• « Quand nous partons, nous ne sommes que de vulgaires soldats, maussades ou de bonne humeur et, quand nous arrivons dans la zone où commence le front, nous sommes devenus des hommes- bêtes. ».

    Témoignage d'un simple soldat allemand de la guerre 1914-1918, À l'ouest rien de nouveau, roman pacifiste, réaliste et bouleversant, connut, dès sa parution én 1928, un succès mondial retentissant et reste l'un des ouvrages les plus remarquables sur la monstruosité de la guerre.

  • Paris, 1939. Ravic, chirurgien allemand émigré en France pour fuir le régime nazi, opère dans la clandestinité pour le compte d'un médecin français qui ne maîtrise plus son métier. Hanté par les sévices qu'il a subis en Allemagne, il déambule dans la capitale, à la veille de l'Occupation, risquant chaque jour d'être expulsé. Lorsqu'il rencontre Jeanne, jeune chanteuse exilée comme lui, il reprend un temps goût au bonheur, mais les ombres du passé ne lâchent pas prises si facilement.
    Arc de triomphe est le portrait d'un homme qui, derrière son cynisme, cache un profond humanisme, opérant sans distinction grandes dames et prostituées, petites gens et hauts fonctionnaires. C'est aussi un grand roman d'amour et, surtout, le tableau saisissant d'un monde sur le point de basculer dans l'obscurité.

  • « J'étais dans l'île d'Ellis Island, c'était l'été 1944, et devant mes yeux j'avais New York. »Ludwig Sommer a vu son père faire assassiner par la Gestapo. Après un long périple à travers l'Europe, le jeune Allemand, pourchassé par les nazis, a enfin rejoint les États-Unis. Son permis de séjour en poche, il part à la découverte de cette terre promise dont les richesses semblent inépuisables. Mais la guerre et ses blessures, toujours vivaces, rendent difficiles les nouveaux départs.Dans cet ultime roman, laissé inachevé à sa mort en 1970, l'auteur d'À l'ouest rien de nouveau brosse le portrait d'une communauté d'exilés tout en offrant une réjouissante satire de la société américaine.Un livre somptueux sur la vie en laquelle il faut continuer malgré tout à croire. Gilles Heuré, Télérama.Un étonnant mélange entre gravité et frivolité, guerre et paix, retrouvailles et souvenirs obsédants des disparus... Une magnifique chronique. Macha Séry, Le Monde des livres.   Traduit de l'allemand et postfacé par Bernard Lortholary.

  • Lisbonne, 1942. Un homme erre sur les quais du port devant le paquebot qui part le lendemain vers les États-Unis. Il est émigré allemand, il n'a ni argent ni visa et ne sait comment rejoindre le monde libre. Un inconnu l'aborde et lui propose un étrange marché : en échange de passeports et de billets pour New-York, il devra écouter son histoire, le récit de sa fuite d'Allemagne, de son exil en France, de sa passion pour une femme... Publié pour la première fois en 1962, La Nuit de Lisbonne est à la fois une poignante histoire d'amour et un témoignage intemporel sur la condition des réfugiés et sur l'importance de conserver la trace de la destinée de chaque être humain.

  • Après

    Erich Maria Remarque

    «Mais vous avez pourtant tué un homme ! insiste le président. - J'ai déjà tué bien des hommes», répond Albert avec indifférence. L'avocat général sursaute. Le juré le plus rapproché de la porte cesse de se ronger les ongles : «Qu'avez-vous dit ?» demande le président, suffoqué. Je lance vivement : «Pendant la guerre. - Ce n'est pas du tout la même chose», fait l'avocat général déçu. Alors Albert lève la tête : «Comment n'est-ce pas du tout la même chose ?» L'avocat général se lève : «Oseriez-vous faire la moindre comparaison entre votre acte et le combat pour la patrie ? - Non, répond Albert, les gens que j'ai tués à cette époque ne m'avaient rien fait...» Aux combats d'À l'ouest rien de nouveau succède le dur retour des soldats à la vie civile. Erich Maria Remarque nous raconte la folle recherche de leur jeunesse perdue dans une Allemagne en proie au chaos.

