Romans & Nouvelles

  • Lorsqu'il s'embarque en 1842 avec son épouse pour le Nouveau Monde, l'auteur a tout juste trente ans mais se trouve déjà être un écrivain fêté des deux côtés de l'Atlantique. Son périple le conduira dans tous les lieux phares de la jeune Amérique mais rien de ce qu'il observe ne répond à ce qu'il attendait. Il espérait le pays de la justice, de l'égalité, de la démocratie, mais il découvre une société esclavagiste, brutale, cupide - et, par-dessus tout, d'un conformisme si grand qu'il est atterré.
    L'auteur fait paraître son récit dès son retour à Londres en 1842.

  • Roman de l'enfance et de l'adolescence, histoire d'une éducation, aventure psychologique et morale de portée universelle, les grandes espérances, avant-dernière oeuvre achevée de dickens, surprend par sa fraîcheur, le renouvellement constant de l'invention, le comique.
    Le héros-narrateur, pip, passe de l'enfance dans un village, où il est apprenti-forgeron, à une adolescence fastueuse et dissipée à londres. les moments pathétiques alternent avec les instants cocasses. l'histoire du forçat enrichi et condamné à mort est digne de victor hugo. la présence des rêves, ou de certaines scènes fantastiques, comme la vue soudaine des gibets à l'entrée de la ville, donne au roman sa dimension poétique.
    Et il y a quelque chose d'étonnamment moderne dans les deux fins, l'une malheureuse, l'autre heureuse, du roman, au moment où l'homme, pip, et la femme, estella, ont été mûris et châtiés par les épreuves.

  • « Olivier Twist et ses camarades supportèrent la torture d'une lente inanition trois mois durant : à la fin, ils devinrent... si enragés de faim, que l'un d'eux... laissa entendre d'un air sombre à ses compagnons qu'à moins de recevoir une écuellée supplémentaire per diem, il craignait bien d'en arriver quelque soir à dévorer son voisin de lit, un chétif freluquet d'âge tendre. Il avait l'oeil égaré et avide, et tous le crurent sans hésitation. On tint conseil et on tira au sort pour désigner celui qui le soir même, à la fin du dîner, irait trouver le surveillant pour lui demander un supplément ; le sort tomba sur Olivier Twist. »

  • Voici un ouvrage resté longtemps méconnu en France, par un des romanciers anglais les plus populaires du XIXe siècle, Charles Dickens. Pourtant il retrace le destin d'un clown, certes, mais d'un clown comme on n'en avait guère vu jusqu'alors.
    La vie du grand Joe Grimaldi, son aventureuse carrière, nous dévoilent quelques-uns des plus curieux aspects des moeurs britanniques, des théâtres aux bas-fonds. Le hasard, en semant bien des incidents étranges, des rencontres dramatiques, des péripéties bizarres dans l'existence de ce comédien, semble s'être complu à lui faire un sort extraordinaire et à le désigner ainsi à l'attention des biographes.
    Et Dickens n'est pas n'importe quel biographe. À vingt-cinq ans et sous le pseudonyme de Boz, il a déjà prouvé son étonnant talent de conteur. S'il reprend alors les Mémoires de Grimaldi, c'est sans doute qu'il a reconnu, en cet enfant prodige, son double.

  • Récit picaresque par excellence, Les Papiers posthumes du Pickwick Club (1836-1837) est une succession de péripéties, d'épisodes cocasses, de farce et de burlesque, de dialogues truculents, qui porte, sur les routes de l'Angleterre pastorale des années 1820, Samuel Pickwick, fondateur du club éponyme, homme d'affaires à la retraite, reconnaissable à ses lunettes rondes, ses collants noirs, sa calvitie et sa bedaine. Autour de lui, gravitent un poète de pacotille (Augustus Snodgrass), un amateur du beau sexe (Tracy Tupman) et un sportman autoproclamé et gaffeur (Nathaniel Winckle). Au chapitre X, l'entrée en scène de Sam Weller, cireur de chaussures cockney, modifie l'équilibre du récit, et le duo désormais formé par Pickwick et Weller s'inscrit dans la lignée de don Quichotte et Sancho Pança. Le futur valet de Pickwick - avec son chapeau blanc, son foulard rouge vif et son gilet rayé - séduit universellement et fait des Papiers posthumes du Pickwick Club le plus grand succès de l'histoire littéraire britannique : on passe des ventes à 400 exemplaires pour le premier épisode à 40 000 pour le dernier, un chiffre record pour l'époque.

