Arts et spectacles

  • Présenté dans un ordre chronologique, l'ensemble des critiques d'art d'Apollinaire permet de se former un jugement indépendant sur ses idées esthétiques, sa compétence et son rôle dans le développement de l'art moderne. En outre, ses écrits, en tant que chroniques, nous font revivre jour par jour l'époque la plus animée, la plus héroïque du XXe siècle.
    Les textes s'échelonnent de 1902 à 1918. On y découvre constamment un grand esprit, un grand poète et un homme de goût, ce qui n'empêche nullement le piquant, la fraîcheur et l'imprévu. La critique de Guillaume Apollinaire, en effet, était souvent subjective, impressionniste ; il n'hésitait pas à dire avec candeur : « J'aime ce tableau », ou : « Je trouve ce tableau détestable. » À l'analyse rigoureusement intellectuelle, il préférait l'impression lyrique, et « son génie de critique », comme l'a remarqué André Salmon, « était inséparable de son génie de poète ».

  • «Les hommes ne se séparent de rien sans regret, et même les lieux, les choses et les gens qui les rendirent les plus malheureux, ils ne les abandonnent point sans douleur.
    C'est ainsi qu'en 1912, je ne vous quittai pas sans amertume, lointain Auteuil, quartier charmant de mes grandes tristesses. Je n'y devais revenir qu'en l'an 1916 pour être trépané à la Villa Molière.» Le flâneur des deux rives a paru en 1918, l'année de la mort de Guillaume Apollinaire. Le texte qui annonce le surréalisme a exercé une influence profonde.
    Contemporains pittoresques, recueil d'articles dispersés et introuvables, est un ouvrage posthume.

  • Paru pour la première en 1913, ce texte de critique d'art d'Apollinaire a connu plusieurs éditions. L'ouvrage se compose de deux parties : la première, « Méditations esthétiques », constitue une sorte d'introduction d'ordre général à la seconde, « Peintres nouveaux » dans laquelle l'auteur analyse l'oeuvre de neuf peintres représentatifs de la nouvelle tendance : Picasso, Braque, Metzinger, Gleizes, Marie Laurencin, Juan Gris, Fernand Léger, Francis Picabia, Marcel Duchamp et un sculpteur auquel est consacré un appendice : Duchamp-Villon. Ce texte est fondamental dans l'histoire de l'art. Il faut le replacer dans son contexte. Il s'agit de la première tentative de définition de ce nouveau courant pictural en plein essor dans les années qui précèdent le conflit de 1914-1918. Apollinaire s'y fait un extraordinaire critique d'art que le talent du poète ne doit pas éclipser. Le premier il a su rendre justice à nombre d'artistes, notamment Braque qui sera à l'honneur à l'occasion de cette grande exposition qui se tiendra à l'automne au Grand Palais.

  • Texte présenté et annoté par L.-C. Breuning et J.-C. Chevalier Marie Laurencin, Braque, Duchamp, Léger, Juan Gris, Picabia, Picasso, etc. Ouvrage-clé de la révolution esthétique dont Apollinaire fut l'un des chefs de file, ce livre de combat lançait un défi dans la bataille qui allait bouleverser l'art du vingtième siècle.


    On trouve dans cet ouvrage l'information la plus sûre et la plus intéressante que Marie Laurencin, compagne à l'époque de Guillaume Apollinaire, et sur Picasso et Braque. Les ooeuvres et les personnaliés de Fernand Léger, Marcel Duchamp, Juan Gris et d'autres artistes liés au même mouvement de reconstruction des formes sont également étudiées. L'illustration comporte deux portraits d'Apollinaire, l'un par Picasso et l'autre par Modigliani.

  • Les Demoiselles d Avignon : cinq jeunes femmes qui marquèrent à jamais l'art moderne. Des visages vus à la fois de face et de profil, des corps anguleux où les jadis voluptueuses formes féminines disparaissent au profit de lignes asymétriques, Picasso révolutionna dans cette toile toute l'histoire de la peinture. Le cubisme naquit ainsi en 1907. En transformant les formes naturelles en cylindres et en cubes, les peintres cubistes comme Juan Gris ou Robert Delaunay, entraînés par Braque et Picasso, imposèrent une nouvelle vision du monde, en opposition totale avec les principes des impressionnistes. Largement diffusé en Europe, le cubisme se développa rapidement en phases successives, lesquelles menèrent l'histoire de l'art à toute la richesse du XXe siècle : du futurisme de Boccioni à l'abstraction de Kandinsky, du suprématisme de Malevitch au constructivisme de Tatline. En associant le texte fondateur de Guillaume Apollinaire à l'étude du Dr Eimert, cet ouvrage offre une nouvelle interprétation de ce moment crucial pour la modernité et permet de redécouvrir, au travers de leurs biographies, les principaux représentants du mouvement.

  • Fondée en février 1912 par Apollinaire, la revue ne tarde pas à prendre un caractère fondateur, malgré sa brève existence. Les Éditions de Conti rééditent les numéros 18 à 27 de cette revue mythique, devenue introuvable. C'est dans cette deuxième série de la revue Les Soirées de Paris, dirigée par Guillaume Apollinaire et Serge Férat, qu'André Breton et Tristan Tzara ont vérifié d'abord leur communauté de goûts. C'est dans ces pages qu'ils ont découvert les tableaux de Rousseau, Matisse, Derain, Chirico, Picasso ou Picabia. C'est dans ces cahiers photographiques, dans ces reproductions parfois en couleur, qu'est documentée la naissance de l'art moderne. Reprint à l'identique.

  • La tour Eiffel : illustrations, couleur Nouv.

    La série de peintures et dessins sur la Tour Eiffel est sans doute la plus importantes de celles realisées par Robert Delaunay (1885-1941), ainsi qu'une des plus représentatives de l'image de Paris. Le long de sa réalisation, qui dura de 1909 à 1912 et de 1922 à 1928, Delaunay a voulu y associer ses amis poètes, en les invitant à créer des textes autour de la Tour. Le livre réunit ainsi les oeuvres du peintre et les poèmes de Blaise Cendrars, Apollinaire, Vicente Huidobro, André Breton, René Crevel, Philippe Soupault, Tristan Tzara.

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