• Martin Jannink

    François Michaud

    • Jannink
    • 1 Septembre 2017

    Monographie consacrée au peintre Martin Jannink par François Michaud. Les oeuvres de l'artiste franco-hollandais, aussi remarquables que rares, à la fois romantiques et expressionnistes, expriment une mélancolie hors du temps présent, à la fois délicate et troublante. L'ouvrage documente également la participation de Jannink à l'insurrection de Budapest de 1956.

    Les peintures et aquarelles de Martin Jannink (1933-2012) sont d'autant plus remarquables qu'elles sont rares. On peut en effet estimer sa production à environ deux cents oeuvres. François Michaud, conservateur au musée d'Art moderne de la ville de Paris, en retient un certain nombre appartenant à des amis et des collectionneurs. La peinture de Martin est figurative, dans une veine à la fois romantique et expressionniste. Empreinte de mélancolie, hors du temps présent, il s'en dégage une force délicate et troublante. D'origine hollandaise, il vécut en France et reçut une éducation bourgeoise mais sans suivre aucune formation artistique. En 1956, à l'âge de vingt-trois ans, il répond à l'appel des étudiants hongrois et se rend à Budapest lors de la Révolution, une expérience exaltante. Il exerça de nombreux métiers et mena une existence modeste et bohème, son tempérament d'artiste imprégnant indéniablement sa vie.

    Naît en 1933 à Amsterdam, de père hollandais et mère suisse, installé à Paris depuis 1936, Martin Jannink est le frère de Baudoin Jannink.

  • Bibliothèque sans personnages est une oeuvre de mémoire commencée il y a plus de quarante ans. Les bibliothèques dont j'étais, enfant, l'inventeur émerveillé s'y retrouvent et reprennent vie. L'illustration florissante des années soixante-dix, les derniers feux de l'intelligentsia communiste côtoient les leçons de choses contemporaines de Verdun et du Chemin des Dames, Steinbeck et la science-fiction californienne...
    Rien d'académique ne résiste au regard d'un enfant pour qui tout n'est que couleur et colère, surtout quand il a promis de ne jamais apprendre à lire.

  • Isabel Duperray est née en 1966 à Saint-Étienne. Après des études d'architecture, elle se forme à l'École nationale supérieure des Arts décoratifs de Paris. Il est difficile de parler de « paysages » pour décrire ses tableaux. Un qualificatif qui renvoie trop souvent, selon elle, à un genre et à son histoire. Elle considère le paysage, non pas comme un genre, mais bien comme un terrain abstrait d'expérimentation. Dans ses peintures, dont le paysage est donc souvent l'objet central, il est important de souligner la notion d'espace et de perception qui s'appuie sur une relation émotive et charnelle avec les lieux. Ces masses colorées horizontales et verticales créent ainsi un monde à la lisière de la réalité tendant vers l'abstraction. Ces images entretiennent un rapport ambigu et primordial avec la réalité ; réalité visuelle mise en doute par la peinture. Récemment, la photographie a trouvé une place dans le travail de l'artiste qui l'intègre à ses recherches sur l'image : photographies, photographies peintes côtoient dorénavant peintures de formats variés.
    L'ouvrage rend perceptible la manière dont les différentes images sont nées d'une rencontre de l'artiste à la fois avec un paysage au présent mais aussi avec l'histoire de ce paysage.
    François Michaud, apporte un point de vue critique dans lequel se croisent l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, de la Résistance et la vision que s'en forme l'artiste. Le texte, dialogue entre l'oeuvre plastique et le point de vue qui passe par l'écriture, est le socle de réflexion entre un ensemble visuel et le lieu sur lequel il est né.

  • Le volume se compose d'un ensemble représentatif des oeuvres picturales de Peng Wan Ts réalisées en une cinquantaine d'années de production artistique. Un grand nombre des tableaux reproduits dans l'ouvrage qui accompagne l'exposition consacrée à l'artiste par le musée d'Art moderne de la Ville de Paris sont inédits : le principal exemple est l'oeuvre intitulée Banquet qui sera offerte à l'institution muséale à cette occasion.

    Dans les tableaux de Peng Wan Ts transparaît clairement la recherche poursuivie par l'artiste d'un équilibre entre les modes de pensée et d'expression de l'Orient et de l'Occident, ce qui fait de lui une figure de référence pour l'art contemporain chinois. Son approche reflète son intérêt indéniable pour la personne humaine, aspect indissolublement lié à sa découverte de l'art occidental, de Michel-Ange en particulier. Esthétique et plasticité sont les deux thèmes clés de sa poétique, sans oublier l'élément tragique qui lui permet de réfléchir à l'homme, à son histoire individuelle et collective, et à son intériorité.

