• L'ouvrage se consacre à l'un des épisodes décisifs de l'histoire de la Méditerranée et des relations Orient-Occident, le percement du canal de Suez en Égypte au milieu du XIXe siècle, qui fit naître une production artistique et littéraire exceptionnelle. C'est l'étude de sa symbolique, des fantasmes et des projections qu'il a pu faire naître qui se trouve présentée à partir d'un corpus d'images inédits.

    L'isthme de Suez devient un véritable atelier artistique au cours du siècle et un espace qui s'ouvre à la modernité et au regard critique.
    La réflexion témoigne du retentissement du grand chantier du canal maritime au miroir des représentations d'artistes et apporte une nouvelle approche dans la représentation des voyages orientalistes. Elle entend dépasser la vision restrictive d'une entreprise qui ne peut être confondue avec l'action coloniale de la France mais qui est traversée par une idéologie de conquête.
    Le patrimoine artistique né de ce projet universel pose enfin la question de sa réception et de son partage mémoriel entre Orient et Occident, encore riches d'enjeux aujourd'hui.

  • Roger Struss a arpenté pendant 60 ans le territoire de l'Alsace Centrale, des crêtes des Vosges au fleuve du Rhin. Il fut le témoin de la grande et petite histoire d'un territoire qui est à lui tout seul une quintessence de l'Alsace. Gabriel Braeuner a choisi avec son ami Roger Struss environ 350 photographies dont les plus anciennes remontent au début des années cinquante. Ils vous invitent à un voyage qui nous conduits des Hautes-Vosges aux rives du Rhin.

  • "Cette enquête ethnographique cherche à dénaturaliser et à comprendre comment se perpétuent les rapports sociaux de sexe, dans leur imbrication avec les autres rapports sociaux de sexe, dans leur imbrication avec les autres rapports sociaux. Elle donne à voir, à travers l étude des ""mécanismes menus"" par lesquels transite le pouvoir, comment ces rapports de domination se matérialisent, mais aussi comment ils se reconfigurent selon les contextes. L investigation prend place dans quatre établissements scolaires en France et au Québec."

  • Colmar a toujours été, de mémoire de voyageur, une plaisante cité. Elle a connu bien des réputations, les meilleures comme les plus viles. Elle a souvent donné le change et joué sur les antinomies: village et ville, diplomate et vindicative, courageuse et pusillanime, ignare et cultivée, bourgeoise et laborieuse, cléricale et laïque. Elle semble rester rétive à toute définition. Parfaitement imprévisible, n est-elle pas tout à fait iroquoise comme déjà Voltaire, en son temps, l avait observé ?

  • Que reste-t-il des années cinquante et soixante dans nos mémoires incertaines ? Le souvenir d'un âge d'or qu'on intégra dans les "Trente Glorieuses" qui suivirent la fin de la seconde guerre mondiale. Aux yeux du souvenir que le monde est beau pour ceux qui vécurent ces années-là. Surtout quand ils coïncidèrent avec leurs vingt ans. Longtemps pourtant le poids de la guerre - des guerres devrait-on dire - pesa lourdement. Ces deux décennies furent, en réalité, contrastées et pas immédiatement glorieuses. La reconstruction fut parfois lente tout comme le développement économique et l'évolution des moeurs. Avant d'aboutir à l'insolente réussite des sixties, à son désir de vivre, libre, et d'ardemment consommer. A jouir sans entrave et tout de même par la grâce d'un joli mois de mai, lui aussi customisé à mesure qu'on s'en éloigne, à s'interroger, fugacement il est vrai, sur notre frénésie consommatrice et sur l'évolution d'une société qui avait une fâcheuse tendance à devenir celle du spectacle. A travers la chronique des années 50 et 60, de mois en mois, dans la charmante et plaisante ville de Colmar en Alsace, miraculeusement épargnée par la guerre, et si avide de retrouver la délicieuse image de carte postale que Hansi, un de ses enfants les plus illustres, autrefois croqua dans son livre Colmar en France, l'historien Gabriel Braeuner, qui a abondamment utilisé les ressources de la presse locale, restitue ce que fut le "banal quotidien" de ces années-là. Entre Albert Schweitzer et Johnny Hallyday, deux figures familières à Colmar, cette ville qu'autrefois Voltaire, qui y séjourna, qualifia "de mi-française, mi-allemande et tout à fait iroquoise". Mais cette histoire pourrait être celle de beaucoup d'autres villes françaises à la même époque, si proche et pourtant si lointaine déjà. Elle illustre le passage progressif du "monde d'hier" à celui que nous connaissons encore aujourd'hui.

