Rivages

  • L'image que l'on se fait souvent de Nietzsche (1844-1900) est celle du penseur solitaire, errant et sans attaches. Seul, il n'était pourtant pas sans amis. En témoignent ses relations avec Richard Wagner, Paul Rée, Malwida von Meysenbug ou Lou Andreas-Salomé : amitiés spirituelles, passionnées, orageuses, débouchant parfois sur une violente inimitié, à la hauteur de l'espérance que lui inspirait l'objet de son sentiment. Embrassant une décennie entière, de la parution d'«Humain, trop humain» à l'écriture d'«Ecce Homo», le présent volume propose pour la première fois, dans une nouvelle traduction, un choix d'aphorismes et de poèmes où Nietzsche expose ses vues sur l'amitié, à la fois déroutantes, provocantes et paradoxales. Le philosophe ne fait-il pas dire en effet à son Zarathoustra qu'il faut voir en l'ami son meilleur ennemi ?

  • Cette nouvelle traduction voudrait affirmer un ton diffèrent de celui que les autres versions du «Zarathoustra» de Nietzsche ont perpétué jusqu'ici. Elle vise à conserver en français la force du texte original, en se tenant aussi près de l'allemand qu'il a paru concevable ; souvent cette fidélité a semblé la meilleure façon d'en faire passer la splendeur emportée.

  • Ces lettres adressées aux amis les plus proches, à la famille, à quelques figures intellectuelles comme August Strindberg, sont à lire en regard des dernières oeuvres de Nietzsche. Un homme de plus en plus solitaire, voué à l'errance, s'attelle à une tâche démesurée, seule suite possible de son oeuvre. Devenu itinérant, Nietzsche parle de ce que signifie pour lui le changement de lieu. Le déplacement devient l'occasion d'une grande mutation du regard. Il s'insurge contre le nationalisme et l'antisémitisme et cherche à définir les conditions d'une grande politique. Expérience d'une pensée qui se veut à la hauteur de l'histoire, trajectoire interrompue par ce qu'on appelle l'effondrement à Turin dans les premiers jours de 1889.

  • Cette nouvelle traduction voudrait affirmer un ton différent de celui que les autres versions du zarathoustra de nietzsche ont perpétué jusqu'ici.
    Elle vise à conserver en français la force du texte original, en se tenant aussi près de l'allemand qu'il a paru concevable : souvent cette fidélité a semblé la meilleure façon d'en faire passer la splendeur emportée.

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