• Les heures d'automne, ce sont pour l'éternel pèlerin Emile Baumann les plus belles du Mont Saint-Michel : le flot des visiteurs profanes se tarit, l'abbaye retourne à sa farouche solitude maritime, élan magistral de pierre au milieu des déserts liquides... Sous la plume de l'auteur, la marche vers la Toussaint, à l'ombre de l'Archange, appelle au recueillement comme jamais, et déambuler dans les promenoirs des moines du XIe siècle avant de gagner la lumière qui baigne les forêts gothiques de colonnes élancées ressemble à un pèlerinage intérieur idéal.

  • Les heures d'été évoquent le second séjour d'Émile Baumann au Mont Saint-Michel. Comment retrouver l'atmosphère de recueillement ressentie lors du premier pèlerinage, alors même que l'abbaye est envahie par une foule de touristes ? Peut-être en levant le regard vers le ciel d'où l'Archange étend ses ailes sur le monde, ou en le tournant vers une intériorité inviolable d'où l'on percevrait l'esprit des bâtisseurs de la Merveille ?

  • Les heures de printemps sont le premier texte qu'Émile Baumann consacre au Mont Saint-Michel. Plutôt qu'un guide ou une énième monographie, il s'agit là d'une oeuvre spirituelle, personnelle, car l'écrivain aborde son séjour comme un pèlerin et non un curieux. Ce premier carnet, écrit à l'aube du XXe siècle, est celui de la découverte de l'émotion et la piété auxquelles invite le monument, alors en restauration.

  • Les heures d'hiver sont un carnet de pèlerinage que chacun pourra s'approprier, dans les pas d'Émile Baumann auquel les séjours au Mont Saint-Michel ont inspiré de si belles pages. Les heures du Mont Saint-Michel appellent à l'intériorité, à la réflexion et à l'humilité, tant le voyage vers cette merveille de l'Occident, résume à lui seul, pour qui veut l'entreprendre ainsi, l'esprit de tous les pélerinages : voyage intérieur que favorisent les mille détours de l'ascension vers la lumière vers lesquels ils conduisent inévitablement, au coeur d'un monument qui fait figure d'éternelle prière de pierre montant vers le ciel. En guides attentifs, la paroles de femmes et d'hommes de foi ponctuent ce voyage.

  • Comment pouvons-nous être certain de savoir si Marie-Antoinette et Axel de Fersen n'ont pas entretenu pendant plus d'une dizaine d'années une véritable histoire d'amour et de passion, sans doute l'une des plus célèbres des coulisses de l'Histoire de France ? Les récentes découvertes scientifiques sur l'analyse de leur correspondance secrète permet de l'affirmer, mais aussi de revenir sur un intéressant ouvrage qui se basait, en 1931, sur cette supposition. Comme le souligne son auteur, Émile Baumann, dans l'introduction de cette biographie romanesque des deux amants : Il convient à un livre comme celui-ci d'avoir des parties romanesques mais je n'ai pas voulu qu'il fût un roman. Aucun épisode n'est fictif de rares détails sont supposés vrais, d'après des inductions vraisemblables je prends soin, là où elle se dérobe, de ne jamais violenter l'histoire. La discrétion des deux personnages, les ratures ou les lacunes dans le Journal de Fersen, dans ses lettres et celles de Marie-Antoinette, rendent délicates à suivre les phases des sentiments.

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