• Retiré dans un petit village de l'ouest de l'Angleterre, Zachary, déserteur de quinze ans qui ne supporte plus l'horreur de la vie à bord, tente d'oublier ses peurs - et de se faire oublier. C'est sur la « Colline aux Gentianes », butte surmontée d'une chapelle au-dessus du port de Torquay, où les marins ont l'habitude d'aller en pèlerinage, que le garçon rencontrera la petite Stella, douze ans, fille adoptive d'un couple de paysans. Tous deux rêvent d'une autre vie et d'autres contrées. Sur fond de guerres napoléoniennes, l'auteur se fait ici le chantre des âmes en peine, des exclus, et nous suggère en douceur que la vie est ailleurs. La Colline aux Gentianes est l'un des plus grands romans d'Elizabeth Goudge et se situe dans le droit fil des Hauts de Hurlevent.

  • Le livre Une rue peut être un univers, l´endroit où tout se joue. Lorsque sa famille emménage rue du Dauphin-Vert, en plein dix-neuvième siècle, dans une bourgade des îles Anglo-Normandes, William se lie d´amitié avec la jolie Marguerite et la grave Marianne, toutes deux ses voisines. On rêve, on rit, on pleure et l´on se moque du jeune garçon qui, en dépit de sa préférence marquée pour Marguerite, ne peut s´empêcher de mélanger les prénoms des deux soeurs... Un « détail » vraiment ? Un petit rien, croit-on, que cette confusion. Elle bouleversera pourtant le cours de bien des existences...


    « Si vous avez une passion pour les soeurs Brontë et Daphné Du Maurier, précipitez-vous sur ce chef-d´oeuvre des sentiments contrariés. » Elle « Un roman qui touche au mythe, à la légende, qui est habité par la notion de sacrifice. Un roman mystique, comme il y en a peu dans la littérature anglaise. » Le Figaro littéraire L'auteur Née dans le Somerset en 1900, Elizabeth Goudge est une romancière anglaise qui fut élevée dans l´austérité par son père professeur de théologie à Oxford. En 1923, elle se mit à l´écriture et se fit connaître avec les livres pour enfants et les biographies pieuses, avant de se consacrer à la littérature avec notamment L´Arche dans la tempête et Le Pays du Dauphin-Vert. Elle mourut en 1984, laissant derrière elle une oeuvre animée par les violences et les contradictions des sentiments et par la rudesse des campagnes isolées de l´ouest de l´Angleterre.

  • Dans ce récit, chant du cygne du roman victorien, les personnages n'ont d'arme, pour lutter contre la malédiction d'être au monde, que leur folle indépendance ; et qu'un seul maître, la nature sauvage, dans un cadre battu par les vents, l'île de Guernesey, au siècle dernier.

  • Un vagabond de quatorze ans, doué pour l'étude - et, croit-il aussi, pour la vie -, gagne l'illustre cité d'Oxford, qui connaît alors (fin du XVIe siècle) un essor intellectuel sans précédent.
    La Reine Elizabeth Ière, qui règne alors sur le jeune empire britannique, exerce son pouvoir d'une main de fer mais ne résiste pas à la séduction des libres entreprises de l'esprit. Ce qui en engage certains sur les voies de la belle audace, prometteuse de mille merveilles...
    Et de déconvenues à la même mesure. Amours contrariées, combats de l'honneur et de l'ambition, fastes en miroir de la noblesse éprise de soi et du théâtre fier de ses oripeaux, rivalités de la gloire et de l'esprit : c'est tout le parfum d'un monde oublié qui revit dans ces pages. Toute la magie, aussi, d'une « fragile ville de rêve » qui se voit soudain confier la mission d'imaginer « les meilleurs lendemains du monde ». Mais les hommes sont-ils jamais capables d'apprécier ce qu'apportera demain ?
    Un roman où Elizabeth Goudge (1900-1984) se révèle comme une digne descendante de William Shakespeare.

