Généralités sur l'art

  • Quel monde la peinture nous fait-elle voir? Comment comprendre la dialectique intime du voir et du savoir? Quel fil peut conduire de l'introuvable beauté au jugement esthétique? De quel ordre est vraiment le mystère de l'oeuvre?
    Contrairement aux savantes herméneutiques, qui risquent de nous conduire finalement à cesser de voir pour expliquer sans comprendre, l'analyse phénoménologique à laquelle nous sommes conviés nous révèle que "le peintre est seul à avoir droit de regard sur toutes choses sans aucun devoir d'appréciation". Mais ne nous confronte-t-elle pas finalement à un nouveau mystère? Et si notre saisie de la peinture participait d'un rapport constitutif de la vie elle-même?
    Conjuguant élégance et connaissances, culture et réflexions, l'essai de B. Orcajada cerne, à tâtons, patiemment, ce qu'est la peinture, ce que renferme l'oeuvre d'art pictural. Ses rapports à la représentation, au monde, au vivant, à celui qui la regarde, à la beauté... sont ainsi effleurés, interrogés et sondés au fil d'un texte placé sous le signe de la liberté. Liberté de l'écriture, liberté aussi accordée au lecteur d'emprunter ou non les mêmes chemins interprétatifs. Mais, quoi qu'il en soit, l'essayiste propose ici une belle et riche initiation à la peinture et ses enjeux.

  • Fawzia Choual, véritable prodige, a peint 35 tableaux en un mois, lors de l'inauguration de son exposition "L'Art du Lilas".
    L'artiste précise: "Il me faut quinze à vingt minutes pour peindre une toile". Devant l'étonnement du public, elle continue: "Dès que j'ai une idée, il faut que ça sorte de moi et vite, je peins d'un jet, c'est comme un rêve éveillé".
    Fawzia, attirée toute petite par la peinture, n'a pourtant jamais pris de cours. Elle n'a pas été pervertie en étudiant la technique. Sa peinture, très nature, spontanée, et sans artifices, c'est l'enfance de l'Art et la beauté à l'état pur.
    Avec un petit côté "Art Brut", sa peinture est une explosion de fleurs symboliques, de personnages naïfs ou mystérieux, d'objets étranges et d'animaux fabuleux. Au fur et à mesure que l'artiste peint, le dessin lui parle, et elle extériorise le bonheur qui est en elle en offrant formes et couleurs sorties tout droit de son imaginaire.
    L'artiste a peint sa dernière toile, "L'art du Lilas", la veille de l'inauguration, alors que le titre de l'exposition s'était imposé à elle depuis un mois. Elle en a d'ailleurs fait un poème: "Tu es feu, flamme et lumière, Laisse moi rêver, Toi Lilas fleur.".

  • La seconde moitié du vingtième siècle a vu l'avancée d'une nouvelle forme de vie sociale et culturelle encore plus dynamique et plus enthousiasmante.
    Jérôme, un jeune garçon vit au contact quotidien d'un environnement rural évoluant lentement dans la modernité de l'après guerre. Les incidences d'une rencontre fortuite l'orientent vers la musique Pop ; parallèlement à la montée des sixties.
    Cet engagement culturel s'exprime dans son village, avec un compagnon accordéoniste ; puis à Paris, avec une jeune chanteuse. Accompagnés d'autres jeunes musiciens, ils rêvent tous deux d'une aura dans le Show-biz.
    Avec " les hirondelles ", l'auteur décrit d'une manière sensible et distrayante les péripéties d'une fille et de quatre garçons désireux de côtoyer l'ambiance du spectacle, et de scène, de la Star Academy ou de Pop-Stars, des yé-yé des années soixante toujours appréciée aujourd'hui.
    Né en 1938 à REMAUVILLE, canton de LORREZ-LE-BOCAGE (Seine et Marne) dans une famille d'agriculteurs. Son enfance a été bercée par le remue-ménage des animaux de la ferme. Dès sa jeunesse, il s'est intéressé à l'expression culturelle, du théâtre amateur au sein d'un foyer de l'amitié, à la musique et la chanson, ce qui l'a orienté vers l'écriture de ce roman. Il y met en scène des mini-vedettes ; des jeunes pleins d'ardeur et d'entrain, à l'enthousiasme dont il aime volontiers s'apparenter.

