Littérature générale

  • "Je vivais dans le quartier de Musrara, sur la ligne séparant Jérusalem-Ouest de Jérusalem-Est, cité israélien.
    Une vieille maison arabe dont le couloir central était une ancienne ruelle de souk. (...) J'achetais les pitas chez le boulanger palestinien de l'autre côté du boulevard, chaudes et moelleuses comme une peau d'enfant sortant du sommeil, et les bagels saupoudrés de sel chez un vendeur de falafels israélien de la rue Hanevi-im, la rue des Prophètes." Jérusalem, un lieu unique où les passions se déchaînent, où la vie brûle plus que partout ailleurs.
    Une ville ambiguë où l'Histoire est au coeur de chacun, où l'on s'interpelle parfois par des "shalom habibi !" ("salut" en hébreu, "chéri" en arabe), ultime espoir de paix. Au-delà de celles et ceux qui la peuplent et l'animent, cette ville concentre les fureurs et les vénérations d'une bonne part de l'humanité.

  • Dans le désert, un ranch hors norme se dresse au milieu des sables. Des hommes armés veillent sur un mort-vivant. Un homme qui incarnait autrefois la force armée et la puissance. L'ex-Premier ministre d'Israël, Ariel Meron. Il n'est plus qu'un corps sans chair. Son visage émacié disparaît sous la barbe et les cheveux longs. Les côtes saillent sous sa peau nue, blanche et fine telle une feuille de papyrus. Les médecins assurent que son cerveau est mort.
    Pourtant, un matin, il se réveille. Arrache ses perfusions. Se lève.
    Ariel serait-il le Messie? Il en est convaincu. Il a été envoyé du néant pour ramener la paix.
    La nouvelle se répand dans tout le pays. Et le miracle a lieu : sépharades, ashkénazes, Russes, Arabes, Éthiopiens, religieux, laïcs, pacifistes ou va-t-en-guerre, les Israéliens célèbrent tous le réveil du grand homme.
    Cette liesse sera de courte durée...

    Cette fable tout à la fois grave et légère, qui met en scène la diversité de la société israélienne, s'inspire librement du destin d'Ariel Sharon, plongé dans le coma depuis 2006.

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