  • Dans une petite chambre éclairée par la lueur dansante du feu, les rideaux de perse fleurie étaient tirés contre la fraîcheur du soir. Avec son lit à colonnes, sa coiffeuse enjuponnée de ruches, sa commode galbée et les gravures anciennes aux murs, cette pièce était une véritable oasis de paix dans ce monde tourmenté. Lucilla était adossée à ses oreillers ; une mantille de dentelle recouvrait ses beaux cheveux blancs. Les enfants, blottis près de la cheminée, semblaient eux aussi enfermés dans une sécurité inviolable.

    Comme presque toujours, chez Elizabeth Goudge, il y a une maison au centre du roman, une maison protectrice, un foyer dont les murs épais, anciens, solides, abritent une famille. Chez les Eliot, c'est Lucilla, la grand-mère, qui tient les rênes, veille au bien-être de chacun - mais aussi au respect des règles de la morale, même si autrefois, elle avait bien failli les bafouer elle-même...
    Aujourd'hui, dans une atmosphère en apparence apaisée, on va aimer voir s'agiter, grandir, s'épanouir tous les membres de cette attachante famille - même si certains orages grondent encore dans le lointain...

  • Il faut se souvenir qu'entre 1950 et 1980, Elizabeth Goudge - souvent comparée à Emily Brontë - a été la romancière anglaise la plus lue et traduite de son époque. Nous retrouvons dans L'auberge du pèlerin la famille Eliot, déjà au centre du Domaine enchanté.
    C'est toujours Lucilla, la douce grand-mère, en réalité à la main de fer, qui dirige son « clan » depuis sa belle maison au fond de la campagne anglaise. Inquiète pour son petit-fils préféré, David, devenu un comédien célèbre, car elle le sait toujours épris de Nadine, sa ravissante jeune tante par alliance - et elle de lui - elle va tout faire pour lui trouver l'épouse idéale. Mais la timide Sally - un des plus attachants personnages d'Elizabeth Goudge - saura-t-elle s'imposer face à l'éblouissante Nadine ? Or c'est en réalité la très ancienne auberge qui accueillait autrefois les pèlerins et que George, le mari de Nadine, vient d'acheter, qui va séduire la belle-rebelle - et nous avec elle - et devenir le coeur de ce merveilleux roman.

  • En cette soirée de septembre, Lucilla attendait l'arrivée de David et elle alla se regarder dans la glace. Il lui disait souvent qu'elle était belle et qu'il l'aimait. «Je ne sais pas au juste de qui tu as l'air», dit-elle à la vieille dame dans le miroir, «mais ce qui importe, c'est que tu lui plaises».
    Quelques minutes plus tard, il entra dans la pièce. «Vas-tu bien, grand-mère?» «Très bien, David, vas-tu bien?» Depuis de nombreuses années, ils échangeaient toujours la même salutation quand il rentrait à la maison. La réponse avait toujours été affirmative et satisfaisante. Mais cette fois-ci, avec une soudaine panique, Lucilla sut que David n'allait pas bien. Quelque chose était arrivé.

    Le domaine enchanté, premier volume d'une trilogie, nous plonge dans l'histoire de la famille Eliot, peu de temps avant la Deuxième Guerre mondiale. Au centre, il y a Lucilla, 80 ans, très belle, impérieuse, qui règne sur ses enfants et petits-enfants, depuis sa belle propriété à la campagne. Le divorce d'un de ses fils va perturber l'équilibre familial, d'autant plus que le petit-fils préféré de Lucilla, jeune acteur à succès, tombe amoureux de son ex-tante, guère plus âgée que lui, et veut l'épouser. Pour tenter de ramener les «coupables» à la raison, Lucilla va devoir lever le voile sur son propre passé, qui n'est pas tout à fait celui que l'on croyait.

  • Jeune orpheline à treize ans, Maria Merryweather s'installe au manoir de Moonacre avec son oncle Sir Benjamin. Dans ce paysage et cette région si étranges, elle rencontre de curieux personnages qui attisent sa curiosité. Mais c'est surtout l'histoire des Merryweather qui l'intéresse. Pourquoir son oncle vit-il seul ? Pourquoi lui a-t-il défendu de s'approcher de Merryweather Bay ? Et qui sont ces hommes que l'on appelle les Hommes des Bois sombres . Maria part à la découverte des secrets les plus obscurs de sa famille, enfouis depuis trop longtemps.

empty