• Jacques Henric publie son premier livre, Archées, en 1969 dans la collection d'avant-garde littéraire fondée par Philippe Sollers, « Tel Quel », au Seuil. À la fois romancier, essayiste et critique, il a publié vingt-sept livres inclassables à ce jour. Il participe, avec sa femme Catherine Millet, à la fondation de la revue Artpress, dont il est le directeur littéraire depuis plus de quarante ans. Cet essai, qui est le premier à lui être consacré, interroge plus particulièrement l'un des grands thèmes de sa pensée : que peuvent les images ? Au début était-il le Verbe ou l'image ? Pourquoi tant d'iconoclasmes à travers les âges ? De quoi cela est-il le symptôme ? Doit-on adorer les images ou les haïr ? Personne, en France, n'a autant ni mieux creusé ces questions qu'on pourrait presque qualifier de théologiques. Deux chapitres de son essai Le Roman et le sacré, « L'image entraîneuse » - « Le texte vaurien », commençaient de répondre à ces interrogations. Ce livre, ouvert (il en appelle d'autres), approfondit ces questionnements, cette inquiétude, à partir d'une lecture verticale de cette oeuvre protéiforme.

  • (l)ivre de papier

    Guillaume Basquin

    • Tinbad
    • 20 Janvier 2016

    À l'heure de la plus grande folie technologique, un narrateur lit, regarde des oeuvres d'art, visionne des films avant disparition, écoute des musiques, se déplace très vite dans le temps et dans l'espace réel. Il nous livre ses pensées, résultat de ses voyages. Puisque les hommes marchent presque toujours dans les voies frayées par d'autres, et procèdent dans leurs actes par imitation, un jeune écrivain prudent doit toujours commencer par des voies frayées par de grands auteurs, et imiter ceux qui ont été excellents, afin que, si son talent n'y parvient pas, il en garde au moins quelque odeur?: « Nos styles sont désormais des réminiscences. » Tout est représenté en grand style, mais sans quitter le réel authentique. Rien d'inventé ou bien d'imaginaire, de refait afin de vous mieux plaire. Ce que je vous montre est partout à l'oeuvre?: le drame de l'imprimé qui a vécu?!

  • Avec Jean-Jacques Schuhl, auteur de cinq livres (Rose Poussière, Télex n° 1, Ingrid Caven, Entrée des fantômes et Obsessions) tous publiés par Gallimard, la poésie ne rythme plus l'action, elle est en avant ! C'est-à-dire que la musicalité de l'écriture et la virtuosité du montage moderniste l'emportent sur le récit, lequel n'a jamais vraiment intéressé l'écrivain. Son premier livre, Rose Poussière, devient vite culte, Ingrid Caven obtient le prix Goncourt en l'an 2000 ; pourtant son oeuvre reste peu commentée et relativement peu connue (et peu lue) du grand public. Cet essai est la première tentative pour analyser l'ensemble de cette oeuvre, rare héritière des avantgardes historiques (Dada, Futurisme, Surréalisme, Tel Quel, Pop Art).

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