• Histoire de la guerre

    David Cumin

    • Ellipses
    • 13 Octobre 2020

    - Cette Histoire de la guerre présente, vu d'Europe, le phénomène « guerre », après une introduction terminologique : définition de l'agressivité, point sur les récits mythiques, la question des religions et la guerre, l'« invention » de la guerre...
    - De la guerre dans la préhistoire à la guerre au XX e siècle, l'auteur présente la guerre à travers toutes les époques :
    - Antiquité : Rome et Grèce - Moyen Âge : Byzance, Arabes et Turcs, évolution du système militaire en Occident (statut des combattants...) - Époque classique (XVI e -XVIII e siècles) : étatisation de la guerre, marine...
    - Époque moderne (1776-1914) : guerre révolutionnaire, armée de masse, industrialisation...
    - Époque contemporaine (1914-1991) : conflits mondiaux, guerre froide...

  • Cet ouvrage propose un tour d'horizon comparatif des stratégiesmiliairescontemporaines. C'estunmanuelthéoriquegénéraletdidactique.

    Sur le ?l conducteur clausewitzien, sont analysées, d'une part, les stratégies classiques (aéroterrestres), les stratégies nucléaires, les stratégies navales et aériennes, les stratégies subversives et contre-subversives les plus pra9quées depuis le second XXème siècle. Le champ des stratégies militaires s'en trouve systéma9sé et clari?é, étayé en?n par les principales références bibliographiques enlanguefrançaiseauXXIèmesiècle.

  • L'originalité de l'ouvrage tient en l'analyse synthétique et pédagogique de l'ensemble du droit de la guerre, étrangère comme civile, dans tous les théâtres (terre, mer, air, cyber), aussi bien les auteurs, causes et buts (jus ad bellum), que les acteurs, instruments et modalités (jus in bello), y compris les sanctions à la violation des règles.
    L'ouvrage montre l'existence d'un droit de la guerre, dans ses règles primaires comme secondaires.
    Il existe des titulaires du droit de recourir à la force armée dans les relations internationales : états, Organisations intergouvernementales telles que l'ONU, Mouvements de libération nationale, autres groupes ou entités non étatiques reconnus comme belligérants.
    Il existe des causes ou buts licites de recours à la force armée dans les relations internationales : consentement de l'état territorialement compétent, légitime défense, sécurité collective et autorisation du Conseil de Sécurité des Nations Unies, luttes anticoloniales, postcoloniales et antiapartheid.
    S'ajoute la revendication d'un droit d'intervention, soit au nom de la protection du droit des peuples ou des droits de l'homme, soit au nom de la lutte contre le « terrorisme » ou la « prolifération » des « armes de destruction massive ».
    Il existe des délégataires du droit d'utiliser la force armée dans les relations internationales : les combattants légaux, c'est-à-dire les militaires (combattants réguliers) mais aussi les combattants irréguliers remplissant les conditions posées par les conventions.
    Il existe des instruments et des modalités licites d'usage de la force armée dans les relations internationales : c'est ce qu'indiquent le droit des armements et le jus in bello dans ses différents théâtres, terre, mer, air, cyber. Au droit de la guerre répond le droit de la neutralité. Quant à l'insurrection et la guerre civile, elles ne sont pas interdites par le droit international. Le conflit armé interne fait l'objet d'une réglementation ratione modi, cependant il pose deux problèmes : celui de la reconnaissance de belligérance ou d'insurrection, et celui de l'intervention des états tiers.
    Il existe enfin des sanctions à la violation des règles applicables du droit de la guerre, notamment la mise en oeuvre de la responsabilité réparatrice et punitive.

  • Cet ouvrage restitue, pour la première fois en langue française, l'exégèse et l'interprétation complètes de l'oeuvre publiée par Carl Schmitt de son vivant, dans ses champs et ses séquences, avant et après 1945. La première partie concerne la philosophie schmittienne du droit et sa fondation théologique : le « décisionnisme » et « l'institutionnalisme » ou « pensée de l'ordre concret ». La deuxième partie porte sur la théorie du droit constitutionnel sous la République de Weimar, puis sous le IIIe Reich, ainsi que les commentaires sur la Loi Fondamentale de Bonn. Autant d'éléments d'une analyse critique renouvelée de l'État de droit démocratique, parlementaire et pluraliste. La troisième partie traite du concept du politique, point d'articulation fondamental entre le droit constitutionnel et la théorie de l'État d'une part, le droit international et la théorie de la guerre d'autre part. La quatrième partie porte sur la doctrine du droit international sous Weimar, puis sous le IIIe Reich, enfin après 1945, dont la rétrospective du jus publicum europaeum.

