• Comment se faire un nom ? Comment entrer dans l'Histoire ? Comment créer un passé à partir du présent pour fonder l'avenir ? Avant tout connu comme héros guerrier ou dirigeant autocrate d'une France nouvelle, l'homme de culture que fut également Napoléon a été oublié. D'emblée, il s' emploie pourtant à façonner son image, à mettre son règne en scène et à contrôler les multiples représentations que donnent de lui les artistes. Des attributs de puissance à l'architecture en passant par les beaux-arts, ce que célèbre Napoléon est en harmonie avec sa politique et offre l'image d'un homme supérieur qui réconcilie entre eux les Français. Le créateur du Premier Empire pouvait-il faire moins que les imperators romains ? La littérature ne demeure pas en reste. Bonaparte encourage l'éclosion d'un nouveau classicisme et instaure une fantastique remise de prix décennaux. L'historienne Annie Jourdan explore ici les multiples facettes de la politique culturelle de Napoléon Ier et leurs conséquences sur le mythe toujours vivace de celui qui fut aux yeux de ses contemporains « l'homme le plus extraordinaire des temps modernes ».

  • La Révolution a mauvaise réputation. On reconnaît la belle universalité de ses principes, mais on honnit les violences qui en ont ponctué le cours, conspuées sous le nom de Terreur. Ces représentations occultent tout à la fois les difficultés de l'entreprise et les énormes espérances que suscita l'événement. L'historienne Annie Jourdan nous invite à reconsidérer ce moment fondateur de notre modernité. Au fil des pages, elle en fait revivre les temps forts dans une approche sensible aux aléas qu'ont dû affronter les protagonistes. Elle déroule les faits grâce à un important corpus d'archives, constitué d'actes, de lettres, de courriers, de mémoires, où la Révolution se joue au gré des passions françaises. On mesure alors la force du ressentiment qui plonge le pays dans une longue guerre civile, que seule l'armée parviendra à apaiser. C'est que deux légitimités sont aux prises : celle de la monarchie, ancrée dans l'Histoire ; et celle de la nation, fondée sur le suffrage populaire.
    L'événement eut une portée internationale, on le sait. Nombre de soulèvements s'ensuivent, qui rebattent les cartes : en Amérique, en Irlande, aux Pays-Bas, en Suisse. Mais l'on a souvent tu les discordes civiles qui accompagnèrent ces changements, là-bas comme ici. En restituant l'histoire dans sa globalité, avec ses aspérités et ses mémoires troubles, Annie Jourdan réalise une grande fresque de la Révolution, entre vérité et légendes.


  • Essai sur la Révolution française qui couvre à la fois les domaines politique, social et culturel et qui propose une comparaison avec les révolutions antérieures (anglaise, américaine et néerlandaise) tout en étudiant les apports aux autres pays européens d'un point de vue juridique et constitutionnel.


  • La révolution batave entre la france et l'amérique est un essai d'histoire transnationale, attentif aux échanges entre trois pays en révolution.
    L'approche a pour avantage de renouveler l'interprétation d'un moment clé de l'histoire de france, mais. aussi de faire mieux connaître deux événements majeurs et pourtant méconnus, qui bouleversent au même moment l'amérique du nord (1776-1801) et les provinces-unies (1781-1801). ce faisant, l'auteur étudie l'entrée de ces pays dans la modernité et plus précisément dans l'ère de la nation. car les révolutions d'amérique, de france et de hollande ont toutes trois voulu explicitement reconstruire leur nation respective et, bien que conscientes de leurs divergences réciproques, ont adopté des instruments et stratégies similaires.
    Politique, droit et éducation ont été au centre de leurs préoccupations. politique parce qu'il s'agit de reconstituer un ordre fondé sur les droits universels de l'homme et sur une constitution écrite. vient ensuite le remodelage du droit privé et du droit pénal, nécessaire à une société civilisée et égalitaire. suivent enfin les institutions civiles, dont l'éducation, perçue comme inséparable de la formation de citoyens vertueux et républicains.
    L'espace public lui-même se nationalise et commémore l'ordre nouveau et ceux qui l'ont établi. sur ces trois grands thèmes, le comparatisme s'avère d'un grand apport, que ce soit pour relever les. dissemblances au sein même des ressemblances ; distinguer ce qui sépare un pays centralisé d'une fédération ; une monarchie absolue d'une république oligarchique; une nation isolée sur un continent neuf d'une vieille nation européenne, ou bien pour remesurer l'impact de la révolution française et lui rendre sa juste place.
    Durant plus de vingt ans, ces trois pays n'ont cessé de se regarder, de se comparer, de se critiquer, et donc de dialoguer. ce qu'il en est résulté diffère fortement de ce qu'une historiographie nationale, souvent nationaliste, nous a inculqué. l'attention portée aux transferts politiques et culturels permet de revisiter la passionnante histoire des révolutions du xviiie siècle, inscrites dans le contexte commun des lumières, mais marquées par des cultures et structures beaucoup plus anciennes.
    Les résultats sont étonnants, et d'autant plus que la mise en perspective soulève des questionnements inattendus, suscitant des réponses en conséquence.

