• Présentation claire et précise des principaux développements de la linguistique, cet ouvrage propose une mise en perspective raisonnée de l'apport du Cours de linguistique générale de F. de Saussure. Ce texte princeps, qui consacre l'avènement et l'autonomie de la linguistique, est restitué par rapport aux courants de pensée avec lesquels il rompt, mais également aux élaborations théoriques qui l'ont revendiqué comme nouveau point de départ.
    L'exposé des théories linguistiques, obéissant à une triple exigence - épistémologique, historique et pédagogique - rend compte des principaux moments de constitution de la discipline :
    L'interrogation linguistique du XIXe siècle (la grammaire comparée) ;
    Le moment saussurien (les diverses formulations du structuralisme et du fonctionnalisme) ;
    Les modèles poststructuralistes (théorie de l'énonciation, linguistiques discursives, théories pragmatiques).
    Pédagogique, complète et maniable, cette initiation, en facilitant le repérage et l'apprentissage des notions, stimulera la réflexion du lecteur et l'aidera dans l'entretien de ses connaissances.
    Cet ouvrage propose une présentation claire et précise des principaux développements de la linguistique. Il rend compte des principaux moments de constitution de la discipline : l'interrogation linguistique au XIXe, le moment saussurien (les divers formulations du structuralisme et du fonctionnalisme), les modèles poststructuralistes (théorie de l'énonciation, linguistiques discursives, théoriques pragmatiques).
    L'exposé des « grandes théories » obéit à une triple exigence : épistémologique, historique et pédagogique.

  • La synthèse idéale pour s'initier à l'analyse du discours.

    Une solide synthèse : les principaux outils de l'analyse du discours, le fonds théorique et méthodologique des analyses du discours.

    Depuis la fin des années 1960, s'est constituée, dans le champ des sciences du langage, une discipline spécifique prenant pour objet le « discours ». Cet ouvrage définit la notion, en opposition avec celle de langue, de parole, de texte, etc. Il familiarise le lecteur avec les principaux outils de l'analyse du discours en présentant le fonds théorique et méthodologique commun au domaine.
    Après avoir situé l'analyse du discours par rapport à la tradition linguistique issue de Saussure, l'auteur développe les principaux concepts descriptifs et les différents niveaux d'organisation du discours. Il montre comment l'analyse intègre les données de la théorie de l'énonciation. Enfin, la problématique de l'analyse du discours est mise en perspective par rapport aux enjeux épistémologiques et philosophiques qui traversent l'évolution de la discipline depuis ses origines.

  • Les récents actes de contrition de Jean-Paul II concernant les " erreurs du passé " ont suscité des réactions diverses et mitigées.
    Déjà, à la fin du mois de mars 1998, le Vatican avait rendu public un " Document d'Eglise " relatif à sa position sur l'extermination d'un tiers du peuple juif par les nazis.
    A travers ce document, intitulé Nous nous souvenons. Une réflexion sur la Shoah, l'Eglise, prétendant témoigner pour les Juifs après Auschwitz, entend dévoiler le sens de la shoah, interprétée à l'aune des catégories de l'histoire sainte.
    La destruction des Juifs d'Europe est ainsi érigée en expérience religieuse.
    Par d'habiles procédés rhétoriques, Nous nous souvenons élude l'examen frontal de l'antisémitisme et se livre à une entreprise de christianisation de la shoah, coupée de toutes ses déterminations historiques.
    La fidélité des Juifs à leur foi est implicitement présentée comme la principale cause de l'antijudaïsme, tandis que l'Eglise se décrit comme la seule véritable force de résistance face au nazisme.
    Le Vatican entreprend, à travers cette annexion symbolique, de se substituer aux victimes et d'accorder son pardon aux hommes.
    Dans cette analyse simplifiée à l'extrême, l'Eglise se présente comme une institution ingénue, jugeant l'histoire de l'antisémitisme comme si elle n'avait jamais pris part à sa genèse. Aucune manipulation rhétorique n'a été négligée pour réaffirmer les grandes orientations du dogmatisme catholique, à l'occasion d'un écrit officiel sur un événement aussi considérable que la shoah.
    G.-E. Sarfati examine ce document d'Eglise en s'attachant à analyser les stratégies de discours qui y sont développées.

