Sciences humaines & sociales

  • "« J'ai réalisé qu'en fait la vie de chacun est un roman. Notamment par mon travail de médecin, je rencontre beaucoup de gens et je suis impressionnée de voir combien la vie de chacun est particulière et riche. Puisque je me sens appelée à écrire ma vie, il faut s'y tenir, ne pas s'échapper sous prétexte que tout le monde pourrait écrire sur sa vie et que tout le monde ne le fait pas ! » Judith est femme de coeur et de foi. Sa trajectoire, elle l'a soumis premièrement à ces deux moteurs, cherchant d'abord en ellemême la paix et la sérénité. Certes, le début du chemin ne fut pas simple ; mais quelle jeunesse est aisée ? Certes, il y eut des turbulences, des relations vouées à l'échec, des épreuves sur soi à remporter ; mais patiemment, Judith trouva sa voie. Tout d'abord vers le christianisme, elle qui est née dans le judaïsme ; ensuite vers Ayman, l'homme qu'elle a épousé au prix d'un parcours du combattant. Deux destinations peut-être pas si éloignées l'une de l'autre, pour une existence à la frontière des religions, opiniâtre, aujourd'hui épanouie, relatée au sein de cette chaleureuse et humble autobiographie"

  • L'annexion de la Crimée en 2014 et la guerre hybride menée dans le Donbass depuis lors ont profondément affecté les rapports des pays occidentaux avec la Russie. Des sanctions économiques ont été prises par l'Union européenne et les USA à l'encontre de celle-ci. En réponse le pouvoir russe tente par tous les moyens de diviser le front occidental et pratique une désinformation à destination des opinions publiques européennes et nord-américaines. Cet ouvrage essaie de dissiper les faux-semblants en rapportant les thèses à des données de l'histoire ou de la vie contemporaine en Russie. Il est fondé sur la thèse que la politique de Vladimir Poutine vise à occulter le mécanisme de sa gouvernance - essentiellement kleptocratique - en mettant en condition l'opinion intérieure et internationale. Confrontant les realia (les faits avérés) et les discours officiels russes, l'auteur exprime sa solidarité avec les groupes qui en Russie même mènent un combat pour la vérité et le respect du droit. Sur un plan général, l'auteur démontre que le pays connaît une nouvelle phase d'obscurantisme réactivant les démons du passé. L'espérance toutefois demeure, elle qui selon un proverbe russe « meurt en dernier ». Riche et fouillé, un édifiant portrait critique de la Russie de Poutine.

  • « Les professionnels de la petite enfance (puéricultrices, auxiliaires de puériculture, infirmiers, éducateurs de jeunes enfants ainsi que médecins) sont parfois démunis face aux problèmes qu'ils rencontrent. Ils sont souvent en première ligne quand les parents, angoissés par la séparation, leur confient leur enfant, les harcèlent d'innombrables questions et s'attendent à des réponses satisfaisantes et rassurantes. Au milieu du monde vaste et compliqué de l'Internet, ce livre met à leur disposition des outils leur permettant de répondre à ces questions, de régler les problèmes courants grâce à des conseils pratiques, simples et concis. Ces conseils sont issus d'une expérience riche de trente ans d'exercice de la pédiatrie, dont une dizaine d'années au sein de plusieurs crèches de la région parisienne. » Un manuel pour prévenir et pallier les petits et grands tracas que peut rencontrer l'enfant confié à des professionnels : c'est ce que propose R. Saab avec ce guide qui synthétise, à destination des acteurs de la petite enfance (mais aussi des parents), le b.a.-ba en la matière. Hygiène, nutrition, maladies, compréhension du comportement, gestes et réflexes à acquérir : cet ouvrage embrasse toutes les problématiques liées à la vie en communauté et fournit, avec limpidité et efficacité, sous forme de fiches, les informations et conseils essentiels à la garde et à l'éveil des tout-petits. D'ores et déjà un texte indispensable, qui devrait rapidement trouver sa place dans toutes les crèches et chez les assistantes maternelles...

