• When Etienne Krähenbühl, went to Lebanon in 2000, he realised what the war could have meant. The country was a field of open wounds and he was fascinated, attracted as much as appaled by it. In the town of Aley, he walked on a ground covered with artillery shells. He exposed a shrapnel fragment to the sunlight piercing through the branches of a lone cedar tree, and decided to capture this moment. He would fix these murderous fragments upon long flexible stems and would turn them into flowers or cobs, erecting them as a field made of a thousand flowers of evil, suspended in the air memory.
    The texts offer a poetic, narrative or analytical reflection on the artwork as well as on the history that resonates with it, bringing it back to memory. A land, a memory, countless shattered possibilities : a matter of saying and a way to testify.

    This book makes us feel the weight of the lebanon tragedy, not as a documentary but as a lived reality.

  • Ce livre donne à sentir le poids du drame libanais, non dans sa réalité documentaire, mais dans sa dimension vécue. Etienne Krähenbühl, en visite au Liban en 2000, prend la mesure de ce qu'a été la guerre. Le pays, champ de blessures ouvertes, le fascine, l'attire, l'atterre. Dans la petite ville d'Aley, il marche sur un tapis d'obus. Hypnotisé, il lève un éclat dans la lumière du soleil qui filtre à travers les branches du seul cèdre qui demeure en ces lieux. Il décide d'en figer l'élan. Il fixera ces fragments meurtriers sur de longues tiges souples. Il dressera les éclats devenus fleurs ou épis, il les élèvera en un champ de mille fleurs du mal, suspendues dans la mémoire des vents. Les textes tissent une réflexion tour à tour poétique, narrative et analytique autour de l'oeuvre, des résonances qu'elle appelle, de l'histoire qui remonte à la surface de la mémoire. Une terre, une mémoire, une infinité de possibilités fracassées : il s'agit de dire, d'exprimer et de témoigner.

  • HORIZONS LOUSONNA. Artchéologie est une publication consacrée à l'installation artistique «HORIZONS LOUSONNA», née d'une collaboration entre l'artiste Étienne Krähenbühl et son fils Fabien Krähenbühl, archéologue. Exposée au sein de la promenade archéologique de Lausanne-Vidy, cette sculpture met en scène 56 pieux gallo-romains, qui lévitent au-dessus d'un plan d'eau aménagé pour matérialiser le niveau antique du lac Léman. En 2016 et 2017, plus d'un millier de ces éléments en chêne ont été découverts à proximité, lors des fouilles archéologiques du siège du CIO. Base du port de Lousonna, à l'origine de la ville de Lausanne.
    Séduits par les qualités esthétiques et symboliques de ce matériau, les deux Krähenbühl ont imaginé une oeuvre d'art recyclant ces pieux pour créer un lien tangible entre passé et présent. Qui permet d'interroger le temps, la mémoire, l'archéologie et, partant, les origines et l'identité. Et aussi, bien sûr, le symbolisme et l'histoire des pieux en bois, un matériau de construction ancestral mais toujours d'actualité.

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