• S'il existe aujourd'hui plusieurs d'introduction à Weber, ils sont la plupart du temps destinés exclusivement à un public universitaire. Or, l'oeuvre du sociologue allemand s'adresse aussi à toutes celles et ceux qui veulent saisir la spécificité de la modernité capitaliste. L'auteur fait ici le pari que le monde que Weber voyait naître, celui de la grande industrie et de la bureaucratie, est plus que jamais le nôtre. En proposant à la lecture une dizaine de textes centraux, ce livre vise à expliciter un certain nombre de notions wébériennes qui peuvent permettre d'éclairer, de nourrir les débats actuels sur l'écologie et le capitalisme : rationalisation, désenchantement du monde, esprit capitaliste, etc.

  • La révolution d'Octobre 1917 a laissé des traces, des conséquences centenaires. Elle a marqué le xx e siècle.
    L'ensemble des forces politiques de gauche, dans le monde entier, a été bouleversée pour finalement se scinder en deux courants, socialistes et communistes. Mais quelles furent les premières réactions, les pre- miers débats qui animèrent la gauche, « maximalistes », « réformistes », mais aussi anarchistes, etc.
    Quelle est le poids de la guerre mondiale qui faisait rage depuis 3 ans en décimant la jeunesse européenne, en renversant les équilibres sociaux et politiques ? Quelle est la part des ouvriers dans le mouvement irrésis- tible qui met le parti bolchévique au pouvoir à Petrograd ? Les journées de novembre 1917 (selon le calen- drier actuel) constitue-telles une vraie révolution déclenchée par la majorité dans les soviets, les conseils créés par les ouvriers les paysans et les soldats) ou un coup d'État ourdi dans le petit cercle bolchévique au- tour de Lénine ? Quel est le rôle de la violence dans l'installation du pouvoir soviétique ? Pourquoi la démo- cratie s'étiole-t-elle rapidement ? Fallait-il renoncer à la révolution lorsque la guerre civile s'annonce ?
    Toutes ces questions ont été brassées pendant des décennies, le sont encore par les historiens. Mais qu'est- ce qu'en pensaient les premiers acteurs et témoins, et tout particulièrement les courants politiques ouvriers, socialistes, révolutionnaires ?
    En présentant le dossier des premiers débats qui animent en Russie même, dans l'Europe en guerre et au- delà, les partis socialistes, les syndicalistes, les anarchistes ce livre propose un aréopage où la plupart se révè- lent des militants attentifs, curieux, conscients, réfléchis.
    Entre autres, on trouvera des textes de Lénine, Trotski, Martov, Blum, Cachin, Luxemburg, Staline, Zetkin, Gramsci, Bauer...
    Une introduction, de nombreuses notes historiques et des annexes consistantes (biographies, chronologie, bibliographie) permettent une lecture aisée.

  • Le Capital, c'est à la fois un livre publié par Marx en 1867, il y a 150 ans, puis trois éditions en allemand, une en français, deux livres publiés par Engels, des milliers de pages de manuscrits, de projets et d'essais. Comment se repérer dans ce massif immense?? L'ensemble est maintenant accessible dans l'édition réalisée par la MEGA, publication intégrale des oeuvres de Marx et d'Engels dans leur langue d'écriture.
    Michael Heinrich présente les acquis essentiels de cette MEGA qui, en fixant les textes, permettent, si ce n'est de trancher, du moins d'éclairer la plupart des débats touchant à l'interprétation du projet marxien. Heinrich offre ici un instrument de travail sans précédent à tous les lecteurs de Marx.

    Alix Bouffard, Alexandre Feron et Guillaume Fondu, qui préparent actuellement pour la Geme une anthologie des trois livres du Capital à paraître en 2018 - année du bicentenaire de la naissance de Marx -, reviennent sur l'histoire des différentes éditions et traductions de l'ouvrage de Marx en France. On pourra enfin se repérer dans les enjeux éditoriaux des différentes versions et traductions françaises.

    Le texte de Michael Heinrich est traduit de l'allemand par Jean Quétier.

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