporaire du musée depuis sa réouverture. Au coeur de cette exposition se trouve le timbre-poste ; en effet, les collections philatéliques constituent le fonds le plus important du musée. Cependant, le sujet de l'exposition portera moins sur les aspects techniques du timbre que sur la création de l'oeuvre à proprement parler.
    En effet, en plus d'être une estampe, le timbre reste l'une des plus petites surfaces de création qui existent au monde mais aussi l'une des plus diffusées. Aussi, les dessins originaux et les poinçons gravés d'artistes seront au coeur du propos. En plus des timbres eux-mêmes, le musée conserve dans le cadre du dépôt obligatoire des archives du timbre-poste français des milliers de pièces témoignant du processus créatif conduisant à l'émission d'un timbre : les esquisses et dessins préparatoires, les épreuves d'impression, essais de couleurs ou poinçons gravés.
    L'idée première est de démontrer que, bien que le timbre soit une oeuvre de commande régie par un cahier des charges strict, la place accordée au geste de l'artiste reste très présente. Le parcours de l'exposition sera ainsi ponctué de neuf portraits de dessinateurs, graveurs, peintres, illustrateurs, tous créateurs de timbres et ayant des carrières artistiques et parcours très différents. C'est une manière pour le Musée de La Poste de valoriser la création philatélique et de l'ancrer dans le vaste domaine de l'histoire de l'art.
    A côté des peintures d'Henry Cheffer ou estampes de Pierre Albuisson, le visiteur découvrira les gravures héraldiques de Sarah Bougault, les sculptures de Jacques Jubert, les peintures sur ivoire de Pierrette Lambert, les bandes dessinées de Pierre Forget, l'univers fantastique de Thierry Mordant et Ciou, ainsi que le monde foisonnant de détails et d'histoires de Jean Delpech. Le timbre-poste est une surface de création à la fois unique et pour autant connue de tous.
    Ce support artistique voyage et nous fait voyager. Depuis les années 1960, la série artistique, imaginée par André Malraux pour mettre l'art à portée de tous les Français, a su s'imposer et c'est donc tout naturellement que certains des plus grands artistes se sont approprié le timbre-poste pour nous proposer de merveilleuses créations. Tomi Ungerer, Victor Vasarely, Raoul Ubac, Jean-Michel Folon, Salvador Dali, Roger Bezombes et bien d'autres se sont prêtés à l'exercice et le résultat est toujours impressionnant.
    Le Musée de La Poste est le musée d'entreprise du Groupe La Poste consacré à l'histoire postale et à la philatélie française. Ouvert en 1946, il a connu deux sites dans Paris. Le musée actuel est situé au 34 boulevard de Vaugirard (Paris 15e) depuis 1973. Reconnu Musée de France, le musée a été fermé pendant plusieurs années pour rénovation complète de ses espaces avec notamment pour objectif une accessibilité totale aux personnes en situation de handicap.
    Il a rouvert ses portes au public en novembre 2019. Le Musée de La Poste est un lieu de présentation, de conservation et de diffusion du patrimoine postal. Il est centré sur l'Ecrit, l'Histoire et la Culture. Des bottes de sept lieues aux héros de l'Aéropostale, en passant par le panorama des 150 ans du timbre-poste en France, ses collections racontent une histoire, non seulement celle d'une entreprise mais aussi celle de la France au quotidien.
    Le musée conserve et expose sur plus de 1000 m, le patrimoine historique, artistique, philatélique et scientifique constitué par des pièces aussi diverses que les premières cartes des routes de poste, des uniformes de facteurs, des maquettes d'artistes, des timbres-poste, des objets populaires et enfin une collection de mail art et d'art postal.