    Avec Les Papiers posthumes du Pickwick Club, Dickens invente un nouveau modèle éditorial : le feuilleton publié avec des illustrations créées pour l'occasion. Quarto a retenu pour cette édition les 57 illustrations de l'édition de 1870 replacées à l'endroit du texte correspondant. Quarto propose au lecteur de redécouvrir Les Papiers posthumes du Pickwick Club dans la traduction de Sylvère Monod, parue dans la Bibliothèque de la Pléiade (1958). L'annotation du texte et l'appareil critique sont totalement inédits.

    Ce volume contient :
    Préface - Vie & OEuvre.
    Les Papiers posthumes du Pickwick Club.
    Appendices : « D'un auteur à ses lecteurs » - Le monde de M. Pickwick - Géographie pickwickienne.
    Dossiers : « Origines du roman, roman des origines » - Illustrer, enluminer, illuminer - Rire et se divertir dans l'Angleterre des années 1830.

    Édition présentée et annotée par Céline Prest.

  • «J'ai toujours été frappé de constater à quel point le courage fait défaut, y compris aux gens les plus intelligents ou les plus cultivés, lorsqu'il s'agit de se confier sur des expériences psychiques liées au surnaturel. Presque tous craignent de s'exposer aux soupçons ou aux rires si jamais ils se hasardaient à raconter une expérience de ce type, qui n'éveille ni parallèle ni écho dans la vie psychique de leur interlocuteur. Un voyageur honnête qui aurait vu quelque créature fantastique du genre des serpents de mer n'aurait aucune réticence à l'évoquer ; mais ce même voyageur, eût-il ressenti un pressentiment, un instinct, un rêve, une divagation étranges, ou ce que l'on nomme vision, ou encore toute autre impression psychique paranormale, hésiterait longtemps avant de l'avouer».

    Une jeune mariée disparaît mystérieusement, un esprit frappeur s'amuse dans le ventre de sa victime, un homme assassiné assiste au procès de son meurtrier... Quatre nouvelles grinçantes où Dickens mêle habilement angoisse et insolite, non sans une touche de malice.

  • Ecrit à la suite d'un voyage à Manchester, où Charles Dickens, visionnaire au grand coeur, avait défendu l'éducation comme moyen de lutte contre la pauvreté, Un chant de Noël préfigure les premières réformes pour humaniser le travail dans l'Angleterre industrielle de la reine Victoria. L'histoire de Scrooge, vieil avare grincheux et solitaire que trois fantômes vont convertir, la nuit de Noël, à la gentillesse et à la bonne humeur, continue de séduire petits et grands depuis sa parution en 1843. Drôle et émouvant à la fois, ce conte renoue pour notre plus grand plaisir avec le mythe du paradis terrestre.

  • Elevé, à la mort de ses parents, par le redoutable dragon domestique que le Ciel lui a donné pour soeur, Pip ( Philip Pirrip ) semble promis à l'existence obscure d'un jeune villageois sans fortune. C'est compter sans la bienveillance des divinités tutélaires qui veillent sur son enfance. Car Pip a le privilège de vivre au milieu de créatures singulières dont l'existence seule accrédite la croyance au miracle : il y a tout d'abord le sourire débonnaire, l'amitié protectrice et complice de son beau-frère, le forgeron Joe Gargery, puis la rencontre terrifiante mais bientôt miraculeuse d'Abel Magwitch, forçat au grand coeur, émule de Jean Valjean, qui saura lui rendre au centuple son modeste bienfait. Mais il y a surtout la pittoresque Miss Havisham et son éblouissante protégée, Estella. Estella au nom prédestiné, dont la froide et fascinante beauté exalte et désespère tout à la fois le jeune Pip : « J'ai regardé les étoiles et j'ai pensé que ce serait affreux pour un homme en train de mourir de soif de tourner son visage vers elles et de ne trouver ni secours ni pitié dans cette multitude scintillante. »    Car les « grandes espérances » qui portent le jeune Pip ne sont pas les aspirations prosaïques de l'Angleterre victorienne, sa recherche du confort ou de la respectabilité, mais bien les puissances du rêve qui nous font chercher le bonheur au-delà de la Sagesse.

