• Les gens qui réussissent leur vie nous courent sur le haricot. Comme disait Léautaud, « quelquefois, ceux qui ratent la leur sont plus intéressants ». Surtout s'ils savent la rater complètement. Cela demande du travail, de la persévérance, de l'entraînement.
    D'où ce livre où, pour la première fois, est proposée une méthode rigoureuse : quarantetrois principes de base pour rater tout ce que l'on entreprend.
    L'effort de théorisation philosophique y est utilement complété par des données thématiques destinées à introduire l'exactitude scientifique dans ce qu'il faudra peut-être appeler la ratologie. Suivent, en prime, quelques bons trucs (« Comment être vraiment malheureux en amour », « Entreprenez une psychanalyse », « Devenez fumeur »), ainsi que l'analyse du ratage dans quelques professions choisies et de nombreux exercices pratiques (« Comment rater une mayonnaise », « un attentat », « un cunnilingus », etc.)

  • La nuit, tous les aphorismes sont gris. Dominique Noguez les remet en pleine lumière, révélant l'origine et les sources des meilleurs d'entre eux avant de les commenter, souvent avec humour, toujours avec une érudite précision.De Sophocle à Duras, de Labiche à de Gaulle, voici une mine de citations, graves ou graveleuses, philosophiques ou drôles. Un délice pour tous les amis de la sagesse antique et moderne, les curieux d'histoire et d'étymologie, les apprentis écrivains, les amoureux de la langue, les professeurs en quête de sujets de dissertation originaux, et les élèves qui voudraient épater leurs professeurs...

  • Les martagons

    Dominique Noguez

    C'est l'histoire de cinq farceurs de vingt ans vivant dans la banlieue de Paris.
    Au début, ils signent " les Quatre Mousquetaires ". Leurs références ? Robin des Bois, Cyrano de Bergerac, Arsène Lupin, Dada, mai 1968 et les situationnistes. Tenants d'une révolution douce, ils se veulent des " justiciers modestes ". Ils font échouer une opération immobilière au bord de la Marne, souffler un vent de panique sur les codes-barres d'un supermarché du disque ou sur les hamburgers d'un fast-food, changent les plaques des rues, recolorient les feux rouges en feux roses ou bleus, lâchent de vraies souris à Eurodisney, organisent une orgie au Père-Lachaise, plongent l'Académie française dans le chaos.
    Pour eux, comme pour Arthur Cravan, " La grande Rigolade est dans l'Absolu ". Prix Roger Nimier 1995.

  • Duras, toujours

    Dominique Noguez

    Il faut tenter de comprendre ce miracle : Marguerite Duras a échappé au purgatoire. Treize ans après sa mort, elle ne cesse d'intéresser, en France et à l'étranger, où elle est l'écrivain français contemporain le plus traduit et le plus diffusé.
    Depuis trois ans, des textes posthumes les Cahiers de la guerre et le petit récit intitulé Caprice, paru en 1944 (on trouve ici les preuves qu'elle en est bien l'auteur) changent l'image qu'on avait d'elle. Caprice, en particulier, rompt avec la vision vaudevillesque et bourgeoise de l'adultère, et éclaire à l'avance Hiro - shima mon amour.
    Tout cela nous rappelle combien Duras est l'écrivain de l'amour (et qu'elle a, paradoxalement, suscité beaucoup de haine).
    Avec le recul, une nouvelle vision de son oeuvre se dessine. Au théâtre, Le Shaga nous présente une Duras inattendue, d'un comique loufoque proche de celui d'Ionesco et de Pinget. Dans l'oeuvre romanesque et au cinéma, la dimension voyeuriste (et visionnaire) ou l'obsession du nom nous apparaissent avec plus d'évidence.
    Les archives laissées à l'IMEC permettent d'aller plus loin. On le voit ici dans l'étude minutieuse (sur manuscrits) que Dominique Noguez consacre à la genèse de ce qui est peut-être le plus beau roman de Duras : Le Ravissement de Lol V. Stein.
    Duras, toujours est un livre d'ami et de connaisseur, mais écrit sans langue de bois : il s'achève par une lettre posthume sans concession, où l'admiration se nuance de réserves et même de reproches, puis à la fin, somme toute, se trouve renouvelée.

