• La perte, le deuil sont les épreuves les plus lourdes que nous puissions connaître et cependant les plus communes. Elles isolent souvent parce que la douleur intense qu'elles provoquent en nous est toute personnelle et si intime. Être fidèle à sa douleur, est-ce bien être fidèle à ceux que nous pleurons ? Leur disparition peut-elle effacer l'amour ?
    Deux disciples de Jésus, un soir près d'Emmaüs au lendemain de sa mort, sont donc les premiers consolés par un Ami inattendu, surgi sur leur route. Parler, écouter, entendre.
    La consolation est un des beaux cadeaux de l'amour.

  • Les deux amis

    André Querton

    Un autre regard sur les récits évangéliques Comme dans le Père prodigue et Simon, André Querton se saisit des personnages historiques clairement identifiés qui ont croisé la vie du Christ et imagine quelles furent les circonstances et les suites de cette rencontre. Pour l'auteur, les récits évangéliques sont d'une actualité et d'un enseignement pertinents et permanents. Il aime à se le répéter, à se les raconter avec ses propres mots afin d'aider ses lecteurs à en saisir une compréhension plus intérieure, plus intense, plus personnelles.
    Sa démarche est comparable à celle d'un musicien qui interprète une participation sans y changer la moindre note et met son talent au service du compositeur. Au coeur des derniers instants de Jésus Les évangiles mentionnent brièvement deux personnages, Joseph d'Arimathie et Nicomède, tous deux membres de Sanhédrin, le Conseil des Anciens du peuple juif, qui joua un rôle déterminant dans la condamnation à mort de Jésus de Nazareth.
    On sait que Nicodème s'est entretenu avec Jésus et qu'avec l'aide de Joseph, il s'est occupé de la mise au tombeau du Jeune Maître. Joseph et Nicodème sont confrères du Conseils des Anciens. Ils ont des Docteurs de la Loi, de hauts magistrats, très pieux tous les deux. Ils sont également des amis très proches ayant travaillé ensemble pendant toute leur vie religieuse. Ils s'intéressent très tôt à l'enseignement de Jésus qui les bouscule, certes, mais les séduit pourtant.

  • Trois évangélistes attestent que Simon de Cyrène aida Jésus à porter sa croix. Marc, le plus sensible aux petits faits précis, ajoute qu'il est le père de Rufus et d'Alexandre, dont on ne sait rien. Les Évangiles ne disent rien de plus de cet homme.

    Simon est un témoin ; il s'est approché au plus près d'un homme qui allait mourir. Nos églises sont habituellement ornées d'un Chemin de Croix. Et le Vendredi Saint, ce pitoyable cheminement est célébré avec émotion. Mais chaque deuil est une passion renouvelée.

    Pour André Querton, les récits évangéliques sont d'une actualité et d'un enseignement permanents. Il aime à se les répéter, à se les raconter avec ses propres mots afin d'en prendre une connaissance plus intérieure, plus intense, plus personnelle.

    Simon de Cyrène pourrait être le compagnon de tous ceux qui, en famille ou en milieu hospitalier, visitent les malades ou accompagnent les mourants, se chargeant ainsi volontairement d'une lourde croix.

  • L'épisode de la rencontre du jeune homme riche avec Jésus est cité dans trois Évangiles ; il apparaît comme l'un des rares interlocuteurs historiques du Christ qui soit clairement identifié et n'est donc pas le personnage imaginaire d'une parabole.
    Saint Marc, toujours bref, précise même que, ayant regardé ce jeune homme, Jésus l'aima.
    L'auteur a donc imaginé que Saint Luc rencontre le jeune homme riche au soir de sa vie pour découvrir où l'a conduit l'amour que Jésus lui portait.
    Car, selon lui, nous sommes peut-être très nombreux, nous tous, les jeunes hommes riches...
    Pour André Querton, les Écritures sont bien autre chose qu'un simple document historique ; elles constituent le socle d'un enseignement dont la pertinence reste intacte.
    Il nous livre ici une remarquable digression littéraire et spirituelle sur le personnage du jeune homme riche, devenu un père prodigue.
    Au soir de sa vie, cet homme mesure combien la rencontre avec Jésus a marqué son destin. Il n'a certes pas choisi la voie du renoncement mais a en revanche accédé à une double plénitude vécue au travers du parcours de ses deux fils: celle du projet familial accompli et celle de l'aventure...
    L'auteur réhabilite ainsi ce personnage peut-être un peu trop rapidement écarté voire méprisé dans les récits évangéliques et leur interprétation par une certaine tradition.

  • Dans un château-ferme isolé, Ignace est chargé de veiller sur les trésors du Muséum National, évacués dans ce lieu secret pour les protéger des dangers d'une guerre civile qui gronde au loin. Seul au milieu de toutes ces oeuvres, le diplomate se souvient de son enfance, de sa vie passée à parcourir le monde et vouée à la résolution des conflits mais aussi de son amour des arts et de ses amis de toujours. Il découvre un étonnant tableau représentant la collection de peintures et d'oeuvres d'art de Cornélius van der Geest, marchand anversois du XVIIe siècle, pour lequel il développe une admiration et un vrai sentiment d'amitié. Le château-ferme du Fosberg devient alors la matrice d'une alchimie très intime. Jusqu'où Ignace sera-t-il entraîné par son attachement pour les exceptionnelles oeuvres d'art dont il a la garde et qu'il apprend à aimer ?

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