Policier & Thriller

  • Arnaud Morel, notable bordelais, directeur du prestigieux Château de Rieussec dans le sauternais, est retrouvé assassiné à la lisère d'un champ d'asperges. Qui donc l'a assassiné ? Sa fille Faustine ou Mathilde, sa seconde épouse ? Ne serait-il pas plutôt rattrapé par le passé ? Michel Bathelet, confronté à ces questions, va tenter d'y répondre et de retrouver l'assassin. Le chemin de son enquête va être jalonné d'autres cadavres ! Y a-t-il un rapport avec Arnaud Morel ? Quel secret pouvait cacher cet homme bien sous tous rapports ?

  • « Pour vivre décemment, il fallait trouver une autre fille, pour cela il comptait sur le dernier des Jones. En se promenant chaque jour à l´affût de la remplaçante d´Andréa, Johnny vit une jeune fille élégante, grande, mince et très bien habillée. Elle était de noir vêtue, son apparence et sa cambrure attirèrent bien des regards, surtout ceux d´un petit groupe d´hommes qui se forma autour d´elle. Johnny entendit des cris, se retourna très vite et surprit le groupe qui tentait de violer la jeune femme. Il prit sa défense et sortit un revolver pour faire fuir les malfrats... »

  • Rhodania, 2014. David, jeune et brillant architecte, mène une vie paisible entre son travail, son épouse Danielle et Carl, son meilleur ami. Toutefois, ce jour d'octobre où Carl est retrouvé mort, la vie de David devient un véritable cauchemar. Se pourrait-il que ce soit lui qui ait abattu froidement son ami ? Lui ne se souvient de rien et n'a a priori aucun mobile. Mais d'où viennent ces soudaines pertes de connaissance qui le font basculer à chaque fois dans une nouvelle réalité ? Alors qu'il tente tant bien que mal de se raccrocher à ce qu'il peut, David entame sa mystérieuse plongée dans une folie où chaque nouvelle révélation semble brouiller encore un peu plus la réalité. Parviendra-t-il à s'en sortir ?

  • "2001. Sniper d'élite, Donat Tédéric est en mission en Serbie lorsque sa femme et sa fille sont victimes de balles perdues lors d'un hold-up en France. Au même moment, les gouvernements européens peaufinent la mise en place d'un organisme commun destiné à éliminer les criminels que la justice a peu de chance de condamner. Dix ans plus tard, hanté par le drame, ivre de revanche, Donat entretient une double vie.
    ""Nom de code : Saint-Sébastien"", où lorsqu'une vengeance aride se double d'une réflexion qui vient sonder la notion de justice dans ce qu'elle peut avoir de plus sombre.

  • « La fenêtre était légèrement entrouverte et l´on entendait la rumeur naissante de la ville qui s´éveille monter de la rue. Le va-et-vient des commerçants ambulants qui installaient les calicots du petit marché local n´avait pas encore réussi à tirer Jo de sa torpeur. Il tendit lentement la main, puis le bras, dans l´intention d´atteindre le corps juvénile de la jeune femme qui reposait à ses côtés. Il se ravisa : il ne voulait pas la réveiller. »

  • Simon, ingénieur du son, est retrouvé étouffé, sur le lieu de tournage, du feuilleton télévisé « Section de Recherches » au bord du lac d'Hostens en Gironde. Quelques jours plus tard, trois nouveaux crimes sont perpétrés, durant la nuit, dans trois villes situées à une vingtaine de kilomètres du premier : Villandraut, Uzeste et Bazas. Elles sont retrouvées, poignardées, agenouillées, les mains liées dans le dos. Une semaine après, c'est au tour d'une jeune femme d'être victime d'un meurtre similaire aux trois précédents, mais à Avignon.

  • « Peluche, quant à lui, ne s'était pas évaporé par miracle. Il connaissait assez les recoins de murs et les porches du quartier pour se dissimuler à son gré. Il savait que l'autre était à ses trousses et qu'il ne le lâcherait pas, mais il savait à présent comment s'y prendre pour déjouer sa surveillance et regagner son refuge par les champs. » Sur une petite plage de Bretagne, deux jeunes filles font connaissance. Alors que la découverte d'un corps à l'ombre de l'église met la petite côte estivale en émoi, la curiosité pousse les deux adolescentes à mener leur propre enquête. Un homme libéré de prison, un secret de famille, une fausse identité...