  • La revolution francaise - une histoire a repenser Nouv.

    La Révolution a mauvaise réputation. On reconnaît la belle universalité de ses principes, mais on honnit les violences qui en ont ponctué le cours.L'historienne Annie Jourdan nous invite à reconsidérer ce moment fondateur de notre modernité. Au fil des pages, elle en rejoue les temps forts et déroule les faits grâce à un important corpus d'archives, constitué d'actes, de lettres, de courriers et de mémoires. On mesure alors la force du ressentiment qui plonge le pays dans une longue guerre civile, que seule l'armée parviendra à juguler. C'est que deux légitimités sont aux prises:celle de la monarchie, ancrée dans l'Histoire; et celle de la nation, fondée sur le suffrage populaire. L'événement eut une portée internationale, on le sait. Ce que l'on sait moins, c'est qu'un peu partout dans le monde, des révolutions s'ensuivent:en Amérique, aux Pays-Bas, en Suisse, en Italie ou en Irlande. Elles ont provoqué de violentes discordes civiles, comparables à celles de la France, mais jusqu'à présent trop souvent ignorées.En restituant l'histoire dans sa globalité, avec ses aspérités et ses mémoires troubles, Annie Jourdan réalise une grande fresque de la Révolution, entre vérité et légendes.

  • Adulé de Napoléon 1er dans sa jeunesse, Louis Bonaparte a longtemps été un frère très docile.
    Ses malheurs domestiques avec la brillante, mais superficielle, Hortense de Beauharnais ont conforté l'image terne qu'a brossée de lui une postérité fort sévère pour la famille Bonaparte. Face au grand Napoléon, à son génie et à sa gloire, Louis le mélancolique fait bien triste figure. On en oublierait presque la période la plus passionnante de sa vie, quand il fut nommé roi de Hollande par un empereur désireux d'imposer sa loi en Europe et d'abattre la puissance britannique.
    Assis sur le trône au printemps 1806, Louis conquiert sa véritable identité et s'avère un Bonaparte pur sang. Autoritaire, voire autocrate, travailleur énergique, esprit curieux et éclairé, comme son aîné, il veut tout savoir, tout diriger et tout entreprendre. Mais Napoléon n'entend pas que la Hollande soit indépendante ou qu'elle viole la politique qu'il met en oeuvre sur le continent. Aussi, Louis sera-t-il déchiré entre ses devoirs de frère et ceux de souverain.
    Pourtant, il saura rallier les Hollandais, autrefois ardents républicains, au régime monarchique. Dans son royaume, Louis est entré dans l'histoire comme un " bon roi ", attentif au sort de ses sujets.

  • La construction à Marseille, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, d'un château par les frères Louis-Joseph-Denis et Honoré Borely, n'est pas une foucade improvisée de riches négociants fraîchement anoblis qu'ils étaient. Ce geste architectural est au contraire à considérer dans la perspective d'un long terme, aboutissement d'une démarche où plusieurs générations contribuèrent progressivement à l'assise économique et sociale de la famille.
    Cette demeure reconnue exceptionnelle dès l'époque - au point, pour la désigner, de substituer la dénomination de « château » à celle, traditionnelle, de « bastide » - et les biens qu'elle renferme viennent, à quinze ans de la Révolution à peine, parachever symboliquement, selon les codes de l'Ancien Régime, une ascension collective de près de deux siècles.
    /> Traiter de l'histoire du château Borely de Marseille, c'est donc en amont de son édification approcher la vie de ce groupe familial, s'attacher à la constitution du domaine sur lequel il fut érigé, détailler son chantier même. C'est ensuite étudier jusqu'à nos jours le devenir culturel des lieux entre les mains des héritiers, puis de la Ville de Marseille.
    De l'achat d'une ferme suburbaine par un négociant à la fin du XVIIe siècle à l'ouverture d'un musée consacré aux Arts décoratifs et à la Mode en 2013, est ici proposée l'histoire d'un lieu et des ambitions qui s'y exprimèrent jusqu'à nos jours.

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