Grasset Et Fasquelle

  • Octave Parango a été concepteur-rédacteur dans les années 1990, model scout dans les années 2.000 . Le voici qui découvre dans les années 2010 un nouveau métier...
    Après 99 Francs sur la tyrannie de la publicité et Au secours pardon sur le marchandisation de la beauté féminine, ce nouveau roman satirique, hilarant et désespéré clôt la trilogie d'Octave Parango sur les aliénations contemporaines.
    Tout est malheureusement vrai (et vécu) dans cette satire, hilarante et désespérée, des dérives de notre société de divertissement.

  • « La vie est une hécatombe. 59 millions de morts par an. 1,9 par seconde. 158 857 par jour. Depuis que vous lisez ce paragraphe, une vingtaine de personnes sont décédées dans le monde - davantage si vous lisez lentement. L'humanité est décimée dans l'indifférence générale.
    Pourquoi tolérons-nous ce carnage quotidien sous prétexte que c'est un processus naturel ? Avant je pensais à la mort une fois par jour. Depuis que j'ai franchi le cap du demi-siècle, j'y pense toutes les minutes.
    Ce livre raconte comment je m'y suis pris pour cesser de trépasser bêtement comme tout le monde. Il était hors de question de décéder sans réagir. » F. B.

    Contrairement aux apparences, ceci n'est pas un roman de science-fiction.

  • « Au début, tout est beau, même vous. Vous n´en revenez pas d´être aussi amoureux. Pendant un an, la vie n´est qu´une succession de matins ensoleillés, même l´après-midi quand il neige. Vous écrivez des livres là-dessus. Vous vous mariez, le plus vite possible - pourquoi réfléchir quand on est heu-reux ? ».
    C'est une histoire d'amour très moderne et radicalement auto-biographique. Le héros - un jeune homme "branché" et noceur - se souvient de ses débuts dans la vie lorsque, plein d'illu-sions, il épousa Anne, la plus jolie fille de sa génération.
    Il se souvient qu'au début de leur amour, tout était bleu ; que la tendresse succéda à l'amour dès la deuxième année de leur mariage ; que l'infidélité fut la loi de leur couple dès la troi-sième année. Alors, il sait que la loi du monde pourrait ainsi se formuler : « l'amour dure trois ans... » Tout le roman, dont le symbole est l'horloge de Beaubourg - qui marche à reculons en décomptant les secondes qui nous séparent de l'an 2000... - est une variation drôle et émouvante sur ce thème. Il faut savoir que, pendant qu'il raconte l'échec programmé de son premier mariage, le héros vit avec Alice. Et, là encore, l'heure tourne...

  • Cela pourrait commencer ainsi : " Je venais d'apprendre que mon frère était promu chevalier de la Légion d'Honneur, quand ma garde à vue commença ". Ou ainsi : " Je ne me souviens pas de mon enfance ". Mais en fait ce serait le même livre : celui de la mémoire et de l'enfance retrouvée, un Du côté de Guethary dans l'été inachevé de la côte basque où les parents de Frédéric se rencontrèrent, mais aussi le passage à l'âge d'homme, la mue d'un gamin immature en adulte pacifié.
    Le 28 janvier 2008, Frédéric l'écrivain media-choc, le personnage public, le noceur, est interpellé pour usage de stupéfiants sur un capot de Chrysler noire, dans la rue ; il aggrave son cas en fuyant la patrouille de police ! En garde à vue, dans une cellule puante de deux mètres carrés, on a le temps de réfléchir. Qui est-on ? Qu'a-t-on pu faire entre 0 et 13 ans ? De qui suis-je né ? Pourquoi suis-je amnésique ?
    Commence alors un roman français, une généalogie aux doux noms de pays qui va chercher du côté du Béarn (le père) où une élégante maison familiale, la Villa Navarre, reçoit Paul-Jean Toulet et Paul Valéry, et touche à l'aristocratie désargentée par la mère. Alors que gémissent les compagnons de cellule, Frédéric se souvient enfin, de l'histoire de France et d'un slow, d'une plage à Biarritz et du divorce, de la timidité et de la célébrité.

  • « Il arrive toujours un moment où les hommes semblent attendre la catastrophe qui réglera leurs problèmes. Ces périodes sont généralement nommées : avant-guerres. Elles sont assez mal choisies pour tomber amoureux. En 1940, à New York, un écrivain débutant nommé Jerry Salinger, 21 ans, rencontre Oona O'Neill, 15 ans, la fille du plus grand dramaturge américain. Leur idylle ne commencera vraiment que l'été suivant... quelques mois avant Pearl Harbor. Début 1942, Salinger est appelé pour combattre en Europe et Oona part tenter sa chance à Hollywood. Ils ne se marièrent jamais et n'eurent aucun enfant. »