  • Au miroir du passé, connaissant le présent, que peut-on donc espérer de notre avenir ? Dans une centaine d'années, les femmes auront-elles enfin obtenu l'absolue parité avec les hommes ? L'inégalité entre les individus aura-t-elle encore diminué ? La santé et la médecine auront-elles accompli de nouvelles percées révolutionnaires ? Les religions se seront-elles ouvertes aux changements de société ? Petit traité de futurologie qui se décline en douze thématiques, "Vite, rêvons... sur les chemins du temps" sonde l'avant (à travers mille extraits d'ouvrages anciens consacrés aux us et coutumes de leur époque) et le maintenant pour mieux anticiper des lendemains que J. Gros, à l'aune des progrès constatés, veut croire meilleurs. Porté par un optimisme raisonné, cet essai exprime ainsi, en pointillés, une foi et une espérance en une humanité capable de résoudre patiemment les dissensions qui la minent.

  • Le peuple de France ne s'est jamais douté de l'enjeu dont il fut le cobaye et qui s'est déroulé pourtant sous ses yeux, durant cinq ans, de 2007 à 2012. Cet enjeu, pour le gouvernement en place, a été de ramener le « peuple d'en bas », coup de butoir après coup de butoir, à ce que l'on appelle « l'ancien régime » qui prône la fusion du politique et du religieux, ce qui englobe les puissances financières qui en sont les pourvoyeurs : des marionnettistes, auteurs d'une crise programmée de longue date. Mais n'en doutons pas, la marche des peuples est bien en marche, inéluctable et irréversible vers la conquête d'indépendance, vers le retour des libertés individuelles et collectives, vers une vie normale et éclairée. C'est un fait indéniable, la nouvelle civilisation est en train d'émerger. Fantasmes et utopie, diront certains ; lucidité et espoir, clameront les autres ! En dévoilant « L'Enjeu », Jean-Pierre Roque décrypte au travers de cinq parties (« La France bâillonnée », « La dette odieuse », « Justice et partage », « La marche des peuples » et « La nouvelle civilisation ») le fonctionnement de nos sociétés et offre une certaine vision du monde et du puzzle politico-financier. Un pamphlet engagé et polémique, dérangeant et stimulant, au regard aussi acide qu'aiguisé.

  • "On me demandera si je suis prince ou législateur pour écrire sur la Politique? Je réponds que non, et que c'est pour cela que j'écris sur la Politique..." C'est par cette citation de Jean-Jacques Rousseau dans "Le Contrat social" que l'auteur ouvre ce court essai, à la fois simple et savant. Résolument gaulliste et chrétien, fondamentalement humaniste, D.Picard nous entretient de la gouvernance de la France aujourd'hui: -de l'Éducation, où il prône notamment les valeurs classiques de la discipline et de l'importance de l'orthographe; -de la Politique où il s'inscrit contre la politique des partis, prône leur dissolution pure et simple et opte pour une présence effective de toutes les couches de la population dans le système: véritable démocratie participative -de la Défense, à propos de laquelle il insiste sur la nécessité du maintien d'une autonomie militaire du pays et se défie du fédéralisme. Mais il se positionne aussi sur des sujets tels que la Médecine sous la forme d'une vibrante plaidoirie pour l'homéopathie et une vraie diversité d'approche thérapeutiques, ou la Justice en attaquant sans complaisance l'institution carcérale telle qu'elle se présente aujourd'hui, notamment en remettant en cause une politique d'enfermement systématique. D'une liberté d'esprit vivifiante, ce texte très documenté nous permet de mieux penser la situation de la France dans notre temps: s'appuyant sur des savoirs anciens pour élaborer des réponses pour aujourd'hui, l'auteur donne à penser, ouvre des pistes, éclaire notre histoire d'une lumière chaude et revigorante?: celle dun humanisme de combat.

