• Voici un classique de la littérature marxiste enfin réédité... Le Rôle de la violence dans l'Histoire est un chapitre d'un volume plus important que Friedrich Engels avait consacré à critiquer les thèses d'une des figures de l'époque du mouvement socialiste : le professeur Dühring. Il fait partie de ce qu'on nomme habituellement « L'Anti-Dühring ».(Et qu'Engels avait en fait baptisé « M. Dürhing bouleverse la science »).
    Sur plusieurs points (de philosophie comme d'économie) Eugen Dürhing contestait les analyses de Marx, qui jouissait alors déjà d'une réelle autorité, mais dont les textes étaient encore mal connus des ouvriers allemands.
    Pour Engels la violence n'explique pas l'Histoire, elle en est le produit, mais elle peut aussi en être l'accoucheuse.

  • La guerre des paysans en Allemagne Nouv.

    En 1525, les paysans de différentes régions de l'Allemagne se soulèvent, pour des raisons à la fois sociales, économiques et religieuses. Massive, leur révolte est pourtant bientôt écrasée dans le sang. L'ouvrage classique d'Engels livre le récit de cette révolte, cherchant ainsi à réactiver la mémoire des traditions révolutionnaires du peuple allemand. Écrit au lendemain de l'échec de la révolution de 1848, il propose aussi en creux une analyse des luttes du XIXe siècle. Republié aujourd'hui avec la riche introduction de Rachel Renault, spécialiste du Saint Empire, et la préface du romancier Éric Vuillard, auteur de La Guerre des pauvres, redonnent au texte d'Engels son amplitude et sa capacité à aider la compréhension des révoltes et leur histoire.

  • Socialisme utopique et socialisme scientifique Nouv.

    Socialisme utopique et socialisme scientifique (1880) est un des textes les plus connus et diffusés de Friedrich Engels. Pourtant, il n´existe aucune édition de référence faisant précisément le point sur le contexte de l´élaboration du texte, et sur les raisons de son extraordinaire postérité. La présente édition, préparée dans le cadre de la GEME, proposera, outre une édition du texte avec des annotations précises, une introduction historique et scientifique, ainsi qu´une série d´annexes de documents du XIXe siècle permettant de mieux comprendre les multiples facettes des utopies de l´époque , utopies à propos desquelles Engels exprimait des critiques en vue de dépasser ce qu´il percevait comme une impasse politique.