  • « Les villages alentour commencent à répandre le bruit d'une réapparition d'un Aniota, l'homme-léopard dont la légende peupla l'imagination de nombreuses générations. Croisement d'un fauve et d'un humain, il s'attaque aux hommes pour venger un de leurs frères soumis à une injustice ou à un conflit de voisinage. Notre léopard serait en fait un Aniota envoyé ici afin de châtier ces Blancs qui osèrent licencier le personnel noir pour le simple emprunt du juste nécessaire. Je serais le premier sur la liste, pour le moment en observation en attendant le châtiment suprême. »

  • « Je partage votre première impression : un homme que personne ne connaît est invité par le comte dans son bureau. Ils restent enfermés ensemble plus d'une heure et finissent par se tirer dessus. Curieusement, ils ont chacun un revolver. Mais pourquoi donc avaient-ils chacun un revolver ? Pensaient-ils qu'ils auraient eu à s'en servir ? D'où proviennent ces revolvers ? Avaient-ils des raisons de se méfier l'un de l'autre ? Si oui, pourquoi ? Ils ont tiré simultanément l'un sur l'autre. Qui était l'agresseur ? Qui était l'agressé ? L'homme avait-il besoin d'argent ? Savait-il quelque chose qui aurait pu nuire à la réputation du comte ? Si oui, le comte voulait-il acheter son silence ? Cela ne semble pas correspondre à l'idée que chacun se fait du comte : un homme juste et droit ! Mais qui sait ? » Novembre 1950. Un manoir, un clochard et un comte, une partie de poker, deux morts : pour résoudre l'équation, le détective Abel et le commissaire Priseur vont devoir démêler le vrai du faux. Car derrière les apparences, se cache souvent l'inavouable... Dans cet hommage indirect aux énigmes d'Agatha Christie, Jean-Marie Devick signe une enquête policière au charme d'antan qui ravira les amateurs.

  • « Dany enfile un pantalon et une chemise. Puis, sans faire de bruit, il sort de sa chambre et marche sur la pointe des pieds. Seul dans la nuit, il traverse les pièces de la maison. Un léger clair de lune lui permet de voir les meubles et d'éviter les obstacles. Il arrive devant l'entrée du bureau de Kane. La porte n'est pas fermée à clef. Dany entre et referme doucement. Il s'avance directement vers le coffre-fort. »

  • « La très légère pluie, comme une bruine normande, apaise nos tensions et fait monter les odeurs de la ville : essence, cuisine aux mille épices, cardamome, poivres, curry, ail, poubelles et détritus de toutes sortes qui parsèment le trottoir, encore quelques mégots de cigarette, l'urine de ceux qui n'ont pas pu se retenir et les parfums de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui sont passés dans cette rue. Je me régale de ce cocktail et tout en marchant dans la fraîcheur, je visionne et imagine ces petites aventures qui ont conduit ces effluves jusque-là. La vie de toutes ces personnes superposées, résumée dans leurs traces olfactives, comme un témoignage, une empreinte qui, pour moi, reste presque indélébile. » 1974, Jean-René quitte Paris pour apprendre la parfumerie à Grasse. Un accident de voiture le plonge dans le coma. Au réveil, il découvre que ses facultés olfactives et intellectuelles sont décuplées. Que s'est-il passé ? Que faire de ces nouvelles capacités si extraordinaires au moment où certains préparent les grandes mutations numériques et neurobiologiques ? Ce thriller sensuel et psychédélique met en scène des personnages attachants embarqués dans les folles révolutions technologiques du vingt et unième siècle.

  • La promesse

    Claude Jean

    « Dressées à la verticale, les parois rocheuses de l'étroit défilé condamnent le lit aride de l'oued à filer droit. La rosée nocturne humecte la maigre végétation qui se hasarde à y pousser. Les pâles rayons d'une lune accrochée au plus haut du ciel ne parviennent pas à éclairer les profondeurs obscures de la gorge. Attentive à ne pas poser ses pieds nus sur les pierres aiguës et tranchantes, elle fuit éperdument. La résistance de l'air tire ses cheveux en arrière et emplit ses oreilles d'un bourdonnement sourd et continu. D'une foulée heurtée et saccadée, rendue incertaine par l'inquiétude qui la gagne et menace de la déborder, elle avance sans s'interroger plus avant. Sa respiration devient haletante et sibilante, son souffle court et saccadé. »

  • « ... Drapée de la tête aux pieds d'une immense pelisse blanche, on voyait de longues mèches rouges ramper jusqu'à ses pieds, s'échapper sur les côtés et en l'air du grand col relevé. Un coquelicot en robe de lys... La dame avait l'air de chercher quelque chose autour d'elle, elle avait un petit air tout perdu dans ce manteau géant, puis brusquement elle se mit à courir très vite de plus en plus vite... » « Road Movie's Baby » ou l'odyssée d'une fillette, ballottée d'un adulte à un autre, d'une maison à un navire, qui pose sur les terribles événements qui lui arrivent un regard tout innocent et candide... Armée de son âme de gamine lumineuse et de ses yeux poétiques, la petite Loulou affronte ainsi les séparations et les curieuses rencontres, un kidnapping et un hasardeux périple, au fil d'un court roman signé Pink Makaya, qui imprègne son texte de cette grâce propre à l'enfance.