  • Des causes : l'humour, la sagesse - antique et moderne -, la littérature de demain, l'avenir du français, le style, le refus de la censure et du puritanisme.
    Mais aussi des écrivains et des artistes : Sartre, Barthes, Cocteau, Picasso, Henri Langlois, Topor, François-Marie Banier.
    Enfin, quelques conseils : comment porter la barbe ; être un cadavre coriace ; donner une conférence lorsqu'on n'a plus de bouche...
    Du lyrisme grave à la bonne humeur, Dominique Noguez a une plume très sûre, un tour d'esprit vif qui fouette notre intelligence. L'humour, son arme favorite, lui fait prendre du champ et donne à sa révolte l'apparence de la légèreté.

  • L'interruption

    Dominique Noguez

    Adrien Delcourt, 59 ans et des poussières, est chercheur en philosophie à l'EHESS de Paris. Il a fait ses études à la Sorbonne, avec Vladimir Jankélévitch, Ferdinand Alquié et Yvon Belaval. C'est un roman sur la philosophie.
    Il a longtemps aimé la plus belle fille du cours d'agreg, devenue sa femme puis morte précocement. Et aussi un jeune homme rimbaldien, disparu. C'est un roman sur les incertitudes de l'amour.
    Son meilleur ami, critique sardonique et fin gastronome, siège au comité de lecture d'un grand éditeur et l'aide à se faire publier. C'est un roman sur l'édition (et la bonne chère).
    Fin 2003, il est amené à présenter sa candidature au Collège de France. Il fait ses visites, rencontre des sommités devant lesquelles il tente de briller. C'est un roman sur l'espoir.
    Dominique Noguez nous livre un ovni littéraire avec des conversations affûtées, du sexe, des dîners, de l'enthousiasme, de la mélancolie et une surprise finale.

  • Amour noir

    Dominique Noguez

    " Jamais je n'avais regardé ses yeux de si près.
    Ils étaient d'un brun foncé, presque aussi sombres que leur pupille. Je ne pourrais pas écrire que je la regardais au fond des yeux car ces yeux-là n'avaient pas de fond. Ils n'étaient qu'une surface noire, désespérément opaque, des yeux inhumains, de rapace ou de lynx, d'une dureté de marbre ou de météorite, des yeux qui me regardaient mais ne me voyaient pas, qui ne m'aimaient pas, qui ne m'aimeraient jamais, qui n'aimeraient jamais personne, des yeux d'un autre monde."

  • Avec des si

    Dominique Noguez

    • J'ai lu
    • 20 Septembre 2007


    A partir de : si les poules avaient des dents, D. Noguez a imaginé une centaine de maximes désopilantes, poétiques ou bizarroïdes.


  • Paris, Pont des Arts

    Dominique Noguez

    « Un jour, à Paris, les habitants de Saint-Germain-des-Prés se réveillèrent avec une statue de Satan devant leur église et deux anges flanquant la statue du révolutionnaire Condorcet près de l'Institut. Daniel Hourdé venait de frapper. L'art - un art vif, libre, durable, dantesque - venait de frapper. Cinq ans plus tard, il récidive en mode majeur, cette fois au beau milieu de la Seine.
    Les 155 mètres du pont des Arts vont devenir pendant plusieurs semaines en mai-juin 2016 une «passerelle enchantée». » D.N.

  • Première surprise : on a retrouvé le manuscrit d'un quatrième livre des Essais ; en ressort l'image inattendue d'un Montaigne mi-paillard mi-dostoïevskien. Deuxième surprise : deux " mythologies " inédites de Roland Barthes. Troisième surprise : auteur des Deux sources de la morale et de la religion, Bergson se serait également intéressé aux deux sources de l'érotisme...
    Faut-il prêter foi à ces révélations ? Ni plus ni moins qu'à celles qui concernent dans ce livre la rentrée littéraire 2016, les élections présidentielles de 2027 ou la manière dont sont aujourd'hui attribués les prix littéraires.
    Ce nouveau volume légèrement canularesque rejoint les précédentes " études savantes " publiées par Dominique Noguez : Les Trois Rimbaud, Sémiologie du parapluie ou Lénine dada.

  • "Chasseur heureux, guerrier vainqueur ou amant fébrile, peu importe la généalogie, le premier danseur fut le premier qui piétina, de joie ou d'exaltation, et qui communiqua à d'autres ce besoin de piétiner" - Dominique Noguez.
    Une brève méditation sur l'essence de la danse et sur le problème de son intelligibilité, suivie de notules extraites du journal inédit de Dominique Noguez, consacrées à des figures de la danse contemporaine (Merce Cunningham, Susan Buirge, Régine Chopinot).

