• 1) Un formidable texte oublié, à redécouvrir ! Il offre le regard croisé d'un artiste-sculpteur majeur des xix et xxe siècles sur l'architecture médiévale : croisement des arts et des époques.
    2) Une analyse-enquête pour comprendre ce qui fait des cathédrales des havres de paix : volume, ombres, lumière, harmonie... Et ce, en passant par les Pays de la Loire, Melun, Étampes, Mantes, Nevers, Amiens, Le Mans, Soissons, Reims, Laon, Chartres...
    3) Un guide qui initie explicitement à la lecture des architectures et de leurs ornements : « Par où commencer ? Il n'y a pas de commencement. Prenez comme vous arrivez, arrêtez-vous à ce qui séduit d'abord. Et travaillez ! »

  • Auguste rodin

    Auguste Rodin

    Paroles d'artiste est une collection de format poche pour découvrir ou redécouvrir les grands maître de l'art ancien, moderne et contemporain.
    Cette série d'ouvrages monographiques permet d'envisager l'univers d'un artiste à travers une sélection de trente reproductions représentatives de l'ensemble de son oeuvre. Chaque reproduction est associée à une citation extraite d'un entretien, d'une correspondance ou d'un écrit de l'artiste lui-même.
    Afin de rendre accessible cette collection aux très nombreux visiteurs étrangers de nos musées et collections publiques françaises, Paroles d'attiste est bilingue anglais-français.
    En 64 pages, quelque .30 reproductions et pour seulement 6,50 euros, le lecteur se retrouve immergé dans l'esprit et l'oeuvre de l'artiste.

  • L'Art

    Auguste Rodin

    Ces entretiens parus en 1911, six ans après la mort de Rodin, proposent un voyage dans l'½uvre et la technique du sculpteur, dans son travail « au service de la Nature » fidèle à une conception gréco-romaine et contemplative de l'art. L'artiste de la « ressemblance avec l'âme » livre le secret de sa science du modelé (considérer les formes en profondeur, la surface devant toujours surgir comme l'extrémité d'un volume...). On mesure mieux la sensualité, la vitalité de ses créations, et leur mouvement, magistralement défini comme « transition d'une attitude à une autre ».
    Rodin nous lègue ici les pages humbles et flamboyantes de son testament esthétique.

    En stock

    Ajouter au panier
  • Dans cet essai paru en 1914, Rodin prend la défense des cathédrales, trop longtemps oubliées, pillées et méprisées. Il fait découvrir Chartres, Nevers, Laon, Reims, le détail d'un portail, la finesse d'une moulure.

  • En 300 photographies inédites d'un superbe noir et blanc, Gérard Rondeau raconte la Cathédrale de Reims à travers son bestiaire. Ce monument de l'art gothique devient ici l'alcôve où l'on se raconte des histoires : histoires de saints, histoires de bêtes, histoires de créatures fabuleuses qui hantent ce lieu huit fois centenaire. Le magnifique texte d' Auguste Rodin qui l'accompagne offre en contrepoint une réflexion poétique et philosophique sur cette oeuvre majestueuse, l'architecture et l'art. Une pérégrination au fil du temps et de l'histoire, empreinte de spiritualité et de magie, de beauté.

  • Enfin mes parents estimèrent qu'il était temps de m'orienter vers une carrière, et, se rendant compte de mon goût pour le dessin, me firent entrer à l'école de dessin de la rue de l'École-de-Médecine, appelée la Petite École, certainement pour la distinguer de l'École des Beaux-Arts. Elle avait été fondée par Bachelier, sous Louis XV. J'y fis des progrès rapides. Je me rappelle avoir copié des sanguines d'après Boucher. Je passai dans la classe de dessin d'après la bosse. Des élèves modelaient d'après des Antiques. Pour la première fois je vis de la terre glaise ; il me sembla que je montais au ciel. Je fis des morceaux séparés, des bras, des têtes ou des pieds ; puis j'attaquai la figure tout entière. J'ai compris l'ensemble d'un coup. Je faisais cela avec autant de facilité qu'aujourd'hui. J'étais dans le ravissement. Je me présentai à l'École des Beaux-Arts. Je fis trois fois le concours d'entrée. Je fus toujours refusé. La Petite École avait gardé quelques traces de l'enseignement du XVIIIe siècle ; la vie, le sentiment, la grâce n'y étaient pas proscrits ; cela se montrait clairement dans mes dessins. Mais c'était l'Institut qui dirigeait l'Ecole des Beaux-Arts, jugeant les concours, corrigeant les élèves à tour de rôle pendant un mois. Il condamnait tout ce qui rappelait l'art du XVIIIe, et ceux qui, même faiblement, se réclamaient de lui étaient traités en hérétiques. Je l'ignorais alors ; je ne le sus que plus tard.
    Rodin

  • Lorsque Rainer Maria Rilke naît à Prague en 1875, Rodin a déjà 35 ans. Fort de ses premiers succès, il est en passe de s'imposer, en quelques décennies, comme l'un des sculpteurs les plus talentueux et innovants de son époque. De son côté, le jeune Rilke se destine tôt à l'écriture, et publie dès 1896 ses premiers recueils de poèmes.

