• Bien qu'âgé de 55 ans en 1914, l'officier réserviste Alfred Dreyfus est mobilisé durant toute la Grande Guerre et participe notamment aux dramatiques combats du Chemin des Darnes au printemps 1917, placé alors sous les ordres d'un colonel antisémite et militant de "L'Action Française".
    À la fin des hostilités, il commandera le Parc d'Artillerie de la 5e Région militaire, à Orléans. Si son dossier militaire permet de connaître tous les états de service de Dreyfus en 14-18, son itinéraire personnel peut surtout être reconstitué grâce à des archives familiales, sou-vent inédites : son "Carnet de guerre" tenu presque quotidiennement et quelques lettres à son fils Pierre, lui-même jeune officier mobilisé ; grâce également à une bonne centaine de lettres (conservées à la Sorbonne) adressées à une amie, la marquise Arconati-Visconti qui avait été une grande dreyfusarde.
    Outre le témoignage d'un acteur direct de la Grande Guerre, ces documents révèlent aussi que l'officier, que l'on a souvent présenté durant "L'Affaire" comme introverti et distant, est un homme d'une grande sensibilité qui exprime sans retenue, ses émotions, ses craintes, ses chagrins, ses joies et sa fierté de connaître au Front une seconde réhabilitation.

  • René-Louis Brunet était chaudronnier. Originaire de La Ferté-Saint-Aubin (Loiret), il habitait Orléans en 1914.

    Emile Buat était ouvrier agricole et vivait à Arzillières (Marne), près de Vitry-le-François.

    Les deux hommes sont mobilisés dans un bataillon de chasseurs à pied (BCP), une unité d'élite, et subissent les conditions effroyables de la vie des Poilus de la Grande Guerre.

    Au printemps 1917, après l'échec de l'offensive Nivelle au Chemin des Dames, les mutineries éclatent. Lors de réunions de soldats, Brunet et Buat incitent leurs camarades à désobéir aux ordres et à refuser de combattre. Dénoncés, ils sont traduits en conseil de guerre, condamnés à mort par une justice expéditive et exécutés le 10 juin 1917 : les deux premiers « fusillés pour l'exemple » des mutineries.

    Après avoir relaté l'itinéraire de ces deux valeureux combattants, ce livre analyse en profondeur le déroulement du conseil de guerre, dans le contexte de la répression des mutineries de 1917 par le général Pétain, nouveau commandant en chef des armées. Il aborde également les problématiques du débat actuel sur la réhabilitation des « fusillés pour l'exemple » de 14-18.

  • Dans toute la France, de 1898 à 1900, l'affaire Dreyfus passionne l'opinion publique. Dans le Loiret, les polémiques et les manifestations antisémites sont particulièrement virulentes.
    Les journaux locaux prennent des positions bien tranchées.
    Des personnalités originaires du département jouent un rôle important au niveau national : l'officier Henri d'Aboville, les écrivains Charles Péguy et Jules Lemaître, le député de Montargis Albert Vazeille, l'abbé Georges Russacq. D'autres s'engagent localement dans les ligues, notamment le Dr Halmagrand, le géographe Louis Gallouédec, l'archiviste Camille Bloch, le journaliste Léon Zay, le grainetier René Maingourd.

    Cet ouvrage se propose de relater et d'analyser les faits marquants de "L'Affaire" dans le département, avec, en épilogue le séjour militaire d'Alfred Dreyfus à Orléans en 1918.

  • Le 6 Juin 1944, les troupes anglo-américaines débarquent en Normandie. Le 10 juin, dans l'après-midi, se joue le drame le plus effroyable de l'occupation nazie en France. A Oradour-sur-Glane, 642 habitants sont brûlés vifs ou fusillés, victimes de la barbarie des SS de la division Das Reich qui remonte vers le nord.
    Ce même jour, à 250 km du village limousin, en Sologne, dans les fermes du By, de Cerfbois et de Grandbois, une autre tragédie se déroule, visant des lycéens et quelques étudiants. En route pour renforcer les maquis de Corrèze, 41 jeunes résistants parisiens, membres du réseau Thermopyles, sont fusillés par la Gestapo ; quinze autres mourront en déportation, ainsi que deux propriétaires qui les avaient hébergés ; en tout, 58 victimes.
    Quelque 70 ans après, ce livre présente et analyse les faits. Il en relate également les suites judiciaires de l'Après-guerre : les procès des agents français de la Gestapo et la recherche des responsables nazis en fuite, notamment le Kommandeur Fritz Merdsche, le Barbie orléanais.

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