Flammarion

  • La Métamorphose

    Franz Kafka

    Lorsque Gregor Samsa s'éveille, un matin, après des rêves agités, il est bel et bien métamorphosé. Doté d'une épaisse carapace d'où s'échappent de pitoyables petites pattes ! Lugubre cocasserie ? Hélas, ultime défense contre ceux qui, certes, ne sont pas des monstres mais de vulgaires parasites... Les siens. Père, mère, soeur, dont l'ambition est de l'éliminer après avoir contribué à l'étouffer... Ici, un homme se transforme en coléoptère monstrueux, là, un engin pervers tue avec application... Dans la colonie pénitentiaire, c'est l'expérimentation en direct. Une machine infernale s'acharne sur un soldat soumis. Une machinerie hors pair, digne d'un inventeur à l'imagination torturée !

  • Le Procès

    Franz Kafka

    Un matin, au réveil, alors qu'il n'est coupable d'aucun crime, Joseph K est accusé et arrêté.
    Arrêté, mais laissé entièrement libre. Accusé, mais sans savoir ni de quoi ni par qui. Ainsi s'ouvre Le Procès, qui dépeint les affres d'un personnage aux prises avec un adversaire aussi implacable qu'insaisissable, la loi. Terreur, mépris, révolte, indifférence : quoi qu'il éprouve ou fasse, le prévenu s'enferre, aggrave son cas, court à sa perte. Et, à mesure que s'effondrent toutes ses hypothèses, la réalité se dévoile pour ce qu'elle est : un univers de faux-semblants.
    Roman de la justification impossible, Le Procès nous invite à emboîter le pas à Joseph K, au narrateur et à Kafka lui-même, pour méditer sur le destin d'un individu, le sens de la vie et la question du salut.

  • Ces nouvelles font partie des rares écrits que l'auteur avait accepté de voir publiés.

  • Amerika ou le disparu

    Franz Kafka

    Quand le jeune Karl Rossmann, âgé de dix-sept ans et expédié en Amérique par ses pauvres parents parce qu'une bonne l'avait séduit et qu'elle avait eu un enfant de lui, entra dans le port de New York, sur le bateau qui avait déjà réduit son allure, la statue de la Liberté qu'il regardait depuis un long moment lui parut tout d'un coup éclairée d'un soleil plus vif. Son bras armé d'un glaive semblait brandi à l'instant même, et sa stature était battue par les brises impétueuses.
    Kafka voulait appeler le premier de ses romans Le Disparu, Max Brod l'a intitulé L'Amérique. Cette traduction nouvelle, conforme au manuscrit inachevé, donne à Amerika son double titre - en lui rendant son K allemand, son K d'Europe centrale, K comme Kafka, K comme K.
    "Quand le jeune Karl Rossmann, âgé de dix-sept ans et expédié en Amérique par ses pauvres parents parce qu'une bonne l'avait séduit et qu'elle avait eu un enfant de lui, entra dans le port de New York, sur le bateau qui avait déjà réduit son allure, la statue de la Liberté qu'il regardait depuis un long moment lui parut tout d'un coup éclairée d'un soleil plus vif. Son bras armé d'un glaive semblait brandi à l'instant même, et sa stature était battue par les brises impétueuses.
    - Si haute ! se dit-il."

  • Un recueil de nouvelles de Kafka, dont certaines sont largement autobiographiques et traitent des difficultés éprouvées quotidiennement par l'auteur, dans ses rapports avec autrui.

  • La Métamorphose est le plus célèbre des textes de Kafka, et l'un des plus achevés. Non seulement Kafka s'est activement soucié de la publication de ce récit, mais, fait plus exceptionnel encore, il a avoué en être relativement satisfait.
    Description d'un combat est, au contraire, un récit plusieurs fois remanié puis renié par Kafka, dont c'est le plus ancien texte connu, et le moins étudié par ses interprètes, que, manifestement il embarrasse.
    Le débutant y règle ses comptes avec l'esthétique et la psychologie alors en vigueur, dont il est en train de se dégager pour devenir lui-même.
    Autant La Métamorphose semble régie de bout en bout par une implacable logique, autant Description d'un combat paraît fantaisiste, fantasque, presque farfelue, à la fois rêveries aux péripéties surprenantes et arbitraires et exercice de virtuosité d'une structure précise et savante.
    Cet écart et ce travail se marquent clairement dans la traduction de ces deux nouvelles par Bernard Lortholary. On y mesure l'évolution par laquelle le talent de Kafka a atteint au génie.
    Traduction et préfaces de Bernard Lortholary.
    Texte intégral Couverture: Hans Fronius, Kafka Illustration, 1969.Graphische Sammlung, Albertina, Vienne.
    Photo Alpenland.
    Catégorie F

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