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  • Depuis près de quarante ans, il ne se passe pas un jour sans que le mot CRISE ne vienne nous percuter : crise du pétrole, du logement, de l'emploi, de l'économie, de la société, de la culture, du vivre ensemble, de l'identité, de l'Etat.
    Constatant que ceux qui nous dirigent, c'est-à-dire ceux qui sont à la tête de l'Etat, se sont avérés incapables de nous débarrasser de ce fléau, je me suis demandé s'il était possible d'y faire face ? La référence constante à la lutte contre la crise est un écran de fumée ou un aveu d'échec et d'incompétence.
    Mais alors, le diagnostic a-t-il été fait ? Est-il partagé ? Est-il valide ? A-t-on une stratégie qui en découle ? J'ai cherché les réponses. J'ai TOUT entendu à leur propos, mais ce qui m'est apparu le plus sincère fut la déclaration du Président Mitterrand vers la fin de son deuxième mandat le 14 juillet 1993 " en matière de lutte contre le chômage, on a tout essayé". Ce constat terrible pouvait être étendu à toutes les dimensions de la crise, et donc à la crise elle-même.
    Dans ces conditions mon interrogation ne portait plus sur la crise, mais sur le moyen qui se dressait théoriquement contre elle : l'ETAT. N'était-ce pas lui finalement qui l'animait et l'alimentait ?
    Ce ne fut pas mon état d'esprit lorsque j'en entreprenais l'étude vers le milieu des années quatre-vingt-dix. Mais au fur et à mesure de mes travaux, mes doutes sur l'efficacité de notre Etat se confirmèrent. Je m'apercevais que les objectifs que se fixaient nos dirigeants montraient qu'ils avaient perdu la raison. L'Etat, loin de neutraliser la crise, était dévoré par elle, mais tous ceux qui le peuplaient s'en accommodaient finalement fort bien.

  • Un homme se bat

    Alain Le Bihan

    • Tatamis
    • 4 Novembre 2014

    Après un long séjour en Asie, où il fait carrière, Martial revient en France pour « accompagner » sa mère qui a perdu goût à la vie. Craignant l'ennui, il reprend, dans le Nord, une entreprise en faillite, qu'il destine à la fabrication d'équipements pour son usine de Malaisie.
    Alors que business et efficacité sont ses soucis constants, un drame va survenir, dont les conséquences vont bouleverser ce qui semblait aller de soi. Dans un contexte général peu favorable au chef d'entreprise, Martial sera assimilé aux « patrons-voyous ». Il deviendra un homme à abattre.
    Les épreuves, qu'il va supporter, n'entameront en rien sa combativité, mais le conduiront à modifier ce qu'il considérait être les priorités de l'existence.
    Le déclin industriel d'une région sinistrée en arrière-plan, cette histoire d'un groupe d'hommes face à la fin de leur entreprise est un prétexte à se plonger dans ce qu'on a coutume de nommer le modèle français, à s'interroger sur la solidarité qui en constitue l'argument suprême.

  • La France est face à de nombreux défis majeurs qui menacent son identité et que les acteurs traditionnels, gauche et droite, s'avèrent incapables depuis quarante ans, de relever en raison de leur engagement européiste commun. À l'État-nation et à la République s'est substitué un état de droit. Le socialisme, qui a trouvé dans l'européisme une issue à sa crise existentielle, a précipité sa disparition. De quelles certitudes de sa situation dispose la France et quelles orientations doit-elle privilégier pour pouvoir reprendre sa marche ? Tel est le but de cet essai.

  • L ORSQUE Philippe d'Orléans, alors duc de Chartres, est solennellement installé Grand Maître le 22 octobre 1773, le Grand Orient de France rassemble 112 loges. On en dénombre près de 700 vingt ans plus tard dans le royaume, les colonies, dans les régiments et à l'étranger.
    Cette situation quasi hégémonique résulte de la forte structure administrative mise en place par l'Administrateur Général, le duc de Montmorency- Luxembourg : Grande Loge de Conseil, Chambre d'Administration, Chambre de Paris, Chambre des Province et plus tard la Chambre des Grades. Toutes ces assemblées sont composées d'offi ciers élus, engagés fi nancièrement dans l'Obédience par une contribution obligatoire. Les assemblées générales trimestrielles, qui entérinent les décisions prises par les Chambres, réunissent les députés de toutes les loges, dont les pouvoirs sont soigneusement vérifi és.
    La première partie de l'ouvrage intitulé « Les cadres du Grand Orient de France au XVIIIe siècle » présente un recensement complet des offi ciers et des députés de l'Obédience ; c'est une oeuvre, restée jusqu'ici inédite, d'Alain Le Bihan.
    Daniel Kerjan, pour sa part, a résumé l'historique de toutes les loges et chapitres constitués ou reconstitués par le Grand Orient, avec les noms des vénérables d'ateliers, soumis à élection ou réélection annuelle, parus dans les dix annuaires imprimés entre 1776 et 1789.
    L'ensemble compose un panorama complet de l'activité du Grand Orient de France au XVIIIe siècle. L'historien y trouvera une base de données fi able, et tout lecteur une mine de renseignements pour la plupart inédits.

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