  • Dans ce volume, nous avons réuni deux ouvrages de Friedrich Engels : Socialisme utopique et socialisme scientifique et Ludwig Feuerbach et l'aboutissement de la philosophie classique allemande. Il s'agit de deux chefs-d'oeuvre d'Engels. Dans la division du travail établie avec Marx, c'est à Engels qu'incomba en particulier le rôle de divulgateur et de polémiste. Toutefois, les textes que nous présentons ici sont à eux seuls suffisants pour prouver sa stature de théoricien.
    Socialisme utopique et socialisme scientifique est composé des trois derniers chapitres, consacrés au socialisme, de l'Antidühring, un texte que nous avons déjà publié dans la « Bibliothèque jeunes » en 2007. Engels y présente le parcours historique qui, partant de la société mercantile, conduit à la nécessité du communisme, en passant par le développement capitaliste. Il s'agit en effet de la présentation des bases objectives qui permettent de fonder scientifiquement les idéaux communistes. La clarté de l'argumentation dans ces chapitres est telle que la nécessité d'en préparer une publication séparée s'était imposée immédiatement. Ce texte fut publié pour la première fois en français, à la requête de Paul Lafargue. Son succès étonnant ouvrit la voie à des traductions en de nombreuses langues. La version que nous publions ici est justement reprise de la traduction qu'en fit Paul Lafargue, et qu'Engels révisa personnellement.
    Ludwig Feuerbach et l'aboutissement de la philosophie classique allemande est, comme l'écrit Engels lui-même, « un exposé succinct et systématique de nos rapports avec la philosophie hégélienne, de la façon dont nous en sommes sortis et dont nous nous en sommes séparés ». Cette oeuvre, poursuit Engels, lui « parut s'imposer de plus en plus » parce que, quarante ans après avoir rédigé L'Idéologie allemande et abandonné son manuscrit « à la critique rongeuse des souris » par manque d'éditeurs disponibles, ni Marx ni lui n'avaient plus trouvé le temps de revenir sur ce sujet important. C'est dans ce texte qu'Engels désigne le mouvement ouvrier comme « l'héritier de la philosophie classique allemande » et qu'il formule l'hypothèse, pleinement confirmée par les événements ultérieurs, que la science sur le terrain social ne peut avancer « avec intransigeance et sans préventions » qu'en tant qu'arme révolutionnaire de la classe ouvrière.
    Pour quelle raison publier ces deux ouvrages ensemble, dans cette collection, consacrée expressément aux jeunes générations ?
    Le marxisme n'est pas une doctrine académique, mais une arme de lutte. Marx et Engels n'étaient pas à la recherche d'une explication de l'Histoire ou d'une interprétation de la société, mais d'une théorie capable de résoudre un problème pratique, comme cela s'est d'ailleurs souvent vérifié dans le domaine des sciences naturelles. En l'occurrence, il s'agissait de porter le prolétariat au pouvoir et de le mettre en condition d'accomplir sa tâche historique : faire passer l'humanité au communisme. Le marxisme s'est maintenu, transmis et développé pour répondre aux situations changeantes et aux développements de cette lutte. Sa validité et sa force furent prouvées par la révolution d'Octobre, lorsque le prolétariat russe s'empara du pouvoir et imposa à la bourgeoisie les intérêts et la volonté de la classe ouvrière. C'est ainsi que, pour la première fois dans l'histoire, il parvint à arrêter une guerre, la Première Guerre mondiale impérialiste.
    La validité et la force pratique de la théorie marxiste ne sont pas un hasard. Leurs racines sont profondes, même si, souvent, elles ne sont pas mises en évidence. Le marxisme se base sur la vision du monde la plus moderne élaborée jusqu'à présent : le matérialisme qui reprend de la dialectique hégélienne le concept d'une réalité en transformation perpétuelle. Raison et volonté humaine peuvent orienter cette transformation, dans une certaine mesure qui n'est pas du tout négligeable. La dernière des onze thèses synthétiques sur Feuerbach, formulées par Marx en 1845, proclame justement : « Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde de différentes manières ; mais ce qui importe c'est de le transformer. » Dans l'oeuvre que nous présentons ici, ce rapport entre vision du monde et « socialisme scientifique » est dans l'ordre inverse, mais cela correspond à ce qui s'est réellement produit. Ce n'est qu'en 1888 qu'Engels trouva le temps et l'occasion de revenir sur les fondements philosophiques du marxisme. Comme nous l'avons rappelé ci-dessus, l'ouvrage consacré à leur exposition n'avait pas trouvé d'éditeur (L'Idéologie allemande fut publiée à titre posthume en 1932). Ce n'est donc que depuis la parution du Ludwig Feuerbach que le grand public eut accès à une exposition organique de ces fondements.
    Aujourd'hui, la compréhension des bases théoriques de la science marxiste, et la conscience qu'elle s'appuie sur la vision du monde la plus moderne élaborée jusqu'à présent par l'humanité, peuvent devenir un élément de force supplémentaire pour les jeunes, à qui cet ouvrage s'adresse en particulier. S'il est vrai, comme le prévoyait Engels, que le mouvement ouvrier est l'héritier naturel de la philosophie classique allemande, les jeunes générations d'internationalistes qui sont aujourd'hui dans la lutte sont les héritières naturelles de ce legs.

  • À l'occasion du bicentenaire de la naissance de Friedrich Engels (28 novembre 1820), les Éditions sociales publient ce texte considéré comme le brouillon du Manifeste du parti communiste.
    Dans ce volume figurent : une préface de Jean Quétier, le Projet de profession de foi communiste, Les Principes du communisme et la Contribution à l'histoire de la ligue des communistes.

