• S'il est un terreau fertile pour les idées reçues, c'est bien le féminisme et son histoire. Préjugés innocents ou délibérément antiféministes, ces idées reçues ont la vie dure et nourrissent les malentendus et les attaques qui impactent les luttes et les disqualifient.
    Des suffragettes à Nous toutes, en passant par l'incontournable MLF, ce livre dévoile des combats passionnés et passionnants, au coeur de controverses essentielles dans le débat public. Les divergences politiques et philosophiques traversant également les mouvements féministes, l'autrice entre dans le vif des querelles pour en expliciter le sens. Qu'il s'agisse de la laïcité, de la parité, de l'écologie, des normes corporelles, de la révolution sexuelle ou encore de l'écriture inclusive, des féminismes pluriels apportent des réponses plurielles, présentées ici avec nuance et pédagogie.

  • Successeur de la culotte, le pantalon symbolise la masculinité et, partant, le pouvoir. Au cours de la Révolution, il se charge d'une signification plus précise en exprimant les valeurs républicaines et devient un élément-clé du nouvel ordre politique. Mais les femmes, privées de droits, assignées à résidence dans leur genre, restent interdites de pantalon.
    Rien de tel qu'un interdit pour susciter le désir. Surchargé de fantasmes, le pantalon accompagne toutes les transgressions qui jalonnent la route de l'émancipation des femmes. Artistes, féministes, révolutionnaires, voyageuses, actrices, lesbiennes, sportives, elles s'approprient l'habit masculin. Il faut attendre les années 1960-1970 pour que le pantalon soit féminisé, pour qu'il devienne un vêtement mixte.
    Fin de l'histoire ? Pas vraiment. Pourquoi les collégiennes ne portent-elles plus que des pantalons ? Pourquoi une « journée de la jupe » ? L'actualité des questions de sexe et de genre gagne à être située dans l'histoire longue de la peur de la confusion des rôles et de la contestation du pouvoir masculin.

  • Découvrez Les féministes de la deuxième vague, le livre de Christine Bard. Relire l'histoire du féminisme à la lumière de celle des féministes, telle est l'ambition de cet ouvrage. Il s'agit de réfléchir aux actrices (et acteurs, moins nombreux) du féminisme dans sa deuxième vague, postérieure à Mai-68. La tâche est bien nécessaire, car du féminisme, on retient surtout les "acquis", dans les domaines de la loi ou des mentalités, en les attribuant à une évolution quasi naturelle de la société vers le "progrès" et l'on oublie vite celles et ceux qui ont milité pour ces changements. L'ethos militant, valorisant l'anonymat et le collectif, ainsi que les lacunes des sources documentaires contribuent à effacer de l'histoire la part qu'y prennent les engagements individuels, à de rares exceptions près. En s'intéressant aux féministes, les travaux regroupés dans cet ouvrage offrent un nouvel éclairage sur leurs combats. Qui est féministe ? Pourquoi ? Quelles sont les motivations personnelles de cet engagement si particulier, qui implique l'ensemble de l'existence, jusqu'à la vie intime, comme l'indique le célèbre slogan du Mouvement de libération des femmes, "Le privé est politique" ? Quelles sont les ressources utilisées par les militantes ? L'ouvrage insiste sur la diversité des féministes en France, au-delà de son noyau dur, le MLF. Il montre aussi la diversité des analyses possibles, issues de toutes les disciplines des sciences humaines et sociales. Les prosopographies cohabitent avec des études de parcours singuliers. La cause féministe se construit grâce à de multiples voix de militantes associatives, d'artistes, de syndicalistes, d'intellectuelles, toutes attachées également à d'autres causes, groupes, classes, identités... Unies ? Non, pas toujours. S'ignorant même, parfois. C'est pourquoi ce livre réserve quelques surprises.