  • Quel plaisir de retrouver toutes ces images familières présentées à l'espace culturel Lympia dans l'exposition « La Côte d'Azur s'affiche » ! Les services culturels du dépar- tement des Alpes-Maritimes se sont mobili- sés autour de l'organisation de cet événe- ment qui propose une sélection d'affiches conservées aux archives départementales. L'affiche est un objet rassurant de notre vie quotidienne. Regarder une affiche, c'est lire un événement à venir dans un monde qui s'active. Faire une affiche, c'est composer un message que l'on souhaite partager avec les autres. Les affiches décorent nosintérieurs, ornent l'espace public. L'Espace culturel départemental Lympia est composé de deux bâtiments historiques classés : l'ancien bagne, complété de son toit-terrasse de 280 m2, construit en 1750, ainsi que la tour de l'Horloge, réalisée en 1826, qui dominent le port. Cet ensemble architectural remarquable constitue un précieux témoin de l'histoire de Nice et de son comté.

  • Si la France peut se prévaloir avec raison d'être la « république du vin », la Belgique peut se s'enorgueillir d'être « le royaume de la bière ». Toutes les preuves de cette suprématie brassicole sont données dans ce livre. La Belgique est ainsi le seul pays au monde où les quatre méthodes de fermentation - spontanée, mixte, haute et basse - sont utilisées. Un ou plusieurs breuvages obtenus à partir de chacune de ces méthodes de fermentation fait ici l'objet d'une description détaillée. Ce plat pays bordé au nord-ouest par la mer du Nord, d'une population d'à peine 11 millions d'habitants, abrite plus de 600 producteurs qui brassent plusieurs milliers de sortes de bières différentes, dont un nombre non négligeable compte parmi les chefs-d'oeuvre de la bière mondiale. L'exportation représente 70% de la production totale du pays, un record également unique au monde.

  • Dans le sillage de son trentième anniversaire, le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole souhaite publier un catalogue rétrospectif d'envergure, destiné à offrir un regard renouvelé sur sa collection. Cet ouvrage conséquent s'inscrit dans la lignée des deux précédents catalogues, publiés à l'occasion des dixième et vingtième anniversaires du MAMC+. Tourné vers un large public, il a vocation à devenir le nouvel ouvrage de référence de l'institution. Il sera également adressé aux nombreux partenaires et collaborateurs du musée (artistes, commissaires, conservateurs, critiques et historiens de l'art, journalistes, responsables institutionnels et politiques).
    Le MAMC+ souhaite aborder la collection à travers ses axes forts, constituants des marqueurs de l'identité du musée, tels que l'art américain ou l'art allemand d'après-guerre. Mais il entend aussi rendre visible des ensembles plus méconnus : le fonds symboliste, la collection d'art primitif de Victor Brauner, le fonds photographique de Raul Hausmann ou la collection de dessins contemporains, feront ainsi l'objet de développements conséquents. L'ouvrage sera aussi ponctué de courts focus destinés à approfondir certains aspects de la collection.