  • L'objectif de cet ouvrage est de proposer une définition objective du terrorisme. Il convient de mesurer le phénomène, c'est-à-dire de le discerner, de le distinguer d'autres types de violence politique ou d'autres types de mise en oeuvre de l'hostilité. Cette analyse didactique du terrorisme s'effectuera en vingt points clés.

  • "2017 fut l année du centenaire de la Révolution russe. Les contributions regroupées dans cet ouvrage s intéressent aux perceptions et aux représentations contemporaines de cet événement. Comment perçoit-on le bolchevisme et l URSS de nos jours, aussi bien en Russie qu en France ou en Europe occidentale ? Andreï Gratchev (ancien conseiller de Mikhaïl Gorbatchev) fournit une réponse inédite sur ce point."

  • "Depuis 42 ans, le CLESID, Centre de recherche du département de science politique-relations internationales à l'université Jean Moulin Lyon 3, s'occupe des États, de la guerre et de la paix, des révolutions. Telle fut aussi la matière des écrits de Pierre Hassner. A cela, il donna une inflexion spécifique, qui fait l'originalité et la profondeur de son oeuvre mais aussi sa pérennité : pour traiter de ces questions, aux XXe et XXIe siècles, il croisa philosophie et relations internationales. Lire tel évènement international au prisme des grands philosophes permet de dépasser l'actualité. Plus particulièrement dans ses derniers travaux, notamment dans son recueil La revanche des passions, Pierre Hassner s'est concentré sur les passions dans les relations internationales, ces passions identitaires menaçant les grands ensembles supranationaux. C'est cet aspect que retient le présent ouvrage issu du colloque organisé en octobre 2019. - - - "

  • Cet ouvrage restitue, pour la première fois en langue française, l'exégèse et l'interprétation complètes de l'oeuvre publiée par Carl Schmitt de son vivant, dans ses champs et ses séquences, avant et après 1945. La première partie concerne la philosophie schmittienne du droit et sa fondation théologique : le « décisionnisme » et « l'institutionnalisme » ou « pensée de l'ordre concret ». La deuxième partie porte sur la théorie du droit constitutionnel sous la République de Weimar, puis sous le IIIe Reich, ainsi que les commentaires sur la Loi Fondamentale de Bonn. Autant d'éléments d'une analyse critique renouvelée de l'État de droit démocratique, parlementaire et pluraliste. La troisième partie traite du concept du politique, point d'articulation fondamental entre le droit constitutionnel et la théorie de l'État d'une part, le droit international et la théorie de la guerre d'autre part. La quatrième partie porte sur la doctrine du droit international sous Weimar, puis sous le IIIe Reich, enfin après 1945, dont la rétrospective du jus publicum europaeum.

  • "Les crises se succèdent, depuis 1988, entre la Russie et l'Occident, au point que certains parlent de « nouvelle guerre froide ». Sur cette tension de niveau mondial se greffent de multiples conflits locaux au sein et autour de l espace ex-soviétique, c est-à-dire l espace eurasien. Pour comprendre la configuration actuelle, il importe de retourner à 1991, lorsque l'URSS correspondait en gros, au plan géographique, à l'Empire russe de 1914. Qu'est devenue l'Eurasie depuis et où en est-on aujourd'hui ? Quinze États, de nombreux conflits potentiels ou réels nationalitaires et frontaliers, une tension à la fois locale et mondiale entre forces centrifuges postsoviétiques et force centripète panrusse. Le livre apporte des pistes pour comprendre cette situation. - - - "

  • "Aussi ancien que la guerre et que le droit international dont il constitue le coeur historique, le droit de la guerre existe. Croisant droit et polémologie, portant sur les conflits armés internationaux et internes, ce traité expose, explique et reconstruit l ensemble du droit international contemporain relatif à l emploi de la force armée - auteurs et acteurs de la belligérance, ses buts, moyens, théâtres, régimes - et propose une analyse critique de la responsabilité réparatrice et punitive."

  • "Aussi ancien que la guerre et que le droit international dont il constitue le coeur historique, le droit de la guerre existe. Croisant droit et polémologie, portant sur les conflits armés internationaux et internes, ce traité expose, explique et reconstruit l ensemble du droit international contemporain relatif à l emploi de la force armée - auteurs et acteurs de la belligérance, ses buts, moyens, théâtres, régimes - et propose une analyse critique de la responsabilité réparatrice et punitive."

  • "Aussi ancien que la guerre et que le droit international dont il constitue le coeur historique, le droit de la guerre existe. Croisant droit et polémologie, portant sur les conflits armés internationaux et internes, ce traité expose, explique et reconstruit l ensemble du droit international contemporain relatif à l emploi de la force armée - auteurs et acteurs de la belligérance, ses buts, moyens, théâtres, régimes - et propose une analyse critique de la responsabilité réparatrice et punitive."

