• Lino Ventura est né à Parme en 1919.
    S'il a débuté dans la lutte professionnelle chez les poids moyens (champion d'Europe de lutte gréco-romaine en 1950), c'est surtout au cinéma qu'il s'est fait largement connaître. Enfant, il quitte rapidement l'école et commence à travailler dès l'âge de huit ans. Il exercera successivement divers métiers : groom, mécanicien, représentant de commerce et employé de bureau. Mais c'est le sport qui va l'emporter, puis le métier d'acteur.
    Après de nombreux combats de lutte puis de catch, en 1953, tout à fait par hasard, un de ses amis parle de lui au réalisateur Jacques Becker qui cherchait un Italien pour jouer face à Jean Gabin dans son film Touchez pas au grisbi. La rencontre se fait et Jacques Becker lui propose illico le rôle d'Angelo. Il est immédiatement adopté par le milieu du cinéma, par Jean Gabin qui devient un grand ami et par le public grâce à sa carrure, sa « gueule » et son exceptionnel naturel de comédien qui font de lui l'interprète idéal du film noir, de truand et de policier dur à cuire au grand coeur.
    Il devient rapidement l'un des poids lourds du cinéma hexagonal et restera à tout jamais reconnu comme l'un des meilleurs acteurs du cinéma français. Père d'une enfant inadaptée, dû à un problème à la naissance, sa fille Linda, née en 1958, il a créé avec son épouse Odette en 1966 l'association humanitaire « Perce-Neige » à Saint-Cloud, là où il vivait, avec pour but « l'aide à l'enfance inadaptée ».

  • Jean-Paul Belmondo

    Bernard Boyé

    Avec bientôt soixante-dix-sept printemps, cinquante-cinq ans de carrière, soixante-quinze films et trente pièces de théâtre, Jean-Paul Belmondo reste, incontestablement, un monstre sacré du cinéma français, au même titre que Jean Gabin ou Lino Ventura.
    Fer de lance de la nouvelle vague dans les années 60, grâce à son interprétation de Michel Poiccard dans À bout de souffle de Jean-Luc Godard, il tourne avec les plus grands réalisateurs, au premier rang desquels Chabrol, Sautet, Verneuil, Melville ou encore Truffaut, et tient dans ses bras les plus belles actrices, de Gina Lollobrigida à Sophia Loren, en passant par Sophie Marceau, Catherine Deneuve, Claudia Cardinale et Jeanne Moreau.
    Aussi à l'aise au cinéma que sur les planches, dans la comédie ou dans la tragédie et les films d'action, dans lesquels il se passionne très vite pour les cascades, réalisant lui-même les scènes les plus dangereuses, la majorité des oeuvres dans lesquelles il a joué se sont placées en tête du box-office, le faisant passer du statut de jeune vedette à celui de valeur sûre du cinéma français. Des millions de spectateurs et, grâce aux multiples rediffusions télévisées, plusieurs générations se sont ainsi succédé, riant et pleurant tour à tour au gré de ses fantaisies comiques et des frasques de ses personnages magistralement incarnés.

  • L'équipe du Splendid se forme dans les années soixante dix autour de Christian Clavier, Thierry Lhermitte, Michel Blanc et Gérard Jugnot, quatre copains d'enfance qui se sont connus au Lycée Pasteur de Neuilly.
    Le groupe s'étoffe avec la venue de Josiane Balasko, Marie-Anne Chazel, Bruno Moynot et Claire Magnin. Ils se produisent alors dans le café-théâtre du même nom qu'ils viennent de créer, rue des Lombards, dans le quatrième arrondissement de Paris. C'est le film de Patrice Leconte « Les Bronzés » qui les fait connaître du grand public en 1978. L'année suivante l'équipe triomphe au théâtre avec la pièce « Le Père Noël est une ordure » qui sera adaptée au cinéma en 1982 par Jean-Marie Poiré.
    Même si chacun poursuit sa carrière en solo, c'est avec plaisir qu'ils se retrouvent fréquemment pour tourner ensemble dans des films qui restent cultes : Papy fait de la résistance, Les bronzés font du ski, Les héros n'ont pas froid aux oreilles ou Les bronzés 3 amis pour la vie.Une amitié de plus de quarante ans