  • Alors que la jupe a longtemps été subie et vécue comme l'attribut d'une féminité imposée, elle est aujourd'hui reconquise par les femmes, mais aussi par les hommes.
    Symbole des stéréotypes de genre pour les uns, symbole d'une libération nouvelle pour les autres. Le Girl Power, Ni putes ni soumises, le Printemps de la jupe et du respect sont autant de manifestations d'une mutation à l'oeuvre : la jupe est-elle forcément le signe de la soumission à l'ordre masculin ? Pour résister à la stigmatisation et au sexisme, pourquoi certaines filles choisissent-elles la jupe, et d'autres le pantalon ? Que penser des pressions diverses pour contrôler, voire réglementer le vêtement à l'école, au travail ou dans l'espace public? Et que dire de la jupe pour homme? Provocation pure et simple, ou désir d'égalité entre les sexes ? Identités, transgressions, résistances...
    La jupe est à l'évidence au coeur des débats sur les identités de genre. Vêtus d'un tailleur, d'une mini, d'une jupe punk ou d'un kilt, les enfants et petits-enfants de Mai 68, garçons et filles, qu'ils soient hétéros, homosexuels ou transgenres, réinventent le port de la jupe, pour séduire, provoquer, pour cacher ou pour montrer...

  • " A la vérité, ce n'est pas une insignifiante besogne que celle qui consiste à rechercher, à apprendre ce qui a été fait, dit, obtenu avant nous.
    C'est un long travail de recherches, de lectures, de comparaisons, de méditations qui n'est pas à la portée de tous ". Ainsi s exprimait, il y a un siècle. Marguerite Durand, militante féministe, directrice d'un célèbre quotidien, La Fronde, et fondatrice de la bibliothèque parisienne qui porte aujourd'hui son nom. Les recherches sur les féminismes en France seront désormais plus faciles grâce à ce guide des sources, premier du genre.
    Fruit d'un travail collectif lancé par l'association Archives du féminisme, soutenu par le ministère de la Parité et de l'Egalité professionnelle, il a bénéficié de nombreuses contributions bénévoles. II donne une vision à peu près exhaustive des ressources existantes, dont beaucoup sont méconnues. " Féminisme " est entendu ici au sens large : le guide retient tout ce qui renseigne l'émancipation des femmes.
    Au-delà du mouvement féministe avec ses associations, sa presse, ses militant-e-s, t il inclut donc les formes politiques, syndicales, associatives, culturelles de l'émancipation des femmes. On y retrouve les femmes dans la résistance, les commissions féminines (dans les partis, les syndicats et les associations non féministes), ainsi que des personnalités liées à ce combat. En nombre conséquent (presque une centaine).
    Les centres, archives nationales, départementales, communales, bibliothèques municipales ou universitaires, associations détenant des archives sont présentés. avec la liste de leurs fonds. La nature des documents qu'ils conservent est explicitée. archives imprimées ou manuscrites, documents iconographiques, objets, films... Les descriptifs des fonds sont particulièrement instructifs et peuvent se lire comme une introduction à l'histoire du féminisme.
    On trouve notamment un état complet des richesses conservées dans les deux bibliothèques historiques spécialisées : Bibliothèque Marguerite Durand et Centre des Archives du féminisme. Enfin, ce guide propose une webographie, une bibliographie, une liste des périodiques. une liste des associations et un index onomastique. On mesure ainsi la grande diversité des féminismes en France, ainsi que le chemin qui reste à parcourir pour mieux les connaître.
    Invitation à la recherche, ce guide vous réserve surprises et découvertes.

  • Marianne ne se serait-elle pas montrée ingrate envers ses filles en leur refusant une intégration qu'elles souhaitaient ardemment

  • Nouvelle présentationDe la Grande Guerre au temps présent, cet ouvrage place les femmes au coeur des évolutions de la société française. Loin d'être le récit euphorique d'une libération, le livre s'attache à montrer comment les rapports entre les sexes placent les femmes en position d'objet, discriminées dans le monde du travail, accaparées par leurs tâches maternelles et domestiques, minorisées dans la création artistique, exclues jusqu'en 1944, puis marginalisées dans le monde politique, souvent réduites aux seuls rôles d'épouse et de mère. La régression de leur situation entre les années 1930 et les années 1960 atteste la force du système patriarcal. Mais cet ouvrage montre aussi les femmes, sujets collectifs, partant à la conquête de droits et de libertés nouvelles. L'égalité des sexes, aujourd'hui acquise sur le plan juridique, est un des grands combats du 20e siècle qui demeure cependant une révolution inachevée dans la réalité sociale.Si nombre de femmes sont convaincues de leur irréductible singularité individuelle, il n'en demeure pas moins qu'elles ont une histoire commune fabriquée par la loi et les moeurs. L'ouvrage insiste sur l'effet du «

