• Premier ouvrage à présenter un ensemble d'artistes contemporains travaillant sur la thématique restreinte du portrait, mais dans son acceptation la plus ouverte. Il entend ainsi faire un panorama le plus large possible de la création actuelle, en montrant la diversité des techniques, des formalismes, des genres, des approches, que ces artistes peuvent employer pour réaliser leurs portraits aujourd'hui.

  • Un superbe livre d'Art, "l'Art du nu - Nude art today" tome 3 vient faire une sorte de bilan sur le sujet tel un miroir de la diversité des pratiques artistiques actuelles qui vont aussi bien, quant à leurs techniques, de la peinture à la photo ou de la sculpture à l'imagerie numérique. Quant à sa thématique, cet ouvrage montre comment les représentations du nu, avec leurs connotations, leurs charges, leurs exagérations, leurs refoulements, etc., ont été, sont et resteront, en corps, encore et toujours, non seulement une source inépuisable d'inspiration pour les artistes, mais aussi le reflet impitoyable des sociétés qui les incluent.

  • " L'implication dans le politique était donc très présente dans tes travaux. Peux-tu préciser un peu plus le contexte et ta participation aux divers collectifs ?
    J'ai participé pendant plus de 10 ans aux salons de la Jeune Peinture (la JP comme on disait avec déférence à cette époque) et cela impliquait un réel activisme ! Au début cela s'est fait sous forme de montages photographies / textes. La Jeune Peinture, dans l'atmosphère de l'après Mai 68, entendait relier la production artistique de ses adhérents aux événements et dynamiques de l'actualité sociale et politique, et faire en sorte que ces productions soient montrées ailleurs que sur les cimaises conventionnelles. Car l'idéologie du génie solitaire et élitiste, héritée de la fin du XIXe siècle, est toujours présente et pesante.
    Pour contrer cette position individualiste et libérale, des collectifs mettent en place, autour d'un thème spécifique, des Construits et Ensembles populationnels (ainsi que je les analyserai plus tard dans mes publications) travaillant l'historicité, ou, autrement dit, ce que les mouvements sociaux, en fait, nous disent. A l'évidence, ne s'impliquer que pour une exposition, fut-elle militante, mais retranchée dans les sous-sols du MAMVP (musée d'Art moderne de la ville de Paris) pouvait laisser rêveur ! Dans ces années post 68, il s'agissait d'enquêter, de produire et de diffuser ailleurs, nos travaux... " Entretien avec Francis Parent

  • En cette époque ou l'Histoire de l'Art des années révolutionnaire post-68 devrait enfin prendre toute sa place, il était temps de refaire un point plus exact sur cette période. Car dans ces décennies 70 / 80 il a existé des artistes qui, eux, se sont impliqués réellement, individuellement, mais aussi en groupes ou en collectifs, par leurs actions et par leurs pratiques artistiques, dans les luttes politiques, sociales et culturelles de l'époque (anticapitalisme, Vietnam, Palestine, Sécurité sociale des artistes, ouverture du Centre Beaubourg ... ). Ces artistes ont oeuvré essentiellement dans, et autour, d'un Salon qui s'appelait le Salon de la Jeune Peinture. J'ai écrit en 1983 avec Raymond Perrot (décédé en 2005), l'historique de ce Salon à nul autre pareil, ce que l'idéologie officielle de l'Art Contemporain a, bien sûr, soit largement minimise soit totalement écarté. C'est pourquoi un groupe d'artistes - Pierre Bouvier, Francois Derivery, Claude Lazar, Daniel Riberzani -, renouant en cela avec les pratiques collectives de cette époque, a décidé de rééditer cet ouvrage aujourd'hui introuvable, en lui ajoutant des annexes précisant ou complétant certains points du livre original.

  • Cet ouvrage constitue la première monographie consacrée à Claude Lazar, avec 20 ans de peinture et son aventure américaine... " Je ne sais si Claude Lazar parle d'avant ou d'après, à la réflexion. Si l'on doit voir dans son travail l'imminence de l'occupation ou la trace d'un passage. En tout cas, les particules de poussière demeurent en suspension, tourbillonnant sur elles-même... " Philippe Djian



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