  • « Ce qu'il faut rechercher avant tout, c'est la révélation, la noblesse et la souveraineté de la lumière qui vient alimenter un environnement originel, totalement primaire et en même temps éternel. En Afrique, là-bas, rien n'a changé, tout est resté comme il y a des centaines et des milliers d'années, la terre et son environnement sont intacts. » « Dans le pays Dogon, lorsque le soleil doucement se replie posé comme immobile sur la terre qui lui sert de plateau, les pêcheurs, juchés sur leur pinasse, regagnent les rives. Peu à peu le grand disque encore un peu orangé sur son sommet disparaît dans la masse anthracite des horizons du soir, là-bas derrière le fleuve qui orne l'horizon et les étendues plates et sombres, dans un mélange diffus en accords parfaits entre gris marron et noir d'eau. » C'est quelque part en peignant le tableau « ciel d'Afrique » (photographié en couverture de cet ouvrage) que Bruno Sole a commencé à avoir envie d'écrire sur les couleurs de l'Afrique.

  • La première édition de ce guide littéraire a pour objectif de répertorier toutes les manifestions dédiées aux livres et à la lecture. Son existence prouve la vitalité de ces salons regroupant parfois des centaines d'auteurs et des milliers de lecteurs potentiels dans de grandes messes littéraires, ou bien, dans une atmosphère plus conviviale, quelques auteurs et éditeurs, parfois plus à même alors de dialoguer plus longuement avec leurs lecteurs. Adopter un système de classement n'est pas chose facile. Le parti pris qui est le nôtre est celui d'un classement alphabétique des villes à l'intérieur de la division de l'année en mois, choix préconisé par la Direction du Livre au ministère de la Culture.

  • « Tout ce que nous allons voir va être transformé, évoluer avec le génie des auteurs artistes et prendre un aspect expressif et explicatif sous diverses formes. Bien des adaptations sont nécessaires, elles sont suggérées par les auteurs de la fresque qui nous guident grâce à l'organisation des peintures et de la fresque. C'est une lecture pas à pas, dans laquelle la nature et les animaux vont devenir sources d'expressions, par leurs aspects et leurs modes de vie. Ainsi, avec les images transmises par les animaux et les scènes présentées sur la fresque, par transposition ajoutée à l'imaginaire des auteurs, ces représentations vont devenir locution.»

  • « Petit à petit, le loisir devint un besoin, jusqu'à ce que se pose l'évidence : je serai artiste ! L'évidence n'était cependant pas partagée, m'entraînant, dès lors que ma décision fut prise, sur un parcours atypique. Mes études très chaotiques et la désapprobation de mes parents ne me permirent pas de suivre le cursus artistique classique : «Il faut que tu trouves un vrai travail ! Les artistes mènent une vie de bohème et ne sont reconnus qu'après leur mort» me répétait sans cesse ma mère. Ces mots, je les entends encore parfois lorsque j'évoque ma situation. Mais, malgré les conseils bienveillants de mes proches, c'est cette voie que je choisis, et rien, jusqu'à présent, ne m'en a fait dévier. » Si ces mots réfèrent à la naissance en tant qu'artiste de D. Chiarabini, reste à appréhender quelles ont pu être et quelles sont ses conditions d'existence. Tel est le projet de ce récit autobiographique qui replace toute une trajectoire artistique dans son cadre social, historique, mais aussi économique et familial. Et le lecteur de voir émerger, au fil des pages, l'image d'un artiste toujours connecté au monde qui l'entoure, qui doit tenter de s'imposer au sein d'un univers de plus en plus étroit et refermé sur lui-même... Qui doit même parfois ouvrir ses propres voies pour exister. Témoignage rare sur les envers de la création artistique, « Une autre route » rend ainsi compte de toute la force, de toutes les capacités de réinvention que requiert une activité aussi belle que précaire.

  • « Voici un artiste dont le comportement dans la vie ne rappelle pas celui de ses contemporains. Il ne fait partie d'aucun clan. On ne le rencontre que dans son atelier lorsqu'il est à Paris. Et le plus souvent, il voyage. Carnet en main, il va. Ses croquis faits en Espagne, sobres, puissants, disent la grandeur des lieux qu'il a traversés, où pierres et gens, par le style, par l'orgueil, s'apparentent. » Ainsi était présenté Voldemar Boberman par René Domergue, critique d'art, le 23 févier 1955 dans un article du journal "L'Information" sur l'exposition à la Galerie Suillerot, à Paris. Alors, Boberman, artiste insaisissable ? Cette question, Ingolf Scola tente d'y répondre avec ce qui est la première grande biographie critique consacrée à cet artiste dont la relation de l'existence nous offre comme une traversée du xxe siècle. De la Russie à la France et jusqu'à Ibiza, de ses activités de décorateur à sa production picturale, l'auteur suit, pas à pas, la trajectoire pleine de virages d'un artiste méconnu. Ses rencontres, ses influences, ses pérégrinations européennes, ses travaux : Ingolf Scola embrasse ainsi toute la richesse de la vie de son sujet d'étude. Nourri donc par une documentation volumineuse et éclairante, par des rencontres qui dévoilent un peu plus de la personnalité de Boberman, ce texte s'impose immédiatement et naturellement comme une référence et révèle tout le génie d'un peintre à découvrir.

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