  • Véritable cosmopolite d'autrefois, et homme de culture de toujours, Georges Bemberg est l'héritier d'une vieille famille vivant depuis longtemps entre l'Ancien et le Nouveau Monde. Si c'est en 1841 que le banquier Charles-Juste Bugnion achète la campagne de l'Hermitage, située sur une colline dont la vue superbe sur la cathédrale de Lausanne et le lac avait déjà été immortalisée par Camille Corot en 1825, c'est peu d'années plus tard que la famille Bemberg quitte Cologne, en Allemagne, et traverse l'Atlan- tique pour y commencer une nouvelle vie.
    Georges Bemberg aurait pu être pianiste, compositeur, écrivain, ou encore auteur de théâtre mais, avec une discrétion et un sens du secret qu'il érige en règle de vie, c'est en collectionneur qu'il se consacra à l'art. Jusqu'à ses derniers jours, il partage son temps entre Paris où il réside le plus souvent, New York dont il aime l'énergie et les hivers, et Buenos Aires auquel il garde un attache- ment profond.
    Né en Argentine en 1915 dans une famille luthérienne d'industriels, il grandit en France. Pianiste talentueux envisageant un temps de devenir compositeur, il choisit Harvard pour ses études afin de rejoindre Nadia Boulanger et côtoyer toute l'élite des compositeurs du xxe siècle. Finalement, il renonce à la carrière musicale, trop exclusive à son goût, pour se lancer dans la création littéraire. Diplômé en littérature comparée anglaise et française, il devient alors un familier des cercles d'écrivains et de poètes de la Nouvelle-Angleterre et rencontre de grands auteurs comme John Dos Passos ou Edmund Wilson.
    Il publie différents ouvrages et certaines de ses pièces sont jouées avec succès off-Broadway. En Argentine, il fréquente les milieux intellectuels sud-améri- cains et sa cousine Victoria Ocampo lui ouvre sa fameuse revue littéraire SUR. En France, ses nouvelles et poèmes au style subtil et sensible sont favorablement accueillis par la critique. Néanmoins, au-delà de la multiplicité de ses talents, il consacre sa vie à sa passion pour les beaux-arts.
    De sa famille, généreux mécène à qui l'on doit la Maison de l'Argentine à la Cité universitaire de Paris, et plus particulièrement d'un oncle, élève de Picasso, Georges Bemberg hérite de l'amour de la peinture. C'est à New York, alors âgé d'une vingtaine d'années, qu'il fait l'acquisition d'une gouache de Pissarro, remarquée chez un marchand et obtenue pour 200 dollars. "C'est pour un musée" dit-il, pour cacher sa timidité et anticipant inconsciemment son désir profond.
    Aux Etats- Unis, puis en France après la guerre, Georges Bemberg se familiarise avec le marché de l'art et parcourt les ventes. A Paris, il est ébloui par Bonnard et va constituer, au fil des ans, un des plus grands ensembles de ce peintre, riche de plus de trente toiles. Il le complètera par un nombre important d'autres signatures de la fin du xixe et du début du xxe siècle, impression- nistes, nabis et fauves.
    Il réunira également près de deux cents tableaux anciens, du xvie au xviiie siècle, dont des portraits de Clouet, Benson et Cranach. Son amour pour Venise le pousse à collectionner les maîtres vénitiens tels que Canaletto et Guardi. Toutes les formes d'expression artistique le passionnent. Ainsi, de remarquables bronzes de la Renaissance, de splendides reliures, une foule d'objets précieux ou encore des meubles de grands ébénistes viennent s'ajouter à sa collection, qu'il ne va jamais cesser d'enrichir.
    Dans les années 1980, Georges Bemberg recherche un lieu où abriter sa collection et la partager avec le public, considérantque les beaux objets doivent finir dans un musée pour être vus par tous. C'est ainsi que lui vient l'idée de créer une Fondation, seul moyen de préserver sa collection dans son intégrité, tout en la rendant accessible. La splendeur de l'Hôtel d'Assézat que la municipalité de Toulouse lui propose de mettre à sa disposition, le convainc d'installer sa collection dans la ville.
    Le voeu du collectionneur peut se réaliser : abriter les oeuvres et les objets témoignant d'une vie tout entière consacrée à la recherche artistique dans un lieu hors du commun. Investi dans la mise en scène de l'oeuvre de sa vie, il crée un décor semblable à celui d'une noble maison particulière, renouant ainsi avec la vocation première de l'hôtel d'Assézat. Ce qui distingue la collection Bemberg et qui en fait tout le charme et la personnalité, c'est qu'elle n'est rien d'autre que le reflet fidèle du goût et du tempérament de son auteur.