    Peu après avoir découvert l'oeuvre de Rodin, notamment grâce à son épouse, la sculptrice Clara Westhoff, il reçoit la commande d'un livre sur l'artiste et se rend à Paris pour le rencontrer.
    Pour la première fois rassemblée, cette correspondance retrace, de 1902 à 1913, la relation entre deux hommes a priori dissemblables : le jeune poète désargenté maîtrisant mal la langue française et le sculpteur au faîte de son art et de sa gloire, à la tête d'une véritable entreprise chargée de la diffusion de son oeuvre. Rilke donne du « Maître » à Rodin et analyse son oeuvre dans de longues lettres, tandis que les réponses du sculpteur sont lapidaires, sans pourtant dissimuler son affection pour le jeune poète. De 1905 à 1906, Rodin engage Rilke comme secrétaire et l'héberge à Meudon. Une brouille survient, puis se dissipe. Ils renoueront des rapports soutenus entre 1908 et 1911, à l'Hôtel Biron, futur Musée Rodin, que Clara Westhoff fait découvrir au sculpteur. Le poète a beaucoup publié, il est célèbre - ils sont désormais sur un pied d'égalité. Considéré en Allemagne comme le « gardien à la porte rodinienne », Rilke affirme par ailleurs que c'est grâce à Rodin que Paris sera longtemps le seul point d'attache dans sa vie de déraciné.

    Cette correspondance dessine précisément un échange, à la croisée des générations, des disciplines artistiques, des langues et des cultures, entre deux personnalités hors du commun, et témoigne d'un cosmopolitisme remarquable et, avant l'heure, d'un véritable esprit européen.
    Hugo Hengl est traducteur et enseignant à l'Université Clermont Auvergne. Il a publié en 2018 Pessoa et Rilke. Modernisme et poétiques acroamatiques (Garnier).

  • Lorsque Judith Cladel, amie et biographe de Rodin, fut chargée, à sa mort, d'inventorier le fonds considérable des 7000 dessins issus de la donation de Rodin à l'État, elle laissa de côté une série bien particulière, précieusement conservée par l'artiste dans un carton marqué de sa main « musée secret ».
    Ces 121 dessins et aquarelles correspondent à la partie la plus crue et sulfureuse de la production graphique de Rodin, longtemps demeurée cachée dans « l'enfer » de ses collections de Meudon, et qui explore les domaines de l'auto-érotisme et de l'homosexualité féminine : des femmes les jambes écartées dans des poses particulièrement audacieuses, se masturbant de façon explicite ou encore enlacées tendrement ou violemment.

  • Auguste Rodin (1840-1917), nul ne le conteste plus aujourd´hui, fut le plus révolutionnaire des sculpteurs que l´on ait connus depuis Michel-Ange. Pour cette même raison, il fut aussi l´homme de tous les scandales : pas une de ses oeuvres - depuis L´Âge d´airain en 1877, au Balzac en 1898 et au Penseur en 1906 -, qui n´ait suscité, à son époque, une véritable levée de boucliers. Derrière ce Rodin dérangeant, qui bouleversait les soi-disant « canons de l´esthétique », il y a celui qui se réclame paradoxalement de « la tradition », un praticien qui se garde bien de se faire un théoricien : « Quand on travaille beaucoup des pouces, on arrive à se faire, sans le faire exprès, quelques idées générales. Il vaut mieux qu´elles viennent après qu´avant. Y chercher le sens de l´oeuvre serait prendre l´effet pour la cause. Tout son effort tend à pouvoir se passer de commentaire. » C´est cet « autre » Rodin que l´on découvre, re-découvre ici, à travers ses articles ou interviews qui, majoritairement, n´avaient, malgré sa célébrité, jamais été repris. Un Rodin qui fait l´éloge de la sculpture grecque, à l´encontre de l´idéal prôné par l´Académie ; qui aussi, à contre-courant, prend la défense de l´architecture gothique. Un Rodin, « naturellement » fasciné par la danse - pour l´étude du corps en mouvement -, et qui n´entendait au final que très simplement transmettre quelques-unes de ses idées, fruits de sa seule et propre expérience. Édition établie par Jean-Paul Morel.