  • Malgré les analyses ADN réalisées en 2000 qui confirment l'appartenance du coeur supposé de Louis XVII au Dauphin, il reste des doutes quant à la fiabilité de ces conclusions. En effet, l'hypothèse selon laquelle le Dauphin aurait été enlevé de sa prison et mené en Auvergne pour y vivre sous un faux nom reste tenace, et de nombreux éléments poussent à valider cette hypothèse. Cette enquête minutieuse au coeur de la région auvergnate propose d'analyser un à un ces éléments, de les confronter aux faits historiques avérés pour appuyer de façon systémique cette thèse, sans toutefois pouvoir en prouver catégoriquement la véracité. L'implication de la franc-maçonnerie en ces temps troublés ne fait qu'ajouter au mystère, ou à la crédibilité du propos, c'est selon. Reste que les coïncidences parlent souvent d'elles-mêmes Un livre fascinant qui décortique avec rigueur et minutie les tenants et les aboutissants d'un mystère historique entêtant. On en apprend beaucoup sur la période qui suivit la Révolution, sur les dissensions qui fourmillaient selon les régions et les appartenances sociales. L'auteur, dans un style sobre et élégant, communique avec aisance sa passion pour cette période, et son érudition se met entièrement au service de son propos, pour notre plus grand plaisir.

  • Années soixante...Le Viêt Nam, déjà scindé par la guerre d'Indochine, vit alors sous le feu américain. Opprimé par un régime totalitaire, prônant le fanatisme et le collectivisme aveugle, le Nord sombre désormais dans le chaos sanglant des bombardements. Plongées dans cette guerre, trois soeurs, trois Nuage, flottent, voient le monde, puis dérivent et survivent. Hà Nôi, la capitale et leur ville natale fut évacuée dès le début de la guerre et resta quasi vide pendant dix ans. Au gré de leurs exodes, Nuage Rose, la petite dernière, déroule la guerre, raconte son pays, leur vie au milieu des paysans ; une survie que les Nuage, arrachées à leur mère, apprennent sous l'égide d'un grand-père maternel amoureux clandestin de la culture française et d'un père médecin, dévoué à ses blessés. Une cellule familiale terriblement fragile face à la démence de l'époque, mais qui affronte dans l'unité, entre espoir et abnégation, les séparations et la folie destructrice. Au-delà du quotidien à fleur de nerfs, Nuage Rose croque le paradoxe d'une vie menacée d'être sans lendemain, d'une enfance meurtrie par la guerre, par la faim, et pourtant heureuse !... grâce à la puissance des liens familiaux qui triomphent de la Mort et des déchirements.
    Avec ce récit, Nuage Rose ressuscite une guerre vécue à travers son regard de fillette et livre dans le même temps une déclaration de gratitude et d'amour à celles et ceux qui l'ont sauvée. Et plus particulièrement à un père, à une mère «absente» et à un grand-père, envers qui s'exprime une adoration authentique et sans limite. Tout autant qu'une foi en ces êtres et la fierté d'avoir été aimée, chérie et protégée par eux, donnant à ce témoignage sa sonorité si particulière et émouvante.

  • "« Le cinq février était censé être le dernier jour de ma vie ». À la suite d'une tentative de suicide, Cyrielle intègre une clinique psychiatrique. La confrontation à cet univers inconnu et effrayant irrite ses démons, elle qui est terrassée par l'anorexie. La découverte de ce « royaume des déraisons » s'avérera néanmoins salutaire. À travers les autres patients tourmentés, l'auteur a trouvé la force de combattre son trouble. Le désir de se libérer des chaînes de la maladie se révélera alors plus intense que ce mal-être foudroyant, dans lequel elle s'isolait avec brutalité."