    Celui-ci a choisi chaque tableau, chaque objet, pour la seule beauté et l'émotion que leur contem- plation éveillait en lui. Régulièrement, dans le plus grand anonymat, Georges Bemberg venait voir ses oeuvres installées dans l'écrin qu'il leur avait choisi et, toujours sans se faire connaître, se plaisait à écouter les commen- taires élogieux des visiteurs. Lieu d'exception s'il en est, l'hôtel d'Assézat appartient depuis plus de cent ans à la Ville de Toulouse.
    Sa construction, qui remonte à la seconde moitié du xvie siècle, est due à Pierre Assézat, négociant ayant fait fortune dans le pastel, plante tinctoriale dont le commerce était alors florissant. Venu d'Espalion, en Aveyron, au début du xvie siècle pour rejoindre ses frères aînés déjà associés à ce commerce, Pierre Assézat en devient l'héritier et le successeur en 1545. Marié à la fille d'un capi- toul, receveur général de la reine douairière Eléonore d'Autriche, il accéde au Capitoulat en 1552.
    Dès 1551, il commence à acquérir les terrains nécessaires à la construction d'une "grande maison" . Le 26 mars 1555, il conclut un bail à besogne avec le maître-maçon Jean Castagné et l'architecte sculpteur Nicolas Bachelier pour la construction du corps de logis formé de deux ailes perpendiculaires reliées par un escalier. A la mort de Nicolas Bachelier en 1557, son fils Dominique dirige les travaux du pavillon d'entrée, de la galerie ouverte sur la cour et enfin, de la "coursière" 4 qui anime le mur mitoyen aveugle.
    En 1761, les descendants de Pierre Assézat vendent l'hôtel au baron de Puymaurin, qui modernise façades et appartements. L'hôtel d'Assézat nous parvient donc après deux campagnes de travaux bien distinctes : l'une, datant de la Renaissance, met en place la composition générale, le dessin des façades, la superposi- tion des ordres dorique, ionique et corinthien, l'importance donnée à tous les éléments d'architecture par l'emploi de la pierre ; l'autre, remontant au xviiie siècle, voit les fenêtres à meneaux remplacées par de grandes fenêtres au premier niveau, pour éclairer les salons nouvellement créés.
    Au xixe siècle, après avoir été transformé en entrepôts et en bureaux, l'hôtel d'Assézat fut acheté par la banque Ozenne et légué en 1895 à la Ville de Toulouse. C'est au terme d'une étude de plusieurs années qu'a pris forme le projet de réhabilitation de l'édifice et son aménagement en vue d'abriter la collection Bemberg. Les travaux, commencés en 1993, se sont achevés début 1995, et la Fondation Bemberg a ouvert ses portes dans un bâti- ment entièrement rénové et réaménagé en fonction de sa nouvelle vocation culturelle.
    La Fondation Bemberg a réalisé une première extension et une rénovation de ses espaces en 2001, ce qui a permis d'y intégrer de nouveaux espaces comme l'auditorium, les ateliers pédagogiques, etc. A l'issue de près de 25 ans d'activités, le musée nécessite des aménagements plus adaptés à sa fréquen- tation et aux attentes du public, notamment en ce qui concerne l'accueil. Afin d'offrir la meilleure expérience possible à chacun de ses visiteurs, le conseil d'administration de la Fondation Bemberg a décidé d'un ambi- tieux chantier de rénovation, prévu de la fin de l'année 2020 au début 2022.
    Ce projet est l'aboutissement d'une réflexion en profon- deur sur les aspects techniques et la conser- vation préventive, ainsi que sur les aspects fonctionnels et notamment sur le parcours, les agencements muséographiques, les systèmes d'éclairage ainsi que les dispositifs de média- tion associés. Différents paramètres sont ainsi intégrés : muséographie, architecture, patri- moine, fonctions, et techniques.
    La Fondation Bemberg ou l'art de se réinventer... A l'heure où cette dernière a fermé ses portes pour un an afin de de se préparer pour une nouvelle vie, elle consent un prêt tout à fait exceptionnel. En effet, depuis sa création, c'est la première fois que la Fondation Bemberg, en dehors des prêts individuels qu'elle pratique toujours avec joie, prête ici une très large sélection des chefs-d'oeuvre de sa collection de peintures.
    Nul doute que, européen convaincu et amou- reux des beaux lieux, Georges Bemberg aurait apprécié de voir nombre de ses tableaux favoris dans le cadre attachant et romantique de la Fondation de l'Hermitage, en attendant que le rêve de sa vie fasse peau neuve...