  • A deux reprises, avec Les Particules élémentaires et Plateforme, Michel Houellebecq a mis le feu aux poudres. Traduit en trente langues, partout il a divisé la critique, remué ses lecteurs ou mobilisé la justice. C'est un des auteurs les plus discutés de l'époque. Autant adulé que décrié. On l'a tenu pour un oiseau de malheur, un visionnaire, un provocateur.
    Paradoxalement, l'écrivain reste méconnu et l'homme presque inconnu. Celui que son ami Noguez a surnommé le « Baudelaire des supermarchés » ou le « Buster Keaton de l'informatique » méritait un livre. Le voici. Le premier en France.
    Au cours des deux « affaires » Houellebecq, si chaudes, si passionnées, Noguez a été son principal défenseur, son meilleur exégète. Il a démasqué la « rage de ne pas lire » de ceux qui condamnaient ses romans en bloc. Il a su distinguer dans sa prose prétendument « plate » différents niveaux de lecture et un « ton nouveau ». Ses arguments semblent lumineux et irréfutables. Le lecteur de bonne foi en conviendra.
    A l'essai, Noguez ajoute des « bribes » de son propre journal intime. Houellebecq y apparaît tel qu'en lui-même, enfin ou en fait, avec ses faiblesses et ses forces.

    Romancier et essayiste, Dominique Noguez a publié une vingtaine d'ouvrages dont des romans :Les Martagons (Gallimard, Prix Roger Nimier 1995), Amour noir (Prix Femina 1997) et des essais : Duras, Marguerite (Flammarion, 2001), Comment rater complètement sa vie en onze leçons (Payot, 2002). Il a obtenu le Grand Prix de l'humour noir en 1999.

  • Lénine Dada

    Dominique Noguez

    C'est ainsi. On la croyait dite, la messe, la messe à l'envers, l'anti-Cène qui ouvre la voie des avant-gardes européennes : dans la tabagie d'un tapis franc -zurichois, le Cabaret Voltaire, parmi le convoiement brinquebalant des choppes, les gueulement hilares des présents, l'avènement de DADA, incarné sur maints tréteaux par les Tzara, Arp, Huelsenbeck et autres as nuiteux de la rupture de tous bans possibles. Zurich, oeil fiévreux du cyclone européen de 1916. C'était compter sans l'industrie patiente et l'érudition sourcilleuse de Dominique Noguez. Lui enfonce un coin, élargit le cadre et continue à déplier la lettre, découvrant un angle de vue, mettant à jour un post-scriptum hallucinant : DADA ne nous vient pas de l'errance tâtonnante d'un doigt poétisant sur une page de dictionnaire (version de la vulgate), mais de l'exclamation jovialement approbatrice d'un exilé du cru : Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine. Lui, qui se serait exclamé, à la vue d'un happening furibond (coups sur caisse pas très claire, violon invisible et danse non-euclidienne) : DA DA! Le grand OUI du grand Russe au grand BI de la jacquerie mentale en ce lieu éclose. Et n'en restons pas là : Lénine aurait, preuves à l'appui, mis la main à la pâte poétique de Dada, et fait de la révolution russe un grand happening ubuesque. C'est la thèse de Noguez. Preuves à l'appui, on vous dit.
    L'extraordinaire coïncidence qui fit se côtoyer à Zurich en 1916, plusieurs mois durant, Lénine et les premiers dadaïstes, est longtemps passée inaperçue. L'étude patiente et méticuleuse de cet épisode trop mal connu conduit Dominique Noguez à une découverte stupéfiante, qui remet radicalement en cause la vision qu'on avait jusqu'ici du leader bolchévique, de sa politique et, d'une façon générale, de l'histoire contemporaine.
    Traduit en plusieurs langues dont le japonais (mais pas le russe), ce livre où tout est vrai passe depuis près de vingt ans pour un classique du canular. À tort ou à raison oe

  • Ce livre parle du bonheur, du moins de ce qui donne du sel à la vie.
    L'auteur s'y veut " nouveau moraliste " : il s'intéresse à la manière de vivre de ses contemporains, pense qu'il n'y a (presque) rien de plus intéressant au monde, mais essaie de le faire en homme du xxie siècle, avec gaieté. volontairement divers par leur ton et leur forme, les textes qui le composent ont en commun le refus de l'uniformité et un goût prononcé pour la douceur, la surprise, l'utopie et la farce.
    Dominique noguez est un écrivain autant qu'un philosophe. on n'est moraliste qu'en tournant sa langue sept (ou huit) fois dans sa bouche, donc la plume à la main. ces plaisirs de la vie sont aussi des plaisirs du langage.