  • Plongés dans leur guerre du leadership, les socialistes n'ont pas su donner aux Français un nouvel horizon d'avenir. Ils ont laissé ainsi s'envoler une très belle occasion de revenir aux affaires. En étant d'une part battus en 2002 lorsqu'ils avaient à défendre le bon bilan économique des cinq années de gouvernance sous L. Jospin, et d'autre part traités comme gens du passé en 2007 lorsqu'ils étaient censés incarner l'alternative politique face à un pouvoir de Droite sortant, dont le bilan n'était pas aussi brillant qu'on le pensait. Mais contrairement à l'idée reçue, le " pacte Présidentiel " de Ségolène Royal n'était qu'un projet ambitieux mal défendu. C'est donc le manque de stratégie de victoire qui a coûté les victoires au PS. Pour renouer avec celles-ci, le PS doit se refonder en se dotant d'une vision socio-économique moderne tout en gardant son identité propre.

  • C'est conduit par une passion raisonnée que l'auteur trace un état des lieux du système éducatif français pour que le lecteur à son tour, prenne la juste mesure de ce qui doit être entrepris pour stopper l'involution d'un système qui a défaut d'être désespéré, apparaît comme désespérant. L'expérience de Louis Puechavy tirée de son poste de principal de collège lui a ouvert les portes de toutes les coulisses de ce système et l'a confronté aux multiples décisions politiques souvent contradictoires. Il a pu ainsi lister les conséquences sur nos jeunes. Il apparaît au travers de cet essai pertinent que si l'Education Nationale est servie par des personnalités de bonne volonté, elle n'en est pas moins exsangue et malade de vingt années de réformes politiques et administratives souvent irresponsables.

  • À l'heure du coup d'envoi de nombreuses manifestations officielles commémorant le centenaire de la Grande Guerre, Jean-Claude Flament, dans son ouvrage extrêmement documenté, apporte un éclairage inédit sur la gestion du conflit aux plus hauts niveaux. Et rétablit la vérité sur de nombreux faits longtemps ignorés, voire étouffés, récusant de nombreuses idées reçues. Il détaille ainsi les tragiques erreurs de commandement de généraux peu soucieux des vies humaines, incompétents, bornés, injustes et plus préoccupés par la politique - l'armée prenant alors le contrôle de la France - que par des décisions militaires justes et efficaces. Nivelle et son engagement meurtrier du Chemin des Dames, Joffre et le massacre de la bataille de la Somme, Pétain et ses « fusillés pour l'exemple » : les actes des généralissimes soulèvent de nombreuses questions. Avaient-ils les compétences nécessaires ? Étaient-ils légitimes à de si hautes fonctions ? Quelles ont été les conséquences sur le plan humain et économique de leurs décisions ? Pour résumer : étions-nous bien défendus ?

  • "Près de moi, un autre camarade a été touché, je l'entends gémir, pendant une demi-heure, accoudé sur le parapet tout comme s'il dormait; aucune blessure n'est apparente. Hélas, une demi-heure plus tard, il était mort.
    Un autre camarade, blessé aux reins, passe à quatre pattes derrière moi, enfonçant encore les moellons qui me meurtrissent.
    À quelque vingt mètres de là, les camarades qui se sont sauvés durant l'éboulement m'observent, se disant que sans doute je n'en ai pas pour bien longtemps.
    Non, mais vais-je mourir ainsi? Agoniser pendant des heures et des heures, dans l'impossibilité de faire le moindre mouvement." Nouvelle contribution à notre connaissance du quotidien des soldats français lors de la Première Guerre mondiale que ces "Souvenirs de guerre" composés par Édouard Lefort, qui nous entraînent jusqu'en Albanie, jusqu'à ces combats en Orient que l'on évoque peu et qui devaient faire de l'auteur l'un de ces "gueules cassées" générées par ce conflit. Témoignage édifiant, qui embrasse le parcours d'un homme de son instruction à sa convalescence, porté par l'esprit de corps, la camaraderie et le patriotisme de son narrateur. Ce texte, riche en documents d'époque, se révèle être, de par sa pudeur et son écriture directe, touchant de courage et d'abnégation.