  • Dans ces cinq contes, Dickens célèbre l'esprit de Noël, le partage et la charité, et dénonce l'injustice sociale qui exclut les pauvres de cette fête. C'est un portrait truculent de la vie quotidienne et une condamnation sans appel de l'exploitation et de la misère. Ce message social, Dickens nous le donne en douceur, par le détour du conte et du fantastique. Comme l'écrit Dominique Barbéris, 'ces contes nous rendent un peu d'enfance à l'état pur, dans la vigueur native des sentiments : l'indignation et la pitié, le rire, la peur. Ils nous redonnent le bonheur oublié de nos premières lectures, ces lectures d'adhésion sans distance critique, sans réserve, non pas sceptiques et endurcies, mais merveilleusement sensibles et "crédules"'.

  • Anglais Oliver twist ; 6e

    Charles Dickens

    Idéal pour commencer à lire en VO un classique de la littérature anglo-saxonne. A découvrir : un texte en anglais adapté et revu par des enseignants, de belles illustrations, un lexique en fin d'ouvrage pour aider à la compréhension du texte et une version audio pour s'imprégner du bon accent dès la classe de 6e. 

  • Le roman le plus engagé de dickens.
    Les temps difficiles, ce sont les débuts de la révolution industrielle qui transforme l'aimable campagne anglaise en un pandémonium d'usines, de canaux, d'installations minières, de fabriques, d'entrepôts, de banlieues misérables où vit à la limite de la survie le prolétariat le plus exploité qui sans doute fût jamais. sous un ciel de suie, coketown, la ville du charbon (manchester en réalité), est d'autant plus l'image de l'enfer que la classe ouvrière n'y est pas encore organisée et qu'elle apparaît ainsi comme la victime toute désignée de politiciens sans scrupules et d'une bourgeoisie, parfois compatissante et troublée dans son confort moral, mais toujours persuadée de la divinité de ses droits.
    Le roman de dickens correspond point pour point à l'analyse qu'en ces mêmes années et dans cette même angleterre, fr. engels entreprenait de la naissance du capitalisme moderne.

  • Mr Gradgrind est un homme « pratique ». Il a fondé une école où l'on enseigne à lire et à écrire, mais surtout à compter. Il se méfie de l'imagination et tient l'oisiveté pour mère de tous les vices.
    Tom et Louisa, ses deux enfants, sont élevés selon ces durs principes. Et pour leur plus grand bien : le premier est engagé dans la banque de Mr Bounderby, qui règne en despote sur les usines de Coketown, tandis que sa soeur, bien malgré elle, devient la femme de ce bourgeois bouffi d'orgueil... Mais le feu couve sous la cendre. Sous l'apparence de la vertu, Tom dissimule une nature vénale, tandis que Louisa réprime ses émotions jusqu'au mensonge. L'irruption à Coketown d'un curieux candidat à la députation, dandy et séducteur, va dérégler le beau « système Gradgrind » et déclencher une série de catastrophes...
    Satire terrible et drôle du matérialisme de l'Angleterre industrielle, Les Temps difficiles (1854) choisit ses vrais héros parmi le peuple des fabriques. Dickens y donne vie à des personnages inoubliables.

  • La jeune Nell Trent habite le morne magasin d'antiquités de son grand-père souffrant, dont elle s'occupe avec une dévotion sans faille. Mais quand ils se retrouvent acculés de dettes qu'ils ne peuvent plus éponger, le magasin est saisi et les voilà forcés à partir, plongés dans un monde violent qui ne laisse place à aucune quiétude...
    Le portrait dessiné par Dickens de l'innocente Nell Trent a fait du Magasin d'antiquités un best-seller immédiat.