  • S'identifier comme féministe est, aujourd'hui comme hier, un acte lourd de conséquences tant le mot est porteur de clichés : puritaine, frustrée, manquant d'humour, laide, lesbienne, has been des 70's, brûleuse de soutiens-gorge... l'image de la féministe ne fait pas rêver !
    Le féminisme porte d'ailleurs en lui-même certaines de ces idées reçues tant les contours de ce mouvement sont mouvants, incertains, façonnés et transformés au cours du temps par la pluralité des cause défendues.
    Au travers d'une vingtaine d'idées reçues, Christine Bard nous invite à découvrir l'histoire passionnée et passionnante du féminisme et, en négatif, celle de l'antiféminisme.

  • Les garçonnes : mode et fantasmes des Années folles Nouv.

    Figure phare des «Années folles», la garçonne a gravé dans l'imaginaire collectif sa silhouette androgyne et ses cheveux courts. Symbole d'une émancipation controversée, elle cristallise les tensions d'une société ébranlée par la guerre, partagée entre fièvre de liberté et retour à l'ordre moral.En nous propulsant au coeur d'une décennie fantasmée, Christine Bard analyse une révolution des représentations. Elle en saisit les déclinaisons, de l'univers de la mode à la scène lesbienne en passant par la littérature et le célèbre roman de Victor Margueritte. La garçonne incarne avec force l'ambivalence d'un monde en plein bouleversement.L'essai réunit la culture des apparences, l'histoire politique et l'histoire sociale pour mieux cerner la puissance de cette figure entre subversion et modernité.

  • Spécialisée dans l'histoire des femmes depuis ses premiers travaux universitaires à la fin des années 1990, C. Bard témoigne de son parcours d'historienne s'efforçant de renouveler les approches dans ce domaine et s'attachant à des objets inédits comme les antiféminismes, les garçonnes, les travesties ou encore le pantalon et la jupe. Elle évoque également les enjeux contemporains du féminisme.

  • L'antiféminisme n'est pas une tare du passé. En ont récemment témoigné le « Printemps des pères », la « Manif pour tous », l'opposition à la « théorie du genre » ou encore, de manière tragique, l'attentat, à Toronto, d'un homme se réclamant du mouvement des « célibataires involontaires ». Ces phénomènes, pour être compris et combattus, doivent aujourd'hui être situés dans une perspective historique.
    En analysant différentes expressions de l'antiféminisme depuis le XIXe siècle, dont celui porté par des femmes, les auteurs réunis autour de Christine Bard démontrent la vitalité historique du combat contre les droits des femmes et ses divers points de contact avec l'homophobie et le racisme. Une attention particulière est portée aux controverses provoquées par le masculinisme, volontiers victimaire, au sujet des « droits des pères » et des violences entre les sexes.
    L'ensemble constitue une réponse inédite et nécessaire à un phénomène en pleine expansion.

  • « Définir » le féminisme est illusoire. Il plonge ses racines dans une contestation large, celle de l'inégalité des sexes, pour donner naissance à une multitude de réalisations, depuis les salons d'un Ancien Régime policé, jusqu'aux Femen d'un XXIe siècle revendicatif. C'est la raison pour laquelle cette définition prend ici la forme de 550 entrées. Elles sont biographiques, car le féminisme est fait de grandes figures, égéries conscientes ou non de la cause, et thématiques, car il est porteur d'une identité politique et culturelle qui a marqué la plupart des grands mouvements sociaux, politiques et philosophiques.
    Le féminisme a sans nul doute accompagné l'histoire de France en affirmant la volonté d'émancipation née des Lumières. Il fait aujourd'hui encore, par nécessité, partie de l'histoire en mouvement. C'est ce que nous démontrent les 200 collaborateurs de cet ouvrage, qui parcourt l'ensemble des thèmes liés à la cause des femmes, réaffirmant, parce qu'il le faut, qu'aucune question sociale ne se résoudra sans elles.