  • « Cette histoire débute en l'an 2000. Oscar Dufresne a 34 ans. C'est un écrivain fictif, comme il y a des malades imaginaires. Il tient son journal dans la presse pour que sa vie devienne passionnante. Il est égoïste, lâche, cynique et obsédé sexuel- bref c'est un homme comme les autres ».
    Ainsi l'auteur définit-il son livre, roman-journal et chronique des People : « Il faudrait inventer pour le délire dufresnien, en hommage à Malraux, la dénomination d'antijournal. C'est un miroir déformant que je promène le long de mon nombril ».
    Mais Oscar Dufresne, le double célibataire de Frédéric Beigbeder, n'est pas seulement un Narcisse qui consigne ses observations. Dans ce roman éclaté en digressions drôlatiques et aphorismes brillants (« être célèbre, c'est être limité » ; « Quand on méprise quelqu'un qu'on a aimé, c'est soi-même qu'on injurie » ; « On croit que Casanova est un stakhanoviste alors qu'il est paresseux. On a beau changer de femme, on reste toujours le même homme, partisan du moindre effort »), Oscar épingle la société du spectacle (à commencer par lui-même), courtise les femmes à la hussarde mais tombe amoureux, console les célibataires qui lui ressemblent, croise et assassine les célébrités, voyage dans les boîtes de nuit du monde entier, d'Istanbul à Hambourg.
    Parce que le titre doit sa légitimité à Fitzgerald et le rire angoissé du roman beaucoup à Bridget Jones, dont Oscar est le pendant masculin, on peut espérer que L'Egoïste romantique puisse être en librairie à la fois un GRAND succès et une oeuvre littéraire originale, follement drôle.

  • « Le seul moyen de savoir ce qui s'est passé dans le restaurant situé au 107ème étage de la Tour Nord du World Trade Center, le 11 septembre 2001, entre 8 h 30 et 10 h 29, c'est de l'inventer. »

  • « J'aimerais plus tard qu'on dise des pages qui suivent : oh c'étaient des gens qui écrivaient des choses mais surtout, c'étaient des personnes qui s'asseyaient à une table pour discuter de littérature. Cela se passait à la fin d'un siècle et au début d'un autre, en un temps où ils étaient parmi les derniers au monde à s'intéresser à ce truc démodé. Ils péroraient sans s'arrêter, en buvant pour se donner du courage, ils aimaient se parler des livres qu'ils n'avaient pas écrits, des livres qu'ils allaient écrire, des livres des autres comme des leurs, et aussi des vies qu'ils n'avaient pas vécues. Ils conversaient car ils n'avaient pas sommeil. Il se faisait tard, parfois ils ne se souvenaient plus très bien ce qu'ils faisaient là, mais ils continuaient à palabrer, et le soleil était couché, et la France était morte, et ils trouvaient toujours des choses à se dire sur l'avenir du monde. Dans une époque où tout était organisé pour isoler les êtres, leurs conversations impliquaient une forme de refus. Ils discutaient donc ils étaient. » Entre 1999 et 2014, Frédéric Beigbeder a interviewé ses écrivains favoris pour la télévision et pour la presse écrite. Il reprend ici le meilleur de ces interviews, en version complète, non coupée, inédite : Bernard Frank, Philippe Sollers, Jean-Jacques Schuhl, Guillaume Dustan, Antonio Tabucchi, Umberto Eco, Gabriel Matzneff, Chuck Palahniuk, Catherine Millet, Jay McInerney, Albert Cossery, Francoise Sagan, Simon Liberati, Tom Wolfe, Charles Bukowski, Alain Finkielkraut, Michel Houellebecq, Jean d'Ormesson,, Bernard-Henri Levy, Bret Easton Ellis, Paul Nizon, Francis Scott Fitzgerald, James Salter.

  • « Au fond je suis persuadé que les chefs-d'oeuvres détestent être des chefs-d'oeuvre. » résume Frédéric Beigbeder. Voici une manière de bilan, sans prétention à être exhaustif, de la littérature au 20ème siècle. Pendant l'été 1999, 6 000 lecteurs ont choisi d'établir leur sélection des 50 livres du siècle, à l'aide d'une pré-sélection établie par la FNAC et le journal Le Monde. Le tout aboutit à cet inventaire commenté, avec la subjectivité qu'on imagine. Alliance de la démocratie et du choix subjectif, cette liste permet à notre trublion cultivé de « rafraîchir », de rajeunir, de discuter, de plaisanter, les oeuvres en question.
    De Nadja d'André Breton (n° 50) à L'Etranger d'Albert Camus (n°1 au top 50), en passant par Lolita de Nabokov ou Bonjour tristesse de Françoise Sagan, on lira ici un Panthéon drôlatique et irrespectueux. Le commentateur s'autorise tous les raccourcis, les parallèles avec les mouvements littéraires d'aujourd'hui, mais sans jamais de départir d'un véritable enthousiasme.

  • L'apocalypse, serait-ce donc l'édition numérique, ou comme dans Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, la température à laquelle le papier s'enflamme et se consume ?
    Dans son Dernier inventaire avant liquidation, Frédéric Beigbeder commentait le choix de la FNAC. Désormais, dans cette arche de papier, il sauve au vingtième siècle tous les livres, pour être précis les 100 oeuvres, qu'il souhaite conserver au vingt-et-unième siècle. C'est donc un choix totalement personnel, égotiste, joyeux, inattendu, parfois classique (Fitzgerald, Paul-Jean Toulet, Salinger et d'autres grands), souvent surprenant (Lolita Pille, Simon Libérati, Patrick Besson, Jay Mc Inerney, Bret Easton Ellis, Gabriel Matzneff, d'autres oiseaux de nuit, d'autres perturbateurs). Il est rare d'établir le panorama d'une littérature en train de se faire, de s'améliorer, de s'inventer. Avec ce livre-manifeste, c'est le Beigbeder livresque, joueur, lecteur, que nous découvrons, en même temps qu'une autobiographie en fragments.