  • Le poète et pédagogue Théophile Conrad Pfeffel est mort à Colmar, sa ville natale, le 1er mai 1809, il y a deux cents ans. Il avait été le plus grand écrivain alsacien au XVIIIème siècle et un pédagogue de talent. Durant l'été 1800, il rédige une «Épître à la postérité», poème de plus de deux cent quatre vingt vers, où il fait le bilan de sa vie. L'historien Gabriel Braeuner, revient sur ce document capital. Il l'analyse et répond au poète aveugle par une longue lettre, une épître à Pfeffel !

  • Ils ont été les témoins et les acteurs de notre histoire. D'une histoire récente : celle du siècle qui vient de s'achever.
    Ils ont été des gens ordinaires même si quelques uns eurent l'étoffe des héros.
    Ils ont été parfois enfants à Colmar durant l'entre-deux-guerres. Ils en parlent avec nostalgie.
    Ils ont, pour certains d'entre eux, connu durant la guerre le destin de leurs contemporains avec, en plus, cette souffrance propre aux Alsaciens-Lorrains. C'est cependant après la guerre que de témoins ils sont devenus acteurs de notre histoire locale : des acteurs du monde politique, économique, social et culturel. Tous, peu ou prou, ont contribué à façonner l'identité de notre ville : celle des Trente Glorieuses, celle des années Rey.
    L'historien Gabriel Braeuner parle d'eux avec une infinie tendresse et nous livre une suite de portraits attachants : des portraits colmariens, qu'importe qu'ils fussent Alsaciens ou venus d'ailleurs. Ces portraits ont été publiés depuis 2002 dans les pages locales des Dernières Nouvelles d'Alsace sous le titre : Témoins et acteurs de notre histoire. C'est avec l'aimable autorisation du journal que nous leur rendons de nouveau un hommage mérité.

  • Troubles

    Braeuner G

    Les héros de ces récits ont existé pour la plupart et ils font partie de l'histoire d'Alsace. Pour autant, ce que Gabriel Braeuner nous livre ici est totalement tiré de son imagination. Il a placé ces personnages, qu'il connaît bien en tant qu'historien, dans une situation de trouble. Une situation qui aurait pu leur arriver ou qui peu nous arriver. Emoi amoureux, rayure de l'âme, angoisse devant la décrépitude ou la mort. Ce quelque chose, un jour les a déstabilisés. Ce "quelque chose" est le fil conducteur du récit. Les historiens qui n'avancent qu'armés de sources et de notes en bas de pages se sentent parfois corseté. Ils aiment eux aussi tisonner les cendres et s'abandonner aux délices de l'imagination. Gabriel Braeuner nous fait partager, avec beaucoup de bonheur, ce plaisir de l'historien qui se transforme en écrivain.

  • Joseph Rey (1899-1990) est un témoin majeur de l'histoire du XXe siècle en Alsace. Maire de Colmar pendant trente ans, de 1947 à 1977, il a fait de la " belle au bois dormant " une cité attrayante et moderne assurant un avenir durable à son riche passé. Il contribua à son essor économique comme à son expansion démographique. Jamais dans son histoire Colmar ne connut une telle croissance. Jamais on ne bâtit avec tant d'ardeur. S'il s'est pleinement identifié à Colmar, sa vie dépasse cependant le cadre étroit de la cité. Elle est une page d'histoire alsacienne. Ses choix furent représentatifs d'une manière originale d'être à la fois Alsacien, Français et Européen. Joseph Rey est l'homme de quelques fidélités essentielles
    Ce catholique fidèle avait appris la tolérance et la solidarité auprès d'un père protestant, ouvrier dans l'industrie textile et responsable syndical. Cet Alsacien fidèle avait perdu sa place chez Alsatia dans les années 20 parce qu'il avait préféré l'attachement à la France plutôt que les tentations de l'Autonomisme. Ce Français fidèle avait passé trois ans de sa vie dans les geôles nazies pour avoir résisté à l'oppresseur. Cet Européen fidèle s'était au lendemain de la guerre, le premier, investi pleinement dans la réconciliation franco-allemande. Homme de coeur, il n'avait jamais oublié ses origines modestes : il était resté l'enfant du Grillenbreit. D'où une popularité qui n'eut pas d'égal.

  • Le Reichsland connaît-il alors un âge d or culturel? L historien GABRIEL BRAEUNER se propose de démêler l écheveau d une réalité culturelle singulière où la politique, la construction identitaire et l expression artistique se croisent et parfois se confondent. Où la modernité éphémère d une avant-garde littéraire s oppose au poids écrasant du patrimoine, où les artistes locaux se forment dans les académies allemandes sans omettre de faire un petit tour à Paris.

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