  • « Le concept démocratique, élaboré depuis des siècles, permet de mettre en place des techniques de contrôle du pouvoir, c'est en cela que le système démocratique est un bon mode de gouvernement. Mais, les hommes évoluent et la politique aussi, celle-ci se complexifie, elle devient plus sophistiquée. Les penseurs et/ou défenseurs de la démocratie doivent imaginer, inventer et mettre en place de nouveaux mécanismes adaptés à leur époque, à leurs conditions socioculturelles, à leurs circonstances. » Avec sa réflexion autour des modèles républicains ainsi que leurs applications sur le continent africain et plus spécialement au Zaïre, Patrick Mushobekwa nous offre une vision claire des origines des gouvernements à l'oeuvre en Afrique. De leur naissance jusqu'à aujourd'hui, les démocraties font face à de véritables défis sociaux et culturels, mais doivent également faire preuve de vigilance quant aux régimes autoritaires présents à leurs frontières. Avec pédagogie et franchise, l'auteur déroule l'histoire d'un continent où l'influence européenne s'est finalement transformée en étau.

  • Frappant trois cents millions de personnes à travers le monde, première cause de mortalité chez les 15-29 ans, la dépression s'impose comme un véritable enjeu de santé publique. Comment combattre ce fléau ? Cet ouvrage s'intéresse ainsi à la prescription d'un agoniste dopaminergique, le pramipexole, couramment utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson, cette fois dans le cadre de dépression ou de troubles bipolaires. Neuropsychiatre et psychiatre, les auteurs choisissent ici d'illustrer le cadre d'utilisation, la posologie, l'efficacité et les effets secondaires du produit en livrant le témoignage de deux patients et en relatant onze consultations. Objective et pertinente - les propos restent prudents quant à la prescription du produit, le réservant en cas d'inefficacité ou d'intolérance aux traitements habituels des dépressions -, l'étude devrait intéresser non seulement le grand public - elle est accessible et concrète -, mais également les médecins qui y trouveront une piste de travail innovante.

  • Comment se définit l'École québécoise au XXIe siècle ? Dans le cadre d'une mise à jour de cette définition, que dire des lois et des réformes qui l'ont façonnée ? Sur quelles bases éducatives, institutionnelles et sociales renouvelées ces lois et ces réformes doivent-elles maintenant s'appuyer ? Dans cet essai clair et accessible sur l'éducation, Gaëtan Désilets propose un modèle d'établissement scolaire autonome et responsable dans lequel la relation maître-élève occupe tout l'espace. Il dépasse ainsi l'opposition souvent stérile entre l'école d'hier et celle d'aujourd'hui en soulignant les méthodes éducatives, traditionnelles ou novatrices, qui ont fait leur preuve dans la réussite de l'élève. L'auteur privilégie le développement intégral de l'élève dans une école affranchie de la main mise idéologique et bureaucratique, et cela dans le respect de l'esprit des lois qui ont façonné le système scolaire québécois. "Affranchir l'École québécoise" introduit donc de réelles possibilités de réussite dans une École québécoise en évolution et soutenue par des assises renouvelées.

  • Culture ou civilisation, quelle différence ? L'indistinction entre les deux notions est aujourd'hui totale ou presque dans la plupart des usages. L'opinion populaire est d'ailleurs invitée à les confondre par les savants et les intellectuels qui ont fini par en effacer théoriquement les frontières, se satisfaisant d'une équivalence pourtant douteuse. Soutenir que la civilisation n'est pas culturelle et que réciproquement la culture n'est pas civilisatrice, c'est donc dorénavant une proposition inintelligible : telle est pourtant la thèse que défend le présent ouvrage, sur le mode philosophique. Car il ne suffit pas de déclasser hors culture les mille et une conduites de l'humanité qui sont à tort qualifiées de culturelles : encore faut-il leur rendre une détermination précise. Le concept repensé de civilisation peut y aider, en ce qu'il fait voir la nature également civilisatrice des éléments de la vie sociale : coutume, morale, politique sont autant de règles organisatrices qui, fonctionnant ensemble chacune à leur niveau, ne contribuent pas à cultiver l'individu précisément parce qu'elles civilisent les peuples. Inversement, et contrairement à un préjugé tenace, celui qui se cultive ne se socialise pas pour autant.