  • «Le livre de Friedrich Engels est constitué dans sa majeure partie, par une chronique analytique de la guerre franco-allemande de 1870-1871. Ce sont des articles qui furent publiés dans le journal anglais Pall Mall Gazette pendant le déroulement de la guerre. La tâche d'Engels consistait à partir de l'estimation générale des forces et des moyens des deux adversaires et à suivre au jour le jour le mode d'emploi de ces forces et moyens, afin d'aider le lecteur à s'orienter dans le déroulement des opérations militaires et même de soulever un peu, de temps à autre, ce qu'on appelle le voile de l'avenir. Les articles militaires de cette sorte emplissent au moins les deux tiers du livre. Le dernier tiers consiste en notes consacrées aux divers domaines spécialisés du métier de la guerre, toujours en rapport étroit avec le déroulement de la guerre franco-allemande.
    Une étude approfondie du texte extrêmement riche d'Engels, la comparaison de ses jugements et pronostics avec les jugements et pronostics contemporains des auteurs militaires de l'époque serait [...] une illustration particulièrement frappante du problème des rapports réciproques entre le marxisme et le métier de la guerre.»

  • Friederich Engels, né en 1820 en Allemagne et fils d'un industriel du textile, fut envoyé par son père dans la firme paternelle de Manchester. Il y devient un entrepreneur talentueux mais y découvre la misère ouvrière. Il rencontre Karl Marx en 1844 et à partir de là leurs oeuvres sont étroitement liées.

    Engels, considérait que l'oppression des femmes et le développement de la propriété privée et de la famille, ajouté à la domination de classe et de l'État étaient des moments d'un seul et même processus historique. C'est ce qu'il développe dans ce classique de la pensée marxiste.

  • A 22 ans, Engels part travailler dans la fabrique textile familiale à Manchester, foyer de la révolution industrielle et du mouvement ouvrier. Pendant ce premier séjour de plus deux ans, de 1842 à 1844, et avant sa rencontre décisive avec Marx, il envoie régulièrement des articles à des périodiques de langue allemande dont les Annales franco-allemandes où il publie sa célèbre Esquisse d'une critique de l'économie politique.
    Mais la plupart de ses articles procèdent d'un regard documenté et critique sur la Grande-Bretagne des années 1840, celle de l'industrialisation et du libéralisme. Par ailleurs, Engels entame fin 1843 une collaboration avec deux journaux britanniques : l'hebdomadaire owéniste The New Moral World ; puis le journal chartiste The Northern Star. Engels s'étant lié aux milieux radicaux et socialistes, il s'agit pour lui de leur faire connaître la situation sur le continent et d'affirmer une position communiste.
    C'est dans ce cadre qu'il publie des textes majeurs comme La Marche de la réforme sociale sur le continent. Ce volume second des écrits de jeunesse d'Engels, préparé et préfacé par Fabrice Bensimon, spécialiste de l'histoire britannique, présente ici un parcours intellectuel et politique méconnu, celui d'Engels pendant les deux années antérieures à son travail avec Marx. Des textes annexes dont ceux de Flora Tristan, Tocqueville, Michelet, etc., permettent de situer l'oeuvre d'Engels dans les débats et les réalités de l'époque.
    Le volume 1, paru en 2015, concerne la période allemande des Ecrits de jeunesse d'Engels, de 1839 à 1842. Ce volume 2 et dernier, concerne la période Manchester, de 1842 à 1844, et contient les index des deux volumes.

  • Ces textes écrits par Friedrich Engels dans ses jeunes années sont mis en perspective par une présentation de leurs principaux enjeux, avec en annexe des publications de Schelling, Marx et Feuerbach autour du débat sur l'hégélianisme, ainsi que des indications biographiques.