  • Qu'est devenu Edwin Drood, disparu la veille de Noël ? L'enquête est menée par son oncle, le débonnaire John Jasper. Mais l'homme n'est pas au-dessus de tout soupçon : non seulement il est un habitué des fumeries d'opium... mais il était secrètement épris de Rosa, la fiancée d'Edwin ! Il parvient cependant à détourner la curiosité de la police en direction d'un certain Neville Landless et de sa soeur jumelle...
    Le Mystère d'Edwin Drood est le premier « roman à sensation » de Dickens. C'est aussi son quinzième et dernier : il meurt le 9 juin 1870, emportant dans sa tombe le secret du dénouement.
    Depuis plus d'un siècle, lecteurs, écrivains et critiques tentent d'élucider l'énigme. Une suite est publiée aux États-Unis dès 1871, une autre deux ans plus tard en Angleterre, écrite par l'intermédiaire d'un médium.
    Plusieurs fins ont été proposées ; c'est la solution de l'écrivain belge Paul Maury (publiée en 1956), alias Paul Kinnet, auteur de polars, que reproduit la présente édition.

  • Londres, mai 1827. Un groupe de gentlemen, le Pickwick Club, du nom de son président, le rondouillard Samuel Pickwick, conçoit le projet extravagant de faire le tour du monde pour témoigner de leurs aventures aux correspondants de leur club.  Pickwick et ses acolytes  Tracy Tupman, Nathaniel Winkle, Augustus Snodgrass, Sam Weller et Alfred Jingle  se lancent dans une course folle à travers villes et campagnes, où les attendent péripéties burlesques et personnages hauts en couleur.
    Les tribulations de ces « Pickwickiens », héritiers de Don Quichotte, fils spirituels de Jacques le Fataliste, cousins de Bouvard et Pécuchet et de Tartarin, sont les personnages d'une farce philosophique, où sagesse et hédonisme font heureux ménage.
    Parus en feuilleton en 1836-1837, les Pickwick Papers sont l'oeuvre d'un écrivain de 24 ans, qu'ils « catapultèrent vers la gloire comme une fusée ».
     

  • Le grand roman burlesque de Dickens.

    Londres, mai 1827. Un groupe de gentlemen, le Pickwick Club, du nom de son président, le rondouillard Samuel Pickwick, conçoit le projet extravagant de faire le tour du monde pour témoigner de leurs aventures aux correspondants de leur club.
    Pickwick et ses acolytes - Tracy Tupman, Nathaniel Winkle, Augustus Snodgrass, Sam Weller et Alfred Jingle - se lancent dans une course folle à travers villes et campagnes, où les attendent péripéties burlesques et personnages hauts en couleur.
    Les tribulations de ces « Pickwickiens », héritiers de Don Quichotte, fils spirituels de Jacques le Fataliste, cousins de Bouvard et Pécuchet et de Tartarin, sont les personnages d'une farce philosophique, où sagesse et hédonisme font heureux ménage.
    Parus en feuilleton en 1836-1837, les Pickwick Papers sont l'oeuvre d'un écrivain de 24 ans, qu'ils « catapultèrent vers la gloire comme une fusée ».

  • Un inconnu - sa malle de voyage indique « Barbox Frère » - descend sur un coup de tête du train à 3 heures du matin sur le quai de Mugby, noeud ferroviaire au sud de Birmingham.
    Ayant fait la connaissance de M. Lalampe, préposé à la signalisation, et de sa fille Phébé, il s'arrête quelques jours dans cette petite ville pour faire le point sur sa vie et décider d'un nouveau chemin qui le rendra enfin heureux. Quelle meilleure idée que d'essayer chacune des sept destinations qui partent de l'Embranchement de Mugby ? Et si le bonheur se trouvait justement là, au carrefour des voies de chemins de fer ? Un conte malicieux sur la recherche du bonheur et la destinée.


  • petite divinité domestique, tour à tour silencieuse et volubile, le grillon est l'âme de la maison.
    symbole du bonheur et de la sérénité, il apaise les coeurs rongés par le doute, la colère et l'aigreur. extraordinaire conteur, dickens dénonce la misère de la société industrielle tout en évoquant la vie quotidienne avec humour et s'impose comme l'un des plus grands écrivains anglais du xxe siècle.

  • Amy Dorrit voit le jour dans une très grande pauvreté : son père William, criblé de dettes, est contraint de vivre avec le reste de sa famille en prison. Celle qu'on surnomme « la petite Dorrit », du fait de son jeune âge et de sa petite taille, grandit dans la misère, et, hors de prison, se livre à de modestes besognes pour subvenir à ses besoins et secourir sa famille incarcérée.
    À vingt-deux ans, Amy trouve une place de domestique chez les Clennam, une famille dont le destin s'entrelace étrangement avec celui des Dorrit. Le fils de la famille, Arthur, s'émeut de la triste condition de cette nouvelle employée de maison. et finit par tomber sous son charme. Cherchant à la tirer de son sort, il apprendra peu à peu à la connaître et mettra en lumière certains secrets concernant leurs familles.
    Les épais murs de la prison ne sont pas toujours là où l'on croit, et son ombre menaçante semble s'étendre bien au-delà de ses enceintes.