  • La guerre - la Grande Guerre -, et la vie qui reprend. L'inhumanité des combats, le difficile retour à la vie civile, les souvenirs obsédants. Dans ces six nouvelles qui parurent après son exil aux États-Unis, l'auteur de À l'ouest rien de nouveau montre à quel point le militarisme et le nationalisme sont des machines à décerveler et à tuer et livre un plaidoyer sans didactisme et sans pathos contre la bêtise et l'inutilité de toutes les guerres. « Au-dessus de ces champs semblent se dresser les années perdues, les années qui n'ont pas été et que ne trouvent pas le repos - le cri de la jeunesse anéantie trop tôt, fauchée en pleine course. »

  • Les camarades

    Erich Maria Remarque

    Dans l'Allemagne des années trente, trois anciens soldats - trois camarades - tentent de survivre grâce à la vente de voitures d'occasion et au garage qu'ils ont monté. Face au désespoir ambiant certains trouvent refuge dans le nazisme, d'autres dans l'alcool et les femmes, parfois même dans la mort. Misère des meublés, banalité de la prostitution, cabarets sordides constituent le quotidien de nombreux laissés-pour-compte. Robby est l'un d'eux.
    Mais voilà qu'apparaît la fragile Pat, et avec elle la possibilité de redonner enfin un sens à la vie...

    L'auteur d'À l'ouest rien de nouveau nous offre un nouveau chef-d'oeuvre.

  • 1923-1924 : deux années folles en Allemagne, où une inflation démentielle ruine les salariés et enrichit les affairistes. Employé à la firme «Henry Kroll et fils, monuments funéraires», Louis vend des pierres tombales et des sculptures commémoratives. Le moment est favorable à ceux qui vivent de la mort des autres. Les aventures sont à portée de main et, quand la tristesse s'empare des hommes, la virée au bordel, où Fritzi ou le «cheval de fer» proposent des services très spéciaux, fait passer le vague-à-l'âme. Mais, peu à peu, Louis comprend ce que ces facilités de la vie lui avaient masqué : l'amour est ailleurs, et pourquoi pas auprès de son amie internée dans un hôpital psychiatrique ?
    Ce récit de la transformation d'un homme dans une Allemagne gangrenée par la corruption et les débuts du nazisme se lit, comme tous les grands livres, à plusieurs niveaux. Pour le préfacier Lionel Richard, «la technique romanesque de Remarque consiste à dégager sur un arrière-plan réaliste, d'une écriture souvent à la hache et au vitriol, un plan qui le contrecarre : il poétise les insatisfactions, les rêves, les aspirations de certains de ses personnages. Et il y parvient efficacement parce qu'il s'identifie à eux.»

  • Soldat d'une armée allemande à laquelle ses chefs avaient promis la maîtrise du monde et qui compte ses innombrables morts, Ernst Gräber échappe à l'enfer des bombardements à l'occasion d'une permission et quitte le front russe devant Stalingrad pour partir à la recherche de ses parents. Effrayante odyssée : il ne traverse que des villes en ruine et ne voit que des survivants affamés. La rencontre d'une amie d'enfance, Élisabeth, va soudain illuminer la vie d'Ernst. Mais, après le spectacle de la destruction des hommes, y a-t-il encore un temps pour aimer ?
    Dans Un temps pour vivre, un temps pour mourir, Erich Maria Remarque impose l'idée, alors nouvelle, de «guerre totale». Il y révèle la barbarie à laquelle aboutit l'armée allemande, aveuglément bornée, sur le front de l'Est. Et le soldat Ernst Gräber, contraint de se battre malgré lui au nom de l'Allemagne nazie, témoigne du dilemme dans lequel finit par se trouver tout individu quand il veut demeurer fidèle à sa conscience.

  • Né avec le siècle, Erich-Maria Remarque a accompagné les soubresauts de son époque dont il fut le témoin.
    Il avait survécu à la Première Guerre mondiale et écrit le livre de toute une génération.
    Comment survivre ? se demandait dans les dernières pages le héros de A l'Ouest rien de nouveau (1929). Survivre : c'est fuir l'Allemagne nazie à la fin des années 1930 pour Paris, refuge mythique des intellectuels européens (Les Exilés et Arc de Triomphe) ; survivre sur le front russe pour un citoyen ordinaire devenu un soldat ordinaire (Un temps pour vivre, un temps pour mourir) ; survivre dans un camp de concentration (L'Etincelle de vie) : à la suite de A l'Ouest rien de nouveau, qui a éclipsé le reste de l'oeuvre de Remarque, voici des romans puissants, brutaux, humanistes et chaleureux.

  • Quand le mot ennemi devient vide de sens et que la blessure, synonyme de retour à l'arrière, devient un salut...Une plongée vertigineuse dans les tranchées de 1914-1918, qui permet de toucher du doigt l'horreur de la guerre aux côtés des Poilus. Deux vibrants cris pacifistes.L'édition Oeuvres & thèmesType:Oeuvre en extraitsL'appareil pédagogique comprend:-des repères sur le contexte et les genres-un questionnaire pour chaque texte, avec des «petites leçons» sur les notions en jeu-des textes échos, pour construire une culture littéraire

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