• « Il y a une forme de légèreté et de grâce dans le simple fait d'exister, au-delà des occupations, au-delà des sentiments forts, au-delà des engagements, et c'est de cela que j'ai voulu rendre compte. De ce petit plus qui nous est donné à tous : le sel de la vie. » F. H.

    Dans cette méditation tout en intimité et en sensualité, l'anthropologue Françoise Héritier traque ces choses agréables auxquelles notre être profond aspire, ces images et ces émotions, ces moments empreints de souvenirs qui font le goût de notre existence, qui la rendent plus riche, plus intéressante que ce que nous croyons souvent et dont rien, jamais, ne pourra être enlevé à chacun.

    Auteur notamment des Deux Soeurs et leur mère et de Masculin/Féminin, Françoise Héritier est professeur honoraire au Collège de France, où elle a dirigé le Laboratoire d'anthropologie sociale. Elle a été directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales et présidente du Conseil national du sida.

  • La différence des sexes structure la pensée humaine puisqu'elle en commande les deux concepts primordiaux : l'identique et le différent. La manière dont chaque culture construit cette différence met en branle toute sa conception du monde, sa sociologie et sa biologie, comme sa cosmologie. Changer le rapport du masculin et du féminin, c'est bouleverser nos ressorts intellectuels les plus profonds, élaborés au fil des millénaires. En démontant les mécanismes de la différence, ce livre offre des solutions pour parvenir à l'égalité.

  • ?Ce livre qui fait suite à Masculin/féminin I, La pensée de la différence, pose deux questions : pourquoi la hiérarchie s'est-elle greffée sur la simple différence des sexes ? Est-il envisageable de la dissoudre ? À cette double question, Françoise Héritier répond en termes anthropologiques aussi bien que politiques. Comment les hommes se sont-ils assuré le contrôle de la fécondité des femmes, ce pouvoir exorbitant d'enfanter du différent, des fils, aussi bien que de l'identique, des filles ? Comment les hommes ont-ils exploité le corps des femmes dans la prostitution et l'entretien domestique ? Comment, en retour, les femmes n'ont-elles pu commencer à se libérer que du jour où, et seulement là, les moyens de contraception leur ont permis de reprendre le contrôle de leur fécondité ? Françoise Héritier examine la possibilité de changements, certains illusoires, d'autres bien réels, et cerne les obstacles qui leur font toujours implicitement barrage. Et pourtant, ces changements ne sont-ils pas la promesse d'une société où la différence et l'asymétrie seraient le fondement, non d'une hiérarchie, mais d'une véritable harmonie ? Françoise Héritier est professeur honoraire au Collège de France. Elle a publié Les Deux Soeurs et leur Mère et Masculin/féminin?I, aux Éditions Odile Jacob.

  • Françoise Héritier est partie d'un constat : le petit nombre des types terminologiques existant en matière de parenté dans les sociétés les plus diverses. Elle a cherché à mettre en évidence les lois qui les fondent à travers les notions d'identité et de différence sexuelle.
    De l'identité et de la différence en matière de sexe dérivent des combinaisons logiques qui rendent compte non seulement des terminologies, mais également des structures d'alliance.
    À partir du cas des Samo de Haute-Volta, l'auteur démontre l'existence de stratégies matrimoniales particulières des consanguins selon qu'ils sont de même sexe ou de sexe différent, et interroge la transposition de ce modèle à d'autres sociétés, dont la nôtre.

  • « Je me souviens de moments forts ou décisifs.
    Je me suis formée émotionnellement et affectivement de bric et de broc.
    Quelque chose s'est passé dans mon enfance qui m'a donné une forme de solidité.

    Je me souviens de conversations à bâtons rompus, pleines de vivacité, de renversements, de tête-à-queue, de retours en arrière, de mots d'esprit, de fous rires, de mines offusquées... avec une amie. Ce sont des moments de grâce et de vérité.

    Je ne recherche rien tant que cette amitié-là, simplement parce que c'est nous et qu'on s'aime. » F. H.

    Françoise Héritier se confie et nous fait partager son amour des mots et son goût de vivre.

