• Hiroshige : les soixante-neuf stations du Kisokaido Nouv.

    Véritable célébration du Kisokaido, ce coffret, accompagné d'un livret explicatif, déploie en format accordéon le fac-similé du recueil commencé par Keisai et complété par Hiroshige entre 1835 et 1842. Itinéraire alternatif au célèbre Tokaido reliant Edo à Kyoto, cette route et ses soixante-neuf stations sont ici représentées dans de magistrales estampes qui illustrent, au fil des saisons, la beauté des sites mais aussi la diversité d'une société, mettant en scène seigneurs ou mendiants, moines ou samouraïs, pèlerins ou portefaix, sans oublier les marchands, les aubergistes et les paysans. Hiroshige y affirme son génie dans l'emploi des couleurs, osant des perspectives et des compositions inattendues, confirmant ainsi son statut de maître de l'estampe japonaise.

  • La lune dans l'estampe japonaise Nouv.

    La lune occupe une place très singulière dans la culture japonaise, au point qu'une fête, Tsukimi, lui est traditionnellement consacrée chaque année, à une date qui varie entre la mi-septembre et le début d'octobre, suivant le calendrier lunaire. La célébration, toujours vivace, consiste à se réunir en famille ou entre amis pour contempler l'astre nocturne lorsqu'il est dans sa phase pleine, au moment de l'année où sa brillance est la plus grande, rituel qui s'accompagne d'offrandes et de mets spécifiques. Contrairement à la tradition occidentale qui associe à la lune une image mélancolique, voire négative, elle est au Japon l'expression de la fécondité et de la prospérité - trace, sans doute, de fêtes anciennes célébrant la fin des récoltes. Plus largement, elle symbolise l'automne, participant ainsi d'un genre poétique et artistique intitulé « Neige, lune et fleurs », qui résume le cycle des saisons.
    Les estampes réunies dans cet album témoignent de l'importance qu'elle occupe dans l'imaginaire des artistes. Certaines illustrent clairement la fête de Tsukimi, montrant des réunions sur une terrasse ou sur le bord d'une rivière. D'autres rappellent son lien étroit avec la poésie, comme en attestent les feuillets entre les mains de quelques personnages, mais aussi avec les contes et les récits mythologiques - rappelés notamment par la présence de lapins. Ailleurs, la lune marque simplement le passage à la nuit, lorsque le soleil a disparu et que chacun se hâte de rentrer chez soi ; ou au contraire, quand la tombée du jour sonne le début d'une autre vie, celle des courtisanes et des plaisirs secrets. Enfin, présente parfois pour sa seule qualité esthétique, la lune éclaire un paysage, empreint dès lors de mystère, ou participe d'une composition savante et délicate, mêlant fleurs et oiseaux.
    Les plus grands noms de l'estampe japonaise se trouvent réunis dans ce recueil, Hokusai, Hiroshige, Yoshitoshi, dernier grand maître de l'ukiyo-e, plus tard Hasui Kawase et bien d'autres. Si chacun, avec son style singulier, a célébré l'astre de la nuit, de l'ensemble se dégage une atmosphère particulièrement paisible et poétique.

  • Véritable célébration des oiseaux, ce coffret, accompagné d'un livret explicatif, déploie en format accordéon plus d'une soixantaine d'oeuvres des plus grands maîtres de l'estampe japonaise. Délicates mésanges sur des cerisiers en fleur, paons majestueux faisant la roue, hirondelles gracieuses en plein vol, chouettes endormies sur fond de ciel de pleine lune ou cacatoès aux ramages chatoyants, tous ces oiseaux révèlent la virtuosité, le raffinement et le don de l'observation de ces artistes intemporels. De Keisai, Keibun et Hokusai à Hiroshige et Koson, ces estampes subliment la beauté de la nature.

  • Hiroshige ; cent vues d'Edo

    Anne Sefrioui

    • Hazan
    • 21 Octobre 2020

    L'un des plus célèbres recueils d'estampes de Hiroshige, le dernier publié de son vivant, reproduit en fac-similé avec une reliure à la japonaise, sous forme de coffret prestigieux, accompagné d'un livret explicatif décrivant chacune des estampes de la suite du grand maître japonais.
    En 1855, un terrible tremblement de terre dévaste la ville d'Edo (rebaptisée Tokyo par la suite), et environ dix ans plus tard, Hiroshige (1797-1858) entreprend de dessiner les cent visages de sa ville natale. S'il restitue les changements bien réels de la cité, il y introduit aussi la projection de ses propres rêves, empreints de nostalgie. Le célèbre paysagiste donne ainsi à voir avec lyrisme les sites les plus renommés, parfois leur reconstruction récente, mais il rend compte également avec précision de la vie quotidienne des habitants, de leurs coutumes et de leur environnement. Bien que, traditionnellement, les paysages soient présentés au format horizontal, Hiroshige a choisi avec audace la verticalité pour ce recueil - le dernier publié de son vivant -, jouant avec les gros plans et les compositions originales, et confirmant ainsi son statut de maître de l'estampe ukiyo-e.