  • Riche de plus de 250 lettres, la correspondance entre Auguste Rodin (1840-1917) et Antoine Bourdelle (1861-1929) couvre près de vingt années. Vingt années de création et d'amitié qui voient, de 1893 à 1913, les deux artistes échanger autour de l'art et de la vie.
    Aux premiers envois qui trahissent des rapports hiérarchiques et déférents, s'ensuivent rapidement des lettres plus enlevées où sourdent la sympathie et la complicité. Au praticien Bourdelle et au maître « Monsieur Rodin » succèdent de « chers amis », pleins d'une admiration réciproque que la gloire et ses rançons n'altèreront jamais. Sous la plume des deux artistes défilent les années et les questions, les doutes et les craintes. On y parle de la taille des marbres, on y dit la peur de ne pouvoir tenir les délais, on y écrit les succès. Ici l'argent qui ne vient pas, les comptes que l'on règle, le conseil esthétique, là les joies que l'on partage.
    De la prose du quotidien à la poésie de l'éternel, ces lettres effleurent la condition artistique et la condition humaine, celles de deux grands créateurs décidés à liquider les affaires courantes et à régénérer leur siècle. Entre les lignes ou au pied de la lettre, c'est l'histoire de l'art qui se lit et s'écrit, c'est l'histoire, enfin, de deux hommes décidés à s'aider et à collaborer, coûte que coûte. En 1907, Bourdelle l'écrit à Rodin à sa manière : « Ma volonté est avant tout d'amoindrir de toutes mes forces l'immense travail que vous menez. » Édition de Colin Lemoine, historien de l'art, responsable des sculptures au musée Bourdelle, et de Véronique Mattiussi, responsable de la bibliothèque du musée Rodin

  • « Monsieur Rodin, Comme je n'ai rien à faire, je vous écris encore. Vous ne pouvez vous figurez comme il fait bon à l'Islette.
    Je me suis promenée dans le parc, tout est tondu, foin, blé, avoine, on peut faire le tour partout, c'est charmant. Si vous êtes gentil, à tenir votre promesse, nous connaitrons le paradis. Vous aurez la chambre que vous voulez pour travailler. La vieille sera à nos genoux, je crois. Elle m'a dit que je pouvais prendre des bains dans la rivière, où sa fille et la bonne en prennent, sans aucun danger.
    Avec votre permission, j'en ferai autant car c'est un grand plaisir et cela m'évitera d'aller aux bains chauds à Azay. Que vous seriez gentil de m'acheter un petit costume de bain, bleu foncé avec des galons blancs, en deux morceaux, blouse et pantalon (taille moyenne) au Louvre ou au Bon Marché (en serge) ou à Tours.
    Je couche toute nue pour me faire croire que vous êtes là mais quand je me réveille, ce n'est plus la même chose.
    Camille, Surtout ne me trompez pas. » (CC à AR, fin juillet 1891).

    L'histoire est connue pour avoir été cent fois dite, filmée. La voici, telle que, brutale, naturelle et poétique. Les sources seules, sans commentaire, ni notes. Correspondance inédite, journaux intimes, carnets. Une passion sans détours, racontée comme un roman. Une biographie vraie où les historiens (Didier Le Fur et Isabelle Mons) s'effacent pour laisser place à la musique des sources.

    Camille Claudel et Auguste Rodin se rencontrent en 1884. Vingt-trois ans les séparent. Elle est encore mineure, et devient l'élève du maître. Ils vont s'aimer neuf ans, se séparer (1883-1895), se retrouver (1895-1899), se perdre enfin (1900). Rodin meurt en pleine gloire en 1917. Camille Claudel est internée en 1913 dans un asile où elle mourra seule en 1943.

  • In this volume, the writer and Rodin scholar Rachel Corbett selects excerpts from the famous sculptor's book Cathedrals of France, first published in 1914, just before the outbreak of World War I. Cathedrals were central to the way Rodin thought about his art: he saw them as visual metaphors for the human figure, among the finest examples of craftsmanship known to modern man, and as a model for how to live and work-slowly, brick by brick. Here, Corbett takes the fire at Notre Dame and the concerns over its restoration as an entry point in an exploration of Rodin's cathedrals.

empty