Sciences humaines & sociales

  • « Deux siècles de révolte, métaphysique ou historique, s'offrent justement à notre réflexion. Un historien, seul, pourrait prétendre à exposer en détail les doctrines et les mouvements qui s'y succèdent. Du moins, il doit être possible d'y chercher un fil conducteur. Les pages qui suivent proposent seulement quelques repères historiques et une hypothèse de lecture. Cette hypothèse n'est pas la seule possible ; elle est loin, d'ailleurs, de tout éclairer. Mais elle explique, en partie, la direction et, presque entièrement, la démesure de notre temps. L'histoire prodigieuse qui est évoquée ici est l'histoire de l'orgueil européen. »

  • « Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux : c'est le suicide. » Avec cette formule foudroyante, qui semble rayer d'un trait toute la philosophie, un jeune homme de moins de trente ans commence son analyse de la sensibilité absurde. Il décrit le « mal de l'esprit » dont souffre l'époque actuelle : « L'absurde naît de la confrontation de l'appel humain avec le silence déraisonnable du monde. »

  • Dans folioplus philosophie, le texte philosophique, associé à une oeuvre d'art qui l'éclaire et le questionne, est suivi d'un dossier organisé en six points : les mots du texte : monstre, châtiment, crime ; l'oeuvre dans l'histoire des idées : un combat humaniste ; la figure du philosophe : le tragique, l'absurde et le combat ; trois questions posées au texte : la peine de mort a-t-elle une utilité ? la peine de mort est-elle une vengeance ? la peine de mort, exemple de barbarie ? ; groupement de textes : la violence, envers de la pensée ; prolongements.

  • «Ce volume résume l'expérience d'un écrivain mêlé pendant quatre ans à la vie publique de son pays. [...].
    Je crois avoir fait ainsi la part de mes injustices. On verra seulement que j'ai laissé parler en même temps une conviction qui, elle du moins, n'a pas varié. Et, pour finir, j'ai fait aussi la part de la fidélité et de l'espoir. C'est en ne refusant rien de ce qui a été pensé et vécu à cette époque, c'est en faisant l'aveu du doute et de la certitude, en consignant l'erreur qui, en politique, suit la conviction comme son ombre, que ce livre restera fidèle à une expérience qui fut celle de beaucoup de Français et d'Européens.»

  • Les écrits libertaires d'Albert Camus qu'Indigène publie dans cette nouvelle édition semi-poche n'ont été connus que tardivement grâce à Lou Marin. Ce chercheur allemand les a retrouvés dans des revues de ce courant et réunis en volume en 2008 sous le label de la petite maison d'édition marseillaise, Egrégores. En 2013, Indigène, en co-édition avec Egrégores, reprend, pour leur donner le maximum d'exposition, ces textes essentiels à la compréhension d'un Camus en vérité profondément politique, mais mal compris parce qu'il refuse l'allégeance aux deux idéologies dominantes de l'époque : le capitalisme et le marxisme. Il est un des rares intellectuels alors à défendre et incarner ce qu'il nomme "le génie libertaire" dont il prophétise que "la société de demain ne pourra se passer."

  • «Ce volume [tome I] résume l'expérience d'un écrivain mêlé pendant quatre ans à la vie publique de son pays. [...] Je crois avoir fait ainsi la part de mes injustices. On verra seulement que j'ai laissé parler en même temps une conviction qui, elle du moins, n'a pas varié. Et, pour finir, j'ai fait aussi la part de la fidélité et de l'espoir. C'est en ne refusant rien de ce qui a été pensé et vécu à cette époque, c'est en faisant l'aveu du doute et de la certitude, en consignant l'erreur qui, en politique, suit la conviction comme son ombre, que ce livre restera fidèle à une expérience qui fut celle de beaucoup de Français et d'Européens.»

  • Les quatre Lettres ´r un ami allemand, écrites sous l'Occupation et destinées ´r des publications clandestines, expriment déj´r la doctrine de La peste et de L'homme révolté. Elles se placent sous l'invocation de Senancour qui, en une formule saisissante, avait résumé la philosophie de la révolte : 'L'homme est périssable. Il se peut ; mais périssons en résistant, et si le néant nous est réservé, ne faisons pas que ce soit une justice !'

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