• La bande-dessinée Flic raconte l'histoire vraie du premier journaliste à avoir infiltré la police française.

    Une arme à la ceinture, Valentin Gendrot a rejoint une brigade parisienne dont certains membres tutoyaient, insultaient et distribuaient des coups à des jeunes hommes noirs et d'origine arabe qu'ils surnommaient « les bâtards ». Ses révélations publiées aux éditions Goutte d'Or en septembre 2020 ont fait la Une de journaux internationaux. Le ministre de l'intérieur avait alors réagi à la parution du livre et déclenché une vaste enquête de l'IGPN.

    Pour la première fois, cette BD dévoile la suite de l'infiltration : l'interrogatoire de Valentin Gendrot par l'IGPN. Une oeuvre qui rend accessible au plus grand nombre un récit urgent.

  • Que se passe-t-il derrière les murs d'un commissariat??

    Pour répondre à cette question, Valentin Gendrot a mis sa vie entre parenthèses. Il a suivi la formation de l'école de police de Saint-Malo et a fini par atteindre son objectif : devenir policier dans un quartier populaire parisien.

    Durant six mois, Valentin a intégré le commissariat du 19e arrondissement de Paris. Une arme à la ceinture, le journaliste sous couverture a rejoint une brigade dont certains membres tutoient, insultent et distribuent régulièrement des coups à des jeunes hommes noirs et arabes qu'ils surnomment «les bâtards».

    Valentin Gendrot ne cache rien. Il relate la précarité des conditions de travail, le suicide d'un collègue du commissariat survenu lors de son immersion, mais aussi les propos racistes émis par des agents de l'Etat, les bavures, la violence. Il raconte, en détail, comment il assiste au tabassage d'un adolescent noir par un collègue policier. Alors que le jeune homme de 16 ans a porté plainte pour violences policières, Valentin découvre, de l'intérieur, comment sa brigade étouffe l'affaire.

    Cette infiltration unique nous délivre les secrets que seuls les policiers partagent ; Valentin Gendrot nous ouvre l'antichambre où personne n'est jamais entré.

  • Pourquoi raconte-t-on des salades ou coupe-t-on la poire en deux ? L'herbe est-elle vraiment plus verte ailleurs ? Qu'est-ce au juste que ce mystérieux pot aux roses qu'on cherche à découvrir ?
    Comme la terre, qui recèle tant de richesses, la langue française a l'art de cultiver les secrets, les trésors. Et quand c'est Stéphane Marie qui se charge de les « exhumer » (au sens propre, sortir de terre), c'est sûr, on en prend de la graine sans jamais faire chou blanc... Lancer des fleurs à un maître du jardinage, c'est le bouquet... En même temps, il en a dans le ciboulot ! Jugez plutôt.

    RACONTÉES PAR NATHALIE GENDROT Romancière et dramaturge, elle a collaboré, avec Alain Rey, à plusieurs ouvrages sur la langue parus au Robert.

    AVEC LA PARTICIPATION DE STÉPHANE MARIE Animateur de l'émission Silence, ça pousse ! sur France 5 et auteur de nombreux ouvrages sur le jardinage.

  • " Le monde ne sera plus jamais le même " : depuis le jour tragique du 11 septembre, le récit de la catastrophe s'apparente à un discours sur les origines.
    On s'attendait à ce que la société américaine fût profondément transformée : la colère, le patriotisme exacerbé y compris pour une intervention lointaine en Afghanistan, l'auto-censure de la presse, l'abdication par quatre Américains sur cinq de leurs libertés, New York profondément meurtrie, les débats incessants sur " le pourquoi nous haïssent-ils ? "... L'Amérique n'était plus la même. Et pourtant, si tout a changé, en apparence, le 11 septembre est un révélateur de tendances lourdes dans la société américaine.
    Les notions d'élection et de Manifeste Destinée, la tolérance implicite de la corruption économique, la méfiance envers l'État fédéral et les organisations internationales, le repli communautaire, l'auto-défense par les armes : les singularités américaines n'ont pas été ébranlées par le 11 septembre. Toutefois, malgré la désignation répétée d'ennemis combattants ou infiltrés et l'incitation gouvernementale à la délation, les citoyens, dans leur grande majorité, ne sont pas dupes de la manipulation des risques par leurs gouvernants.
    Quant aux réactions de New York, elles montrent les continuités et l'accélération de processus à l'oeuvre. La reconstruction du Lower Manhattan, sur laquelle s'articule le livre illustre les luttes de pouvoir sous des apparences démocratiques au sein d'un mode de gouvernante pluraliste. Au cours de l'année écoulée, l'opportunisme politique a joué à plein et le 11 septembre a fourni un excellent prétexte aux multiples entrepreneurs publics et privés qui avancent leurs pions sur l'échiquier du pouvoir.