  • Dickens fut un inlassable explorateur de Londres, ses prisons, ses théâtres, ses rues commerçantes, ses gares, ses docks, ses asiles pour les pauvres, ses taudis. Dans son écriture même, il est fascinant de suivre le va-et-vient entre journalisme et fiction : les récits journalistiques montrent souvent sous forme condensée ce qui sera développé sur des centaines de pages dans les romans et inversement on découvre souvent au détour d'un chapitre de roman des détails tirés de l'expérience vécue de Dickens marcheur et observateur dans les différents quartiers de la capitale. Mais c'est un Londres qui oscille sans cesse entre l'observation réaliste et la rêverie romantique, entre les activités diurnes et des transfigurations nocturnes qui prennent parfois une intensité quasi hallucinatoire.
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  • Les efforts d'Arthur Clennam ont payé : la famille Dorrit, libérée de la prison pour dettes où elle croupissait abusivement, connaît enfin la prospérité.
    Mais, après des années de misère, la petite Dorrit fait de nouveau face à un coup du sort : son père décède, et la voici contrainte de vivre chez sa soeur aînée, mariée au très snob Edmund Sparkler.
    Suite à un investissement malheureux de ce dernier, la famille Dorrit connaît de nouveau la ruine. et, cette fois, Arthur Clennam partage la déchéance de sa fiancée. Les voici tous deux enfermés pour dettes à la prison de Marshalsea !
    Les épais murs de la prison ne sont pas toujours là où l'on croit, et son ombre menaçante semble s'étendre bien au-delà de ses enceintes. Mais une terrible vérité est sur le point d'éclater, qui pourrait tout remettre en question. La petite Dorrit goûtera-t-elle enfin à la quiétude et au bonheur ?

  • "Il lui répugnait beaucoup d'avoir la préséance sur tant de membres honorables de la famille, en commençant la première des histoires qu'ils allaient raconter chacun à leur tour, assis en demi-cercle auprès du feu de Noël." De beaux contes, sous forme de "l'histoire de" : L'histoire du parent pauvre, L'histoire de l'enfant, L'histoire de quelqu'un ou La légende des deux rivières, L'histoire de la vieille Marie bonne d'enfant, L'histoire de l'hôte, L'histoire du grand-père, L'histoire de la femme de journée, L'histoire de l'écolier sourd, L'histoire de l'invité, L'histoire de la mère, Le retour de l'émigrant ou Noël après quinze ans d'absence...

  • Un soir de Noël, un savant solitaire hanté par un douloureux passé reçoit la visite d'un fantôme (son double) qui lui propose d'effacer de sa mémoire tous ses mauvais souvenirs et de lui accorder le pouvoir de faire oublier leurs souffrances à tous ceux qu'il approchera.
    Mais le héros ne tarde pas à se rendre compte que ce don est un cadeau empoisonné : à son contact, les gens qu'il croyait aider changent de caractère et de comportement. En perdant le souvenir de leurs souffrances, ils perdent aussi leur sensibilité et leur faculté de compassion.
    Seule une femme, incarnation de la bonté, parviendra à vaincre la malédiction et fera comprendre au savant la valeur de la souffrance et du chagrin.
    Dans cette nouvelle moins connue que le Conte de Noël ou Le Signaleur, Dickens met en scène, avec la verve et l'humour qui le caractérisent, toute une série de personnages pittoresques, entre autres un gamin des rues, véritable enfant-monstre, qui est le seul à résister à l'influence néfaste du héros...
    L'Homme hanté est moins une histoire de fantôme à proprement parler qu'une illustration du rôle essentiel que jouent l'inconscient et les souvenirs refoulés dans le psychisme humain. Dickens pressent ici les futures découvertes de la psychanalyse (le texte date de 1848), tout en réfléchissant sur les relations entre la mémoire, la vie morale et les responsabilités sociales, un thème qu'il développera par la suite tout au long de son oeuvre.

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