  • Avec les mots, avec le corps, le genre s'impose. En ouvrant la bouche ou en nous habillant le matin, nous portons les marques du genre.
    Nos moyens d'expression sont genrés. Nous en jouons et, ce faisant, nous élaborons un imaginaire de la différence sexuelle. Le plus souvent, nous nous contentons d'activer des stéréotypes. Étudier ces marques du genre est donc un vaste chantier, auquel cet ouvrage collectif entend contribuer.
    Les mots d'abord. La langue continue à véhiculer de redoutables préjugés sexistes. En témoigne la règle apprise à l'école : « Le masculin l'emporte sur le féminin. » Mais l'écriture inclusive aujourd'hui proposée s'insurge contre la prééminence du masculin sur le féminin dans la langue française.
    Et l'histoire des langues et des oeuvres littéraires donne bien des exemples de résistance à ce masculin qui s'impose comme neutre et universel.
    Le corps ensuite. Des espaces de liberté se sont ouverts, mais les normes traditionnelles n'ont pas disparu. Le corps vêtu continue de dire le genre.
    À moins de perturber le regard avec un travestissement, des pilosités inattendues ou une gestuelle inhabituelle, s'« attaquer » au genre, à son binarisme obligatoire et hiérarchisé, n'est pas chose facile.
    Peut-on dépasser le genre ? L'annuler ? Créer du neutre ?

  • Explicite ou insidieux, ordinaire ou passionnel, l'antiféminisme s'est manifesté tout au long du xxe siècle. récusant l'égalité des sexes, il a surgi avec violence chaque fois que des femmes tentaient de s'aventurer sur des territoires depuis longtemps réservés aux hommes, celui de la création intellectuelle ou celui de l'action politique en particulier. toujours présent, ou sous-jacent, il puise dans une tradition archaïque, mais n'a cessé de s'adapter sous l'influence de bouleversements qu'a connus la société française.

    Sous une forme ou sous une autre, l'antiféminisme traduit des angoisses réelles, et à ce titre son histoire appartient à l'histoire des peurs collectives et individuelles. car, depuis la fin du xixe siècle, l'émancipation des femmes a suscité toutes sortes de fantasmes, souvent teintés de misogynie, mais aussi la crainte de l'indifférenciation des sexes. les antiféministes se croyaient menacés par les nouveaux rôles revendiqués par les femmes. les uns jugeaient le féminisme "contre nature" et "immoral", d'autres au contraire "puritain" et "bourgeois". certains y voyaient même une menace pour la survie de la nation et l'harmonie de la société. mais ils n'ont pu empêcher l'émancipation des femmes, même si l'un d'entre eux récusait le vote des femmes, prétextant que le geste était "laid".

    Ont participé à cet ouvrage : christine bard, valérie brunetière, luc capdevila, sylvie chaperon, colette cosnier, mireille dottin-orsini, erika flahault, françoise gaspard, anne-marie houdebine-gravaud, dominique loiseau, marie-victoire louis, annelise maugue, pierre michel, janine mossuz-lavau, martin o'shaughnessy, michelle perrot, siân reynolds, florence rochefort, brigitte rollet, geneviève sellier, rita thalmann, françoise thébaud, fiametta venner, fabrice virgili.

  • Ce volume apporte des connaissances nouvelles, biographiques et prosopographiques sur les actrices et acteurs de l'émancipation des femmes de la IIIe République. À travers les motivations et les modalités de l'engagement se révèle le visage particulier du féminisme dit de la « première vague », soit un cycle de mobilisation centré sur l'acquisition de droits et s'appuyant sur des associations telles que le Conseil national des femmes françaises, l'Union française pour le suffrage des femmes, la Ligue française du droit des femmes.

    Avec le concours du centre d'histoire de Sciences Po.

  • Cet ouvrage explore les figures de l'utopie, tant dans le monde artistique, scientifique littéraire ou social (comme le féminisme) que dans les organisations qui réhabilitent la pensée utopique et ses accomplissements pratiques. Entre capacité personnelle de révolte et convictions partagées, les figures de l'utopie ouvrent des voies inédites à notre humanité dans un contexte de mutations sans précédent, comme elles ont accompagné les bouleversements sociaux du passé.

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