  • « -?Les disparus, ils sont tous morts. Mais que raconte-t-elle ? Il n'a aucune explication à ce qui est en train de se passer. Il en faut beaucoup pour le surprendre, mais là, c'est le cas ! -?Comment le sais-tu ? Tu as l'air si... sérieuse tout à coup ! Elle sourit pour le rassurer, elle pense qu'elle peut bien lui dire la vérité, il devrait savoir la comprendre sans la juger. Oui, Martin ne juge personne, n'est-ce pas ??» Elle : fantasque, véritable pile électrique. Lui : enchaîné à son deuil et angoissé. Deux êtres que tout oppose, mais qui goûtent tous les deux à l'amertume de la solitude. Deux enquêteurs prénommés Katrina et Martin, que Brian réunit en leur confiant pour première mission en tandem d'innocenter Handy Bruyère autour de qui les disparitions s'accumulent fatalement. Roman de feu et de glace, glissant avec virtuosité de tonalités légères en ambiances macabres, peuplé encore de personnages hauts en couleur, cet « Arc-en-ciel dans le noir » premier du nom nous introduit avec maestria auprès d'un duo de détectives aux blessures et faiblesses attachantes.

  • « Le ministre des Affaires étrangères prit l'initiative de la première intervention, pour définir les objectifs d'un voyage présidentiel envisagé au mois de mai, en Roumanie. - J'ai préparé, dit-il, ce voyage dans ses aspects politiques spécifiques. Le président confirme son accord à l'invitation roumaine. Néanmoins, nous avons quelques soucis sur la base d'informations préoccupantes en provenance de nos services en Allemagne. Ils signalent un complot organisé contre la sûreté de l'État qui vise le président dans ses déplacements à l'étranger. L'organisation de l'action se trouve dans des ramifications de réseaux terroristes implantés en Allemagne fédérale. » Printemps 1968. Alors que la France se prépare à un mois de mai bouillonnant, François de la Mothe Tersannes, dit Richelieu, est rappelé de sa retraite afin d'assurer la sécurité du voyage du Général de Gaulle en Roumanie... Le récit s'appuyant sur un contexte authentique, les démarches des services secrets et les complots à déjouer que Richard Alain Marsaud de Labouygue nous dévoile avec une précision documentaire sont d'autant plus passionnants. Plongeant avec délice son héros romanesque au coeur d'une intrigue réaliste, l'auteur signe un thriller d'espionnage entraînant et convaincant.

  • En ce début d'année, l'inspecteur Gregor Dzojsniewski a déjà fort à faire entre son père convalescent et sa compagne qui se remet d'une blessure par balle, il n'avait donc nul besoin de ces deux macchabées tombés du ciel. C'est pourtant lui qui est chargé de l'affaire lorsque l'on retrouve deux SDF tués avec une violence inouïe. Et l'enquête d'entraîner l'inspecteur sur les traces d'une ancienne et sordide histoire de viols et meurtres entre Londres et Liège. Les morts sont-ils victimes et assassins ? S'agit-il d'une vengeance ? Quelqu'un s'est-il autoproclamé juge et bourreau ? Écrit avec style, ce texte plein d'humour, dur parfois et bien plus complexe qu'il n'y paraît, est exactement à l'image de son héros belge aux origines slaves.

  • "La concierge était toujours sur sa chaise, digne, raide, affichant l'arrogance de ces cadavres qui ne se ramollissent jamais même dans les situations les plus désespérées. Les murs et le sol étaient maculés de sang et de ce qui serait convenu d'appeler : des petits bouts de viande divers et variés.
    - C'est un foutu capharnaüm, constata Pénichot.
    Guilbert, la mine déconfite, se rongeait anxieusement les ongles en trépignant sur place avec l'attitude douteuse du mec qui se retient d'aller pisser.
    - Pour ne pas dire une dégueulasserie sans nom, surajouta le flic.
    - C'était une brave femme, chevrota le psy. Aimable, prévenante, toujours prête à vous tendre la main... Tenez, elle est là sa tête, fit-il en pointant un doigt tremblant vers la cocotte-minute".

