Contes / Légendes

  • 2021 marque le quatre centième anniversaire de la naissance de Jean de La Fontaine, né à Château-Thierry en juillet 1621.À cette occasion, la Pléiade publie en « Tirage spécial », sous coffret illustré, l'édition de référence des Fables choisies mises en vers, due à Jean-Pierre Collinet (1991), et illustrée, cette fois, des célèbres gravures de Grandville (1838) accompagnées - ce qui n'a jamais été réalisé - des dessins et esquisses du même Grandville, conservés dans le fonds Grandville de la Bibliothèque de Nancy et qui montrent le travail de l'illustrateur, en particulier le jeu auquel il se livre entre représentation animale et représentation humaine des personnages des fables.

  • Pourquoi Sheherazade raconte-t-elle autant d'histoires ? C'est parce que, tant qu'elle tient son auditoire en haleine, on ne la tuera pas. Et c'est un monde étonnant et agité qui voit le jour grâce à ce contrat. Quand Ali Baba découvre un trésor caché, dans une caverne, en prononçant la formule « Sésame, ouvre-toi ! », quarante voleurs, jaloux et habiles, décident de l'assassiner... Au fil de ces récits merveilleux, vous vous promènerez dans des villes exotiques, des jardins parfumés, des palais royaux et des rues marchandes... À moins que vous ne soyez enfermés dans un cachot ! Même là, le dépaysement est assuré.
    L'accompagnement pédagogique remonte le temps jusqu'au VIIIe siècle, pour retrouver, à Bagdad, les origines du texte mythique que sont Les mille et une nuits. Le commentaire, rythmé par des études lexicales et des groupements de textes, décrypte de façon claire les ressorts de l'intrigue et interroge les spécificités du conte : objets magiques, caractères des personnages, lieux sont analysés. On comprend mieux, dès lors, la postérité des Mille et une nuits.
    Contes (VIIIe siècle) recommandés pour la classe de sixième. Textes choisis.

  • Maupassant (1850-1893) rêve d'abord de succès au théâtre et en poésie (Des vers, 1880). Il est disciple de Flaubert qui lui inculque l'exigence du style et l'encourage dans sa véritable voie : le récit court. Maupassant y triomphe avec Boule de suif (1880) que suivront de nombreux recueils (La Maison Tellier, Toine, Contes de la bécasse, Le Rosier de Mme Husson, etc.) Peintre de la Normandie et des moeurs parisiennes, il sait aussi s'aventurer vers les marges inquiétantes de la conscience et du fantastique (Le Horla).
    Ses romans (Une vie ; Bel-Ami, 1885) expriment une vision pessimiste et aiguë du monde, que confirme un grand talent pour la chronique, le journalisme et le reportage". Louis Forestier.

  • Les médiévistes le nomment Lancelot-Graal. Il en existe de multiples adaptations, plus ou moins édulcorées et que l'on appelle généralement Romans de la Table ronde. Mais il s'agit en réalité de l'oeuvre capitale du XIIIe siècle, et de l'un des plus grands textes de la littérature française.
    De ce roman fleuve, composé en prose, chacun connaît les héros, les objets, les décors, les principales aventures : Merlin, Arthur, Guenièvre, Viviane, Lancelot, Perceval, Galaad, le saint Graal bien sûr, la Lance qui saigne, l'épée Excalibur, la Table ronde, le château de la Douloureuse Garde, le Val sans Retour... Reste à découvrir sous son jour véritable une oeuvre, c'est-à-dire un texte, dont voici une édition bilingue (ancien français/français moderne) fondée sur un manuscrit inédit.
    À la fois axe principal et enjeu premier du récit, le Graal n'est pas la résurgence médiévale d'un arsenal de vieilles croyances ésotériques ; c'est le mythe, l'aura fabuleuse fabriquée par la littérature elle-même autour d'un mot étrange qui la fit rêver, et dont l'attrait ne faiblit pas.

    Traduit de l'ancien français par Anne Berthelot, Gérard Gros et Philippe Walter.

  • Réveillonner en compagnie d'Alphonse Daudet et Joseph Kessel, admirer la crèche de Jean Giono, assister à la distribution des cadeaux avec Fédor Dostoïevski et comploter avec Alphonse Allais, Dieu et le père Noël...
    Entre émotion et poésie, grincements de dents et éclats de rire, succombez à la magie de Noël.