  • L'Afrique du Sud d'aujourd'hui construit son identité à partir de multiples communautés. elle est à la fois une et plurielle, comme l'affirme sa constitution de 1996. Face aux contraintes de la mondialisation et aux défis du développement économique et de la cohésion sociale, la constitution sud-africaine entend édifier une nation sud-africaine à partir de l'interdépendance et de la réconciliation de ceux qui peuplent cet espace géographique.

  • Carl schmitt

    David Cumin

    • Cerf
    • 3 Février 2005

    David Cumin retrace, dans ce livre, toute l'évolution politique et intellectuelle du publiciste allemand, spécialiste de droit international, mais aussi politologue, philosophe, historien et théologien du IIe Reich jusqu'à la République de Bonn, en passant par la République de Weimar et le IIIe Reich.
    Juriste universitaire engagé dans une entreprise de refondation antinormativiste de la science du droit, Carl Schmitt est fondamentalement (après 1918) l'adversaire du parlementarisme, du pluralisme et du fédéralisme weimariens, et l'avocat du " système présidentiel " en tant que gouvernement plébiscitaire, autoritaire et unitaire s'appuyant sur l'armée, la fonction publique et le fameux article 48 de la constitution du Reich.
    Au plan idéologique, ce nationaliste catholique est à la fois un proche du fascisme italien (dès 1923), une figure de la " révolution conservatrice " allemande (après 1928), un collaborateur du national-socialisme (après 1933). La problématique nodale de cette biographie, dans un contexte historique catastrophique, est de montrer comment un néoconservateur antilibéral et antimarxiste, devenu un conseiller du gouvernement présidentiel, cultivant un raisonnement ambigu de " défense de la constitution " et dénonçant la " révolution légale " (avant de s'y rallier), passe de Schleicher à Hitler, de la " dictature commissariale " au totaler Staat puis au Führerstaat ; s'engage dans une certaine version du national-socialisme ; acquiert et conserve une place de premier rang dans la doctrine allemande ; enfin présente son plaidoyer à et après Nuremberg.

  • L'Annuaire du droit de la sécurité et de la défense 2021 se déploie en quatre thèmes : Sécurité et Constitution, Sécurité internationale et défense, Renseignement et cybersécurité, Sécurité intérieure et polices. Ces thèmes à la fois divers et complémentaires illustrent la constante évolution du cadre de la sécurité et de la défense en France. L'année 2020 fut bien sûr celle de la crise sanitaire, des mesures prophylactiques adoptées et de la création d'un nouveau régime d'exception : « l'état d'urgence sanitaire ». L'Annuaire s'en fait l'écho. Il traite aussi d'autres problèmes lancinants ou brûlants : l'accord sur le nucléaire iranien, l'arsenalisation de l'espace extra-atmosphérique, les câbles sous-marins, le cyberespace, le renseignement numérique et la cybercriminalité, les opérations militaires au Sahel, la réglementation du commerce des armes légères, la sécurité à Mayotte, la police de sécurité du quotidien, la sécurité comme enjeu de développement territorial, la question du port d'armes citoyen.

  • Faut-il fonder une justice distributive mondiale au profit des plus faibles ? Existe-t-il des guerres qui répondent aux critères de la "guerre juste" ? Quelle est la meilleure architecture politique mondiale ? De telles questions ne relèvent pas d'une approche scientifique mais plutôt d'une théorie normative qui prescrit conduites et modèles d'organisation.
    Car, contrairement aux idées préconçues, la philosophie ne se borne pas à un idéal de vie au sein des formes politiques. Elle analyse bel et bien l'essence des relations internationales en répondant à ces interrogations. Lire et interroger ces sources contemporaines et passées, telle est l'ambition de cette anthologie. A travers une sélection de textes commentés et contextualisés, le lecteur découvrira ici les grands penseurs de la philosophie politique au coeur même de leur oeuvre : Dante, Machiavel, Hobbes, Montesquieu et Rousseau aux côtés d'auteurs classiques (Vitoria, Vattel, l'abbé de Saint-Pierre) ou contemporains (Rawls, Habermas, Walzer).
    Des philosophes ayant suscité regain d'intérêt ces dernières années (Leroux, Arendt) ou vifs débats récents (Strauss, Schmitt) sont venus enrichir cette deuxième édition.

  • Depuis la catastrophe de Fukushima, le gouvernement allemand a décidé de renoncer au nucléaire civil. En 1990, il avait confirmé la même position pour le nucléaire militaire. Que signifie cette politique ? La RFA a conservé la possibilité technique d'acquérir une défense nucléaire autonome, au-delà de la restriction de sa souveraineté de 1949 à 1989. Depuis sa réunification, elle affirme une volonté d'indépendance et de retour à la puissance. Niveau technologique, stocks de matériaux fissiles... font de la RFA une puissance militaire "en filigrane".

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