  • L'originalité de l'Analyse existentielle ou logo thérapie - fondée par Viktor Frankl - est de mettre en évidence que, loin d'être seulement une question philosophique, la question du ''sens de la vie'' est aussi et avant tout un enjeu pour la santé mentale des individus.
    La thérapie par le sens - ou logothérapie - recherche les ressources de la personne et utilise le dialogue socratique.
    Premier ouvrage de langue française conçu sous la forme d'un Manuel pratique destiné aux thérapeutes, soignants et spécialistes de la relation d'aide, qui met l'accent sur la pédagogie avec des exposés explicatifs, des questionnaires et des exemples précis.

  • La plupart des ouvrages traitant de la pensée juive optent pour une vue partielle de cette tradition : histoire de telle époque, aspects religieux, dimensions rituelles, perspective thématique, ou études portant sur la Bible, l'un des livres de la Bible : à moins qu'il ne s'agisse de traiter du Talmud, ou encore de la Kabbale. En choisissant de rendre compte de la continuité et des développements de la tradition éthique du judaïsme, en suivant pas à pas la formation et l'épanouissement de ce que l'on appelle en ébreu le "moussar", ce livre rompt avec toutes ces approches.
    Le Moussar ne définit pas une autre partie du judaïsme, il en constitue l'essence même : réflexion sur le perfectionnement moral de l'être humain, il intéresse avant tout l'individu confronté à son propre devenir et appelle à s'approprier les valeurs les plus fondamentales de l'existence.
    Le Moussar est une discipline autant qu'une médecine spirituelle. Au-delà des sources classiques du judaïsme (Bible, Talmud), il s'affirme avec son corpus propre à partir du Xe siècle chez le dernier grand exilarque (Saadia Gaon), dans un effort de synthèse entre l'enseignement traditionnel et l'exigence de clarté philosophique : traités, épîtres, sommes didactiques sont quelques uns des genres de prédilection auxquels recourent ses auteurs. Au sein de la culture juive, le Moussar se distingue encore par son universalité : ses références se rencontrent à toutes les époques, et sous toutes les latitudes, dans le monde oriental aussi bien que sépharade et achkénaze, tandis que ses enseignements relèvent de la sensibilité rationaliste ou mystique.
    L'auteur propose une réflexion inédite sur les liens que cette sagesse entietient avec les grands débats contemporains.

  • Depuis la fin des années 1960, s'est constituée, dans le champ des sciences du langage, une discipline spécifique prenant pour objet le « discours ». Cet ouvrage définit la notion, en opposition avec celle de langue, de parole, de texte, etc. Il familiarise le lecteur avec les principaux outils de l'analyse du discours en présentant le fonds théorique et méthodologique commun au domaine. Après avoir situé l'analyse du discours par rapport à la tradition linguistique issue de Saussure, l'auteur développe les principaux concepts descriptifs et les différents niveaux d'organisation du discours.
    Il montre comment l'analyse intègre les données de la théorie de l'énonciation. Enfin, la problématique de l'analyse du discours est mise en perspective par rapport aux enjeux épistémologiques et philosophiques qui traversent l'évolution de la discipline depuis ses origines.

  • Les dictionnaires et encyclopédies ne sont pas les ouvrages neutres que l'on croit.
    Liés à l'histoire, entre description et prescription, leur écriture véhicule des représentations qui contribuent à façonner les mentalités. Que dit le dictionnaire sur un vocable discret comme la présence juive elle-même au cours des siècles de la diaspora ? Discret au sens de la continuité dans l'espace, et aussi d'une continuité d'histoire, mesurée le plus souvent par les interventions brutales des peuples dits d'accueil.
    Aux prises avec l'histoire générale et la mutation régulière des valeurs et des connotations du discours ordinaire (selon le moment envisagé : période médiévale et Renaissance, Age Classique, époque moderne), l'identité juive intervient dans la langue sous la forme d'une problématique constante de la différence. Voici donc, pour dire l'Histoire juive, une nouvelle discontinuité, celle des Dictionnaires et Encyclopédies, échelonnés de siècle en siècle.
    Ils sont les vecteurs du pouvoir politique du langage. Après un travail de recensement des sources, l'auteur décèle les parcours de ce pouvoir et les rend accessibles à un public non averti. C'est une façon neuve d'en finir avec la terminologie de la " question juive " surgie vers 1840. Il n'y a pas de " question juive " quand on sait que les immigrants juifs de la vallée du Rhône, dans la Gaule romaine, sont antérieurs de plusieurs siècles à la venue des Francs, des prétendus " François d'origine ", comme les appellera la langue de Boullainvilliers, ancêtre de Gobineau, au XVIIIe siècle.
    Mais il reste une " question des antisémites ". Ce livre nous en dit beaucoup sur le langage et sur notre histoire.

