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  • Le titre de cet ouvrage n'est pas à comprendre comme la promesse d'ouvrir un livre de recettes ou d'une méthode infaillible - en quelques points à suivre rigoureusement - pour affirmer son autorité dans telle ou telle situation. Il ne s'agit pas de dire le dernier mot du débat contemporain sur l'autorité, mais plutôt d'accompagner ses lecteurs et lectrices au sein de leur propre cheminement face à ces questions. L'objectif de cet ouvrage est en fait double.
    Il s'agit d'une part de mettre à portée de toutes les mains les principaux apports que peut procurer un parcours de recherche sur l'autorité puisant dans le vaste champ des sciences de l'homme. Il s'agit d'autre part de présenter et d'exposer ces apports de manière à ce que chacun puisse, au sens fort du terme, s'en saisir. Cela implique deux choses : s'approprier ces ressources, les comprendre, saisir les liens et tensions entre elles ; en faire, dans la pensée et dans la pratique, quelque chose de singulier et de propre. Dans cette optique, l'ouvrage a été conçu selon cette double exigence d'offrir le maximum de prises et le maximum de perspectives possibles pour chaque lecteur et lectrice.

  • Ce sont 61 textes : 60 poèmes en vers et une postface en prose. Les thèmes sont aussi différents que le Hollandais volant, la mine, Jean Louis Brassens (père de), la campagne, les quartiers brumeux, l'acupuncture et bien d'autres choses encore. L'ange rouillé y croise la dame Actinidia, le Merlan Colbert y côtoie l'annamite tue-mouche.
    Leurs points communs ? Une volonté à chaque fois renouvelée de jouer avec les mots, les expressions, les sonorités. De donner à chaque ligne du sens, des sens, une musicalité et une teinte particulière. De faire réfléchir, de tresser mille liens avec la culture littéraire, musicale, cinématographique et verbale de l'auteur et de ses lecteurs.
    Ils sont autant ce que l'auteur y met que ce que le lecteur y apportera.
    Car la culture vit et la vie cultive.

  • Au-delà d'une simple branche industrielle aux bourgeons nombreux et ramifiés, la mine fut pour bien des régions à la fois une culture, un mode d'organisation sociale et un dénominateur commun à des territoires géographiquement éloignés, telles que le Nord-Pas-de-Calais et la région stéphanoise.

    Élève à l'école des mines de Saint-Étienne de 1950 à 1953, puis ingénieur du fond à Lens et Liévin avant de revenir enseigner l'extraction et les travaux souterrains, Jean Roelens réalise un syncrétisme entre ces différents éléments. Retraité, il se consacre à sa famille et également à la transmission de cette culture minière.

    Des fils de cette « toile souterraine » ont été tissés 18 poèmes, comme autant de gaillettes modestement exhumées en mots par son petit-fils.

  • Avec ce nouveau livre, Camille Roelens nous livre, texte après texte, des petites merveilles. Le rapport au réel forme peut-être la thématique de ces nouvelles qui ne délivrent aucune morale, mais nous interrogent dans notre quotidienneté, dans ce rapport à la vie que nous avons, souvent constitué d'effrois, de fuites ou de contradictions. Les textes courts de la fin nous parviennent comme autant d'ultimes inter-rogations qui mettraient en joue notre existence. Et pourtant nous continuons à vivre. Voilà un livre dont certaines phrases nous parviennent comme des électrochocs, amenant aussi un plaisir de lire des textes travaillés jusque dans une certaine élégance laissant transpercer la noirceur. À la fin, l'auteur écrit : « Mon seul talent est d'avoir su tisser le lien entre l'envie de lire les mots des autres et celle d'écrire les miens. Ou plutôt les leurs, mais à ma façon. Elle n'est pas la bonne, elle n'est pas la leur, mais la mienne. C'est de savoir, de reconnaître, ce que je leur dois, c'est-à-dire tut, qui peut commencer à lui donner un semblant de légitimité. »

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