  • Né à Edo, l'ancienne Tokyo, Hiroshige (1798-1858) entre à quatorze ans chez un artiste réputé, Utagawa Toyohiro, qui a joué un rôle déterminant dans le développement de la peinture de paysage au Japon. Brillant disciple, Hiroshige révèle un don pour exprimer la beauté de la nature, et c'est avec la série d'estampes des Cinquante-trois stations sur la route du Tokaïdo qu'il accède brusquement à la notoriété en 1833-1834. Dès lors, il impose, avec son aîné Hokusai (1760-1849), comme l'une des deux grandes figures de l'ukiyo-e, ce mouvement artistique de l'ère d'Edo (1603-1868) qui va s'intéresser aux nouveaux centres d'intérêt d'une bourgeoisie urbaine et marchande en plein essor.
    Le premier grand succès de Hiroshige l'incite à multiplier les recueils de sites célèbres, d'autant plus que la demande est grandissante. À partir des années 1830, en effet, la nouvelle bourgeoisie se passionne pour les voyages d'agrément, et les estampes permettent de fixer le souvenir de lieux visités, ou tout simplement de rêver.
    Le style de Hiroshige s'impose d'emblée en raison de l'émotion poétique qui se dégage de ses oeuvres, de ses savants dégradés de couleurs, et de la présence dans ses gravures du peuple japonais. Dans la seconde partie de sa carrière, Hiroshige innove de façon magistrale en abandonnant le format horizontal au profit du vertical, un choix qui lui permet des cadrages surprenants et avec des points de vue plongeants d'une grande audace. Les Paysages célèbres des soixante provinces du Japon, publiés entre 1853 et 1856, à la fin de la vie de l'artiste, en offrent des exemples magnifiques. L'eau, omniprésente dans cette série, s'impose par ses bleus aux mille nuances, justifiant une fois de plus le surnom du maître, « Hiroshige le bleu ».

  • Monet ; coffret l'essentiel

    Anne Sefrioui

    • Hazan
    • 4 Novembre 2020

    Ce coffret réunit l'essentiel de l'oeuvre d'un artiste hors du commun, Claude Monet (1840-1926), considéré par l'histoire de l'art comme le père de l'impressionnisme. Il présente, à travers un choix chronologique de cinquante tableaux, sa longue et brillante carrière. Bien qu'il n'ait pas négligé les sujets citadins et modernes, la représentation de la nature constitue indéniablement le coeur de son oeuvre. Elle a fait l'objet de ses recherches incessantes, sans que jamais l'artiste ne perde de vue ce qui lui était essentiel : la vérité de ses sensations. De la transcription fidèle du paysage, à ses débuts, jusqu'à l'écriture gestuelle des ultimes Nymphéas, l'ouvrage permet de suivre et de comprendre l'évolution de sa création.
    Ainsi seront abordées les thématiques de Monet (les bords de mer, la Seine, les jardins, les saisons, etc.), ainsi que les techniques utilisées, comme la décomposition par la touche de la lumière et des couleurs, le recours à la répétition et aux séries pour mieux rendre compte des variations atmosphériques, ou encore la dissolution progressive des formes qui a conduit à considérer Monet comme un précurseur de l'abstraction.

  • Guide officiel du musée fin-de-siècle museum de Bruxelles dont l'ouverture est prévue le 7 décembre 2013. Ce nouveau musée multidisciplinaire sera consacré aux différents domaines artistiques de la fin du XIXe siècle, allant de 1865 à 1914. Cette riche période artistique sera illustrée grâce aux oeuvres de peintres et sculpteurs de renom tels que Constantin Meunier, James Ensor, Henri Evenepoel, Fernand Khnopff, Léon Spilliaert ou encore Georges Minne. D'autres domaines créatifs, comme la littérature, la musique, photographie et la poésie, seront également représentés. Un dispositif de projection en 3D sera spécialement dédié à l'architecture Art Nouveau. Cette nouvelle aventure muséale réunit en partenariat les Musées royaux des Beaux-arts de Belgique, la Bibliothèque royale de Belgique, le Théâtre royal de la Monnaie et la Région de Bruxelles-Capitale.

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