  • En 128 pages, cette collection, conçue en priorité pour les étudiants du premier cycle universitaire, propose des manuels de synthèse des connaissances et une gamme d'ouvrages de référence, de méthodologie, d'entrainement.

  • L'heure liguee

    Georges-Elia Sarfati

    Construit sous les dehors d'un récitatif découpé en soixante unités de lecture L'Heure liguée poursuit le cheminement engagé depuis Le Gramophone d'Ingres. Poètique agencée pour le théâtre du dire, l'écriture s'y déploie, saisie et assumée comme rythme propre, d'emblée exposée à la compréhension de la finitude."Prix Louise Labbé"

  • Tout nationalisme présente des aspects positifs ou négatifs selon les aléas de son histoire, mais l'idée de nation n'est pas forcément incompatible avec le respect des autres peuples.
    Le sionisme serait-il un nationalisme particulièrement néfaste pour le monde dit civilisé ? Ses adversaires l'affirment. Ils se comportent ainsi à la manière de la frange la plus dure de la droite israélienne qui considère le nationalisme palestinien comme criminel par essence. Dans le sillage des théologies chrétienne et musulmane, dont elle adopte la démarche réductrice et systématique, la propagande antisioniste occulte les réalités régionales et isole le sionisme en niant que le judaïsme n'est pas seulement une religion mais aussi une civilisation avec son histoire et sa propre culture.
    L'antisionisme constitue la forme historique la plus récente de la judéophobie, comme l'a lucidement reconnu Martin Luther King en 1967: "Qu'est l'antisionisme? C'est le déni au peuple juif d'un droit fondamental que nous réclamons à juste titre pour le peuple d'Afrique et accordons librement à toutes les nations de la terre. C'est de la discrimination envers les Juifs (...) parce qu'ils sont Juifs.
    En un mot, c'est de l'antisémitisme. " L'antisionisme s'inscrit dans un discours à la fois accusateur et victimaire, il constitue un prêt-à-penser habile et procède par amalgames (" sionisme=fascisme ", " sionisme=racisme ") visant à diaboliser l'adversaire. Il actualise les griefs les plus archaïques de la judéophobie et fait écho à la thématique du vieil antisémitisme : mythe de la " conspiration juive mondiale ", nature " satanique " du sionisme et du judaïsme, etc.
    L'auteur étudie les formes de ce discours dont il met en évidence les fondements idéologiques et les grandes sources doctrinales : national-socialisme, marxisme, panarabisme, islamisme, tiers-mondisme ou plus simplement, pour l'Europe contemporaine, gauchisme manichéen en mal d'adhésion à une cause " juste ".

  • Emmanuel Levinas interprète l'histoire de la philosophie, saisie sous le rapport de la philosophie de l'histoire, comme le lieu privilégié où s'élabore le sens commun et la "sagesse des nations". Les trois études ici rassemblées cherchent à délimiter les horizons d'une autre façon de concevoir l'histoire et, partant, l'historicité concrète à l'aune de catégories qui sont celles d'une nouvelle praxis.

  • Ce livre questionne l'analyse des discours institutionnels et politiques, tant du point de vue des modèles d'analyse que de la portée de leurs actions. Le thème est abordé à la fois du point de vue théorique (linguistique, politique et philosophique) et pratique, à partir d'études de corpus variés (crises sanitaires, discours du Conseil de l'Europe, discours de presse), et des renouvellements introduits par Internet et les supports numériques.

  • Le contexte social à l'épreuve des discours institutionnels et politiques / De l'idéologie au discours idéologique : d'un discours institué à un discours instituant / Homogénéisation des discours institutionnels : le cas de l'objet scientifique sanitaire / ...

  • Ce dictionnaire de pragmatique comprend plus de 130 articles répartis en entrées terminologiques (concepts théoriques des différents courants) et entrées nominatives (noms de philosophes du langage, de linguistes ou d'écoles). Un sous-ensemble d'entrées traite des rapports de la pragmatique et des disciplines connexes :
    « Sciences du langage », « Grammaire », « Syntaxe », « Sémantique », « Sémiotique », « Rhétorique », etc. Une bibliographie complète couvre toute l'évolution de la discipline.

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