  • Le casse-tête des banlieues revient imperturbablement à chaque législature. Depuis les années 1970, les mêmes termes scandent les mêmes politiques : quartiers sensibles, zones de non-droit, ghettos, zones franches urbaines, ZEP, ZUS, rénovation urbaine, etc. Toutes ces désignations enferment les habitants invisibles dans des territoires trop visibles. La politique de la ville, pleine de bonnes intentions quel que soit le gouvernement, animée par des responsables convaincus, politiques, élus locaux, associations, chercheurs, a prouvé son inefficacité. Toutes les tentatives d'amélioration restent insuffisantes et artificielles, car elles ne touchent que l'extérieur, l'environnement matériel, et non l'intérieur, la population elle-même et ses motivations profondes. Les habitants des banlieues sont toujours confrontés aux mêmes problèmes, de l'échec scolaire au chômage, tous liés à la stigmatisation du lieu qui les paralyse. La seule solution : en sortir! Les auteurs interpellent élus, militants et citoyens pour rompre avec la logique prisonnière du territoire et inciter à la circulation. Pouvoir aller et venir, c'est aussi la mobilité sociale.

  • Casanova, Kierkegaard... D'un siècle à l'autre, la rencontre spirituelle des deux plus célèbres séducteurs européens répond à une même interrogation ontologique : affirmer, contre les prescriptions dogmatiques de la Raison classique, puis du Moi romantique, le primat existentiel de l'Individu. A un siècle de distance, sommes-nous les victimes plus ou moins consentantes de ces séducteurs mythiques ? Critiques, nous appelons cette forme d'écriture : automythologie.

  • La peur a toujours accompagné l'histoire des villes.
    Mais les grandes mutations contemporaines ont renforcé ce sentiment. depuis le 11 septembre 2001, le principe de précaution s'est imposé dans la plupart des grandes métropoles. mais la "ghettoïsation" et la répression sont-elles des solutions durables?. en réalité, nous dit sophie body-gendrot, beaucoup de villes ont déjà pris des mesures bien plus intéressantes. et elle nous fait faire le tour de la planète pour nous décrire concrètement les solutions qui ont été mises en place à new york, johannesburg, shanghai, londres ou mexico.
    Elle nous démontre surtout que, contrairement au discours convenu, les villes ne doivent pas nous faire peur. elles font plus que jamais preuve de leur immense pouvoir d'adaptation et d'intégration. c'est par elles, et elles seules, que vont se reconstituer des communautés modernes, diverses mais unifiées

  • Les villes européennes vont-elles vers des explosions à l'américaine dans leurs quartiers défavorisés ? les facteurs de convergence sont visibles : déréliction, délinquance, drogue, bandes, violence individuelle, affrontements collectifs avec la police.
    Cette violence au premier regard apparaît comme une ressource de groupes minoritaires : la politisation de l'exhibition de la violence civile se produit par le truchement des médias utilisés comme voix des exclus et moyen de pression sur les autorités. pour autant, les désordres qui font la " une " des journaux télévisés procèdent-ils de la même logique que la rage - type malcolm x - exprimée par les noirs américains quand ils brûlent le drapeau américain ?
    Seule une approche comparative permet de répondre à ces questions.
    Dans chacun des pays étudiés - etats unis, royaume-uni et france -, l'analyse des configurations socio-politiques spécifiques et des outils dont disposent les gouvernants, tant à l'échelon national que local, révèle, en effet, de fortes divergences très éclairantes sur le fonctionnement de nos démocraties.

  • Cet ouvrage est composé de deux parties, chacune divisée en cinq chapitres.
    La première partie contient les questions qu'il est indispensable d'avoir étudiées pour traiter la partie B de l'épreuve sur dossier du CAPES et, pour les lauréats, de prendre en charge une classe dès la rentrée suivante. Ce livre ne veut pas être un manuel de didactique, mais plutôt un guide utile à des étudiants qui préparent un concours ou à des professeurs qui recherchent des informations concrètes sur l'enseignement de leur discipline.
    Un chapitre entier est consacré au stage de terrain ; les conseillers pédagogiques pourront y puiser des idées et des repères pour aider concrètement les étudiants à réussir leur concours. Des propositions d'activités permettront de travailler de manière plus approfondie les questions traitées dans les quatre premiers chapitres. Dans la deuxième partie, les différents sujets qu'il est possible de trouver à l'épreuve sur dossier sont répartis en quatre types.
    Pour chaque type de sujet, le lecteur trouvera trois exemples suivis de propositions de corrections ainsi qu'une fiche de travail, décrivant le sujet type, les questions les plus fréquentes et les attentes du jury. D'autres sujets sont fournis en annexe.