  • There is ample evidence that this work played an essential role in forming generations of Marxists. A. Labriola, in Socialism and Philosophy (1897) wrote : « Anti-Dühring is that work which ought to get an international circulation before any other. I know of few books which are equal to it in compactness of thought, multiplicity of viewpoints, and effectiveness in bringing home its points. It may become mental medicine for young thinkers, who generally turn with vague and uncertain touch to books which are said to deal with socialism of some kind. » D. Riazanov, in a conference on Marx and Engels, said that : « Thanks to it, the young generation who became militants around 1876-1880 learnt the true nature of scientific socialism, its philosophical principles, and its methods. Anti-Dühring is the best introduction to the study of Capital. » Anti-Dühring was a weapon in the theoretical and political struggles against ecclecticism. The working-class movement got over its first infantile disorder thanks to this work of Engels and Marx - a work that did not remain shut up in some intellectual ivory tower, but became « science translated into militancy, to become struggle ».

  • "Aux classes travailleuses de Grande-Bretagne : Travailleurs, c'est à vous que je dédie un ouvrage où j'ai tenté de tracer à mes compatriotes allemands un tableau fidèle de vos conditions de vie, de vos peines et de vos perspectives" (Frédéric Engels). Descriptif et analytique, poignant et brillant,« La situation des classes laborieuses en Angleterre» est l'un des grands textes du marxisme.

  • "Aux classes travailleuses de Grande-Bretagne : Travailleurs, c'est à vous que je dédie un ouvrage où j'ai tenté de tracer à mes compatriotes allemands un tableau fidèle de vos conditions de vie, de vos peines et de vos perspectives" (Frédéric Engels). Descriptif et analytique, poignant et brillant,« La situation des classes laborieuses en Angleterre» est l'un des grands textes du marxisme.

  • La obra de Engels es una detallada exposición de los fundamentos del marxismo a los que el socialismo está unido. El autor recoge la evolución de las ideas desde la Ilustración francesa a la filosofía idealista alemana pasando por la economía clásica inglesa hasta llegar al comunismo y socialismo utópicos. El Antidühring es un tesoro de ciencia de la política porque proporciona los instrumentos conceptuales para analizar el movimiento de la política, de sus instituciones, de sus poderes y de sus determinaciones.

  • La grande industrie, en créant le marché mondial, a déjà rapproché si étroitement les uns des autres les peuples de la Terre et, notamment les plus civilisés, que chaque peuple dépend étroitement de ce qui se passe chez les autres. Elle a, en outre, unifié, dans tous les pays civilisés, le développement social à tel point que, dans tous ces pays, la bourgeoisie et le prolétariat sont devenus les deux classes les plus importantes de la société, et que l'antagonisme entre ces deux classes est devenu aujourd'hui l'antagonisme fondamental de la société. La Révolution communiste, par conséquent, ne sera pas une révolution purement nationale. Elle se produira en même temps dans tous les pays civilisés.

  • The Origin of the Family, Private Property and the State (1884), was a provocative and profoundly influential critique of the Victorian nuclear family. Engels argued that the traditional monogamous household was in fact a recent construct, closely bound up with capitalist societies. Under this patriarchal system, women were servants and, effectively, prostitutes. Only Communism would herald the dawn of communal living and a new sexual freedom and, in turn, the role of the state would become superfluous.