  • Après Le Sel de la vie, Françoise Héritier poursuit ici son exploration tout en intimité et en sensualité de ce qui fait le goût de l'existence.
    Elle nous invite à retrouver nos étonnements d'enfance, quand la découverte des mots, à travers leur brillance, leur satiné, leur rugosité, s'apparentait à celle de la nature et des confitures.
    À travers les mots, c'est le trésor caché s'établissant en nous entre les sons, les couleurs, les saveurs, les touchers, les perceptions et les émotions qu'elle nous convie ici à redécouvrir.
    À chacun, à son tour, à partir de quelques mots, de trouver la richesse de l'univers intime qu'il porte en soi.

  • C'est en fait un condensé de son oeuvre, accessible à tous, que Françoise Héritier nous offre ici. Les différences objectives entre les sexes entraînent-elles des différences d'aptitudes, des différences dans le domaine juridique, professionnel, et la domination d'un sexe sur l'autre ? Ses différences sont-elles naturelles ou culturelles ? Une leçon limpide sur l'égalité entre hommes et femmes, loin d'être acquise dans le monde et même dans nos sociétés.

  • Après une enfance marquée par la guerre et les traditionnelles vacances en Auvergne, où elle apprend les savoir-faire du terroir tout en observant l'organisation des liens familiaux, Françoise Héritier choisit l'ethnologie pour formation intellectuelle et l'Afrique pour terrain d'étude. Spécialiste des systèmes de parenté et d'alliance, elle a également travaillé sur des sujets aussi divers que le féminin/masculin, l'inceste, la violence... Généreuse et passionnée, celle qui a inscrit l'anthropologie dans la cité s'est aussi engagée sur des questions de société cruciales, comme le sida ou la parité.

    Françoise Héritier (1931-2017), est une anthropologue et ethnologue française. Elle a succédé à Claude Lévi-Strauss au Collège de France, inaugurant la chaire d' étude comparée des sociétés africaines.

    Caroline Broué est productrice sur France Culture depuis 2007. Elle a créé en 2016, sur la même station, l'émission "La Matinale du samedi".

  • Ce livre retrace à partir d'entretiens la carrière de celle qui a succédé à Claude Lévi-Strauss au Collège de France et a poursuivi et développé sa théorie et ses recherches sur la parenté. Françoise Héritier est une scientifique de premier plan ; c'est aussi une intellectuelle engagée, entre autres pour la cause des femmes et pour les droits des plus faibles. Elle nous livre ici ses réflexions sur les problèmes politiques, sociaux et culturels d'aujourd'hui, qu'elle illumine de sa belle intelligence.

  • Une mère et sa fille, ou encore deux soeurs, peuvent-elles partager le même homme ? À côté des relations entre père et fille, entre mère et fils, entre frères et soeurs, il existe un inceste "du deuxième type" qui concerne en particulier les consanguins de même sexe partageant un même partenaire. Pourquoi ce type de relations est-il considéré comme tabou ? L'analyse des raisons qui expliquent cet interdit conduit à une théorie nouvelle de l'inceste en général. En fait, même lorsqu'il n'implique pas d'abus sexuel, il bouscule la représentation que nous avons et de nous-même et du monde qui nous entoure. C'est donc à une véritable plongée dans les catégories les plus fondamentales de notre pensée que nous convie Françoise Héritier. Anthropologue africaniste, Françoise Héritier est professeur au Collège de France et directeur du Laboratoire d'anthropologie sociale. Elle est l'auteur notamment de L'Exercice de la parenté.

  • La différence des sexes structure la pensée humaine puisqu'elle en commande les deux concepts primordiaux : l'identique et le différent. La manière dont chaque culture construit cette différence met en branle toute sa conception du monde, sa sociologie et sa biologie, comme sa cosmologie. Changer le rapport du masculin et du féminin, c'est bouleverser nos ressorts intellectuels les plus profonds, élaborés au fil des millénaires. En démontant les mécanismes de la différence, ce livre offre des solutions pour parvenir à l'égalité.