  • La mangrove, cette forêt entre terre et mer qui borde les littoraux tropicaux, a longtemps été perçue comme un milieu hostile ou inutile... Elle renvoie aussi à un puissant imaginaire des tropiques qui a inspiré bon nombre de nos plus grands écrivains. Cet écosystème, complexe, abrite les palétuviers capables de vivre les pieds dans l'eau salée, des poissons « gros yeux » pouvant respirer hors de l'eau, des crabes ingénieurs et une multitude de bactéries indispensables au recyclage de la matière organique.
    Aujourd'hui, confrontée à la crevetticulture, aux coupes de bois, à la pollution mais aussi sous l'emprise directe des changements climatiques, cette mangrove, grignotée de toute part, est en danger.
    Cet ouvrage, rédigé par des chercheurs spécialistes du milieu, nous montre combien sa préservation devient un enjeu écologique mondial tant cet écosystème contribue à l'équilibre des littoraux tropicaux et à ceux de la planète tout entière.
    Sait-on par exemple que ces forêts maritimes jouent le rôle de puits de carbone en absorbant de grandes quantités de CO2 ? Qu'elles peuvent servir de filtres ou d'éponges face aux pollutions humaines ? Qu'elles constituent un rempart contre les tempêtes ou les tsunamis ? Un livre qui nous invite à poser un regard nouveau sur cette forêt si secrète au coeur des enjeux écologiques tropicaux.
    Un ouvrage collectif illustré sous la direction de François Fromard, Emma Michaud, Martine Hossaert-McKey, Institut écologie et environnement (INEE) du CNRS.
    Dans la même collection : Biodiversité(s), nouveaux regards sur le vivant ; Mondes polaires, hommes et biodiversités, des défis pour la science ; Écologie chimique, le langage de la nature ; Mondes marins, voyage insolite au coeur des océans ; Écologie tropicale, de l'ombre à la lumière ; Empreinte du vivant, l'ADN de l'environnement ; Écologie de la santé, pour une nouvelle lecture de nos maux.
    Avec Ariadna Burgos, Marie-Christine Cormier-Salem, François Fromard, Antoine Gardel, Martine Hossaert-McKey, Daniel Imbert, Joséphine Leflaive, Cyril Marchand, Emma Michaud, Christophe Proisy, Romain Walcker.

  • La crémation connait une expansion spectaculaire en France, passant d'un taux de 1% en 1980 à 30% en 2010. Lorsque l'on interroge les français sur ce qu'ils veulent pour leurs propres obsèques, la majorité souhaite une crémation et beaucoup désirent que leurs cendres soient dispersées. Pourquoi ce qui a toujours été la pire des indignités, être brûlé et ne pas recevoir de sépulture, est-il devenu en quelques années une norme sociale ? Quelles sont les motivations affichées et sous-jacentes de ces choix ?
    Après avoir rappelé comment des évolutions sociétales complexes bouleversent le rapport des français à la mort, le livre montre comment la transformation d'un cadavre en cendres est un escamotage du mort. Le futur défunt, qui décide pour la première fois dans l'histoire du devenir de son cadavre, souhaite avant tout peser le moins possible après sa mort, pourquoi ? Comment la nouvelle législation sur les cendres a-t-elle tenté de redonner un poids symbolique à celles-ci.
    La crémation est aussi un escamotage de LA mort : elle est presque toujours associée à une demande de simplicité absolue, voire à une absence totale d'hommage au défunt. Peut-on concilier cette exigence de celui qui part avec les besoins anthropologiques de ceux qui restent ? Que peut proposer notre société dans les crématoriums ?
    Enfin, parce que la mort est un tabou, personne et surtout pas le politique ne se saisit des questions délicates posées par la crémation. Les professionnels bricolent dans le secret de leurs établissements des solutions à des problèmes éthiques qui concernent pourtant tout le monde. Et, face à la demande de nouveaux crématoriums, les collectivités se débarrassent des besoins spirituels des endeuillés sur des entreprises commerciales.
    Il est temps que la société se saisisse à nouveau de ces questions qui touchent aux fondements de notre humanité.