  • Loin du star-system, Daniel Auteuil est un acteur discret, voire timide.
    S'exposant peu aux médias il se dévoile très difficilement, parle rarement de sa jeunesse et jamais de sa vie privé. Lors des interviews, il préfère s'étendre sur son dernier rôle, faisant rarement étalage de sa notoriété ou de sa carrière, partant du principe que ses amours, ses enfants et sa famille en général, c'est son jardin secret. Capable de vous faire passer du rire aux larmes d'une réalisation à l'autre, il est un artiste complet, jouant aussi bien un Ugolin qu'un François Pignon, étant crédible dans le costume du Marquis de Sade comme dans celui d'un flic à la dérive.
    A soixante ans, libre dans sa tête, libre dans ses choix, Daniel Auteuil est un acteur heureux et accompli, qui vit sa vie d'homme loin des projecteurs. Avec plus de soixante-dix films à son actif sept séries télévisées et dix-huit pièces de théâtre, auréolé de deux Césars, d'un prix d'interprétation au festival de Cannes, d'un BAFTA (équivalent britannique des Oscars aux Etats-Unis) et d'un prix Gérard Philipe, il n'a plus rien à prouver.
    La seule chose qui lui reste à faire ? Donner encore beaucoup de plaisir à son public, et ce, pendant encore de nombreuses années.

  • Jeanne Moreau

    Bernard Boyé

    Jeanne Moreau, une carrière à taire pâlir d'envie la jeune génération, une élégance poussée à l'extrême, une voix reconnaissable entre toutes, une femme libre et libérée avant toutes les autres, une fée ensorceleuse.
    Mademoiselle Jeanne Moreau, c'est tout cela à la fois et plus encore. Plus de cent dix films à son palmarès, cinquante pièces de théâtre, des séries télévisées, des albums, trois Césars, un Molière, un prix d'interprétation à Cannes, la Légion d'honneur, Commandeur de l'Ordre national du Mérite, Commandeur des Arts et des Lettres... Plus toutes les distinctions internationales, la relève n'a qu'à bien se tenir ! La tête haute, le regard glacial mais un rien enjôleur, un chic tout à fait parisien, elle ne se déplace jamais sans une quantité astronomique de robes de haute couture, de chapeaux et de petits sacs de soirée.
    Depuis toujours Mademoiselle Moreau représente le charme et l'élégance à la française. Bien avant les autres, cette femme indépendante, trop vite cataloguée comme " femme fatale " par certains, a su mener sa carrière seule, choisissant ses rôles par amour de cette profession à laquelle elle a tout donné. Les critiques, l'argent, le succès, les petits et les grands rôles, quelle importance ? Le principal n'est-il pas d'être une femme libre pour cette actrice qui ne mâche pas ses mots ? Une grande dame qui s'est laissée entraîner par le tourbillon de la vie.
    C'est tout cela qui a fait Jeanne Moreau...

  • Gérard Depardieu

    Bernard Boyé

    De Pékin à Los Angeles, de Buenos Aires à Moscou, de Copenhague à Madrid, de Budapest à Dakar, qui ne connaît pas Gérard Depardieu ? Une carrière exceptionnelle jalonnée de plus de cent cinquante films, quatorze pièces de théâtre et plus de vingt séries télévisées, le propulse des bas quartiers de Châteauroux à la Croisette lors de ses nombreuses apparitions au Festival de Cannes.
    Mais la route a été longue pour ce grand gaillard dégingandé qui débarque à Paris à l'âge de seize ans. L'acteur le mieux payé du cinéma français a tout joué, de l'homosexuel au prêtre, de l'avocat au sans-abri, de l'homme d'affaire à l'ouvrier, du voyou au commissaire de police, il a été tour à tour, le fils, le grand frère, le mari, l'amant, le père, l'ami, changeant de peau comme de costume, se fondant dans ses personnages comme s'il avait été eux dans une autre vie.
    Depuis longtemps déjà, il ne court plus après l'argent, la gloire, l'amour ou la reconnaissance, mais exerce simplement son métier pour le plaisir de jouer, de faire des rencontres. Cet homme qui a tourné avec les plus grands réalisateurs, qui a donné la réplique aux meilleurs acteurs et serré dans ses bras les plus belles comédiennes, n'a plus qu'une envie, se faire et nous faire plaisir... ".

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