• Proche

    Grégoire Korganow

    Proche est une étape d'un travail au long cours sur les prisons françaises et aborde cette fois la politique de l'enfermement en France par l'absence et le creux, sans jamais montrer la prison mais en mettant en regard ses réalités adjacentes, résiduelles, marginales. Proche est une tentative artistique, utopique, destinée à sortir les personnes détenues de leur isolement en s'intéressant aux zones de contact entre la Cité et la Prison, à ces corps intermédiaires, interstices ténus où se révèlent les liens fragiles entre les prisonniers et la société qui les enferme. Depuis 2016, l'auteur s'immerge dans les rêves de personnes détenues, collectés dans une correspondance épistolaire et dont les lectures par des anonymes sont filmées dans Mon rêve familier, il photographie les Périphéries carcérales, espaces attenants à une vingtaine de nouveaux lieux d'enfermement en France et fait le portrait de proches de personnes détenues à Strasbourg, photographiés à la sortie des parloirs dans la s

  • 67065

    Grégoire Korganow

    • Neus
    • 13 Janvier 2015

    « Grégoire Korganow a photographié de 2011 à 2013 les prisons françaises pour le Contrôleur général des lieux de privations de libertés. Avec un accès total et sans censure, il livre ici sa vision de la prison, de nos prisons.» « 67 065 est le nombre de détenus en France au 1er janvier 2014.
    Comment photographier la prison ? Comment restituer en image l'enfermement, la contrainte, la séparation, l'arbitraire ?
    Au-delà des barreaux, des cellules exiguës et sombres, des couloirs interminables, des cours de promenade austères, la réalité de la prison relève de la sensation : odeurs, bruit permanent, monotonie, ennui, violence...
    La prison nourrit le fantasme.
    Parfois la réalité est plus banale qu'on ne l'imagine. L'horreur de l'incarcération se joue sur d'infimes petites choses, transformant le quotidien en cauchemar : les portes fermées des cellules en permanence, la solitude, la peur de la promenade où tout peut arriver, le temps passé à ne rien faire, des journées, des semaines, des mois vides.
    C'est cette réalité de l'enfermement que je veux photographier, loin des clichés, des images chocs. Je veux saisir l'indicible, le temps qui s'arrête, la vie qui rétrécit, qui s'efface. » G.K.

  • Père et fils

    Grégoire Korganow

    • Neus
    • 19 Mai 2016

    Qu'est-ce qu'un père ? Qu'est-ce qu'un fils ? Quel est le lien qui les unit ?
    Le sang ? L'amour ? La transmission ? L'héritage ? Grégoire Korganow photographie des pères, de 30 à 80 ans, debout, torse nu, avec leur fils de quelques mois pour les plus jeunes ou entrés dans la cinquantaine pour les plus âgés. Ils sont proches, souvent peau contre peau.
    En regardant ces portraits, on recherche les ressemblances. On scrute les traits du visage, on compare les gestes, les attitudes. On imagine une histoire. On tente de percer le mystère de la relation. La nudité des corps jette le trouble, brouille un peu les pistes.
    Grégoire Korganow conçoit ses images comme une invitation à regarder les failles, les apories, les désordres contemporains. Il s'intéresse au hors champ, à l'infime. Le corps, ses stigmates et ses métamorphoses sociales occupent une place centrale dans son oeuvre. Sa forme est instable et volontairement permissive, inclusive. L'immersion et l'expérimentation déterminent le dispositif. C'est pour lui la condition d'une image précise et suggestive. Il préfère à une forme manifeste, une photographie plus ambiguë et fragile qui laisse le spectateur libre de ses opinions, de son parcours.

  • Les photographies que Grégoire Korganow a prises pendant un an aux côtés du SMUR de Gonesse tracent les contours d'une expérience - instant de la mort, éclipse de la vie - qui se dérobe à ceux qui la traversent. Accidenté en 2007, réanimé par une équipe d'urgence, il a lui-même vécu cette énigme du temps suspendu entre la vie et la mort.

  • Photographe engagé dans le réel, Grégoire Korganow prend le parti des invisibles, s'intéresse au hors champ puis à l'infime. Le corps, ses stigmates et ses métamorphoses sociales occupent une place centrale dans son oeuvre. il dirige régulièrement des ateliers de pratique de la photographie en France, notamment aux Rencontres d'Arles, comme à l'international.

    Grégoire Korganow a été accueilli en résidence à la Maison Nationale des Artistes pour une année (septembre 2015 à septembre 2016), afin de réaliser cette exposition sur le thème du rêve, un travail photographique mettant en scène des chorégraphes sur le thème du rêve. Ici ce sont les rêves des pensionnaires retraités de la maisons de artistes : anciens peintres, sculpteurs, écrivains ou poètes, qui sont mis en scènes et photographier par G. Korganow.

    L'exposition éponyme a pris part du 16 septembre 2016 au 27 novembre de la même année.

  • Patagonie

    Korganow Gregoire


    la patagonie n'est pas un pays mais un mythe, un bout de monde ancré dans la mémoire de tous ceux qui ont abordé ces confins de l'amérique australe.
    du labyrinthe de canaux et de jungles qui bordent les andes chiliennes à l'immensité plane de la pampa argentine jusqu'à la terre de feu balayée par les vents et le souffle glacé de l'antarctique, peu de régions ont à ce point hanté l'imaginaire des hommes, qu'ils soient venus chercher, siècle après siècle, des terres, de l'or ou d'invraisemblables royaumes. par ses photographies, grégoire korganow, l'esprit bercé par les récits de sepulveda, de coloane et de chatwin, nous raconte cette terre ultime.
    il a écouté les hommes de ces espaces sans limites, partagé des bouts de vie avec les derniers indiens, avec des marins, des chercheurs d'or et autres aventuriers de tout bord, qui portent dans leur regard l'intensité, l'âpreté et l'indicible mélancolie de cette patagonie, " terre de nulle part ". cet étonnant récit de voyage dit combien ces paysages envoûtants et ces vies habitées parlent simplement de liberté.


empty