  • L'impie manque au devoir de piété tel qu'il est défini de son temps : il est indifférent aux représentations et aux pratiques reconnues.
    Mais il leur est le plus souvent hostile, blasphémateur et sacrilège. le paiera se caractérise par son altérité par rapport aux religions monothéistes - judaïsme, christianisme et islam qui le désignent par ce mot. c'est dans le christianisme latin au ive siècle que le mot paganus a pris le sens de " païen ", comme le montre la première des dix études ici rassemblées. la seconde contribution introduit à une recherche morphologique et sémantique sur les mots pius et impius en latin préchrétien, tandis que la troisième s'interroge sur les emplois de impius et impietas dans la vulgate, l'ouvrage de loin le plus lu de l'histoire de l'occident.
    Au-delà des mots, les autres études permettent de saisir impies et " païens " - en situation du iie siècle a l'époque carolingienne. qu'est-ce que la piété pour le géographe et voyageur grec pausanias, grand visiteur de sanctuaires ? comment dans l'antiquité tardive, sont jugées les violations de sépultures ? de quelle façon les conduites impies provoquent-elles, dans l'hagiographie carolingienne, des miracles de châtiment ? quant aux païens, l'attitude qu'il convient d'avoir à leur égard est admirablement suggérée par augustin.
    L'étude de la lettre d'un de ses correspondants, qui témoigne d'une diabolisation du paganisme au tournant des ive et ve siècles, montre comment l'évêque d'hippone appelle à une attitude raisonnable et ouverte. le pape grégoire le grand (590-604) va plus loin et invite à transformer les lieux de culte païens en lieux de culte chrétiens : des études archéologiques présentées ici attestent que cela s'est fait.
    Et la remarquable correspondance d'alcuin dont le vocabulaire est très finement analysé, permet de saisir ses conceptions de la conversion des paieras, saxons et avars en particulier, dans la continuité d'augustin et de grégoire. les païens sont des chiens : ils aboient et ils mordent. mais, expose la dernière contribution qui n'est pas la moins originale, jérôme et augustin ont montre que ces chiens avaient faim de l'evangile et bien des savants de la renaissance carolingienne ont repris ce thème qui court de l'antiquité au moyen age.

  • Socialisme utopique et socialisme scientifique. [Frédéric Engels (Nouv. éd.) / Frédéric Engels ; par Eléanor Marx] Date de l'édition originale : 1924 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
    HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
    Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
    Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.
    Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.
    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

  • Anti-schelling

    Friedrich Engels

    Le 15 novembre 1841 au soir, dans l'Aula Magna de l'Université de Berlin, des centaines d'auditeurs se pressent pour entendre la leçon inaugurale de Schelling. La solennité de l'événement et la tension qui y préside n'échappent à personne. Dès les premières lignes de l'Anti-Schelling, recueil des trois textes inédits en français, écrits entre 41 et 43, le très jeune Engels restitue ce climat avec un vrai talent journalistique et littéraire. Mais il ne faudrait pas croire que le témoignage d'Engels relève seulement du genre reportage ou compte-rendu. Il se tient véritablement à la hauteur de l'événement en en circonscrivant sténographiquement l'enjeu gigantomachique.

    L'amphithéâtre est un « champ de bataille », écrit Engels, une scène métaphysique, l'arène où vont bifurquer dans l'affrontement les deux voies de la philosophie : « deux vieux amis de jeunesse, collègues de dortoir à Tübingen, se font face quarante ans plus tard.L'un d'eux [Hegel] mort epuis dix ans mais plus vivant que jamais. L'autre [Schelling] intellectuellement mort depuis trois décennies » et pourtant de retour. Le jugement est évidemment prévenu et le parti d'Engels est pris dès le début, « protéger le tombeau du grand homme » contre toutes les attaques qui s'annoncent.

    Engels délivre ainsi un document de première importance pour saisir l'actualité d'une césure destinée à faire époque. Deux temporalités s'entrecroisent, deux optiques sans promesse d'homogénéité, qui montrent comment les radicalités philosophiques et politiques ne sauraient se superposer ni se confondre.

  • Cet ouvrage est une présentation remarquable de l'évolution de la philosophie allemande. Engels nous explique l'importance centrale de la dialectique hégélienne, son dépassement par le matérialisme de Feuerbach et la naissance, sur le flanc gauche du mouvement inspiré par Feuerbach, du mouvement qui se revendique du matérialisme dialectique.

    Friedrich Engels résume ce que fut la naissance du matérialisme dialectique par cette formule : « La dialectique de Hegel fut totalement renversée, ou, plus exactement : elle se tenait sur la tête, on la remit de nouveau sur ses pieds. »

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