• « J'ai décidé de m'atteler au projet qui me tient à coeur depuis longtemps : se conserver tout entier, garder une trace de tous les instants de notre vie, de tous les objets qui nous ont côtoyés, de tout ce que nous avons dit et de ce qui a été dit autour de nous, voilà mon but. » Christian Boltanski.

  • Ces images ont été découpées pendant l'année 1972 dans un hebdomadaire spécialisé dans les faits divers criminels; elles présentent inexorablement mêlées les visages, assassins ou victimes, de ces drames oubliés.

  • Publiée à l'occasion du soixante-cinquième anniversaire de l'artiste, La vie possible de Christian Boltanski, rédigée sous la forme d'une interview (que l'artiste compare à une "psychanalyse" ou "confession") avec l'historienne de l'art Catherine Grenier, est l'autobiographie orale de Boltanski. Il y raconte son enfance bouleversée par la guerre ("ma mère cacha mon père sous le plancher. Il y resta un an et demi, entre deux étages de la maison. Il sortait de temps en temps"), sa carrière, ses amitiés et son mariage, ses réussites et ses regrets, ses approches de l'art et de l'enseignement, la façon dont il a créé diverses installations, ses relations avec les marchands et le public, et d'autres sujets qui éclairent comme jamais son oeuvre complexe et énigmatique.

  • On of France's most important contemporary artists, Christian Boltanski came to prominence with major exhibitions at such important international venues at the Centre Pompidou, Paris (1984) and the Whitechapel Art Gallery, London, (1990). For his magical installations, Boltanski collects old photos, clothing and personal objects, which are presented as archival artefacts tracing individual lives. His own autobiogaphy is itself presented as fiction, particularly in his early 'mischevious' performative work, which invents a self-identity using found photos. Boltanski often uses everyday documents - passport photographs, school portraits and family albums - to memorialize ordinary people: the unknown children killed in the Holocaust, the citizens of a Swiss town or the employees of a Halifax carpet factory. The spaces he creates, often filled with flickering lights and shadows, lie somewhere between little theatres and churches, generating a sense of hushed wonder and a poignant evocation of loss. Boltanski's work has been presented in museums and public sites all over the world, including the Lyric Theatre, London, where the artist devised the stage sets and lighting for Schubert's Winter Reise in 1996.

    Paris-based art historian Didier Semin follows Boltanski's work from the fictional biographies through to recent installations in the context of cultural and art historical developments in post-war France. Boltanski discusses his work and the role of the artist with art historian Tamar Garb, author of Sisters of the Brush (1994) and co-editor of The Jew in the Text (1995). Donald Kuspit, contributing editor to Artforum, focuses on Monument: The Children of Dijon, a work that consists of dozens of eerily lit, anonymous, black and white photographs of children long since lost to adulthood. Boltanski has chosen texts by master postmodern novelist Georges Perec, written in an inventory-like style that mirrors that of the artist. The book also features a selection of Boltanski's own writings, a beguiling and provocative blend of truth and fiction.

  • Christian Boltanski est un des artistes les plus cotés sur la scène contemporaine mondiale. Il nous livre ici un formidable cadeau : à la fois sa vie telle qu'il se la raconte ou telle qu'il la reconstruit, et son regard d'artiste porté sur le monde, un regard toujours singulier, souvent drôle, et parfois émouvant. Né en 1944, d'un père médecin (qui, juif, a dû passer une partie de l'Occupation dans une trappe aménagée dans le plancher) et d'une mère catholique et écrivaine, il traverse l'enfance et l'adolescence dans des conditions si étranges qu'il est un jeune homme asocial et inadapté au monde environnant lorsque la création artistique s'offre à lui comme seule bouée de sauvetage. Jamais provocateur, toujours inattendu, il s'invente un univers qui doit beaucoup à l'enfance, à ses fantasmagories, à ses peurs aussi. D'oeuvre en oeuvre, d'installation en installation, il impose une vision à la fois légère et grave, ludique et profonde, de l'Histoire, de l'identité, de la mémoire individuelle ou collective. Christian Boltanski se livre sans réserve à Catherine Grenier, dans une suite d'entretiens qui constituent un document exceptionnel. On pénètre comme jamais auparavant dans la sphère la plus intime de la création, et dans l'élaboration parfois intuitive sinon hasardeuse d'une carrière. La première exposition de Christian Boltanski, en mai 1968, s'appelait "La vie impossible de Christian Boltanski". Le titre du livre est bien sûr un clin d'oeil à cet évènement fondateur, mais il laisse aussi entendre l'éventuelle part romanesque et inventée de cette confession. - Christian Boltanski est un des artistes français les plus connus sur la scène internationale : plusieurs rétrospectives ont été consacrées à son oeuvre ; il connaît un succès phénoménal au Japon et aux Etats-Unis. Catherine Grenier est historienne d'art et conservatrice générale au Centre Pompidou.

  • Christian Boltanski est l'un des artistes contemporains français les plus reconnus et exposés dans le monde. Il est surtout célèbre pour ses installations et son travail sur la mémoire intime et collective. Dotée à la fois d'un fort pouvoir d'émotion et d'un comique autodérisoire et grinçant, son uuvre s'inscrit à la fois dans le registre le plus contemporain (utilisation de la vidéo, du document photographique, d'objets trouvés, de matériaux divers...) et dans la filiation de la peinture traditionnelle qu'il a pratiquée à ses débuts.
    Christian Boltanski ne dessine pas ou prétend ne pas dessiner. Il refuse le mot de " plasticien " pour lui préférer celui de peintre, bien qu'il ait cessé de peindre depuis des années. Se pose la question de l'art du dessin qui, fatalement, est là, tapi sous son uuvre. Quel dessinateur se cache sous le peintre Boltanski ? En quoi le dessin est-il pour lui une pratique à la fois inévitable et impossible ?
    Dominique Radrizzani, historien et critique d'art spécialisé dans le Quattrocento, ami de l'artiste, s'entretient sur un ton libre et familier avec l'artiste, abordant des questions essentielles telles que la définition du dessin par rapport aux installations qui font sa renommée, insistant sur les notions de ratage et d'autobiographie. Des documents et des dessins inédits illustrent ses propos.

empty