  • Le modèle idéalisé du cimetière de la fin du XIXe siècle, celui du Père Lachaise à Paris, de Loyasse à Lyon ou du cimetière monumental de Rouen, n'est qu'une parenthèse dans l'histoire des sépultures. La montée de la crémation, la perte des repères religieux, le besoin de respiration dans le tissu urbain confèrent un rôle nouveau au cimetière. Dans le même temps, celui-ci devient un lieu de mémoire, un conservatoire de patrimoine, un havre de biodiversité, un élément identitaire parfois. Que vont devenir petits et grands cimetières ? C'est une question qui s'adresse aux collectivités, aux citoyens comme aux endeuillés.
    À partir d'une solide base historique, sociologique et anthropologique, des exemples, en Normandie, en France et à l'étranger nous amènent à nous interroger et nous donnent des pistes pour envisager le cimetière de demain.

  • Une synthèse de l'histoire de la Normandie rédigée par un historien.- Le texte assez dense est découpé en courts chapitres d'une double page pour en faciliter la lecture.- Les épisodes les plus marquants de l'histoire normande sont mis en images par un illustrateur de talent.

  • Cet ouvrage regroupe quelques-uns des discours les plus significatifs de Paul Gérin-Lajoie, illustrant les grands jalons de son action, entre 1948 et 1969: dans le monde de l'éducation. Là sera son plus grand combat, son engagement continu; par rapport à la place du Québec dans le Canada au moment où les positions d'un gouvernement fédéral centralisateur et d'un Québec autonomiste s'affrontent; en lien avec la vie politique et partisane dans une formation émergente; à la base de la définition de l'action internationale autonome d'un État fédéré, le Québec, et d'institutions multilatérales, aujourd'hui la Francophonie.

  • S'appuyant sur une importante base de données anonymisées livrée par le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur du Québec concernant plus de 86 000 étudiants et sur près de deux millions de résultats scolaires au secondaire et au collégial, cette recherche jette un regard critique sur la réussite scolaire dans l'enseignement collégial québécois. Elle englobe 20 programmes d'études de la formation préuniversitaire et 84 programmes de la formation technique ainsi que tous les établissements publics et privés. Elle décrypte les facteurs clés menant à l'obtention d'un diplôme d'études collégiales (DEC) et propose une avenue à emprunter pour augmenter la réussite scolaire dans les cégeps et les collèges par la mise en place de tests de dépistage des étudiants à risque de ne pas obtenir le DEC selon la durée prévue ou deux ans après la fin de la durée prévue. La recherche remet également en question plusieurs idées reçues quant à la place du collégial dans la réussite scolaire, à la présence d'effets de composition et au caractère inégalitaire du système d'éducation québécois. Elle montre aussi que les établissements collégiaux exercent un effet non négligeable sur la réussite scolaire, indépendamment des caractéristiques des étudiants à leur arrivée au collégial.

  • Longtemps le passage de la vie à trépas a été réglé par "un prêt à penser".
    La religion prenait en charge l'organisation de la sépulture. Les pompes funèbres n'en étaient que le bras sécularisé, mise en scène théâtrale souvent enviée, respectée, solennelle ou dernière expression de l'émouvante dernière misère. Depuis plus d'un demi-siècle, les "pompes" sont devenues archaïques. C'est devenu un lieu commun de dire que la mort comme le mort sont escamotés. La société se conduit comme si la mort ne touchait que quelques malheureux malchanceux.
    Elle s'est soustraite au regard quotidien pour se réfugier dans les images de télévision ou de cinéma, témoignant ainsi de sa radicale extériorité. La mort est ainsi devenue un spectacle qui ne concerne plus chacun dans son intériorité. La disparition des rites accompagne la place croissante du savoir scientifique sur le corps. Un corps qui s'épuise à vivre doit être soumis à la réanimation la plus sophistiquée et miraculeuse qui soit, confinant à l'acharnement, ou à l'euthanasie.
    Il n'y a plus d'intermédiaire. Le corps doit être réparable ou jetable, comme tout ce qui nous entoure dans notre monde quotidien. Cet ouvrage passionnant a l'immense avantage de replacer devant notre esprit l'ensemble des contradictions contemporaines de la mort. Son refoulement, dans nos sociétés rationalistes qui se croient libérées des fantasmes de l'imaginaire et des mythes, est source d'un malaise et d'une inquiétude qui transparaissent à chaque ligne de ce livre.

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