  • L'exemple de Gide ou de Sartre suggère que le grantécrivain (dont on propose ici le portrait sociologique et littéraire) a été longtemps une spécialité française.
    Est-ce encore vrai aujourd'hui ? Pour que cette question ait un sens, il faudrait que l'existence de la littérature soit assurée. Or elle ne l'est plus. Surtout quand on a reçu en lot d'écrire dans l'une des grandes langues littéraires que la généralisation de l'anglo-américain menace de mort.
    C'est égal : faisons volontaristement comme si de rien n'était. Peignons le grantécrivain comme il pourrait être demain : nouveau moraliste ou autoparodiste, traquant, au prix même du malheur et de l'immolation, une certaine vérité sur la société et sur lui-même.
    L'auteur paye in fine de sa personne en donnant un concentré de littérature et un centon d'aphorismes sur ce " polygraphe superbe ", voleur de feu dévoré par un aigle mais faisant don de son foie à la postérité, que peut être tout écrivain, grand ou petit.
    D. N.

  • " Nous étions le vendredi 29 juin 1951, c'est-à-dire il y a exactement cent ans.
    Jamais le chronotron n'avait été aussi précis. La précédente fois que j'avais cherché à reculer d'un siècle, je m'étais égaré à mi-course, du côté déprimant de l'an 2001. Et je me souviens d'un ami, gaillardement parti pour 1900 et la Belle Epoque, qui s'était retrouvé en 2018, au moment où l'humanité commençait à être décimée par l'épidémie de Creutzfeldt-Jakob ! L'utilisation du chronotron, il faut bien l'avouer, ressemblait assez jusqu'ici à l'un de ces sports de l'extrême, particulièrement le saut à l'élastique, où l'on n'est jamais à l'abri d'un rebond fâcheux, voire d'un accident fatal.
    "

  • L'homme de l'humour

    Dominique Noguez

    L'homme de l'humour, ce serait Socrate s'il avait été beau, saint Martin s'il avait donné la moitié non de son manteau mais de sa peau, la Joconde si elle avait vraiment porté la moustache, Descartes s'il n'avait pas inventé le cogito mais la nitroglycérine, Glenn Gould si après une fausse note il s'était coupé une main en direct à la télévision.
    Si l'humour était possible, ce serait la plus belle attitude humaine, plus belle encore que la sagesse, l'héroïsme ou la sainteté. Il suffirait, dans le même temps, d'adhérer absolument au monde et de s'en éloigner vertigineusement, jusqu'à presque mourir. Et de laisser jaillir, effet ou cause de cet écartèlement, l'étincelle d'un rire froid, à la fois positif et négatif.
    Dommage que ce soit impossible.
    Jacques Vaché avait retiré son «h» à «umour», Noguez lui retire ses cinq dernières lettres.

  • On croit que le football est né au Moyen Âge. C'est faux. Il a été inventé en 1645 par un natif de Charleville pendant une sieste crapuleuse. Rien d'étonnant si ce jeu brûlant inspire deux siècles plus tard une de ses Illuminations à un autre caropolitain célèbre.
    Rimbaud, justement, est au centre d'une des grandes révélations de ce livre : lui qu'on rapproche si souvent d'Isidore Ducasse en pensée a rencontré Lautréamont en chair et en os un jour d'août 1870. Noguez en établit la preuve, de même qu'il éclaire d'un jour nouveau la personnalité des Goncourt, de Gide, de Léautaud, de Paulhan, de Sollers ou de Matzneff. Ainsi que celle d'auteurs moins connus comme Raoul Ouffard, Maxime Petitdoigt, « filleul » de Louis Bouilhet, ou le flamboyant cinéaste belge Paul Vanderstrick, dit PV.
    Mais, plus encore que vers le passé ou le présent, ce livre est tourné vers l'avenir : l'enseignement en Seine-Saint-Denis vers 2010, les élections législatives de mai 2024, Paris en 2021 et à l'aube du XXIIe siècle, les nouveaux animaux que nous prépare la génétique appliquée.
    Fidèle à la méthode inaugurée dans Les Trois Rimbaud, Lénine dada ou Sémiologie du parapluie, Dominique Noguez nous livre là une oeuvre typique de critique-fiction.

