• Le Louvre orphelin de la Joconde, Beaubourg déserté par ses Matisse, et demain, pourquoi pas, Orsay privé de Déjeuner sur l'herbe... Doit-on exporter nos collections nationales comme des produits laitiers ? La question émeut, notamment depuis l'annonce de l'ouverture d'un "Louvre 2 " à Abou Dhabi. Didier Rykner nous hurle que non. Par cet essai, le fondateur de la très indocile Tribune de l'Art ne se borne cependant pas à ressasser ses griefs, ni à pourfendre une administration soumise à l'omerta. Il met en lumière les mutations de fonds que couve la polémique : le déclin des conservateurs en faveur d'énarques plus soucieux de profit immédiat que de conservation du patrimoine ; l'essoufflement de cette vieille mission de service publique qui visait à édifier le peuple par la contemplation de chefs-d'oeuvre érigés en véritables lieux de mémoire... L'événement primerait alors sur la pérennité, l'effet d'annonce sur la connaissance. L'auteur ne veut s'y résoudre, et déploie à l'encontre de ses détracteurs, souvent dédaigneux, parfois légitimes, une argumentation d'une précision implacable.

  • Actualité de l'histoire de l'art, nouvelles des monuments historiques, acquisitions des musées... Les articles les plus marquants parus pendant un an (2012/2013) dans le journal en ligne La Tribune de l'Art sont réunis dans ce volume. Née en 2003, La Tribune de l'Art se veut différente de ce qu'on lit partout ailleurs. Il ne s'agit jamais de reprendre des communiqués de presse lénifiants où l'autopromotion tient lieu d'arguments, mais d'enquêter et d'analyser.
    Elle ne critique que ce qu'elle a vu ou lu. Volontiers polémique, jamais neutre, La Tribune de l'Art combat les vandales et les démolisseurs, mais aussi la marchandisation de l'art. Pour elle, le journalisme neutre est un journalisme sans opinion, sans idées, sans intérêt. La Tribune de l'Art revendique ainsi un véritable engagement au service des musées et du patrimoine.

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