  • La musique du geste : hommage à Majoub Ben Bella Nouv.

    L'exposition temporaire « Mahjoub Ben Bella » (titre provisoire), organisée du 22 octobre 2021 au 21 février 2022, rend hommage à l'artiste franco-algérien Mahjoub Ben Bella (1946- 2020), figure tourquennoise majeure récemment décédée. Elle explore la place du geste et du mouvement qui animent l'oeuvre de l'artiste, et les liens étroits qu'il entretenait avec la musique et la danse, les musiciens et les chorégraphes. Les séries Mouvement, Tension, Vibration, Chorégraphie, Jazz, témoignent de cette source d'inspiration toujours renouvelée et résolument vivante qui a nourri de fructueuses collaborations artistiques. Après des cours à l'école des Beaux-Arts d'Oran, Ben Bella arrive en France dans le département du Nord en 1965 (année de ses 19 ans). Entre 1965 et 1970, il poursuit ses études à l'école des Beaux-Arts de Tourcoing. Il passe ensuite à l'école nationale des Arts décoratifs à Paris puis à l'école nationale supérieure des Beaux-Arts aussi dans la capitale. Il enseigne par la suite à l'école des Beaux-Arts de Cambrai. En 1975, Ben Bella retourne à Tourcoing, y aménage son atelier et s'y installe définitivement. Sa peinture est principalement abstraite et très colorée. Beaucoup de ses peintures utilisent la calligraphie arabe. En 2000, il peint 1 800 carreaux de céramique destinés à la station Colbert à Tourcoing du métro de l'agglomération lilloise. Mahjoub Ben Bella est mort le 11 juin 2020 à Lille

  • Peintures françaises : XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles ; musée des Beaux-Arts de Rennes Nouv.

    Le musée des Beaux-Arts de Rennes possède une remarquable collection de peinture française sans cesse enrichie par des achats, donc et dépôts depuis les années 1950 autour d'un noyau de chefs-d'oeuvre tels que Le Nouveau-né de Georges de La Tour, Les Noces de Cana de Quentin Varin, La Flagellation de Jacques Blanchard ou les deux natures mortes de Chardin.
    Remarquable aussi bien par la qualité et la quantité de pièces, cet ensemble n'a jamais fait l'objet d'une publication complète. L'ouvrage présenté ici permet à la fois de mesurer l'ampleur de cette collection mais aussi son accroissement exceptionnelle durant ces trente dernières années. Aux côtés de quelques oeuvres remarquables du XVIe siècle (La Femme entre les deux âges et le Bal à la cour des Valois) et du XVIIIe siècle (Boucher, Chardin, Vincent, Lagrenée, Amand, Doyen, Suvée...) la collection française du XVIIe siècle est désormais l'une des plus complètes des musées français (Varin, Lallemant, Tassel, La Hyre, Le Nain, La Tour, Vouet, Senelle, Blanchard, Baugin, Vignon, Stella, Corneille, Loir, Le Brun, Verdier, Coypel, La Fosse, Jouvenet, Boullogne...).

  • Jacques Zwobada

    Collectif

    Les formes comme les couleurs ne sont que des éléments d'expression, au même titre que la gamme des 7 notes. Toute la discussion se réduit donc à savoir si l'art doit exprimer et créer chez celui qui regarde ou écoute, non des ressemblances avec des réalités, mais un état de plaisir et d'évasion pour retrouver son propre rêve et ce Moi, profond et solitaire, souvent enfoui dans les soucis du quotidien de la vie. » (Jacques Zwobada, Carnets, 28 octobre 1962).
    Jacques Zwobada (1900-1967) développa par le dessin et la sculpture une forme d'expression singulière qui s'épanouit dans l'entre-deux-guerres, avant de s'abstraire de la représentation du réel au tournant des années 1950 pour aboutir à des compositions monumentales, comme les Verticales ou de très grands fusains. Cet ouvrage accompagne l'exposition « Jacques Zwobada. Résonances ». Il s'attache à présenter l'ensemble de la carrière de l'artiste et à offrir une réflexion nouvelle sur des aspects jusqu'à présent peu mis en valeur de son oeuvre.

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