  • Le bruit, partout, tout le temps, les portables, les chiens méchants, les endoscopies, la grève des transports, les procès abusifs, le politiquement correct, la bien-pensance, le fanatisme, la prétention de faire le bonheur des autres sans leur demander leur avis... Des plus minuscules aux plus énormes, des plus concrètes aux plus métaphysiques, Dominique Noguez traque et classe toutes les raisons qui nous empêchent d'être heureux. Vingt choses ? façon de parler ! Elles sont innombrables ! Avec pour modèles le ton satirique de Juvénal ou de Boileau, l'auteur se livre ici, en écrivain autant qu'en philosophe, à un joyeux jeu de massacre. À la fin, passant à l'humour noir, il nous console en imaginant de sauvages revanches sur ces mille choses qui nous éloignent du bonheur. On ne les aura peut-être pas toutes terrassées, mais au moins on aura ri.

    PAR L'AUTEUR DE COMMENT RATER COMPLÈTEMENT SA VIE EN ONZE LEÇONS.

    Dominique Noguez, normalien, agrégé de philosophie, docteur d'État, est aussi l'auteur d'Aimables quoique fermes propositions pour une politique modeste (1993), de L'Arc-en-ciel des humours (1996), de L'Homme de l'humour (2004) et, chez Payot & Rivages, des Plaisirs de la vie (Rivages/Poche n° 353) et de Comment rater complètement sa vie en onze leçons (Rivages/Poche n° 438). Il a obtenu en 1999 le Grand Prix de l'humour noir.

  • « Je vais essayer de tout dire. Jai un retard de sincérité à rattraper, il y a longtemps que jy pense. » Dans ce récit autobiographique, Dominique Noguez raconte le début tumultueux de sa relation amoureuse avec Cyril Durieux, très beau jeune homme aussi attendrissant que cruel, obsédant et néanmoins volatil. À partir de ses souvenirs, de ses carnets, de ses photos, « sans aucune altération du vécu », lauteur revient sur cette rencontre qui a profondément affecté sa vie. Entre Paris et le Japon, Une année qui commence bien est un voyage au cur même de lintimité dun écrivain qui sinterroge, entre autres, sur la nature de lamour et sa puissance.

  • « On trouvera dans ce livre, toute une série d'aphorismes, très connus mais pas toujours (j'en fais découvrir plusieurs), dont on ne sait jamais vraiment d'où ils viennent. La plupart du temps, aphorismes au sens strict, c'est-à-dire des vues sur le monde en forme de définition ou d'observation brève tournant au mot d'esprit, mais parfois aussi des expressions toutes faites, des répliques de théâtre, etc., qui n'en sont pas strictement mais qui ont la même fonction. Je les prends dans tous les siècles et dans plusieurs langues (la nôtre, mais aussi, de temps en temps, le grec, le latin, l'italien, l'allemand, l'anglais, même le japonais). Dans chaque cas, j'indique avec une précision de bénédictin la référence exacte de la phrase, racontant, à l'occasion, les longues tribulations qui m'ont conduit jusqu'à elle. J'en risque un commentaire, si possible philosophique, à tout le moins de bon sens, ou même, qui sait, plaisant... »

  • Pensées bleues

    Dominique Noguez

    L'aphorisme est un tour de magie difficile à réussir. Il est la pièce d'un puzzle mais supporte mal la compagnie. Il cherche l'universalité plus que l'originalité, la concision plus que la simplicité. Il est souvent amer et il est mal-aimé.
    Dans le sillage de Lichtenberg et Kafka, Dominique Noguez nous peint ses aphorismes en bleu. Des pensées, des maximes, à l'image de son travail d'écrivain.
    Du style, de l'élégance, une dose de désespoir et beaucoup d'humour. Il y a des pensées classiques et d'autres ancrées dans l'actualité.

    « La plupart des hommes sont des Sancho Panza sans Don Quichotte ».

    « Avec les portables, les confessionnaux sont en pleine rue sans grillage et sans prie-Dieu ».

    « Pousser des cris d'Onfray ».

    « Quand on va prendre l'avion, soigner ses sous-vêtements : on pourrait retrouver le cadavre après la catastrophe ».

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