  • Le combat pour l'égalité des sexes est le plus radical qui puisse être.
    Masculin/Féminin nous montre en effet comment la différence des sexes structure la pensée humaine puisqu'elle en commande les deux concepts primordiaux : l'identique et le différent. La manière dont chaque culture construit cette différence met en branle toute sa conception du monde, sa sociologie et sa biologie comme sa cosmogonie. Changer le rapport du masculin et du féminin, c'est bouleverser nos ressorts intellectuels les plus profonds, élaborés au fil des millénaires.
    En démontant les mécanismes de la différence, ce livre offre des solutions pour parvenir à l'égalité.

  • Comment la violence se met-elle au service de la religion ? Quel usage politique peut-on faire de la cruauté ? Par quels biais les logiques de haine aboutissent-elles au massacre de populations entières ? Telles sont quelques-unes des questions que pose ce livre à travers des réflexions sur la guerre civile en Colombie, l'épuration ethnique dans l'ex-Yougoslavie, le génocide des Rwandais tutsi, mais aussi la Bible, le droit musulman, la médecine ou encore le pouvoir.
    Il privilégie une approche pluridisciplinaire pour cerner et comprendre ce qui fait basculer les sociétés dans la folie destructrice.

  • Pourquoi dit-on en France que chanter faux fait pleuvoir ou que les filles qui ont leurs règles ne doivent pas se baigner ? On peut répondre dédaigneusement qu'il s'agit là de superstitions surannées, dont on ignore l'origine et qui n'ont, en tout cas, aucun rapport entre elles. Or ce livre traite d'un système de pensée élaboré par une société d'Afrique de l'Ouest, les Samo, l'interroge de l'intérieur et met en évidence des similitudes, non pas tant dans les faits à proprement parler que dans les raisonnements tenus. Cet ensemble conceptuel a une grammaire : l'idée d'une osmose par " sympathie " entre le cosmos, le corps biologique et les actes sociaux, par attraction ou répulsion entre eux d'éléments (personnes, objets, actions, événements...) dotés de qualités semblables ou différentes. Nous en comprenons le fonctionnement, que ce livre dévoile, ne serait-ce que parce qu'il recourt à des composantes qui nous sont familières - tels les quatre éléments fondamentaux de la terre, du feu, de l'air et de l'eau -, qu'il rencontre des besoins que nous partageons et qu'il se fonde sur une exigence commune de l'humanité : donner un sens à des faits inexplicables qui ont été ou sont encore, pour ceux qui l'ont élaboré comme pour nous, des " butoirs pour la pensée ". Nous en tirons des lumières sur notre propre fonctionnement mental car, comme l'écrivait Georges Bataille, saisi par la " modernité " des représentations picturales de la préhistoire, il nous faut, devant l'évidence, postuler " une cohérence relative des mouvements de l'esprit humain ".


  • le sacrifice est-il un meurtre? a quoi sert la douleur infligée? quelles sont les limites du pacifisme et de la non-violence? telles sont quelques-unes des questions que pose ce livre à travers des réflexions sur la torture politique, les mises à mort publiques, mais aussi le statut de l'animal, le sacrifice de soi ou des autres, la vendetta et le bouc émissaire, la haine en bande organisée.
    c'est la genèse de l'intolérance violente qu'il tente de décrire, pour servir de préalable à une éthique universelle.

  • Une mère et sa fille, ou encore deux soeurs, peuvent-elles partager le même homme ? à côté des relations entre père et fille, entre mère et fils, entre frères et soeurs, il existe un inceste " du deuxième type " qui concerne en particulier les consanguins de même sexe partageant un même partenaire.
    Pourquoi ce type de relations est-il considéré comme tabou ? l'analyse des raisons qui expliquent cet interdit conduit à une théorie nouvelle de l'inceste en général. en fait, même lorsqu'il n'implique pas d'abus sexuel, il bouscule la représentation que nous avons et de nous-même et du monde qui nous entoure. c'est donc à une véritable plongée dans les catégories les plus fondamentales de notre pensée que nous convie françoise héritier.