  • Les médiévistes le nomment Lancelot-Graal. Il en existe de multiples adaptations, plus ou moins édulcorées et que l'on appelle généralement Romans de la Table ronde. Mais il s'agit en réalité de l'oeuvre capitale du XIIIe siècle, et de l'un des plus grands textes de la littérature française.
    De ce roman fleuve, composé en prose, chacun connaît les héros, les objets, les décors, les principales aventures : Merlin, Arthur, Guenièvre, Viviane, Lancelot, Perceval, Galaad, le saint Graal bien sûr, la Lance qui saigne, l'épée Excalibur, la Table ronde, le château de la Douloureuse Garde, le Val sans Retour... Reste à découvrir sous son jour véritable une oeuvre, c'est-à-dire un texte, dont voici une édition bilingue (ancien français/français moderne) fondée sur un manuscrit inédit.
    À la fois axe principal et enjeu premier du récit, le Graal n'est pas la résurgence médiévale d'un arsenal de vieilles croyances ésotériques ; c'est le mythe, l'aura fabuleuse fabriquée par la littérature elle-même autour d'un mot étrange qui la fit rêver, et dont l'attrait ne faiblit pas.

  • Pour jouer un mauvais tour aux hommes, le diable a fabriqué un miroir qui ne reflète que la laideur des choses. Atteint par un éclat de ce verre maléfique, le petit Kay se laisse entraîner par la Reine des Neiges dans son pays de glace. Gerda, son amie, est bien décidée à le retrouver. C'est le début d'un long voyage à travers le vaste monde...

  • Les médiévistes le nomment Lancelot-Graal. Il en existe de multiples adaptations, plus ou moins édulcorées et que l'on appelle généralement Romans de la Table ronde. Mais il s'agit en réalité de l'oeuvre capitale du XIIIe siècle, et de l'un des plus grands textes de la littérature française.
    De ce roman fleuve, composé en prose, chacun connaît les héros, les objets, les décors, les principales aventures : Merlin, Arthur, Guenièvre, Viviane, Lancelot, Perceval, Galaad, le saint Graal bien sûr, la Lance qui saigne, l'épée Excalibur, la Table ronde, le château de la Douloureuse Garde, le Val sans Retour... Reste à découvrir sous son jour véritable une oeuvre, c'est-à-dire un texte, dont voici une édition bilingue (ancien français/français moderne) fondée sur un manuscrit inédit.
    À la fois axe principal et enjeu premier du récit, le Graal n'est pas la résurgence médiévale d'un arsenal de vieilles croyances ésotériques ; c'est le mythe, l'aura fabuleuse fabriquée par la littérature elle-même autour d'un mot étrange qui la fit rêver, et dont l'attrait ne faiblit pas.

  • Un roi, trompé par son épouse, décide de tuer chaque matin la compagne, toujours renouvelée, de sa nuit. Le royaume est en émoi. Une jeune fille, Shahrâzâd, tente le tout pour le tout. Elle raconte au roi de passionnantes histoires, et elle s'arrange pour que l'apparition de l'aube ne coïncide jamais avec la fin d'un récit. Ainsi, la curiosité du roi est tenue en haleine. Au bout de mille et une nuits, Shahrâzâd se voit reconnaître comme épouse légitime, mère et reine.
    Sur la naissance du recueil plane le plus épais mystère. Le premier témoignage connu date du Xe siècle de notre ère. Une chose est sûre : pour les Arabes, le livre est étranger. L'Inde a eu sa part dans l'affaire, et l'Iran semble avoir joué le rôle décisif. Le recueil est anonyme : les Nuits sont une oeuvre de compilation. Leur histoire est donc celle d'une acclimatation assez réussie pour que ces contes puissent figurer dans la panoplie culturelle de l'honnête homme.
    Au début du XVIIIe siècle, Antoine Galland découvre le conte de Sindbâd de la Mer. Il apprend qu'il appartient à un ensemble plus vaste et finit par recevoir de Syrie un manuscrit qu'il va traduire à partir de 1704. C'est le texte fondateur de la carrière universelle des Nuits. Le succès est immédiat, considérable, constant. Trois cent et un ans après Galland, Jamel Eddine Bencheikh et André Miquel proposent une traduction nouvelle, intégrale, appelée à faire date. Elle compte trois volumes.