    Une enquête policière menée tambour battant par une équipe de flics tourangeaux confrontés à leur pire cauchemar: un tueur psychopathe, grand buveur de sang devant l'éternel et qu'entre eux ils surnomment "le démembreur"... Thriller loufoque autour d'une chasse au vampire en pleines seventies, "Ivazinovitchoff" tient toutes ses promesses, et bien plus encore! Grégory Merleau orchestre un savoureux mélange des genres, décalé et jouissif, saignant et hilarant.

  • "L'instant d'après, je sentis une douleur au dos, une pression tellement forte que ma respiration fut presque coupée. Deux personnes, une de chaque côté de moi, me tenaient cloué au sol à l'aide de leurs genoux, mes mains furent rabattues dans le dos au niveau de la ceinture et je sentis un objet de métal, des menottes, m'immobiliser définitivement. Plus personne ne m'écrasait ni ne me touchait, je pouvais maintenant bouger la tête. Même si ma respiration s'en trouvait libérée, mon coeur battait la chamade comme si je venais de courir le cent mètres. Des gens couraient tous vêtus de noir, leurs bottes frappant le sol soulevaient une fine poussière sur la véranda, ils entraient et sortaient du camp sans dire un mot, chacun d'eux transportait un enfant en pleurs qui se débattait en vain".

    Lors d'un accident survenu pendant une partie de chasse, Ronald Mondou est plongé dans un monde irréel. Il en reviendra avec un don. Embauché par la Sûreté du Québec, il aidera à démanteler un réseau de kidnapping, viol et meurtre d'enfants. Mais l'enquête qui le mènera jusqu'au Mexique ne laissera personne indemne... Fantômes et sorciers, meurtriers et entités maléfiques: dans ce polar transgenre, la réalité la plus crue côtoie l'imaginaire le plus débridé. Déstabilisant et accrocheur.

  • "Voilà, je savais bien qu'il "en était" et je n'ai pas supporté qu'il préfère un autre que moi. Mais comment finalement n'aurait-il pas pu préférer un autre, vu qu'il ne me connaissait même pas? C'est ça que j'aurais dû lui demander en premier: m'avait-il déjà remarqué? Je n'ai même pas réfléchi à ça à ce moment-là. J'ai saisi une pierre dans le talus avec mes deux mains et l'ai frappé au crâne à plusieurs reprises, et je l'ai frappé, l'ai frappé et encore frappé puis"...

    Condamné à une lourde peine d'emprisonnement pour le meurtre d'un jeune homme qui s'est refusé à lui, Pascal, après quatorze années d'enfermement, voit son quotidien s'éclairer lorsque s'amorce entre lui et Clément, qui vit au-dehors, une correspondance. Un échange où ce dernier souffle initialement le chaud et le froid avant de laisser entrevoir des intentions inattendues au prisonnier qui commence à dessiner pour lui un avenir. Mais est-il encore maître de son destin?
    Récit qui embrasse les codes du roman épistolaire et du thriller psychologique, "Pour l'amour de Blaise" est de ces oeuvres où la manipulation s'exerce avec brio, faisant miroiter seconde chance et pardon là où se trament des plans plus terribles. Un livre-piège et un roman par lettres où les liaisons se font inévitablement dangereuses, par un auteur qui dévoile un pan plus cynique de son imaginaire.

  • Monsieur mon biographe, Comme vous me le demandez, je vais raconter quelques-unes des enquêtes qui ont marqué ma carrière. Je sais que pour chacune d'elles, vous allez penser que j'aurais pu avancer plus vite : votre esprit va s'en agacer ! Avant que vous me reprochiez ce que vous pourriez considérer comme de la lenteur, sachez qu'il faut se garder des conclusions hâtives, des évidences ! Qu'il ne faut pas aller trop vite en besogne : la voie de l'erreur est confortable, celle de la vérité est bien plus malaisée ! Enfin, rappelez-vous toujours que, dans notre métier, une conclusion n'est pas assise sur une présomption, aussi évidente soit-elle, mais sur des preuves irréfutables qu'il nous appartient de dénicher, rassembler, corroborer puis faire reconnaître. En imaginant cet entretien entre un commissaire à la retraite et celui qui se veut son biographe, cette fois, ce n'est pas un seul roman policier que Philippe Jussiaux propose, mais plusieurs qui se succèdent tout au long des pages en interpellant toujours la perspicacité du lecteur qu'il met à rude épreuve. Des enquêtes réalistes et une pointe d'humour qui raviront les amateurs du genre.

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