  • «?Chaque jour que Dieu faisait, il n'avait qu'une idée en tête, un rêve, un programme qu'il tentait de mettre à exécution depuis belle lurette : atteindre sa destination de prédilection (l'Occident), censée lui assurer le bonheur terrestre. Rodrigue, très combatif, intrépide, entreprit dans ce sens de nombreux projets. Lors de ses nombreuses tentatives de transformer son rêve en réalité, il ne lésina sur aucun moyen.?» Quitter le Gondwana, où il en est réduit à vivoter malgré ses études, est le rêve que poursuit inlassablement Rodrigue. Pour cela, il a déjà connu le pire, mais est encore prêt à tout, comme faire croire à son union avec une autre femme que Chimène. Et c'est avec Céline, elle aussi déjà en couple, qu'il fait ce pari fou. Toutefois, quand les sentiments s'en mêlent, quelles seront les conséquences sur cet arrangement prévu comme temporaire ? Explorant la problématique de l'émigration sous un angle intime et amoureux trop peu représenté, S. Amidou signe une oeuvre humaine, juste et fascinante.

  • « Et puis le vecteur, le T-Bird argenté, dont on a tous rêvé. Plus d'hélice et son régulateur, plus de couple à pleine puissance au décollage, plus de rugissement des 600 CV du R-985 Wasp. Le T-33 tricycle traduisait dans la finesse de ses lignes la performance, l'espace réduit du cockpit offrait au pilote toute la gamme des switches et autres organes de pilotage à portée de main et la verrière (canopy) type bulle favorisait considérablement la visibilité. On touchait du doigt ce "masterpiece" qui allait très bientôt nous faire passer des 300 km/heure aux 900 km/heure d'un seul coup d'un seul ! Un autre monde nous ouvrait ses portes dans la logique de nos ambitions et du parcours du combattant attaqué dans la grisaille et la gadoue clermontoise d'Aulnat moins d'un an plus tôt. » Les débuts de l'aviation à réaction à la poursuite de nouvelles performances, l'épisode de la guerre d'Algérie, l'entrée dans le « plus vite que le son », la vie en formations opérationnelles, puis le monitorat en École de Chasse, point final de ces épisodes distincts et variés : c'est l'aventure que partage avec nous Jean-Louis Sébastiani au fil de ses souvenirs. Engagé dans l'Armée de l'Air en 1952, formé comme pilote de chasse à l'US Air Force, l'auteur nous fait revivre l'aventure extraordinaire de l'aéronautique. Accessible à tous, généreusement illustré de photographies d'époque, son témoignage fascinera les néophytes et ravira les amoureux de la voltige. « Injection, mélange, plein petit pas, démarreur, ça tourne, ça tousse, ça fume, c'est parti... Vous êtes aux commandes et vous allez bientôt décoller » !

  • Diffusés dans la presse avant d'être rassemblés dans ce livre, ces articles en font un guide de nombreuses données et pratiques sociales, pour la vie de chacun, de tous, aujourd'hui. Un état des lieux assez précis et concret de règles qui tendent à s'appliquer au quotidien actuellement en France, sorte de protection réciproque entre l'individu et la collectivité, en principe équilibrée, en fait soumise à des rapports de force et aux aléas de l'actualité. Logement, justice, éducation, santé, sécurité sociale, fin de vie... : pendant des années, le journal "La Nouvelle République" a permis à l'auteur d'écrire des articles sur de nombreux sujets de société. En complément, avec de multiples recherches dans différents médias, il a étoffé les thèmes traités et décidé d'en faire un livre. Il y passe en revue certains grands sujets, en mettant au premier plan des situations qu'il qualifie d'illogiques et injustes, méconnues, qui intéresseront le grand public. Différente, son approche demeure toutefois rigoureuse et explicative, parfois surprenante, dans une démarche moins spécifique, accessible à tous.

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