  • Dans les années 1640, à la veille de la chute de la dynastie Ming, Feng Menglong, éditeur dans la ville de Sushou, eut l'idée de constituer une anthologie de quarante contes puisés dans divers recueils à succès, parfois très anciens. Ce florilège d'histoires piquantes ou édifiantes, galantes souvent, décrit la vie de la société de l'époque, ses coutumes, ses superstitions.
    Écrits en langue vulgaire, c'est-à-dire dégagés du canon des grands classiques chinois, et reprenant les thèmes chers aux conteurs publics, ces textes - anonymes parce que considérés comme subversifs - sont un minutieux assemblage de diverses anecdotes, chaque chapitre étant composé d'une ou de plusieurs histoires préliminaires, sortes de parades aménagées pour allécher le lecteur, mais aussi pour le placer dans une certaine disposition d'esprit avant d'aborder le conte principal.
    L'agencement des contes au sein même du recueil est lui aussi très étudié ; ils fonctionnent deux à deux, et le dernier conte renvoie au premier formant ainsi une boucle.
    Cette ingénieuse disposition est signifiante : en imprégnant le lecteur, la contagion gagne les personnages ; d'un chapitre sur l'autre les situations, insensiblement, prennent un tout autre relief.
    Cette nouvelle traduction présente pour la première fois l'intégralité des Spectacles curieux d'aujourd'hui et d'autrefois.

  • Nous savons depuis Vladimir Propp que la forme d'un conte demeure plus stable que son message : leçon précieuse pour l'ethnologue. Elle inspire les dix études réunies ici : dégager ce que chaque version d'un conte qu'on trouve à travers l'Afrique entière, souvent aussi dans le folklore d'Europe ou du Proche-Orient, présente de commun avec toutes les autres et à la fois d'unique.

  • Le petit Kay était tout bleu de froid, presque noir, mais il ne s'en apercevait pas, car le baiser de la reine des neiges lui avait enlevé le frisson du froid, et son coeur était, autant dire, un bloc de glace.

  • Au moment où la chine de deng xiaoping (teng siao-p'ing) réhabilite avec ferveur les trésors de sa littérature (confucius y compris) et produit de savants, d'admirables travaux sur des genres littéraires que la révolution culturelle.
    Voulut offusquer : témoins prétendus de l'oppression des " intellectuels " sur le peuple, voici qu'entre tous ces travaux, et pour le plus vif plaisir, que dis-je ? pour la joie inextinguible des lecteurs, jacques dars, auteur de là traduction de l'inoubliable au bord de l'eau, nous présente aujourd'hui un vaste choix du genre huaben (houx pen) dans ces contes de la montagne sereine.
    A partir des song et pendant trois dynasties, les conteurs populaires ont produit des huaben (ou contes en langue vulgaire) ; après quoi, des lettrés s'efforcèrent de restituer à l'oralité primordiale ses lettres de noblesse écrite.

    Les huaben racontent des histoires, drôles ou tragiques, qui nous proposent de la chine des song et des yuan des tableaux fort vivants, ceux-là mêmes qui divertissaient les très nombreux auditeurs des conteurs publics. l'invention, la verve, l'ironie font en effet merveille. d'ailleurs, ces proses mêlées de vers fourniront bientôt, par savante agglutination, la trame des grands et longs romans qu'élaborera la chine à partir des ming, et dont les plus fameux ornent déjà la pléiade.
    Avec ces contes de la montagne sereine, la plus ancienne collection de huaben connue, nous sommes aux sources mêmes d'un genre littéraire entre tous fascinant.

  • Il arrive souvent que le diable qui dispose, comme chacun sait, d'immenses pouvoirs, s'amuse à semer la discorde sur Terre pour le simple plaisir de se réjouir du malheur des hommes. C'est à la suite d'un tour de cette sorte que la pure Gerda va parcourir le vaste monde à la recherche du petit Kay qui a disparu dans le sillage du traîneau de la reine des neiges, un soir d'hiver. Au cours d'un long voyage, Gerda interroge les fleurs et les oiseaux, le vent et le soleil qui, peut-être, savent où Kay a été emmené...

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