  • Une nuit dans la vie d'un somnambule. Le héros, un jeune homme dans le vent, se rend à l'ouverture d'une boîte de nuit place de la Madeleine, à Paris. Il avait l'illusion d'une paisible chasse à la femme. Il y découvre la monstruosité d'une fête qui sera peut-être la dernière, des voisines liftées et mortes au désir, des jeunes filles à la respiration coupée par la cocaïne, un monde qui danse pour s'étourdir. On ne dira pas la fin, qui réserve une surprise et penche tout d'un coup du côté de Jacques Chardonne. Une fin sereine... "{Huis clos} étant déjà pris, j'ai choisi {Vacances dans le coma}", dit ironiquement l'auteur déjanté de ce roman de la nuit, qu'une longue expérience du night-clubbing alcoolisé a inspiré.

  • Octave est le maître du monde. Octave exerce en effet la profession lucrative de rédacteur publicitaire : il décide aujourd'hui ce que vous allez vouloir demain.

    Octave est un mort-vivant, couvert d'argent, de filles et de cocaïne. Un jour, il se rebelle. Le doué Octave déjante. La cliente idéale ? « Une mongolienne de moins de cinquante ans. » Les nababs de la publicité ? « Ils mènent la troisième guerre mondiale. » De l'île de la Jatte où négocient les patrons d'agence à Miami où l'on tourne un spot sous amphétamines, d'un séminaire en Afrique à Saint-Germain-des-Prés, de l'enfer du sexe à la pureté perdue, Frédéric Beigbeder, entre fiction et pamphlet, écrit la confession d'un enfant du millénaire. En riant, il dénonce le mercantilisme universel.

    En quelque sorte, un livre moral.

    Pour 99 francs, seulement.


    Frédéric Beigbeder est l'auteur, chez Grasset, de Vacances dans le coma (1994) et L'amour dure trois ans (1997); et d'un recueil de nouvelles, Nouvelles sous ecstasy (Gallimard, 1999).

  • Octave est de retour.
    L'ancien rédacteur publicitaire de 99 Francs porte désormais une chapka. Il erre dans Moscou, sous la neige et les dollars, à la recherche d'un visage parfait. Son nouveau métier ? " Talent scout ". C'est un job de rêve. Octave est payé par une agence de mannequins pour aborder les plus jolies filles du monde. " Messieurs, notre but est simple : que trois milliards de femmes aient envie de ressembler à la même.
    " Son problème sera de trouver laquelle. On pourrait croire que cette satire dénonce la tyrannie de la jeunesse et la dictature de la beauté. Ce n'est pas tout. Octave va à la rencontre de son Apocalypse : Lena, une adolescente de Saint-Pétersbourg, qu'il aimera pour la première et la dernière fois. Au secours pardon raconte l'histoire d'un homme qui se croit libre comme la Russie, et qui va s'apercevoir que a liberté n'existe pas.

  • Frédéric Beigbeder est l'auteur, chez Grasset, de Vacances dans le coma (1994) et L'Amour dure trois ans (1997), et de 99 francs (septembre 2000, 380.000 exemplaires vendus.

    14.99 euro est la « version euro » du désormais mythique 99 FF...

    Un rédacteur publicitaire, c'est un auteur d'aphorismes qui se vendent . Ainsi Octave résume-t-il la profession lucrative de concepteur-rédacteur, qu'il exerce au sein de la célèbre agence La Rosse, et qui fait de lui un maître en illusions, couvert d'argent, de filles et de cocaïne, nostalgique à jamais de la femme qu'il n'aura pas su retenir. On l'a compris : la vie d'Octave est sinistre. C'est un mort-vivant, aux reflets dorés de carte bancaire. Alors, un jour, entre une ligne de coke et une campagne particulièrement mensongère vantant les mérites de tel produit laitier, le doué Octave déjante. La cliente idéale ? Une mongolienne de moins de 50 ans. Les patrons de la publicité ? Ils mènent la troisième guerre mondiale . Le voilà qui dit la vérité, et agit de même ! Jusqu'au meurtre...
    De l'île de la Jatte où palabrent les patrons d'agence à Miami-vice où l'on tourne un spot sous amphétamines, d'un hôtel en Afrique à un appartement de cinq pièces à Saint-Germain des Près, Frédéric Beigbeder, reporter autant que romancier, écrit la confession d'un enfant du millénaire, entre fiction et pamphlet. C'est aussi, en riant, une dénonciation du mercantilisme universel et du jeu de dupes que constitue cet autre système d'exploitation de l'homme par l'homme : la publicité. En quelque sorte, un livre moral.

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