  • Après une enfance passée entre l'Auvergne et la Bourgogne où elle apprend les techniques et les savoir-faire du terroir, Françoise Héritier choisit l'ethnologie pour formation intellectuelle et l'Afrique pour terrain d'étude. De ces années auprès des Samo du Burkina Faso, elle garde des émotions vives, le souvenir d'expériences humaines et le sentiment d'une communauté affective. Spécialiste des systèmes de parenté et d'alliance, Françoise Héritier a surtout travaillé sur des sujets aussi divers que le corps et ses humeurs, les rapports entre féminin et masculin, l'inceste, la violence. Dans la lignée de ses travaux, celle qui a inscrit « l'antropologie dans la cité » s'est aussi engagée sur un certain nombre de questions de société actuelles comme le sida, le Pacs ou la parité.

  • Ce livre, qui fait suite à La pensée de la différence, pose deux questions : Pourquoi la hiérarchie s'est-elle greffée sur la simple différence des sexes ? Est-il envisageable de la dissoudre ? A cette double question, Françoise Héritier répond en termes anthropologiques aussi bien que politiques.
    Comment les hommes se sont-ils assuré le contrôle de la fécondité des femmes, ce pouvoir exorbitant d'enfanter du différent, des fils, aussi bien que de l'identique, des filles ? Comment les hommes ont-ils exploité le corps des femmes dans la prostitution et l'entretien domestique ? Comment, en retour, les femmes n'ont-elles pu commencer à se libérer que du jour où et seulement là où les moyens de contraception leur ont permis de reprendre le contrôle de leur fécondité ? Françoise Héritier examine la possibilité de changements, certains illusoires, d'autres bien réels, et cerne les obstacles qui leur font toujours implicitement barrage.
    Et pourtant, ces changements ne sont-ils pas la promesse d'une société où la différence et l'asymétrie seraient le fondement non d'une hiérarchie mais d'une véritable harmonie ?

  • Longtemps reléguée à une position secondaire dans les études de parenté, consanguinité et alliance comprises, la parenté spirituelle est abordée dans cet ouvrage comme une institution à part entière. Les auteurs de ce livre dévoilent comment la parenté est bâtie sur une logique propre dont les conséquences ont - ou ont pu avoir - d'immenses répercussions dans l'organisation du champ social, politique et symbolique, quelles que soient les sociétés.

  • L'approche des interdictions matrimoniales associée à l'étude des souches sanguines au Burkina Faso, m'a fait, dans les années soixante, comprendre que les institutions sociales ne sont pas des réalisations abstraites créées de toutes pièces par des sociétés au cours de leur temps d'existence, mais qu'elles prennent appui sur des ensembles de représentations extrêmement archaïques touchant au corps et aux affects transmises de génération en génération.

  • XX, XY, comment devient-on un homme ou une femme ? Qui gouverne la construction de notre identité sexuelle ? Nos gènes ? Nos hormones ? La société ? La famille ? .Simone de Beauvoir avait-elle raison lorsqu'elle écrivait « On ne naît pas femme on le devient » ? Sauf accident, tout individu obéit aux lois de la génétique et de la physiologie qui créent dans notre espèce des mâles et des femelles. Mais au-delà, le regard de nos parents, de la société toute entière, nous façonne dans notre intimité. Et si la différence des sexes structure la pensée humaine, peut-on changer les rapports du masculin et du féminin ? Que disent désormais les sciences sociales, humaines et les sciences du vivant de cette construction ?

  • Comment la violence se met-elle au service de la religion ? Quel usage politique peut-on faire de la cruauté ? Par quels biais les logiques de haine aboutissent-elles au massacre de populations entières ? Telles sont quelques-unes des questions que pose ce livre à travers des réflexions sur la guerre civile en Colombie, l'épuration ethnique dans l'ex-Yougoslavie, le génocide des Rwandais tutsi, mais aussi la Bible, le droit musulman, la médecine ou encore le pouvoir. Il privilégie une approche pluridisciplinaire pour cerner et comprendre ce qui fait basculer les sociétés dans la folie destructrice. Françoise Héritier est professeur honoraire au Collège de France où elle a dirigé le Laboratoire d'anthropologie sociale. Avec les contributions d'Étienne Balibar, Maurice Bloch, Daniel Defert, Baber Johansen, Bernhard Lang, Véronique Nahoum-Grappe, Daniel Pécaut, Jean-Pierre Peter, Claudine Vidal.

empty