  • Cette étude analyse la complexité des transformations urbaines affectant les Etats-Unis et les données politiques et sociales qui les commandent. Elle fait le point sur les relations entre les villes et les différents échelons de la structure fédérale d'une part, entre les acteurs publics, privés et associatifs d'autre part. Prenant appui sur les recherches américaines les plus récentes, elle met en perspective les défis auxquels les villes se trouvent confrontées.

  • Delphine a rendez-vous avec un amoureux. Quand elle l'aperçoit de l'autre côté du carrefour, elle se précipite vers lui et se fait renverser par une voiture. Transportée à l'hôpital dans un état grave, elle se retrouve immobilisée. Mesurer sa douleur sur une échelle de 1 à 10 et la communiquer aux médecins est le principal lien qui l'unit au monde extérieur. Elle décide alors d'observer scientifiquement son corps, tentant une sorte de journal mental pour suivre l'évolution de son état.
    Mais son emprise sur le réel est biaisée par l'effet de la morphine qu'on lui administre pour lutter contre la douleur. Aux hallucinations provoquées par la drogue se mêlent les bruits de la vie " normale " , tels que les éclats de voix de la famille de sa voisine de chambre, les dialogues de téléfilms, les cris angoissés d'une malade. Dans les délires de Delphine, où les nombres et les formules pharmaceutiques s'imposent, s'immiscent des extraits de la célèbre émission des Chiffres et des Lettres.
    Au-delà de l'effet comique que provoque ce mélange, le lecteur est happé dans la spirale hallucinatoire de la narratrice. Le monde sensible n'est pas seulement le récit d'une reconquête de soi, c'est aussi celui d'un extraordinaire voyage intérieur d'où la narratrice n'est pas certaine de vouloir revenir. Nathalie Gendrot parvient à nous faire partager une expérience sensorielle d'une rare intensité, qui devient sous sa plume une sorte de performance artistique.

  • Faut-il se fier aux discours et aux données officielles annonçant une augmentation ou un recul de la délinquance ? La violence urbaine disparaît-elle ? Que met-on derrière les termes zones de non-droit, ghettos, banlieues, insécurité ? L'approche comparative de l'ouvrage tend à répondre à ces questions. Dans chacun des pays étudiés - France, Royaume-Uni, Etats-Unis--, l'enjeu sécuritaire révélé par la ville permet de cerner des macro-mutations de société. La mondialisation n'est toutefois pas la seule cause des bouleversements susceptibles d'induire des troubles urbains, et elle ne s'exprime pas sous les mêmes formes d'un pays à l'autre. L'analyse de cas concrets à laquelle se livre l'auteur éclaire les changements intervenus au cours des dernière décennies dans les politiques de prévention et de sécurité urbaine. Elle suggère que la construction de réponses à la « ville dangereuse » vise à déplacer des demandes toujours plus fortes (et insaisissables) de certitude et de sécurité. Les attitudes envers l'innovation et le soutien apporté aux habitants dans la « co-production » de la sécurité font apparaître de fortes divergences dans les modes de gouvernance.

  • Secrets de fleurs

    Annik Howa-Gendrot

    • Medicis
    • 12 Octobre 2012

    L'ikebana, art traditionnel, permet de s'exprimer avec des végétaux, pour recréer la nature, dans une recherche esthétique et raffi née, mettant ainsi cet art au rang d'un art graphique et pictural. La beauté dans la simplicité s'exprime de façon poétique et permet d'y trouver une source d'inspiration sans cesse renouvelée où la personnalité de chacun pourra s'exprimer.
    Cette perception du sens des végétaux, de leur disposition dans l'espace n'est pas innée, il faut un apprentissage régulier sur une année d'initiation, où les gestes seront répétés, sans aucune lassitude, car chaque fl eur, chaque branche est unique.
    Mais sous une apparente simplicité, cette discipline exige une formation avec un maître qui saura initier l'élève aux différentes exigences, tout en l'aidant à trouver sa personnalité et le faire entrer dans le monde magique des fl eurs.
    L'école Ohara, école japonaise d'Ikebana à laquelle appartient l'auteur est plus que centenaire. De génération en génération, elle évolue et s'adapte aux conditions de vie au Japon. Elle entre dans le 21ème siècle avec la volonté de répondre à un nouvel environnement et un regard en direction de l'occident.

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